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La présente invention concerne une chaudière de chauffage qui comporte un dispositif avertisseur de niveau d'eau, qui entre en action et déclenche une impulsion, par exemple une impulsion d'avertissement, dès que la vapeur vient remplacer l'eau en un point déterminé de la chau- dière.
Lorsque dans les chaudières de chauffage à eau chaude et surtout dans celles qui comportent un foyer à trémie de remplissage ou un foyer automatique, l'eau cesse de circuler, de la vapeur risque de se former dans la chaudière et comme la surface de chauffe n'est pas refroi- die, elle risque d'être détruite.
Les thermostats d'une forme de construction connue
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qui sont disposés ordinairement dans le tuyau de retour ou de départ de la chaudière et servent à régler la quan- tité de chaleur débitée et sont réglés pour une valeur nominale de la température de régime n'assurent pas dans ce cas une protection suffisante, car la vapeur peut se former à une température inférieure à la température de régime de l'eau chaude, surtout lorsque par exemple en raison de réparations ou de réglages la chaudière n'est plus sous pression.
Il est donc nécessaire de prévoir un dispositif de sûreté indiquant que le niveau d'eau s'est abaissé et qui entre en action immédiatement lorsque com- mence la vaporisation nuisible et actionne par exemple un dispositif avertisseur qui interrompt le chauffage automa- tique ou l'arrivée d'air en cas de foyer à trémie de rem- plissage. Il est important également que le dispositif de sûreté se déclenche immédiatement et fonctionne de la ma- nière la plus sûre possible, car il ne se passe générale- ment que quelques minutes entre le moment où la vapeur commence à se former dans une chaudière à forte charge et celui où la surface de chauffe est détruite.
Les conditions que doivent remplir les dispositifs de sûreté des chaudières de chauffage du type précité sont obtenues par le dispositif de l'invention, qui consiste en un appareil avertisseur comportant un élément 8 percé d'une ouverture 17 attenant à une cavité 18 dans laquelle pénètre le fluide et contenant du côté opposé à l'ouverture un or- gane 11 sensible à l'effet de la température, l'élément 8 comportant au moins une surface 15 qui le refroidit exté- rieurement et dont les dimensions par rapport à la section et à la longueur de l'élément sont choisies de façon à établir entre la quantité de chaleur que le fluide fait passer en principe dans l'élément 6 d'une part et celle que lui soustrait par son action la surface de refroidis- sement 15 d'autre part un équilibre de température qui,
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lorsque l'eau est prépondérante, est inférieure à la tempé- rature de déclenchement de l'organe 11 et qui lorsque la vapeur est prépondérante, est supérieure à cette tempéra- ture.
De préférence, l'élément 8 comporte du côté opposé l'ouverture 17 d'entrée du fluide un canal d'échappement d'air 7 qui fait communiquer l'élément 8 avec un point plus élevé 9' de passage du fluide, et oppose à la circula tion du fluide une résistance suffisante pour empêcher le fluide en passant dans l'élément 8 d'exercer une influence sur l'équilibre de-température.
Cette condition est remplie en disposant dans le ca- nal d'échappement d'air un organe de fermeture, par exemple' un robinet.
On peut cependant éviter qu'il soit nécessaire d'in- tervenir à la main par la manoeuvre du robinet d'échappement d'air en disposant dans le canal d'échappement d'air 7 une réduction de section limitant le débit d'écoulement.
Le canal d'échappement d'air 7 peut aussi comporter .un organe de fermeture 20 analogue à un siphon.
Ce siphon se remplit avec le gaz séparé de l'eau et empêche l'eau de circuler tant qu'elle est prépondéran- te dans le tuyau de départ, en empêchant ainsi un transport de chaleur dans l'élément 8 du dispositif de mesure 4 dé- truisant l'équilibre de température.
On a aussi constaté qu'il est avantageux de disposer sur l'élément 8, outre le canal d'échappement d'air 7, un, tuyau d'essai 5 fermé en marche de régime et aboutissant aussi à un point plus élevé 9 de passage du fluide, et dont la résistance à l'écoulement, lorsqu'il est ouvert, est assez faible pour laisser passer un débit correspondant à la température de déclenchement de l'organe 11 dans le but de vérifier le bon fonctionnement du dispositif avertis- seur.
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Une forme de réalisation de l'invention est repré- sentée schématiquement à titre d'exemple sur le dessin ci-joint.
La figure 1 représente une chaudière de.chauffage 1 qui comporte un tuyau de retour 2 et un tuyau de départ 3.
Le tuyau de départ 3 comporte un dispositif 4 indicateur de niveau de l'eau avec un tuyau d'essai 5 et une soupape de réglage 6, ainsi qu'un canal d'échappement d'air 7 en forme de siphon. Le canal d'échappement d'air 7 fait com- muniquer un élément 8 du dispositif indicateur 4 avec un point plus élevé 9 du fluide dans le tuyau de départ. U@ téléthermostat 10, communiquant avec un dispositif indica- teur de température 11 par un tuyau de transmission 11' est réglé à la température de déclenchement, par exemple de 8000, et maintient fermés des contacts de commutation 12 tant que la température dans l'élément 8 du dispositif 4 indicateur de niveau est en équilibre à une valeur infé- rieure à la température de déclenchement, par exemple de 60 C.
Il en résulte que l'électrovalve 13 du tuyau d'arri- vée de combustible reste ouverte et que le brûleur 14 alimente la chaudière 1.
Si l'eau qui arrive dans l'élément 8 est remplacée par exemple par de la vapeur, la convection plus intense et la quantité de chaleur plus forte transmise ont pour effet de décaler l'équilibre de température à l'encontre de l'action exercée par la surface de refroidissement 15 et par suite il s'établit un nouvel équilibre de température, par exemple de 92 C, plus élevé que la température de dé- clenchement de 80 C.
Lorsque la température de déclenchement est dépassée,: le thermostat 10 provoque l'ouverture des contacts 12, l'é- lectrovalve 13 d'arrivée du combustible se ferme et le brû- leur 14 s'éteint. En outre, un dispositif électrique (non représenté) comportant par exemple un relais de maintien, peut servir à indiquer par un signal d'avertissement
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optique ou acoustique que le dispositif de sûreté est déclenché.
La figure 2 est une coupe du dispositif avertisseur.
L'élément 8 comporte une ouverture 17 et une cavité atte- nante 18 d'arrivée du fluide. Celui-ci fait arriver en per- manence une quantité de chaleur déterminée du tuyau de départ 3 à l'intérieur de l'élément 8, tandis que les ner- vures de refroidissement 15 dissipent à l'extérieur une partie de cette quantité de chaleur. La température d'é- quilibre qui s'établit lorsque le flux de chaleur est en équilibre est enrgistrée par -l'indicateur de température
11 du thermostat 10. Celui-ci comporte de préférence un dispositif 19 de réglage de la température nominale qui permet de régler la température de déclenchement.
Si lors- que la chaudière fonctionne normalement, c'est-à-dire lorsque le tuyau de départ 3 contient de l'eau chaude, on désire vérifier le bon fonctionnement du dispositif aver- tisseur, on ouvre le robinet de réglage 6 du tuyau d'essai
5. On fait ainsi circuler l'eau dans l'élément 8 sur l'in- dicateur de température 11 qui,en raison de l'augmentation du flux de chaleur qui y passe, a pour effet de décaler la température d'équilibre en lui faisant prendre une valeur plus élevée et par suite de provoquer le 'déclenchement du thermostat 10, sans qu'il existe de vapeur au point de vérification.
La figure 2 représente aussi le dispositif d'échap- pement d'air de l'élément 8 au moyen du canal d'échappe- ment d'air 7 qui aboutit au point 9 du tuyau de départ. Un siphon 20 qui interrompt la circulation empêche l'équili- bre de température d'être détruit dans l'élément 8 par un courant secondaire incontrôlable en marche normale.