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On connaît des installations de fonderie où le moulage, l'assemblage des châssis du moule, la coulée et le démoulage s'o pèrent de façon automatique et continue. Dans de telles instal- lations, les châssis sont amenés à l'aide d'un dispositif de transport, un funiculaire ou analogue par exemple, devant les divers postes de travail, où les diverses opérations sont exécu- tées à tour de rôle et de façon continue. Le système de trans- port, soit, le funiculaire, se déplace de telle façon que l'on dispose, dans chaque poste, d'un certain nombre de secondes, environ une demi-minute en moyenne, pour l'exécution de l'opéra- tion considérée. Le moulage est opéré à l'aide de machines à
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mouler automatiques.
Les châssis vides sont saisis par des en- gins de levage, amenés à la machine à mouler, après quoi ils sont replac.és, toujours par des engins de levage, dans la position exacte'sur le dispositif de transport, soit les chariots du fu- niculaire. La coulée est effectuée par un ouvrier qui manipule la poche de coulée. Après le refroidissement, lequel a lieu éga- lement en cours de déplacement sur le funiculaire, les châssis sont enlevés automatiquement des chariots du funiculaire après quoi un poinçon expulse le sable de moulage et la pièce moulée, les moules étant ensuite ramenés sur les chariots du funiculai- re, d'où ils sont ultérieurement ramenés aux machines à mouler.
A cette fin, il est nécessaire de dresser avec précision le châs. supérieur par rapport au châssis inférieur, ce qui est assuré par l'opération dite "goupillage". Dans les installations de fonderie connues à marche continue, le goupillage s'opère à la main.
L'invention concerne un dispositif pour dresser (goupiller) le châssis supérieur par rapport au châssis inférieur dans de telles fonderies travaillant en marche continue, notamment des fonderies à funiculaire. Le dispositif selon l'invention est essentiellement caractérisé par au moins un mandrin vertical mon- té dams le plancher de la fonderie à déplacement vertical dans les deux sens et dont la course ascendante est avantageusement as- surée par un cylindre pneumatique ou hydraulique, ce mandrin tra- versant des éléments de guidage ou oreilles du châssis inférieur et formant lui-même un organe de dressage pour les éléments de guidage ou oreilles du châssis supérieur.
De cette façon, le mandrin prévu dans le plancher de l'usine peut être amené à tra- verser les oreilles ou anneaux du châssis inférieur placé sur le dispositif de transport, le chariot du funiculaire par exemple, de sorte que le châssis supérieur peut être mis en place avec précision, après quoi le mandrin se retire, pour être remis en action à l'arrivée du moule suivant. On prévoit avantageusement
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de tels mandrins de part et d'autre du châssis inférieur, c'est-à-dire, des deux côtés du funiculaire, etc., de façon, que le châssis supérieur soit guidé par deux mandrins.
Selon un mode de réalisation préféré de l'invention, le lmandrin est susceptible d'être déporté latéralement, tout en étant maintenu avec certitude parallèlement à son axe. Il est vrai que le châssis inférieur ,est amené dans une position précise par le dispositif de transport, soit le chariot au funiculaire;. il existe cependant une certaine ,tolérance. Or, l'aptitude du mandrin à se déplacer parallèlement à son axe permet d'absorber cette tolérance, de sorte qu'il n'est pas nécessaire que le mandrin, en exécutant sa course ascendante, force le lourd châs- sis inférieur à occuper une position absolument correcte. Cette disposition réduit notablement l'usure du mandrin et des élé- ments de guidage ou oreilles du châssis inférieur.
Lorsque le mandrin occupe la position dans laquelle il traverse les oreil- les, etc., du châssis inférieur, il est retenu par ces éléments mêmes contre tout déport latéral et constitue donc un guidage rigide pour la mise en place du châssis supérieur. Comme, à ce moment, le châssis supérieur ne repose pas. encore définitivement, mais est en instance de mise en place par l'engin de levage, ce châssis peut être aisément amené dans la position correcte par le mandrin, sans qu'il en résulte une usure excessive de ce dernier et des oreilles du châssis supérieur. Il est avantageux de faire en sorte que le mandrin soit sollicité vers une position de départ médiane par des éléments de rappel, notamment des res- sorts.
Ceci offre l'avantage que, après son retrait ou sa des- cente, le mandrin ne demeure pas dans la position qu'il avait été amené à occuper en raison de la position du châssis inférieur avec lequel il vient de coopérer, mais est toujours amené, préa- lablement à sa nouvelle course de travail, dans la position théo- riquement correcte, dont il ne s'écarte que dans les limites des tolérances admissibles qui doivent être considérées dans le cas
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d'un funiculaire, etc.. Il s'ensuit que le déplacement du man- drin parallèlement à son axe ne doit pas s'effectuer entre deux positions extrêmes, mais à partir d'une position médiane.
Selon l'invention, le mandrin est monté à l'aide de bielles rigides à la torsion, qui permettent un déplacement en tous sens, parallèlement à l'axe. A cette fin, ces bielles sont reliées à un cylindre pneumatique ou hydraulique, le mandrin formant le piston du cylindre ou étant solidaire de ce piston.
L'objet de l'invention est représenté à titre d'exemple dans les dessins schématiques annexés, dans lesquéls :
La fig. 1 est une vue en coupe transversale montrant le. funiculaire, le châssis de moulage inférieur posé sur le chariot de celui-ci., ainsi que le châssis supérieur.
Les fig. 2 et 3 représentent la manière dont le cylindre hydraulique pour la manoeuvre du mandrin est monté dans le plan- cher de l'usine, la fig. 2 étant une vue d'élévation et la fig.3 une vue en plan, toutes deux partiellement en coupe.
La fig. 1 montre le chariot 1 qui se déplace sur la voie du funiculaire ou analogue et qui porte le châssis inférieur 2 et le châssis supérieur 3. La voie de roulement ou les rails du fu- niculaire, sur lesquels roulent les roues porteuses 32 des cha- riots, sont désignés par 33. Dans le plancher de l'usine est prévu, de chaque côté des rails 33 du funiculaire, un cylindre pneumatique ou hydraulique 4, dont le piston porte un mandrin 5.
Dans la position abaissée, désignée par 5' et représentée en poin- tillé, les mandrins 5 sont abaissés, à l'intervention des pistons des. cylindres 4, d'une distance telle qu'ils ne gênent pas l'avan- cement des chariots 1 du funiculaire. Toutefois, aussitôt que le chariot occupe la position correcte, les mandrins 5 se soulè- vent. Pour permettre ce soulèvement, le chariot 1 comporte des orifices 6 que les mandrins 5 peuvent traverser avec un grand jeu. Pendant leur course ascendante, les mandrins 5 traversent les oreilles 6' du châssis inférieur 2, garnies intérieurement
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d'anneaux résistant à l'usure.
Les mandrins 5 étant complètement soulevés, le châssis supérieur 3 est amené en place, cependant que les mandrins, en pénétrant dans les oreilles 6" de ce der- nier, assurent le guidage précis de ce châssis et donc sa mise en place correcte.
Lorsque les mandrins 5, en se soulevant, ne pénètrent pas exactement dans les oreilles 6' du châssis inférieur 2, ce der- nier se déplace sur le chariot du funiculaire d'une distance ap- propriée sous l'action des mandrins. Ceci est rendu possible par le fait que la surface intérieure des oreilles 6' est bombée et que, d'autre part, les mandrins sont pointus. Toutefois, vu le poids élevé du châssis inférieur, qui est déjà rempli de sable, le déplacement de ce châssis exige un effort important, ce qui entraîne l'usure des mandrins 5 et des oreilles 6. Pour éviter cette usure, et conformément à l'invention, les mandrins 5 peu- vent se déplacer parallèlement à leur axe, desorte qu'en exécu- tant leur course ascendante ils peuvent s'ajuster conformément à la position du châssis inférieur 2.
Dans les fig. 2 et 3 on a représenté une disposition du mandrin 5, grâce à laquelle celui-ci peut se déplacer parallèlement à son axe.
Les fig. 2 et 3 représentent les cylindres 4 montés de façon ingauchissable à l'aide de bielles 7,7', 8,8'. Les bielles 7,7' sont montées à pivotement autour d'un axe fixe 9. A cette fin, ces deux bielles 7,7' sont réunies rigidement à un arbre 10 monté à pivotement autour de cet axe. Aux extrémités des bielles 7,7' sont réunies à pivotement les biell,es 8,8'. Ici également, la disposition est telle que les bielles sont réunies rigidement à. un arbre 12 monté dans des éléments 13 bridéslatéralement au cylindre 4 et qui représentent les bielles 8 et 8'. On obtient de cette façon un montage ingauchissable pour le cylindre 4, qui permet ù ce dernier de se déplacer latéralement en tous sens, parallèlement à son axe.
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Pour maintenir le cylindre 4 dans une position médiane déterminée d'avanie, on prévoit des systèmes 14 et 15 à ressorts de rappel.
Le système à ressorts de rappel 14 se compose d'un cylin- dre 17 monté à articulation de manière à pivoter autour d'un axe fixe 16, piston dans lequel est guidée une tige 18 articulée en 19 au cylindre 4. La tige 18 porte en son milieu un collet 20, sur lequel agissent de part et d'autre des ressorts 21 et 22, qui prennent appui sur ce collet par l'entremise de godets 23 et 24. Les extrémités extérieures des ressorts 21 et 22 s'appuient sur le cylindre 17. Dans les deux extrémités du cylindre 17 sont vissés des manchons 25 et 26, cela d'une telle distance qu'ils déterminent exactement par leur rencontre avec les godets 23 et 24, la position médiane de la tige 18. Cette position médiane peut être contrôlée à travers une fenêtre 27 prévue dans le cy- lindre 17 et qui permet d'observer le collet 20.
Ainsi, en vis- sant les manchons 25 et 26, on peut mettre au point la position exacte à laquelle les ressorts de rappel 14 doivent ramener le cy- lindre 4, les tensions des ressorts pouvant être réglées à l'aide des obturateurs à vis 28 et 29.
Le système 15 à ressorts de rappel est établi de la même façon que le système 14. Ici, la tige 18' est montée à articula- tion autour d'un axe fixe 30, tandis que le cylindre 17' est ar- ticul: en 31 à l'arbre 12.
Ces deux systèmes à ressorts de rappel permettent de régler avec précision la position initiale que le cylindre 4 occupe préa- lablement à chaque course de travail et à partir de laquelle il peut se déplacer parallèlement à son axe pendant cette course.
Revendications.
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