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La présente, .invention a trait à un procédé de fa- brication de l'acier avec,de la fonte,,liquide à plus de 0,5 % de phosphore et avec des ferrailles ou riblons, par af- finage par des produits solides et/ou gazeux, notamment par des minerais de fer et de.l'oxygène techniquement pur.
Le procédé basique d'affinage par le vent est le procédé le plus répandu pour la préparation de l'acier avec de la fonte très phosphoreuse et de la ferraille.
Bien que ce procédé @ l'affinage par le vent l'emporte, au point de vue production, sur le procédé d'af-' finage sur sole et qu'il ait été sensiblement perfectionna au cours de ces dernières années au point de vue qualité de se produits,,on a souvent essayé d'adapter à sa produc- tion celle du procédé connu pour élaboration de l'acier à
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partir d'une charge phosphoreuse liquide, dans le four à sole, ce qui est compréhensible à cause de la haute quali- té des aciers Martin.
L'invention a pour but la solution de ce problème.
On sait que l'on ne peut accroître dans des condi- tions économiques satisfaisantes la production des fours à sole destinés à transformer en acier de haute qualité de la fonte phosphoreuse liquide pure ou en mélange avec des ferrailles que si l'on parvient à hâter beaucoup la combustion du phosphore et qu'on ne peut y arriver qu'en formant le plus vite possible, dans une atmosphère oxydan- te, une scorie très basique et très fluide sur la charge fondue. Des propositions connues avaient pour. but d'atteint- dre ce résultat en disposant d'une façon spéciale les unes par rapport aux autres les charges métalliques et les char- ges non métalliques, que l'on charge alors par couches alternées et même par tas.
L'invention concerne un procédé nouveau et étrange pour élaboration de l'acier à partir de fonte-phosphoreuse liquide et de ferraille, dans=.des fours à sole, par.fusion des parties solides de la charge (riblons et produits d'ad dition) non pas sur toute la section du laboratoire, comme par le passé, mais en un ou plusieurs endroits bien déter- minés où se forment ainsi des cavités en forme d'entonnoir s'étendant vers la surface du bain de fonte et¯dont le con- tenu est appelé marais ,de fusion.
Si l'on dispose au préalable, à l'endroit desdits marais de fusion, la majeure partie de la chaux nécessaire pour la scorification du phosphore et, le cas échéant, les additions nécessaires pour sa liquéfaction, ainsi que les agents d'affinage solides, il se forme très vite, par suite de la concentration de la chaleur de fusion dans les ma- rais, c'est-à-dire dans une partie bien déterminée de la gharge, une scorie provoquant une combustion rapide du
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phosphore, même si la coulée contient encore un pourcenta- ge relativement élevé de carbone.
Par ailleurs, l'opération en marais cause un re- froidissement continuel de la fonte à déphosphorer du fait que-les riblons entourant les marais passent petit à petit dans ces derniers.
Dans l'ensemble, on réalise ainsi dans l'opération en marais, les conditions bien connues de déphosphoration prématurée de la fonte.
Le procédé faisant l'objet de l'invention est mis en oeuvre de préférence dans les fours ronds, avec lesquels la température favorable à la déphosphoration rapide à l'emplacement des marais, sous l'effet de la fusion des matières solides entourant ces marais, s'obtient de façon particulièrements/sûre, ces fours ne donnant aucun espace mort dans l'opération en marais.
L'invention a donc pour objet un procédé de fabri- cation de l'acier avec de la fonte liquide à plus de 0,5% de phosphore et avec des ferrailles ou riblons, par affi- nage¯par des produits solides et/ou gazeux, notamment par des minerais de fer et/ou de l'oxygène techniquement'pur, suivant lequel on fa.it fondre les parties solides de la charge d'un four rond, en plusieurs endroits bien déter- minés où se forment ainsi des marais s'évasant peu à peu et s'étendant jusqu'à la fonte en fusion, le chauffage de ces marais étant continué jusqu'à fusion complète de la charge solide de ce four, l'affinage de la charge étant ensuite continué jusqu'à l'obtention de la composition désirée, après quoi on fait la mise au point.
La chaux nécessaire pour la combinaison du phospho- re et, le cas échéant, d'autres fondants, a.insi que les agents d'affinage solides, sont chargés de préférence à l'endroit des marais de fusion que l'on désire obtenir.
On peut affiner le contenu des marais et, ensuite,
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toute la charge par des produits solides ou gazeux, ces agents d'affinage étant utilisés isolément ou ensemble.
On peut employer avec le 1 succès bien connu l'oxygène techniquement pur pour parfaire l'affinage.
L'opération en marais suivant l'invention permet d'enfourner une proportion de fote liquide très phospho- reuse supérieure à 20% du poids de toute la charge métal- lique.
Les marais de fusion peuvent être obtenus dans la charge métallique solide; donc dans les riblons, par plu- sieurs moyens comme par exemple' un ou plusieurs brûleurs aux combustibles gaz-aux ou liquides agissant par en haut sur la charge. On peut avoir avantage à souffler simultané- ment de l'oxygène sur la surface ou à l'intérieur des ma- rais afin de hâter la fusion du métal et de la scorie.
Les marais peuvent être produits également à l'aide d'électrodes qui "rongent" les riblons jusqu'au bain de fonte. Là aussi, l'adoption d'un four rond est important p pour l'allure de l'élimination du phosphore, car ce type 'de four favorise beaucoup la fusion ininterrompue des ri- blons entourant les marais.
Les fours ronds chauffés au gaz comportent outre les brûleurs placés sur la voûte pour l'opération en ma- rais, de préférence des brûleurs répartis sur la circonfé- rence de la sole et disposés tangentiellement, ces der- niers brûleurs devant être mis en service pour parfaire l'affinage et mettre la charge au point. Dans les fours à arc, ces derniers travàux n'exigent aucune source de cha- leur supplémentaire.
Dans le procédé conforme à l'invention, la combus- tion du phosphore est préférée à celle du carbone, et elle a lieu à un stade prématuré de l'opération, notamment pen- dant la fusion des riblons. Ceci constitue un én,orme avan- tage métallurgique que l'on ne peut pas obtenir par les
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procédés classiques d'affinage sur sole ou avec des dépens. ses considérables.
La déphosphoration demande peu de temps et d'énergie même pour les teneurs en phosphore élevées, ce qui influe grandement sur le bilan économique du nouveau procédé.
La scorie obtenue par l'élimination du phosphore suivant l'invention est chargée d'acide phosphorique et est utilisable sous forme d'engrais précieux comme celle obte- nue dans le procédé Thomas et les procédés Martin connus.