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Des poutres constituées par des éléments de poutre extérieurs et intérieurs et susceptibles d'allongement et de raccourcissement télescopique sont connues, notamment comme poutres de coffrage, et elles ont été réalisées sous des formes diverses.
Des possibilités de construction sont notamment données en ce sens qu'on peut guider un élément de poutre intérieur dans un élément
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de poutre extérieur, introduire les éléments de poutre intérieurs dans les deux extrémités d'un élément de poutre extérieur et, finalement, passer des éléments de poutre extérieurs à nouveau sur des éléments de poutre intérieurs, que ceux-ci soient au nombre d'un ou de deux, pour obtenir une poutre de coffrage composée de plus de trois éléments.
Or, contrairement aux poutres formées d'éléments qui sont mis bout à bout par la membrure supérieure et dont les membrures inférieures sont reliées par l'intermédiaire de moyens d'assemblage à longueur variable, des poutres télescopiques du genre susmentionné ne peuvent pas être relevées ni abaissées à volonté, un tel relèvement étant souhaitable parce qu'ainsi on peut tenir compte à l'avance des variations de forme élastiques d'une poutre sous le poids de la masse des matériaux de construction, de sorte qu'après la déformation élastique on obtient une allure entièrement plane de la membrure supérieure de la poutre de coffrage De cette manière, on peut obtenir des charpentes planes, par exemple des plafonds plans, qui nécessitent le minimum de travail d'application d'enduit.
La possibilité d'abaissement est avantageuse parce que la poutre de coffrage .est soumise au poids de la masse des matériaux de construction, de sorte que les moyens d'assemblage sont tendus par rapport aux éléments qu'ils maintiennent ensemble, lorsque cette liberté d'abaissement n'existe pas.
Pour arriver à ce que des poutres télescopiques soient au moins surélevées, on leur donne à l'avance une forme bombée que l'on considère comme permanente parce qu'elle a été fixée à l'avance. Mais les expériences pratiques ont montré qu'en réalité la forme relativement peu bombée ne peut pas être maintenue en service. Etant donné les innombrables variations des efforts, étant donné aussi les particularités du travail, qui résident par exemple dans le fait que l'on jette les poutres sur les chantiers et dans les magasins, la matière des poutres de coffrage se fatigue avec
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une rapidité surprenante. Par suite, elles deviennent à nouveau plus ou moins planes, ce qui fait que dans la position où elles portent le coffrage et supportent la charge de la masse des matériaux de construction, elles se bombent vers le bas.
De ce fait, on obtient de nouveau, notamment, des plafonds affaissés, ce qui entraîne des dépenses inutiles pour le travail d'application d'enduit à faire par la suite. Pour éviter cela, et en partant de poutres bombées, constituées par des éléments de poutre extérieurs et intérieurs et susceptibles d'allongement et de raccourcissement télescopique, notamment de poutres de coffrage, au moins un des éléments de la poutre, établi sous forme de poutre en treillis, présente, selon l'invention, des moyens susceptibles de faire varier la longueur d'une de ses membrures, de sorte qu'il est possible de rétablir la courbure initiale, diminuée par suite de la fatigue'de la matière, de l'élément de poutre muni desdits moyens.
En principe, ces moyens peuvent être disposés dans un élément de poutre extérieur et/ou dans un élément de poutre intérieur, et il est également possible de les loger dans les membrures supérieures et/ou inférieures. Mais le plus avantageux est de les loger dans la membrure inférieure d'un élément de poutre, de préférence en les établissant comme un tendeur disposé dans la membrure inférieure d'un élément de poutre extérieur, parce qu'alors ce simple tendeur suffit pour rétablir ou pour réajuster la forme bombée qui s'est perdue.
Si l'on disposait les moyens de variation de longueur dans la membrure supérieure, il faudrait des dispositifs relativement compliqués, par exemple des paires de coins susceptibles de déplacement, d'ajustement et de fixation transversalement à la longueur de la membrure supérieure, pour communiquer à la membrure supérieure l'allongement nécessaire à cet effet,bien que cette possibilité de réalisation soit également comprise dans le cadre de la présente invention.
'Le dessin annexé représente, à titre d'exemple, une
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réalisation de l'invention, les courbures, en elles-mêmes très minimes, des poutres de coffrage en question y ayant été négligées.
La figure 1 représente l'extrémité de droite d'une poutre de coffrage constituée par un élément de poutre extérieur et un élément intérieur.
La figure 2 correspond, dans sa partie de gauche, à une co,upe transversale verticale de la poutre de coffrage suivant la ligne IIA-IIa' et dans sa partie de droite à une coupe transversale verticale suivant la ligne IIB-IIB de la figure 1.
La figure 3 montre la poutre de coffrage suivant la figure 1, à échelle plus petite, en une position dans laquelle l'élément de poutre intérieur est complètement sorti de l'élément de poutre extérieur, de sorte que la poutre de coffrage formée par les deux éléments présente sa longueur maximum.
La figure 4 correspond à la figure 3, avec cette différence que l'élément de poutre intérieur est entièrement enfncé dans l'élément de poutre extérieur, de sorte que la poutre de coffrage présente sa plus petite longueur.
Sur toutes les figures, 1 désigne la membrure supérieure de l'élément extérieur de la poutre de coffrage, me@brure constituée par un profilé étiré. Au contraire, la membrure inférieure de l'élément de poutre extérieur est constituée par une barre ronde 2. Pour 'relier la membrure supérieure 1 et la membrure inférieure 2, on a prévu des barres diagonales qui, dans le cas de l'exemple de réalisation, sont continues entre elles, en ce sens que l'on a soudé, à chacune des deux ailes de la membrure supérieur re 1, une pièce de liaison 3 en barres rondes ou en tubes, faisant un va-et-vient sinueux.
Les liaisons diagonales sinueuses 3 sont aussi soudées à la membrure inférieure 2, des deux côtés de celleci, de sorte qu'en coupe transversale l'élément de poutre extérieur
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présente un profil en V, si l'on considère seulement la forme linéaire fondamentale de la section. A son extrémité de droite,l'élément de poutre extérieur 1, 2,3 est en biseau. Le biseau est formé par des attaches en forme de barres 4 qui relient,- .d'une fa- çon qui sera expliquée plus en détail ci-après,- 1''extrémité de droite de la membrure supérieure 1 à l'extrémité de droite de la membrure inférieure 2.
Pour permettre de réaliser cette liaison,=; on a soudé, à l'extrémité de droite de la membrure inférieure 2, une pièce 5 formant poche en U, de façon telle que l'extrémité de droite de la membrure inférieure 2 se trouve, dans l'espace intermédiaire 6 formé par la poche, à l'endroit immédiatement adjacent à la branche moyenne de la poche 5. Dans le reste de la cavité 6 passe la membrure inférieure 7 à section transversale rectangulaire de l'élément de poutre intérieur, et l'interstice qui reste encore entre les pièces 2 et 7, comme le montre en particulier la figure 2, est occupé partiellement par le coin 8 qui doit servir à fixer mutuellement les éléments de poutre intérieur et extérieur en toute position relative des deux éléments de poutre, et partiel lement par la pièce de guidage 18.
Du fait que la membrure supérieure de l'élément de poutre intérieur est formée par les de : cornières 9, 10, qui s'appliquent par l'intérieur contre la membru re supérieure 1 de l'élément de poutre extérieur, on obtient le coinçage déjà mentionné de l'élément de poutre intérieur contre l'élément de poutre extérieur, et naturellement il existe à nou- veau une liaison diagonale 11 entre la membrure supérieure 9,10 et la membrure inférieure 7 de la poutre intérieure 7, 9, 10, 11.
La liaison diagonale 11 est, elle aussi, constituée par une barre ronde faisant un va-et-vient sinueux, ou un tube en serpentin, mais contrairement à la liaison diagonale de l'élément de poutre extérieur, qui existe en double pour former le profil fondamental de section transversale en V, il suffit d'un seul ser-
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pentin 11 en barre ou en tube. Pour obtenir une liaison entièrement sûre de la poche 5 avec l'élément de poutre extérieur 1, 2, 3, il existe, en plus des attaches 4, d'autres attaches 12, en for me de barreaux verticaux, qui relient les flancs de la membrure supérique 1 aux surfaces limites extérieures de la poche 5, la liais, jii cuvant ici encore être assurée par des soudures.
Afin que l'élément de poutre intérieur 7, 9, 10, 11 ne puisse pas être retiré complètement de l'élément de poutre extérieur 1,2, 3, on a prévu, à l'extrémité de gauche de l'élément de poutre intérieur 7, 9, 10, 11, un arrêt qui, dans l'exemple de réalisation, est constitué par un boulon fileté 13 avec écrou et tête et contre-écrou, de sorte que la butée de cet arrêt 13 contre la surface frontale de gauche de la poche 5 empêche de retirer complètement l'élément de poutre intérieur de l'élément de poutre extérieur. Le coin 8 est également arrêté d'une façon qui empêche de le retirer complètement.
Mais contrairement à l'arrêt 13, qui doit être conçu de fa- çon amovible, l'arrêt 14 du coin 8 peut être disposé de façon p @- manente, de sorte que, par exemple, il suffit que le coin, en ce.. endroit, soit muni de saillies formées par la matière du coin,afin d'empêcher de retirer complètement le coin 8 de la poche 5. Liais dans ce cas, il faut'introduire le coin par le haut dans l'interstice 6, avant d'introduire l'élément de poutre intérieur 7, 9, 10, 11 dans l'élément de poutre extérieur 1, 2, 3.
Mais une fois que l'élément de poutre intérieur a été introduit, sa membrure inférieure 7 fait office d'arrêt rigide pour le coin 8, de sorte que celui-ci, tout en constituant en lui-même une pièce détachée, ne peut jamais se perdre une fois que la poutre de coffrage se présen- te sous sa forme définitive.
Contrairement aux poutres dont les éléments sont cons titués par des nembrures supérieures mises bout à bout et dont le, membrures inférieures présentent des moyens de liaison à longueur variable, les poutres télescopiques ne peuvent pas être ultérieu-
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rement relevées, ni abaissées. Pour arriver tout de même à pouvoir réaliser avec ces poutres des charpentes entièrement planes, malgré la déformation élastique inévitable de ces poutres sous le poids de la niasse des matériaux de construction, on donne à ces poutres, à l'avance, une forme bombée appropriée.
Or, on a constaté que, même si l'on a donné à ces poutres de coffrage une forme bombée permanente de ce genre, leur matière se fatigue extrêmement vite, à cause des déformations constamment répétées et aussi à cause des autres efforts subis en service, par exemple quand on les jette, ce qui fait que les poutres tendent à s'aplatir. De ce fait, la forme bombée primitivement donnée disparaît, et avec des poutres de coffrage de ce genre on' ne peut plus réaliser de charpentes planes, par exemple des plafonds. Pour éviter cela, les membrures inférieures 2 de l'élément extérieur 1, 2,3 de la poutre de coffrage, sont munies de tendeurs 15 qui sont constituée, par exemple, par un manchon fileté à pas inversés, dans lequel pénètrent les extrémités filetées correspondantes des éléments de la membrure inférieure 2.
Mais les manchons filetés de ce genre ne présentent pas de trous pour l'introduction de broches, ni d'autres dispositifs faciles à actionner en vue de leur rotation, parce qu'il y a danger'que l'on ne communique à l'élément extérieur de la poutre de coffrage, par une rota-. tion inopportune des tendeurs 15, une forme bombée qui n'était pas prévue primitivement ou qui ne doit pas être adoptée. Par suite, il n'est possible de faire tourner les tendeurs 15 qu'à l'aide de pinces spéciales (pinces à tubes) qui seront construites ou prévues à cet effet, de sorte que seul un ouvrier expérimenté en la matière et en possession de cette pince spéciale sera en mesure de régler la hauteur de flèche du cintrage.
L'extrémité de gauche de l'élément de poutre extérieur; et l'extrémité de droite de l'élément de poutre intérieur présentent, en 16 et 17, des dispositifs servant à appuyer la poutre de
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coffrage sur des murs déjà érigés ou sur des échafaudages, colonnes ou autres appuis. Ces pattes d'appui 16, 17 sont de préférence de forme fourchue.