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La présente invention concerne un filtre rotatif, parti- culièrement une filtre sans cellules, comportant un dispositif pour détacher le tourteau par soufflage.
Dans les filtres rotatifs sans cellules, le dispositif de soufflage est constitua par une chambre de pression, logée dons le tambour du filtre à l'endroit où le tourteau doit être détache, et isolée de la dépression régnant dans ce tambour. Dans la cham- bre de pression logent de soufflage se trouve sous une légère pression qui, suivant les conditions de travail, est environ de 0,3 à 2 m de colonne d'eau. Le tourteau est détaché du filtre par 1* agent de soufflée et le filtre est en mène temps nettoyé.
Comme agent de soufflage on utilise souvent de l'air comprimé qui, là où
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l'on en dispose, est pris au réseau et envoyé dans la chambre de pression à la pression précitée, après réduction de sa pression.
Ceci évite 1,- soufflerie habituellement nécessaire.
Toutefois, la quantité nécessaire d'air comprimé est très importante, particulièrement dans des filtres très perméables à l'air comme par exemple ceux en tissus métalliques, et elle peut être de l'ordre d'environ de 30 Nm3 3 par m2 de surface de filtre et par heure. Dans d'autres cas, particulièrement dans l'industrie du sucre, le tourteau est, pour des raisons techniques, détaché par soufflage à l'?ide d'un agent chaud, par exemple de la vapeur d'eau qui est également nécessaire en grandes quantités surtout pour des filtres très perméables.
La présente invention vise à améliorer le mode de travail d'un filtre.rotatif, de façon à réduire considérablement l'utili- sation d'air comprimé ou de vapeur, ce qui constitue un facteur économique important. A cet effet on opère le soufflage au moyen d'air atmosphérique auquel 'en vue d'obtenir la pression nécessaire, on ajoute par injection de l'air comprimé ou un agent chaud, par exemple de la vapeur d'eau.
L'invention sera décrite plus en détail ci-après avec référence aux dessins annexés, montrant à titre d'exemple une forme de réalisation d'un filtre rotatif suivant l'invention.
La figure 1 est une coupe transversale d'un filtre rota- tif ,
La figure 2'une coupe par la ligne II-II, et
La figure 3 est une coupe partielle par la ligne III-III à plus grande échelle,
Le tambour filtrant qui plonge dans la cuve 1, comporte deux fonds 2 et 3 vissés au cylindre perforé 4 du tambour. Sur ce dernier est fixé un tissu métallique 5 à fines vailles servant de filtre. Les fonds 2 et 3 possèdent des moyeux 6 et 7, à l'aide desquels le tambour est tourilloné sur l'axe creux 8 Cet axe est à son tour tenu par deux colliers de serrage 9 et 10 de façon à ne pas "ourvoir tourner. Le pif non 11 calé sur le moyeu 7 entraîne le
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tambour lentement dans le sens de la flèche 12.
Peu au-des sus de l' endroit où le tambour plonge dans la cuve en tournante est prévue une glissoire d'évacuation 19, qui en haut s'étend jusqu' à peu de distance du tissu métallique.
L'a.xe 8 du tambour est divisé par la cloison transversale 13, en deux chambres 14 et 15. La chambre 15 communique avec un tube vertical 16 dispose à l'intérieur du labour dans le bas duquel il débouches. peu de distance de la paroi cylindrique (figure 1).
A l'extérieur du tambour, la chambre 15 est raccordée par la, tubu- lure 17 à une pompe à vide non représentée. Ce: 18-ci engendre -un certain vide à l'intérieur du tambour. De cette façon, le liquide se trouvant dans la cuve 1 traverse le tissu métallique 5 puis est aspiré par le tube 16, la chambre 15 et la tubulure 17, tendis que les particules solides contenues!dans le liquide se déposent sur le tissu pour former le tourteau 18.
A l'extrémité droite de :,la chambre 14 est monté un injec- teur constitué par un diffuseur 20 et une tuyère 21. Le diffuseur @ est avantageusement monté dans l'axe creux 8 ce qui permet de ré- duire la longueur de la construction. A l'axe 8 est fixé un carter 22- dans-lequel est montée la tuyère. Par l'intermédiaire d'une vanne de réglage 28, elle est raccordée au réseau d'air comprimé dans lequel règne une pression de, par exemple, 4 atmosphères. Le carter 22 est réalisé de manière que la tuyère 21 soit entourée d'une chambre annulaire 23 qui par une fente annulaire 24 communi- que librement avec le 'diffuseur. De plus, cette chambre annulaire communique avec l'atmosphère par une tubulure 25 et une' vanne de' réglage 26 y raccordée.
A l'extrémité gauche, la chambre 14 est raccordée par un tuyau en caoutchouc 30 à la chambre dépression 31, qui se trouve près de la glissoire d'évacuation à l'intérieur du tambour et est fixée par des bras 32 à l'axe 8. La chambre de pression s'étend sur toute la longueur du tambour et à sa périphérie elle présente une garniture annulaire 33. Dans cette dernière sont logés un joint annulaire en caoutchouc et un tuyau en caoutchouc 35. Ce tuyau
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est rempli d'air comprimé insufflé par la conduite 36, de façon que le joint 34 soit pressé contre l'enveloppe du tambour. La chambre de pression 39 est ainsi isolée du vide régnant à l'inté- rieur du tambour.
La chambre de pression est recouverte par une plaque 37 qui s'étend parallèlement à la paroi cylindrique du tam- bour à une faible distance de celle-ci, de sorte qu'entre les deux subsiste un étroit espace 40. Peu au-dessus de la glissoire d'éva.-- cuation 19 la dite plaque présente une fente 38 formant ajutage qui s'étend sur toute lalongueur de la, chambre de pression. L'es- pace 40 communique avec l'atmosphère par une conduite non représen- tée, afin que la pression dans cet espace soit celle de l'atmos- phère.
Lorsque l'installation fonctionne, on ouvre la vanne 28 dans une'mesure telle qu'une quantité déterminée d'air comprimé passe du réseau dans la tuyère. En passant dans la tuyère, l'éner- gie de pression de l'air comprimé est transformée en énergie ciné- tique dans une mesure telle que l'air sort de la tuyère à une très grande vitesse. Par suite de la dépression ainsi engendrée à la sortie de la tuyère, de l'air atmosphérique est aspiré par la tu- bulure 25 et la vanne 26. Cet air se mélange dans la fente 4 avec celui sortant de la tuyère. Le mélange d'air passe ensuite par le diffuseur 20. Dans ce dernier l'énergie cinétique du mélange est à nouveau transformée en pression et ce dans une mesure telle que dans la chambre de pression 39 rèrne une pression de par exemple 2 m de 'colonne d'eau.
De cette chambre le mélange d'air sort par la fente 38 et traversant la paroi perforée du tambour il souffle sur le tissu métallique. De ce fait le tourteau est soulevé et évacué par la glissoire 19. En même temps le tissu métallique est nettoyé par l'air qui le traverse.
. En admettant par exemple, que pour un filtre de 25 m2 de surface filtrante, il est nécessaire de disposer de 850 Nm3 d'air pour soulever le tourteau et nettoyer le tissu métallique et que dans le réseau d'air comprimé règne une pression de 4 atmos-
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phères, on peut régler la vanne 28 de manière que, par 'leur*?, la tuyère 21 soit parcourue par environ 350 Nm3 d'air venant du roseau Cette quantité d'air suffit pour aspirer le restant d'air atmosphé rique, environ 500 Nm3/h, puis pour comprimer à nouveau le mélange d'air dans le diffuseur de façon que dans la chambre 21 règne la pression nécessaire de 2 m de colonne d'eau.
Par rapport aux modes de travail connus jusqu'ici, dans lesquels, toute la quantité d'air de soufflage est prise au réseau d'air comprimé, on réalise sui- vant l'invention une économie d'air comprimé d'environ 60,'j.
Lorsque'le tourteau doit être détaché par soufflage à l'aide d'un aent chaud et qu'à cet effet on dispose par exemple de vapeur d'eau, on raccorde la conduite de vapeur à la vanne 28.
Lors du passage de la vapeur par l'injecteur le processus décrit plus'haut se répète, de l'air est aspiré de l'atmosphère et la chantre de pression 39 est alimentée d'un mélange de vapeur et d' air. En supposant que dans les modes de travail connus, un filtre d'une surface de 25 m nécessite par heure environ 600 kg. de va- peur vive à 2 atmosphères pour détacher le'tourteau par soufflage, .on peut diriger le travail par exemple de façon que, par heure, environ 300 kg. de vapeur seulement passent par l'injecteur et qu'an- si environ. 420 Nm3 d'air soient aspirés. Donc, comparativement' aux procédés connus, on réalise une économie de 50% de vapeur grâce à la présente invention.
Il faut alors également considérer que la vapeur est refroidie par l'addition d'air, toutefois seulement dans une'-nesure telle qu'on ne descend pas, ou très peu, en dessous du point de condensation. Le refroidissement de la vapeur, présente .1 avantage que les éléments en caoutchouc 34 et 35 de la chambre de pression, sensibles à la chaleur, ne sont pas surchauffés et leur durée de vie n'est donc pas raccourcie.
Il n'est pas absolument nécessaire que le diffuseur soit monté dans l'axe creux. On peut aussi.le monter entre la conduite d'arrivée d'air comprimé ou de vapeur, et l'axe creux, de façon que toutes ses parties soient situées en dehors de cet axe.
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Suivant l'invention, dans les filtres à soufflage de vapeur ou d'un agent analogue, il est possible de régler les pro- portions de mélange entre cet agent et l'air au mieux du traite- ment de la matière du tourteau se trouvant sur le filtre. A cet effet, pour régler les proportions de mélange, on peut par exemple régler non seulement la quantité de vapeur à l'aide de la vanne 28 mais aussi la quantité d'air à l'aide de la vanne 26.
REVENDICATIONS
1.- Procédé de conduite d'un filtre rotatif, particuliè- rement un filtre rotatif sans cellules, pourvu d'un dispositif pour détacher le tourteau par soufflage, caractérisé en ce que le souf- flage se fait à l'aide d'air atmosphérique auquel on ajoute par injection de l'air comprimé ou un agent chaud, par exemple de la vapeur d'eau, afin d'obtenir la pressionnécessaire.