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Un accouchement comporte trois phases : dansla premiè- re, l'orifice cervical de l'utérus s'ouvre d'une manière prépara- toire à l'expulsion du foetus ; la deuxième, le foetus et l'u- térus ouvert pendant la première phase se déplacent vers le fond de l'abdomen ou plancher pelvien pour permettre au foetus d'être expulsé par le canal vaginal; dans la troisième phase, le placent. est expulsé.
Les mouvements de toutes ces phases sont produits par les contractions musculaires de l'utérus, qui sont involontaires,
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et par les mouvements volontaires des muscles de l'abdomen.
La première et la troisième phases et la plus grande partie de la deuxième se jouent dans la cavité abdominale; on en- tend par là, la cavité limitée à sa partie supérieure par le dia- phragme, à sa partie inférieure par le plancher pelvien, et laté- ralement par les parois abdominales. On a établi que la pression dans cette cavité est quelque peu supérieure à la pression atmos- phérique. Cette pression est;bien entendu variable, en ce sens qu'elle dépend des mouvements du diaphragme, lequel descend pen- dant l'accouchement pour provoquer la succession des mouvements d'expulsion.
En gros, la méthode selon l'invention consiste à faci- liter l'accouchement et à le, rendre plus rapide en créant une dif- férence de pression à travers la ou les parois de la cavité préci- tée, par réduction de la pression à l'extérieur d'au moins une par- tie de cette ou-de ces parois.
Le procédé est mis en pratique d'une manière différen- te suivant que l'accouchement se trouve dans sa première, deuxième ou troisième phase.
Pour faciliter la compréhension de l'invention, on se référera aux dessins annexés) sur lesquels :
La figure 1 est une coupe schématique des organes fé- minins internes pendant la première phase du travail.
La figure 2 est une coupe analogue relative à la deu- xième phase.
La figure 3 est une vue latérale d'un lit montrant la parturiente assise sur une chambre de décompression pendant la deuxième phase du travail.
La figure 4 est une perspective d'une partie du lit représenté figure .
La figure 5 est une vue latérale d'une chaise sur la- quelle est assise une parturiente au premier stade du travail.
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La figure 6 est un plan vu par-dessous d'une cloche de décompression.
Sur les figures 1 et 2, on voit la cavité abdominale 10 délimitée en haut par le diaphragme 11, en bas par le plancher pelvien 12, et latéralement par les flancs 13, la paroi postérieure 14 et la paroi antérieure 15.
Dans un état de grossesse avancé, la cavité 10 est occupée pour la plus grande part par l'utérus 16.
Pendant la première phase du travail ,les mouvements spasmodiques de l'utérus 16; provoqués par sa musculature propre ainsi que par des mouvements volontaires du diaphragme il, ne peuvent provoquer aucun déplacement sensible du plancher pelvien 12, des flancs 13 ou de la paroi postérieure 14 de la cavité abdominale ; les forces développées par les changements intermittents de l'utérus passant de la forme ellipsoïdale à la forme sphéroïdale s'exercent principalement sur la paroi abdominale antérieure 15.
On voit figure 1 l'utérus représenté en pointillé dans sa forme sphéroïdale. Si la paroi abdominale ne peut se distendre librement, il est clair que sa résistance aux changements de forme de l'utérus provoque des douleurs pénibles.
On peut diminuer les douleurs en relaxant volontairement la paroi antérieure 15, ce qui diminue en même temps la durée de la première phase du travail, mais ce n'est pas toujours possible, et .Même quand c'est possible la paroi antérieure 15 est distendue normalement par la modification de forme de l'utérus 16 audelà de l'extension naturelle des muscles abdominaux.
Le procédé selon l'invention appliqué à la première phase du travail consiste à réduire la pression extérieure sur la paroi antérieure 15.
On y arrive en appliquant sur la paroi extérieure 15 une chambre de décompression telle que la cloche 19, représentée figures 1, 5 et 6, qui communique avec une pompe à vide 17 par un
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tuyau 10(figure 5).
La position de la parturiente pendant ce traitement a son importance. L'expérience contreque, pendant la décompression, l'axe du foetus doit être plus ou moins vertical. C'est pourquoi on place la parturiente dans une attitude inclinée sur une chaise 20 dont le dossier 21 fait l'angle approprié à cet effet. Le dossier 21 peut être réglable, de manière que l'obstétricien puisse incliner la parturiente vers l'arrière pour écouter plus facilement le coeur du foetus.
Sous .l'effet de l'aspiration, la paroi antérieure 15 se distend et est prête à se distendre davantage sous l'action des forces dues aux changements intermittents de forme de l'utérus 16.
Ainsi, la paroi antérieure 15 cède sans efforts conscients, évitant ou diminuant la douleur, et raccourcissant la durée de la première phase du travail.
La diminution de la pression extérieure sur la paroi antérieure 15 est réglée de manière à obtenir le résultat voulu en évitant tout malaise inutile. Ce réglage varie avec les individus, mais une diminution de pression de l'ordre de 100 mm de mercure parait satisfaisante. Dans ces conditions, la durée de la première phase du travail s'est trouvée réduite dans la plupart des cas à quelques heures, et les douleurs ont été inférieures à la normale.
Jans la deuxième phase, la différence de pression est établie de part et d'autre du plancher pelvien 12, composé du re- leveur de l'anus 22 (figures 1 et 2), qui présente une ouverture en 23 pour le canal vaginal 24. On peut toutefois aussi combiner cette pression différentielle avec une pression différentielle simultanée à travers la paroi abdominale antérieure, comme expliqué ci-avant, ou tout au moins à travers la partie inférieure de celle- ci.
On remarquera que le plancher pelvien 12, constitué
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par les muscles releveurs de.l'anus 2, diffère de la paroi abdominale 15 par le fait que sa surface, extérieure est interne, et aussi par le fait que cette surface n'est pas continue mais présente une ouverture constituée par le vagin 24.
On n'exerce normalement pas d'aspiration sur le plancher pelvien 12 avant la fin de la pre- mière phase du travail,'sauf en cas d'inertie utérine; mais au cours de la seconde phase, l'ouverture 23 est obturée par la tête du foetus (comme on le voit figure 2), ce qui permet d'établir une pression différentielle sur ce qui reste du plancher 12 après agrandissement'de l'ouverture 23 par la. tête du foetus ; dif- férence de pression facilite le passage du foetus par l'ouverture 23;
ce passage, peut être facilité en outre par une différence de pression entre les deux côtés de la paroi abdominale 15, pour le moins dans sa région inférieure, ce qui réduit la résistance de cette paroi aux .mouvements musculaires de l'utérus 16 et du diaphragme 11.
La surface extérieuredu plancher pelvien 2 n'étant pas facilement accessible de l'extérieur du.. corps, l'aspiration est exercée par l'intermédiaire du vagin 24 et des tissus souples environnants. A ce sujet, on remarquera que les tissus environnant le Canal vaginal et se trouvant au-dessous du plancher 12 sont spongieux et perméables, eb que l'aspiration exercée sur le canal vaginal diminue la pression dans ces tissus et sous.le plancher 12.
Pendant l'aspiration, il faut que la parturiente soit assise dans une position inclinée de . anière que la pesanteur facilite le passade eu foetus dans le canal vaginal. Dans le procédé selon l'invention, au début de la deuxième phase du travail, la parturiente quitte la chaise 20 et est portée sur un appareil qui lui permet de s'asseoir au-dessus d'une chambre de décompression comportant une ouverture obturée en fonctionnement par son corps.
L'appareil représenté figures 3 et 4 est un lit 25 dont la tête 20 peut pivoter de .anière à former un dossier, comme
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représenté figure 3. Le pied 27 du lit est incliné vers le bas et peut être rendu horizontal et maintenu dans cette position par un tirant 28. Ainsi, quand la tête 26 est levée et le pied 27 abaissé, le lit est transformé en chaise. La tête du lit peut être soulevée et abaissée par un dispositif à vis mère et écrou 29. La partie @ médiane 30 est fixe. Elle comporte un trou 31 sous lequel est-pla- cée l'extrémité supérieure d'une chambre de décompression cylindri- que 32 dont le dessus comporte une ouverture 33 de préférence en forme de rognon et comportant une garniture en¯ caoutchouc souple ou analogue 34.
La tête du lit 26 étant soulevée, la parturiente est assise sur la chambrede décompression, et le rebord 34 de l'ouver- ture 33,s'appliquant sur son corps autour de la vulve 35 (figures 1 et 2),assure l'étanchéité de la chambre.
La chambre de décompression 32 est reliée par un tuyau 36 à une pompe à vide 37.
On exerce une aspiration sur l'orifice de la vulve 35 plus ou moins en synchronisme avec les spasmes utérins accompagnant la deuxième phase du travail, c'est-à-dire pendant des périodes de 30 à 60 se- condes séparées par des intervalles d'environ 60 'secondes.
Le rythme des aspirations est maintenu jusqu'à ce que l'accouchement soit iminent. Pour s'assurer de cette imminence, la chambre 32 comporte une fenêtre 39 et, à son intérieur) une lampe électrique 40.
A ce moment, on abaisse la tête 26 du lit pour allon- ger la parturiente, on glisse un obturateur sur le trou 31, et on procède à l'accouchement.
L'expérience a montré que les résultats du procédé selon l'invention pendant la deuxième phase du travail sont remar- quables. La parturiente n'a pas besoin de pousser mais la traversée par le foetus du canal vaginal est accélérée si elle pousse. Cer- taines naissances pour lesquelles il nuirait fallu autrement avoir
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recours au forceps peuvent ainsi être réalisées normalement, et quelques césariennes sont évitées'.
Au cours de la troisième phase du travail, le procédé selon l'invention est analogue à celui de la deuxième phase et consiste à exercer une différence de pression de part et d'autre du plancher pelvien pour faciliter l'expulsion du placenta. Après l'accouchement, on enlève le,volet 41, on soulève.la tête 26 du lit et l'on abaisse le pied 27 dé manière à asseoir la parturiente sur l'ouverture 33 et à la soumettre à une aspiration. On constate que, grâce au procédé selon l'intention, la troisième phase du travail est réduite dans la plupart des cas à une'durée de l'ordre de 1 à 3 minutes après le décollement du placenta.
Une caractéristique très importante de l'invention est que, après l'évacuation du placenta, l'aspiration provoque une 'forte contraction de l'utérus,' évitant ainsi des hémorragies. L'ex- périence montre que, même en cas d'hémorragie, l'effet de l'aspira- tion est d'arrêter l'écoulement du sang, évitant ainsi l'usage de. produits oxytoxiques.
Il est à peine utile de dire que, dans la pratique, la cloche 19 et la chambre 32 font partie d'une série pour tenir compte des différentes tailles des femmes. Dans le cas de la cham- bre 32, la partie supérieure comprenant le bord 34 peut être r em- placée par une autre faisant partie d'une série pour faire varier les dimensions du rebord.
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