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La présente invention se rapporte à un nouveau procédé pour faire adhérer des composés inorganiques à des supports polymè- res organiques.
On a montré déjà que l'effet d'une radiation ionisante sur des polymères organiques façonnés implique des modifications chi miques comme'la création de radicaux libres, la réticulation du po- lymère et d'autres phénomènes analogues. Ce sont principalement les effets qui se produisent dans la nasse entière du polymère sous 1' l'influence de doses appréciables de radiation à haute énergie. On sait également que la réaction des matières inorganiques à une radiation ionisante diffère sensiblement de celle des matières organiques et les, réactions constatées avec des matières organiques ne peuvent ser- vir de base pour prévoir les réactions des matières inorganiques
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à la radiation ionisante.
Un but de la. présente invention est de procurer un procède dans lequel on utilise une radiation ionisante pour faire adhérer un revêtement d'un sel ou d'un oxyde métallique à la surface d'un po- lymère organique sans employer de substances adhésives. D'autres buts de l'invention ressortiront de la description et des revendications.
On a découvert un procède pour faire adhérer chimiquement un sel ou un oxyde métallique inorganique à la surface d'un polymè- re organique façonnée procédé qui comprend les opérations suivantes dans un ordre quelconque: (1) l'application d'un revêtement d'au moins 2 x 10-5 g/cm2 du compose métallique inorganique, celui-ci étant pratiquement exempt de matière organique, sur la surface d'un polymère organique façonné et (2) le traitement de ce polymère orga- nique façonné par une radiation ionisante d'au moins 0,1 Mev (mil- lion d'électrons-volts) de façon à assurer une exposition corres- pondant à au moins 0,01 watt-seconde/cm2 de surface pour faire adhé- rer le revêtement.
Les revêtements inorganiques obtenus par ce procédé ne peu- vent être enlevés par l'action d'agents tels que des solvants, des agents de lavage ou par une abrasion mécanique qui enlèvent facile- ment des revêtements du sel ou de l'oxyde métallique inorganique de la surface du polymère non-irradié.
. Le polymère organique façonné peut être composé de toute matière polymère organique normalement solide, en particulier celles dont les poids moléculaires dépassent 500 et plus spécialement cel- les dont les poids Moléculaires dépassent 1000. Ainsi, on peut uti- liser les polymère d'hydrocarbures, comme le polyéthylène, le poly- styrène, le polybutadiène, le caoutchouc, le polyisobutylène, les copolymères de butadiène et de styrène et d'autres produits analo- 'gues, des polymères d'hydrocarbures halogénés cornue le chlorure de polyvinyle, le chlorure de polyvinglidène, le polychloroprène, le polytétrafluoréthylène, le fluorure de polyvinyle et d'autres pro- duits analogues;
les polymères contenant des groupes ester, comme l'acétate de polyvinyle, le méthacrylate de polyméthyle, le téréphta-
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late de polyéthylène et d'autres substances' analogues; des polymères ''contenant des groupes hydroxyle, comme l'alcool polyvinylique la cellulose et d'autres produits analogues comme la cellulose régéné- rée, des polymères contenant des groupes éther;, comme le polytétra- hydrofurane solide, le polyformaldéhyde, les polymères'de dioxolane et d'autres produits analogues; les polymères de condensation, com- me les polymères de phénolformaldéhyde, les polymères d'urée-formâl- déhyde, les polymères de triazineformaldéhyde, les polyamides, les polyimides et d'autres produits analogues;
le polyacrylonitrile, les acétals /polyvinyliques ,et les copolymère à base de deux ou plusieurs des composés précités. Le polymère peut être non orienté ou orienté, par exemple sous forme de fibres ou de pellicules étirées.
Le revêtement de sel ou d'oxyde métallique-inorganique est de préférence appliqué sous forme d'une soulution, d'une suspen- sion ou d'une pâte aqueuse. Il peut être appliqué sur le polymère organique façonné par l'un quelconque des procédés classiques comme le trempage, l'enduisage à la brosse, la pulvérisation ou d'autres procédés analogues. Pour favoriser une répartition uniforme du revê- tement sur le polymère organique façonné, il est parfois désirable que le milieu aqueux de revêteinent contienne une trace de détergent synthétique, qui peut être un composé chimique organique, mais il est clair que le revêtement qu'on fait adhérer au polymère façonné 'est néanmoins une matière inorganique pratiquement exempte de ma- tière organique.
L'eau est chassée'de la composition de revêtement par évaporation avant ou après la phase d'irradiation.
D'autres procédés pour appliquer des revêtements de sels ou d'oxydes métalliques inorganiques sur des polymères organiques consistent en la sublimation, la pulvérisation à la flamme ou en une application à partir d'une suspension dans un solvant organique,
Les radiations ionisantes appropriées groupent à la fois les radiations sous la forme considérée parfois comme radiations particulaires et celles sous la forme considérée parfois conçue ra- diations électromagnétiques ionisantes.
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Par radiation pprticulaire, on entend une omission d'élec- trons ou de particules nucléaires accélérés comme les protons, les neutrons, les particules alpha, les deutons, les particules bêta, etc., de telle sorte que ces particules frappent le polymère orga- nique façonné. Les particules chargées peuvent être accélérées au moyen d'un gradient de tension approprié en utilisant des appareils comïae un tube à rayons cathodiques, un accélérateur'à cavité de ré- sonance, un accélérateur de Van de Graaff, un bêtatron, un synchro- tron, un cyclotron ou d'autres appareils semblables connus des spécialistes. La radiation de neutrons peut être produite en bom - bardant des cibles en métal léger choisi (par exemple en béryllium) au moyen de particules positives à haute énergie.
En outre, une ra- diation particulaire convenant pour le procédé de la présente inven- tion peut être obtenue depuis une pile atomique, ou à partir d'iso- topes radioactifs ou d'autres matières radioactives naturelles ou artificielles.
Par radiation @lectromagn@tique ionisante, on entend la radiation du type obtenu en bombardant une cible métallique (en tungstène .par exemple) au moyen d'électrons possédant 1.'énergie a.p- propriée. Cette radiation est classiquement appelée rayons X. Outre les rayons X produits comme indiqués ci-dessus, une radiation élec- tromagnétique ionisante convenant dans le procédé de la présente in- vention peut être obtenue depuis un réacteur nucléaire ("pile") ou à . partir d'une matière radioactive naturelle ou artificielle, par exem- ple, le cobalt 60. Dans tous ces cas, la radiation est classiquement appelée rayons gamma.
On sait que les caractéristiques énergétiques d'une des formes de radiations ionisantes peuvent être exprimées en termes qui conviennent pour une autre forme. Ainsi, il est accepté de se réfé- ' rer à des'équivalents énergétiques entre, par exemple, une radiation communément considérée comme radiation particulaire et une radiation communément considérée comme onde ou radiation électromagnétique.
Dans le procédé de la présente invention, il est préférable d'utili-
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ser mie radiation qui 11.' :ml équivalent énergétique ,l'un faisceau <%1-ec ,1 Ironique de li,0 Hev et davantage dans àes opérations de revête..,lcnt pour lesquelles le temps et la pénétration de la radiation sont in-
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portants. Avec une radiation dans cette gaa.llle énergétique, les rev- te¯;ents peuvent être fixés en un temps l11Ïni,flillI1 d' 2:h.Osl. tiot. la radiation et avec les effets maximum de son utilisation.
D'autre part, une radiation d'un équivalent énergétique correspondant à un
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faisceau électronique dé 0,] biev à 1,0 :\1ev peut apparaître préfé- râblé quand on dispose d'une source peu coûteuse et que la plus lon- gue exposition nécessaire est plus que compensée par l'économie réa- lisée par l'utilisation d'une radiation moins chère et par la possi- bilité moins grande d'un endommagement du support par la radiation.
L'utilisation d'une exposition minimum d'au moins 0,01
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uTatt-seconde/cm2 à la surface est nécessaire, parce que. des degrés moins élevés d'exposition n'assurent pas une adhérence adéquate du revêtement inorganique. La quantité de matière inorganique qui adhè-
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re est de façon générale, fonction de l' exposi tion.
Les limites su- périeures de l'exposition dépendent du degré d'adhérence souhaité et de la résistance à la radiation du support polymère. 'On peut uti-
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liser les expositions atteignant 1000 à 10.000 vatt/sec../cm2 pour re. vêtir des polymères résistants aux radiations, comme le polystyrène et le téréphtalate de polyéthylène, tandis que des expositions de
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100 à 1000 -Tatt-sec./cm2 peuvent suffire pour des polymères plus sens sibles comme le chlorure de polyvinyle et les polyamides. L'exposi- tion peut avoir lieu en une seule passe lente.ou en plusieurs passes
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plus rapides et peut être effectuée avec un llip5rage quelconque ap- proprié..
EXEMPLE I . --
On prépare comme suit un hydrosol de fluorure de calcium
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en se conformant au procédé de Bachmann et Pinnow, Kolloid-Z 62, 131 - 145 (1933) :
On mélange ensemble des quantités équivalentes de solu- tions aqueuses à 50% de chlorure de calcium et de fluorure de potas-
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sium et on dialyse le gel obtenu sous l'action de l'eau travers une membrane en cellulose gélifiée jusqu'au moment oùle dialysat est exempt d'ions chlorure. On dilue par de l'eau l'hydrosol de fluorure de calcium résultant jusqu'à une concentration de 1%.
On immerge une pellicule de téréphtalate de polyéthylène d'une épaisseur de 0,0254 mm dans l'hydrosol à 1% de fluorure de calcium préparé comme il est décrit ci-dessus. Pendant qu'elle est toujours mouillée du sol de fluorure de calcium, on enveloppe la pellicule dans une feuille d'aluminium de 0,1778 imn et on l'irradie en la faisant passer 40,fois sous le faisceau électronique d'un ac- célérateur de Van de Graaff fonctionnant à 2 Mev et à 250 micro- ampères.
L'amplitude de balayage du faisceau d'électrons est 20 ci!!, à une distance fenêtre-échantillon de 10 cm, et la vitesse de passa- ge est de 2 cm/seconde. L'échantillon est posé directement sur une tablé en aluminium en mouvement mise à la terre, sous un écran mis à la terre et comportant 1,382 mm d'aluminium (0,37 g/cm2). Dans ces conditions, l'exposition à l'irradiation atteint 500 watt-sec/ cm2, au cours des 40 passes. La température de la pellicule est si- tuée dans la gamme de 20 à 65 C au cours de l'irradiation. Après 1' irradiation, on laisse sécher la pellicule à l'air.
Elle accuse un gain de poids de 1,6% (correspondant à environ 3 x 10-5 g/cm2) et sa résistivité électrique superficielle est de 1010,9 ohms-cm, tanrjis qu'une pellicule revêtue de manière semblable, mais qu'on sèche sim- plement à l'air sans irradiation accuse un gain de poids de 0,1% et une résistivité électrique superficielle supérieure à 1013,7 ohms- cm.
EXMPLE II . -
On immerge une'pellicule de polyéthylène de 0,051 mm dans l'hydrosol de fluorure de calcium et on l'irradie comme il est dé- crit dans l'exemple I. Après rinçage à l'eau courante chaude, la pellicule irradiée accuse un gain de poids de 1,3%, tandis qu'une pellicule qui a été immergée de façon semblable dans le sol et rin- cée sans irradiation n'accuse aucun gain de poids.
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};X}.IPlrE: 111.- On immerge une pellicule de tôréphtalate de polythylëne de 0,025± d'épaisseur dans une solution aqueuse, à 10. de chlo- rure stannique contenant 01% d'éther octylphénylique' de polyglycol ("Triton" X-100), on l'enveloppe, tandis qu'elle est toujours mouil- lée, d'une pellicule de 0,051 mm d'épaisseur qui sert comme agent de séparation ou d'extraction et on 1-Irradie sous un écran de 0,35 g/ cm2 d'aluminium, mis à la terre,. avec une exposition de 500 watt- seconde/cm , comme il est décrit dans l'exemple I. On soumet ensui- te pendant 20 heures la pellicule irradiée à une extraction au moyen d'eau chaude courante et on la sèche sous vide jusqu'au moment où son poids devient constant.
Le gain de poids est de 3,8% et la ré- sistivité électrique superficielle est de 1013,2 ohms-cm, tandis qu'une pellicule témoin qui a été traitée de façon semblable par du chlorure stannique, mais non irradiée, accuse un gain de poids de 3,0% et une résistivité électrique superficielle supérieure à 1013,7 ohms-cm.
EXEMPLE IV.-
On prépare comme suit un hydrosol d'alumine en se confor- mant au procédé décrit dans le brevet américain n 2.590.823 :
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On hydrolyse une solution aqueuse de chlorure d3aluniinitLu en l'introduisant dans de l'armuoniaque aqueux. On chauffe la disper- sion résultante d-lalilmine hydratée précipitée à 70 C on la filtre, on la lave soigneusement avec 1% d'ammoniaaue aqueux, puis avec de l'eau, et on la peptise en ajoutant quatre racles pour cent (sur la
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base de l'alumine) d'acide =iJq9pionLque, puis en la chauffant à 95 C.
Au sol visqueux limpide obtenu., on ajoute de 1)eau et de l'éther octylphénylique de polyglycol ("Triton" X-100) de façon que la con- centration finale de ce dernier soit de 0,1% et celle de l'alumine 'soit de 3,3%.
'On immerge une pellicule de téréphtalate de polyéthylène
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de Or0?5l inm dans l'hydrosol à 3,3 ô d'alumine préparé comme ci-des- sus. On laisse sécher la pellicule à l'air, on l'enveloppe d'une pel- licule de polyéthylène,de 0,051 mm et on l'irradie comme dans 1'
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exemple I sous un 6cran de 0,35 g/ C!112 d' alwa.iniwil mis à la terre.
Après 20 heures d'extraction avec de l'eau dans un appareil Soxhlet et séchage jusqu'au moment où le poids devient constant, la pellicu- le indique des couleurs d'interférence brillantes et l'analyse in- dique une rétention de 1,03% d'aluminium, tandis au' une pellicule revêtue de manière semblable d'alumine, séchée et soumise à une
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extraction sans irradiation ne retient que 0,63% d'alllininiUI1.
EX15,fPLE v. -
On immerge une pellicule de polyéthylène de 0,051 mm dans un hydrosol d'alumine à'3,3%, préparé comme il est décrit dans 1' exemple IV, et contenant, en outre, 0,1% d'éther octylphénylique de polyglycol ("Triton" X-100), on la laisse sécher à l'air, on l'en- veloppe dans une pellicule de polyéthylène de 0,051 mm et on l'irra- die comme décrit dans l'exemple I sous un écran d'aluminium de 0.,35
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g/cm2., mis à la terre. Après extraction à l'eau et séchage, l'analy- se de la pellicule indique une rétention de 0,98% d3aluiiiniu-7n, tan- dis qu'une pellicule qui a été immergée de manière analogue dans 1' hydrosol d'alumine, mais séchée et soumise à l'extraction sans irra-
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diation, ne retient que 0,57% d5aluminiura.
EXill-'IPLE 'I . - On mouille de part en part un taffetas de nylon par un hydrosol à 3,3% d5ali),mine préparé comme dans l'exemple IV. On enve- loppe le tissu mouillé d'une feuille d'aluminium de 0,0254 mm d' épaisseur. Cet assemblage qui n'est pas davantage protégé, est pla- cé sur une nappe de fibres de verre de 1,27 cm reposant sur une ta-
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ble d'aluminiun en mouvement et est irradié par des électrons à 2 Mev de façon à obtenir une exposition totale de 500 1'Ta.tt-sec./cm2, comme il est décrit dans l'exemple I. Le tissu traité est ensuite lavé pendant 30 minutes dans une solution à 1% d'un détergent com- mercial dans une machine à laver agitée' mécaniquement.
Le tissu sé- ché est revêtu d'alumine ainsi que l'indique son gain de poids de 1,9% et sa résistivité électrique bunerficielle est de 1012,1 comparé avec une valeur de 1013,1 pour un témoin non traité.
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EXEMPLE VI I . -
On introduit dans un sac en polyéthylène de 15,24 cm x 20,32 cm un échantillon plié de 17,78 cm x 22,86 cm de tissu à ar-
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mure toile composé d'un fil de polyhexaméthylène-adipamide, type 200, de 34 filaments et de 40 deniers, ayant un poids détermina avec précision d'environ 2 g. On verse dans le sac 5 cm3 d'une so- lution aqueuse à 5% de dichromate de potassium et on ferme le sac.
On irradie le sac et son contenu en les faisant passer 40 fois sous un faisceau électronique d'un accélérateur de Van de.Graaff fonc- tionnant à 2 Mev et à 2.50 microampères, en utilisant une amplitude de balayage de 20 cm, une distance fenêtre-échantillon de 10 cm et une vitesse de passage de 2' cm/seconde pour obtenir une exposition totale de 500 watt-seconde/cm2, le sac étant entouré d'air à 20 - 25 C.
On enlève l'échantillon du sac et on le soumet pendant 24 heures à l'extraction par de l'eau dans un appareil Soxhlet. Le tissu séché a une couleur olive, il a gagné 1,3% en poids et sa résistivité électrique superficielle est de 1011,2 ohms-cm. Le tis- su traité accuse un bon effet de chromage avec des colorants au chrome, le tissu teint est solide au lavage et a une bonne durabi- lité à la lumière.
Dans une expérience témoin effectuée dans les mêmes con- ditions, sauf qu'on omet l'irradiation, le dichromate de potassium est complètement enlevé au cours de l'opération d'extraction; le tis- su résultant est blanc, n'accuse aucune modification de poids, a une résistivité électrique supérieure à 1013,3 et ne possède pas les propriétés tinctoriales désirables du tissu irradié. Dans une autre expérience témoin dans les conditions précitées, sauf qu'on omet le dichromate de potassium, le tissu irradié perd 1,2% en poids par une extraction à l'eau de 24 heures' dans un appareil Soxhlet les propriétés étant d'autre part les mêmes que celles du tissu ci- dessus non irradié.
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On traite une série et' 'ch8:atillon::: conrorf.(1é;.ent au pro"¯lier paragraphe de cet exemple et on les lave ensui te rendant 30 minutes dans une solution à 0,1;'; d'un détergent c01JEilercial ("Tide") à 60 C dans une riachine à laver agitée lfiécC:Jüique..lent. On rince trois fois pendant 5 minutes les échantillons dans l'eau courante à. 60 C. La
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résistivité électrique est de 109,7 après un lavage, de 1011'7 après dix lavages de ce type, et elle dopasse 1013,3 après vingt lavages de ce type. Les échantillons traitas sont verts et la couleur verte persiste pendant vingt lavages.
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E'xK'IPLE VIII.- On introduit un échantillon de 17,78 cm x 22,$6 cm3, cornue
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il est décrit dans l'exe¯¯:3.ple VII, dans un sac en polyéthylène de 15,24 cm x 20,32 cm, on introduit 5 cm3 d'u-ne solution aqueuse à 3,3% de trioxyde de chrome (Cr03) dans le sac et on ferme ce dernier. On 'irradie le sac comme il est décrit dans l'exemple VII pour
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obtenir une exposition totale correspondant à 500 ,Tatt-s 'e c./ CIU2. Après 24 heures d'extraction à l'eau dans un appareil Soxhlet et sé- chage, le tissu a une couleur olive et accuse un gain de poids de 5,4% par rapport au poids initial, bien qu'on ne constate pas de réduction significative de la résistivité électrique.
A titre de comparaison, un tissu traité par 5 cm3 d'une solution aoueuse à 5% d'acétate chromique dans des conditions d'autre part identiques est
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blanc et perd 1, 0 de poids, l'acétate chromique n'ayalit pas d'ef- fet observable.
EXEMPLE IX. -
On traite un tissu par 5 cm3 d'une solution aqueuse à 5%
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du sel inorganique, le trichlorure dhexamine-cobalt (III), de la façon décrite pour un sel différent dans exemple VII. Le tissu irradié et qui a été soumis à ure e2:traction a une couleur vert oli- ve, accuse un gain de poids de 0,1% et sa. résistivité électrique est de 109,5. La résistivité électrique est supérieure à 1013,3 après cinq lavages dans une machine à laver, comme il est décrit dans 1'
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exemple VII, mais on ne constate pas de ¯o^ification de la couleur
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vert olive du tissu.
En traitant le tissu par 5 cm3 d'une solution aqueuse à 5% d'acétate cobalteux, en l'irradiant et en le soumet- tant à une extraction dans les mêmes conditions, le tissu est blanc, perd 1,1% de poids et sa résistivité électrique est supérieure à 1013,3.
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ExLeaLE X. -
On traite un tissu par 5 cm 3 d'une solution aqueuse à 5% de polymolybdate de sodium de'la façon décrite pour un autre sel dans l'exemple VII. Le tissu irradié et qui a été soumis à l'extrac- tion est bleu clair, perd 1,8% de poids et sa résistivité électrique est de 1011,8. Un tissu traité et irradié de la même façon et lavé ensuite cina fois dans une machine à laver comme il est décrit dans l'exemple VII a une résistivité électrique supérieure à 1013,3 et sa couleur reste bleue.
EXEMPLE XI.-
Un tissu traité par 5 cm3 d'une solution aqueuse à 1% de permanganate de potassium, irradié et soumis à une extraction de la façon décrite pour un autre sel dans l'exemple VII, a une couleur brune et perd 1,0% de poids. Lorsque le-tissu est traité de la même façon par'une solu.tion aqueuse à 5% d'acétate manganeux, on constate que ce sel organique n'a pas d'effet observable et le tissu est blanc La résistivité électrique du tissu est supérieure à 1013,3 lorsqu' on le traite par ces sels.
EXEMPLE XII. -
On constate qu'un tissu traité par 5 cm3 d'une solution aqueuse à 5% de chlorure stanneux contenant 8% d'acide chlorhydri- que, irradié et soumis à une extraction comme il est décrit dans 1' exemple VII pour un sel différent, accusé un gain de poids de 5,6% et a une résistivité électrique supérieure à 1013,3. Le tissu trai- té est blanc et il a un toucher sec et 'agréable.
Le procédé de la présente invention est intéressant pour créer des effets superficiels sur des objets façonnés produits à par- tir de polymères organiques. Il peut être appliqué aux matières tex-
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tiles pour modifier la plasticité, l'élasticité, la tendance à ré- trécir, la propension à accumuler des charges statiques, l'attitude tinctoriale, le boulochage, le caractère hydrophile, l'imprégnabili- té et d'autres propriétés analogues.
Il est utile pour modifier des propriétés comme la résistance à l'abrasion et à l'usure, le taux de reprise, les propriétés de nettoyage à sec, la durabilité à la lumière, le caractère salissant, la'facilité d'enlèvement dessouil- lures, les propriétés de lessivage, l'affinité tinctoriale (profon- deur, vitesse, permanence et uniformité), la facilité d'impression, la solidité aux lavages,de colorants ou d'apprêts (résines, absor- .bants,de l'ultra-violet, etc.
), le toucher et le drapé (rigidité ou plasticité), le jaunissement à la chaleur, la résistance à la, formation de protubérances, la facilité de traitement textile, la facilité du blanchiment, la réactivité superficielle, l'action dé- lustrante, -la conductivité électrique, la transparence, la trans- mission de la lumière, la perméabilité à la lumière et à l'eau, le confort du tissu, le feutrage, les propriétés d'échange ionique, 1' adhérence,l'aspect d'ensemble et des combinaisons de ces proprié-- tés, ainsi que d'autres.
.'Outre les modifications précitées qui peuvent être obte- nues sur des objets fibreux, il y a d'autres modifications particu- lièrement utiles pour des'supports différents, par exemple des pelli- cules et des articles de forme extrudés et moulés, rigides ou semi- rigides.
A titre d'ilustration, les pellicules polymères peuvent être modifiées pour améliorer l'adhérence à divers agents de revête- ment ou de 'stratification qu'il peut être désirable d'y appliquer, pour modifier le "glissement", c'est-à-dire la facilité avec laquel- le une pellicule glisse sur une autre, pour obtenir des revêtements non réflecteurs ou décoratifs sur pellicule ou sur feuille, pour ren dre plus facile l'impression en couleurs de ces feuilles et pour ob- tenir d'autres effets de ce genre. -
Pour préparer les surfaces de polymères qui possèdent des propriétés améliorées conformément à la présente invention, tous les sels et oxydes métalliques inorganiques peuvent être utilisés.
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Présentent un intérêt particulier comme revêtements conformes à la présente invention, les fluorures, les chlorures, les bromures, les iodures, les nitrates, les sulfates, les sulfures, les silicates, les borates, les chlorates, les phosphates, les chromâtes et les oxydes de sodium, de potassium, de magnésium, de calcium, d'alumi- nium, de titane, de vanadium, de chrome, de molybdène, de manganèse, de fer, de cobalt, de nickel, de cuivre, d'argent, d'or, de zinc, de cadmium, de mercure, d'étain, de plomb et de bismuth.
En outre, diverses classes de sels et d'oxydes inorgani- ques sont particulièrement utiles dans la. présente invention. Les oxydes et des sels oxydants sont utiles à cause du degré plus grand de modification superficielle qu'ils confèrent. Certains oxydes ou sels inorganiques'oxydants se fixent dans une certaine mesure d'eux- mêmes au polymère organique en raison de leur action oxydante. Avec ces composés, le degré d'adhérence et la permanence du lien sont plus grands lorsque la radiation ionisante est appliquée conformé- ment à la.présente invention. Les sels et les oxydes qui donnent de$ solutions ou des' dispersions aqueuses pratiquement neutres, c'et-- à-dire de pH 5 - 9 sont utiles, parce qu'ils sont moins aptes à fa- voriser la dégradation chimique du support.
Les oxydes basiques et les sels basiques comme les nitrates, les phosphates, les halogénu- res et les carbonates basiques des métaux lourds sont intéressants, parce qu'il est plus facile de les faire adhérer par le procédé de la présente invention. Un autre groupe utile est formé des sels et des oxydes de métaux de transition, corme le fer, le cobalt et le nickel. Sous ce rapport, il faut remarquer que les sels et les oxy- des de métaux polyvalents, sont préférés à ceux des métaux monova- lents, étant donné qu'il est plus facile de faire adhérer les compo- sés des métaux polyvalents par le procédé de -la présente invention.
Les sels et les oxydes qui sont fortement ionisables, et qui sont de préférence aussi déliquescents, sont intéressants pour conférer des propriétés antistatiques, parce que les revêtements de ces matières tendent à attirer 1'humidité. et à être conducteurs d'électricité.
Les sels et les oxydes, d'antimoine et certains phosphates, halogé-
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nures, etc., d autres métaux confèrent des caractéristiques d'ingifu- gation quand ils sont appliques sur des polymères conformément à la présente invention.
Il est possible de revêtir des polymères organiques de for- mes très variées. Il apparaîtra immédiatement que des fibres, des tissus, des tubes extrudés, des rubans, des pellicules, des bourre- lets, des revêtements de fils métalliques etc., se prêtent facile- ment à un traitement continu conforme à la présente invention, parce qu'ils peuvent être revêtus et irradiés comme traitement de finition au moment de leur préparation ou pendant qu'ils sont dévides de rou- leaux. Cependant, les articles de forme moulés, les granules, les poudres, et les objets façonnés de toutes sortes peuvent être revê- tus conformément à la présente invention par des opérations en lots séparés.
Il n'est pas nécessaire que le revêtement de sel ou d'on- de métallique inorganique se trouve sur 'la surface du polymère organique fa- çonné au cours de l'exposition à la radiation ionisante. La radia- tion active la surface envers la fixation du revêtement, et si le revêtement est appliqué pendant que la surface est active, la fixa- tion du revêtement se produit. Le temps qui peut s'écouler entre la phase d'irradiation et la phase de mise en contact varie avec 1' exposition à la radiation, la température et l'atmosphère d'entre- posage et la nature chimique du polymère irradié. Une durée d'entre- posage n'excédant pas cinq minutes entre les deux phases est habi - tuellement préférée et un contact pratiquement immédiat (moins de une seconde) est souvent souhaitable.
On a constaté, toutefois, que l'effet de l'irradiation peut persister pendant des périodes de temps plus longues, à savoir des semaines et même des mois si le polymère façonné irradié est conservé dans une atmosphère inerte, par exemple dans une'atmosphère d'azote, d'argon, d'hélium et d'autres gaz ana- logues et/ou s'il est entreposé à basse température par exemple à -80 C..
En général, plus la température à laquelle le polymère façon- né irradié est entreposé est basse, plus longtemps la surface reste active à l'égard de !J'adhérence d'un revêtement d'un sel ou d'un oxy-
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de métallique Inorganique.- Il est donc possible d'irradier le poly- mère façonné en un endroit où l'on dispose d'une source de radiation et ensuite.,- en maintenant les conditions appropriées d'entreposage, comme il est décrit ci-dessus, de transporter le polymère irradié vers un autre lieu, pour effectuer'la mise en contact.
Toutefois, la quantité de revêtement fixée pour une , exposition donnée à la ra- diation est plus élevée quand le revêtement est présent au cours de l'irradiation, et, pour des raisons économiques, ceci constitue la forme de réalisation préférée de la présente invention.
Les températures utilisées pour les opérations de revêtement et d'irradiation sont des températures quelconques qui ne dépassent pas la plus basse des températures de ramollissement du polymère fa- çonné ou de décomposition du sel ou de l'oxyde métallique.
Bien que certains modes et détails d'exécution aient été décrits pour illustrer la présente invention, il est clair qu'on peut y ap.porter de nombreux changements et de nombreuses modifications sans sortir de son cadre.
REVENDICATIONS.
1.- Procédé pour faire adhérer chimiquement des sels et des oxydes métalliques inorganiques à la surface de polymères orga- niques façonnés, caractérisé en ce qu'on applique un revêtement du composé métallique inorganique qui est pratiquement exempt de matiè- re organique, sur la surface d'un polymère organique façonné et on soumet le polymère à une radiation ionisante d'au moins 0,1 Mev de* façon à assurer une exposition correspondant à au moins 0,01 watt- seconde/cm2 de surface pour faire adhérer le revêtement.