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Les différents types de contremarches extérieures et in- térieures connus jusqu'à présent présentent tous les mêmes caracté- ristiques constructives,dont la principale consiste en une série d'excentriques montés sur un arbre actionné par une couple de rou,es dentées, cylindriques ou coniques, interchangeables, de manière à obtenir des rapports d'engrenage déterminés à l'avance.
Un tel dispositif demande pour chaque modification du rapport ou de l'armure du tissu un choix approprié et une mise au point des excentriques eux-mêmes avec un remplacement éventuel des
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des roues dentées. Par suite,pour exécuter un certain nombre de combinaisons et de modifications de l'armure, il convient de disposer d'une série importante d'excentriques et de différentes couples de roues dentées de rechange.
Pour chaque changement d'armure, il est donc nécessai- re de 'démonter et de remonter les excentriques, les roues dentées. et différents autres organes,tous plus ou moins sales et gras, de telle sorte qu'il faut procéder à un nettoyage approprié et donner une attention spéciale au montage en raison de la nécessi- té d'une mise au point parfaite de la distribution des opérations dans le temps.
Avec les contremarches habituelles, le champ des modi- fications ne peut s'étendre au-delà des types d'armure habituels (et cela en raison du nombre limité de trames dans le rapport que l'on peut obtenir avec le système à excentriques, et c'est pour- quoi il est nécessaire d'avoir recours à la ratière même dans le cas d'ouvrages simples.
La contremarche centrale décrite ci-après est un per- fectionnement au dispositif décrit dans la demande de brevet principal du 21 janvier 1956., Accordée sous le n 544.616, et for- me une addition à l'invention décrite dans cette demande parce que cette contremarche appliquée à la ratière positive centrale permet d'obtenir de très grandes modifications de rapport et @ d'armure dans les dessins, et cela avec la plus grande facilité en supprimant tous les excentriques et la plus grande partie des paires de roues dentées ; on arrive facilement, lorsque la ratiè- re centrale est utilisée avec la contremarche, à supprimer les organes servant à la commande de la ratière au moyen d'aiguilles tâteuses et de cartons perforés.
Les engrenages de commande de la contremarche sont montés sur un côté du bottier central de la ratière et comprennent tous les
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organes servant à actionner les leviers commandant les pédales et les harnais.
Sur les dessins ci-joints, la fig. 1 représente en coupe transversale le carter de commande ou contremarche monte et fixé sur la ratière centrale représentée à la fig. 1 du brevet princi- pal.
La fig. 2 est une coupe longitudinale en plan du même boîtier et les chiffres de référence désignant les organes prin- cipaux formant la contremarche ont été choisis pour plus de clarté à la suite de ceux du brevet principal ; par suite:, ces références commencent sur les fig. 1 et 2 au chiffre 38 en ce qui concerne .les détails de la contremarche proprement dite.
En particulier, la contremarche représentée comprend le cylindre 39 monté sur l'axe 51 fixé à l'intérieur du carter ou boîtier 38 et ce cylindre tourne autour de cet axe sous Inaction des engrenages 52 et 53 entraînés par la roue dentée 54; cette dernière se déplace d'une dent pour chaque tour de la croix de Malte
55 entraînée elle-même par l'arbre 37 du métier relié à la contre- marche par l'intermédiaire des engrenages coniques 56 et 57.
Le cylindre 39 porte à sa périphérie un nombre déterminé de rangées transversales parallèles douvertures ou de rainures dont le nom- bre peut varier entre huit et seize et chaque rangée peut compor- ter de 36 à 42 fenêtres dans lesquelles sont introduites suivant différentes combinaisons deux petites pinces ou tampons 40,, et ces pinces ou tampons,soumis à Inaction du mouvement intermittent du cylindre 39, entraîné par la croix de Malte 55,déplacent les petits leviers 41 oscillant autour des pivots 42. Ces leviers reliés aux biellettes 43 commandent les.masses pendulaires ou ca- valiers 11 oscillant eux-mêmes sur l'arbre 12, comme déjà décrit dans le.brevet principal.
Le déplacement de ces masses pendulai- res 11 arrête ou libère les leviers ou pédales 19 qui commandent
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le déplacement des leviers suivant la fig. 1 du brevet princi- pal et, par suite, à chaque file d'ouvertures ménagées dans l'en- veloppe du cylindre 39 correspond la commande d'une lame déter- minée du métier.
Les petits leviers 41 portent,à l'extrémité en prise avec les tampons 40,un galet à gorge 44, tandis que leur autre'extrémité est solidaire de lames de ressort 45 et celles-ci, maintenues dans la position Il,obligent les galets 44 à se soule- ver à chaque contact avec les tampons 40. Si, au contraire, les lames se trouvent dans la position II (fig. 1),elles obligent les galets 44 à rester à distance du cylindre 39 en maintenant , ainsi les masses pendulaires 11 dans la position d'embrayage. -
Le mouvement tournant intermittent du cylindre 39 est obtenu, grâce à son montage sur l'arbre 37 commandé par la came principale 1 représentée à la fig.
2 du brevet principal, par l'in- termédiaire des roues dentées 52, 53, 54 et la croix de Malte 55 (fig.2).
L'écrou à oreilles 46 maintient le cylindre 39 en posi- tion de travail tandis que le coucercle 47 ferme le carter par l'intermédiaire du levier 48 et de la vis de pression moletée 49.
Pour enlever le.cylindre 39 en cas de remplacement ou pour modi- fier la position des tampons 40, il convient de desserrer la vis moletée 49 et de faire tourner le levier 48 pour dégager le cou- vercle 47. Ceci étant fait, on dévisse l'écrou à oreilles 46 et on retire le cylindre 39.
L'arbre 42 présente,à ses deux extrémités,des éléments excentriques 50 qui sont'logés dans deux paliers fixes formés dans le carter lui-même 38 ou fixés sur ce dernier. La partie cylindrique excentrique extérieure 50 de l'arbre disposé à l'exté- rieur de l'arbre 42, c'est-à-dire, celle qui fait face au levier
48, est' fixée à ce dernier et par suite, en faisant tourner le le levier 48 pour enlever le couvercle 47, on fait tourner en
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même'temps l'arbre 42 et, en raison de la présence des éléments excentriques 50 montés aux extrémités de l'arbre, celui-ci s'abais- se et entraîne avec lui les petits leviers 41 montés sur lui de manière à libérer ainsi le cylindre 39.
On peut ainsi retirer faci- lement ce dernier pour le remplacer ou pour modifier la disposition des tampons 40.
La contremarche formant l'objet de la présente invention peut être pourvue d'un nombre quelconque de cylindres 39 présentant chacun un nombre différent d'ouvertures portant les tampons 40.
Cependant, on utilise normalement.trois cylindres de rechange,dont chacun comporte un nombre différent d'ouvertures pour recevoir les tampons;, et ces trois cylindres suffisent comme série pour assurer la combinaison de toutes les armures et de tous les rapports jus- qu'à 42 trames en permettant ainsi des dessins très divers. Chaque tampon du cylindre 39 correspond à une montée de lame et l'absence d'un tel tampon est équivalent à un arrêt des lisses dans leur position basse. Plusieurs tampons successifs sur le cylindre sont équivalents à autant d'arrêts de la lame en position inférieure.
Les lames qui effectuent un mouvement régulier de va-et-vient, com- me par exemple dans les armures de toile, n'ont pas besoin de tam- pons sur le cylindre et il sera donc suffisant d'amener les lames de ressort 45 des petits leviers correspondants 41 dans la position ll.
Le nombre de lames commandées par la contremarche centra- le peut varier. Cependant, il est normalement de 8 à 16 lames.
Les avantages présentés par la contremarche centrale conforme à la présente addition par rapport aux contremarches con- nues sont les suivants : a) absence totale d'encombrement à l'extérieur de la ratière ; b) remplacement facile et rapide du cylindre 39 et pré-
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paration du dessin par simple changement de position des tampons dans les ouvertures du cylindre ; c) extension considérable de la gamme des dessins, rap- ports et armures grâce à ce que l'on peut introduire jusqu'à 42 trames dans le support ; d) suppression des rechanges d'excentriques et des deux roues dentées qui sont au contraire nécessaires dans tous les au- tres types de contremarche ; e) manutention presque nulle, tous les engrenages étant enfermés et fonctionnant dans un bain d'huile ;
f) très grande vitesse de tissage grâce au dispositif de commande parfaitement positif pour les différents organes.
La description ci-, avant et les dessins ci-joints ne -sont donnés bien entendu qu'à titre d'exemple et toute autre solu- tion du problème qui ne s'écarte pas du principe de transforma- tion de la ratière suivant le brevet principal en une contremar- che centrale incorporant un système d'embrayage et de débrayage du type comportant un cylindre tournant avec saillies déplaçables sur sa périphérie suivant les principes exposés ci-.avant fait partie intégrante de l'invention couverte par la présente addi- tion.