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L'addition, à la charge du convertisseur Thomas de produits pulvérulents très variés en nature et.en quantité est connue en elle-même.
On sait que si l'on se contente d'ajouter ces produits pulvérulents sur le bain. métallique, le convertisseui étant dans sa position horizontale, on obtient au moment du- relèvement un entraînement souvent important et toujours variable d'une partie des produits ajoutés, d'où il résulte les inconvénients multiples d'une perte de matières, de la présence gênante et souvent dangereuse de poussières dans la b.alle d'aciérie, et d'irrégularités dans l'effet de ces additions. De ces inconvénients vient l'idée fréquemment émise d'ajouter les produits pulvérulents au vent de soufflage afin de les forcer à traverser le bain.
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On a proposé de souffler à travers le bain de la poudre de carbone ou bien de la poudre de matières conte- nant du carbone. Ces poudres injectées dans le vent de soufflage en période de déphosphoration permettraient d'abaisser les teneurs en azote de l'acier. On a aussi proposé d'insuffler avec le vent des matières pulvérulentes à base d'alcalis tels que le carbonate de soude, de manière à former un laitier basique facilitant la déphosphoration.
Il est également connu d'insuffler avec le vent des produits pulvérulents tels que minerais fins, battitures broyées, poussières de gueulard, afin de refroidir le bain au cours de l'affinage et de limiter sa tmepérature pour obtenir finalement un acier pauvre en azote et en phosphore
L'insufflation de chaux avec le vent soufflé dans l'affinage au convertisseur Thomas est connue en elle- même. Ainsi, on a proposé d'insuffler de la chaux en poudre avec le vent; cette insufflation se ferait après la combustion du silicium et permettrait la réaction rapide de la chaux ainsi insufflée avec l'acide phosphorique dans le but d'élaborer un acier à basse teneur en azote.
On a enfin suggéré, dans ce même ordre d'idées, d'insuffler de la chaux en poudre et d'autres agents pul- vérulents de refroidissement, ce qui devrait permettre d'obtenir des aciers à faibles teneurs en azote et également à faibles teneurs en phosphore et en soufre.
Ce qui précède est un résumé des nombreux procédés d'insufflation de poudres avec le vent, imaginés jusqu'ici pour l'affinage au convertisseur. Toutefois, aucun de ces
EMI2.1
procédés n'a résolu ce façon .-.-a-'-.C'--=-.-. -'.- -'.'-0 13 problème, si important en pratique, de l'x;Jlie=.#B111A do 1 scufflabili- té des charges Thomas.
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On sait qu'au convertisseur Thomas le débit de vent souffla est limité par le phénomène des projections qui apparaissent lorsque ce débit est supérieur à une- certaine valeur que nous appellerons valeur limite. La va- leur limite du débit dépend naturellement du moment de l'affinage auquel on se trouve et, en particulier, la va- leur la.plus basse'que nous appellerons dans ce qui ,suit, débit limite .minimum, se situe en début de la décarburation, vers le premier tiers du soufflage.' C'est la période durant laquelle, si l'on ne-prend pas la précaution de diminuer suffisamment le débit de vent soufflé, les projections. seront les plus¯importantes.
On sait aussi que les valeurs du débit limite, et plus particulièrement du débit limite minimum, dépendent de plusieurs facteurs importants tels que la forme du conver- tisseur, la dimension du fond et la répartition des trous, et la teneur en silicium, de la fonte. Par exemple, plus une fonte est riche en silicium, toutes choses égales par ailleurs, plus les débits limites sont bas, c'est à dire plus le risque de projections est élevé.
On avait cru cependant longtemps qùe pour éviter les projections'on devait éviter tout refroidissement exces- . sif du bain. Cette théorie avait amené à croire qu'une forte addition initiale de chaux en morceaux, par l'important refroidissement qu'elle provoquait en début d'opération, accentuait le phénomène des'projections et rendait donc la soufflabilité de la charge moins bonne.
Cette interprétation est, au contraire, erronée et il a pu être prouvé, par maintes expériences, que le re- froidissement du bain en début d'opération n'était pas la cause de projections plus abondantes, ou plus généralement
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d'une soufflabilité plus mauvaise. C'est ainsi que, bien au contraire, pour une même qualité de chaux, une forte addition de chaux donne moins de projections qu'une plus faible addition de cette même chaux.
Mais la qualité de la chaux joue un rôle pré- pondérant dans le phénomène des projections. De nombreux essais ont permis, en particulier, de bien préciser ce point capital. C'est ainsi que, pour un convertisseur donné et pour une fonte à teneur en silicium déterminée, un-même poids de deux chaux différentes peut donner des valeurs de débits limites extrêmement variables et, par conséquent, des soufflabilités très différentes. La gra- nulométrie de la chaux utilisée est en particulier un facteur très important de la soufflabilité, une faible granulométrie correspondant à une meilleure soufflabilité, toutes choses égales par ailleurs.
Le fait déjà connu d' ajouter la chaux en mor- ceaux aussi petits que possible, par le bec du convertis- seur, entraîne une amélioration de la soufflabilité qui, bien que sensible, n'est pas totalement satisfaisante. Ce- pendant, outre les multiples inconvénients pratiques pré- cités, les connaissances fondamentales qui ont permis d'expliquer tout récemment la genèse des projections au convertisseur Thomas conduisent à une solution nouvelle, objet de la présente invention.
La présente invention a pour but d'améliorer la soufflabilité, c'est à dire les concilions de soufflage, et plus particulièrement les débits limites définis plus haut, au convertisseur Thomas, avec les nombreux et im- portants avantages qui en résultent tels que gain de temps, augmentation de production de l'usine, amélioration
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de la régularité de l'acier, diminution de la consomma- tion de réfractaires et plus généralement gain sur le prix de revient de la tonne d'acier produit.
A cet effet, l'objet de l'invention est un pro, cédé d'élaboration au convertisseur Thomas permettant d'améliorer le soufflage, qui consiste à insuffler avec le vent de soufflage de la chaux pulvérulente pendant les premières minutes du soufflage, en opérant sur des charge de fonte phosphoreuse- ayant reçu .en début d'opération de la chaux, en morceaux selon la technique habituelle, les- 'dites charges recevant éventuellement d'autres additions refroidissantes effectuées au moment et de la façon appropriés pour obtenir un acier à la température désirée,
La cause fondamentale de la diminution de la soufflabilité au convertisseur Thomas est la formation d'un laitier primaire acide silicaté, riche en oxyde de fer, qui présente un fort pouvoir moussant.
La lente neu- tralisation de ce laitier par la chaux présente diminue progressivement sa teneur en oxyde de fer et par consé- quent son pouvoir moussant.
Au cours d'une opération effectuée selon la méthode conventionnelle, la plus grande partie de l'oxy- gène du fluide d'affinage se fixe au nez des tuyères sous forme d'oxyde de fer. Cet oxyde, qui par la suite est ré- parti d'une façon plus ou moins homogène dans la masse non en équilibre de l'ensemble métal et laitier, est très lentement réduit. Par contre, l'apport de chaux pulvéru- lente en suspénsion dans le fluide oxydant permet au nez des tuyères la dissolution instantanée de la chaux et la formation directe d'un silicate de chaux.
Ainsi la pos- sibilité de formation. d'un laitier primaire acide riche
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en oxyde do fer,; responsable de la dfminution de souffla- bilité- est considérablement diminuée.
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L"inventijon peut aussi comporter une ou plusieurs. des caractéristiques suivantes : a) d'autres éléments sont insufflés avec la. chau b) le produit insufflé est de la dolomie, c) le produit insufflé est un mélange des pro- duits précédemment mentionnés, d) l'insufflation se fait de façon continue, e) l'insufflation se fait de façon discontinue.
Afin de mieux faire comprendre l'invention et à titre d'exemples nullement limitatifs, on décrira ci- dessous plusieurs exemples d'exécution de l'invention en se reportant aux courbes représentées aux dessins annexés dans lesquels :
La Fig. 1 représente la courbe des débits limite: de vent lors d'une opération effectuée suivant l'invention en utilisant la même quantité de chaux que dans le cas de la charge témoin ;
La Fig. 2 représente une courbe' analogue lors d'une opération effectuée de la manière habituelle sur la charge témoin ; .
La Fig. 3 représente la courbe des débits limites de vent lors d'une opération effectuée suivant l'invention;
La Fig. 4 représente une courbe analogue, desti- née à être comparée à la précédente lors d'une opération effectuée en chargeant une certaine quantité de chaux pul- vérulenee par le bec du convertisseur ;
La Fig. 5 est une courbe analogue, pour compa- raison avec les courbes des Fig. 3 et 4-, lors d'une opéra- tion effectuée de la.manière habituelle sur la charje témoin;
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La Figé 6 représente la courb-e des debits limite de vent lors d'une opération effectuée suivant l'inven- tion, le poids de chaux chargé à l'origine étant le même que dans le cas de la charge témoin, et la chaux insufflée suivant l'invention étant en surplus ;
La Fig. 7 est une courbe analogue lors d'une opération effectuée de la manière habituelle sur la charge témoin ;
La Fig. 8 représente la courbe des débits li- mites de vent lors d'une opération effectuée suivant l'invention, en utilisant la même quantité de chaux que dans le cas de la charge témoin, mais l'insufflation étant faite en deux temps ; et
La Fig. 9 est une courbe analogue lors d'une opération effectuée de la manière habituelle sur la charge témoin .
Dans tous ces exemples, on a utilisé un appareil de mesure construit de manière connue et utilisé dans l'industrie, permettant d'obtenir les débits limites de vent en fonction du volume total de vent passé entre l'instant considéré et le début de l'opération.Ainsi on a mis. en évidence de façon certaine l'amélioration de la soufflabilité résultant de l'invention. De plus, on a comparé chaque charge élaborée selon l'invention à une charge dite charge témoin élaborée avec le même convertis' seur se trouvant dans le --même état d'usure, et avec la même qualité de fonte, cette charge témoin étant élaborée selon la technique opératoire normale, c'est à dire sans insufflation de poudre de chaux.
Premier exemple - On se reportera au Tableau 1 Dour l'ensemble des données et résultats de cet exemple.
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TABLEAU I Analyse de la fonte Si = 0,45% c 3,6%
Mn- 0,5% P = 1,62%
EMI8.1
<tb> Essai <SEP> -'-\Il <SEP> 86 <SEP> Essai <SEP> N <SEP> 87
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> Technique <SEP> témoin <SEP> selon <SEP> l'invention
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> Poids <SEP> de <SEP> la <SEP> fonte <SEP> en
<tb>
<tb> tonnes <SEP> 19.1 <SEP> 194,
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> ,Poids <SEP> des <SEP> riblons <SEP> en <SEP> kg <SEP> 1000 <SEP> 1000
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> CHAUX <SEP> en <SEP> kg <SEP> : <SEP> 2100 <SEP> 1750
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> poudre <SEP> in-
<tb>
<tb> sufflée- <SEP> 350
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> Moment <SEP> d'insufflation <SEP> - <SEP> Début
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> Durée <SEP> d'insufflation- <SEP> 55 <SEP> sec. <SEP>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
Débit <SEP> limite <SEP> minimum <SEP> 275 <SEP> m/min. <SEP> 500 <SEP> m/min.
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
Durée <SEP> de <SEP> l'affinage <SEP> 11 <SEP> min. <SEP> 15 <SEP> sec. <SEP> 9 <SEP> min.
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
Temps <SEP> de <SEP> soufflage
<tb>
<tb> secondes/tonnes <SEP> de <SEP> fonte <SEP> 35 <SEP> 28
<tb>
<Desc/Clms Page number 9>
Le convertisseur a d'abord reçu un poids de 1750 kg de chaux en morceaux, soit 350 kg de moins que pour la charge témoin ; on a également enfourné 1000 kg de riblons comme pour la charge témoin. Ces additions ont été faites selon la technique habituelle de l'usine où les essais ont été effectués. Le complément de 350 kg de chaux a été insufflé avec le vent et cette insufflation a commencé dès le'relèvement du convertisseur, quand celui- ci a atteint ,la position de 45 . Le débit de chaux in- sufflée était de 390 kg/min, et l'insufflation a duré 55 secondes.
On se reportera aux Fig. 1 et 2, la courbe de la Fig. 1 se rapportant à la charge élaborée selon l'inven- tion et la courbe de la Fig. 2 se rapportant à la charge témoin. Les ordonnées Q représentent les débits de- vent en m3/min et les abscisses V le volume total de vent passé entre le début de l'opération et l'instant considérée ledit volume étant représenté en pourcentages par rapport au volume total de vent nécessaire à l'opération. Les éléments (a) des courbes sont sensiblement les mêmes. Par contre, l'élément (b) descend beaucoup moins rapidement et beaucoup moins bas dans le cas' de la charge avec insufflation de poussières. La remontée (c) est également plus rapide.
Tandis que, dans le cas de la charge témoin sans insufflation de poudre de chaux, il a fallu descendre le débit jusqu'à 275 m3/min, par contre dans le cas de la charge élaborée suivant l'invention,'il a suffi de descendre à 500 m3/min, et la remontée a été bien plus
1 rapide. L'avantage obtenu est, d'autre part, résumé par le temps de soufflage ramené à. la -bonne de fonte : il
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est de 35 secondes pour la charge témoin et seulement de 28 secondas,pour la charge réalisé selon l'invention, soit un gain de 20% en valeur relative.
Deuxième exemple - On citera également un exemple permettant la comparaison d'une opération effectuée suivant ;1'invention, ,, d'une opération effectuée en chargeant une certaine quantité de chaux pulvéru- lente par le bec du convertisseur et d'une opération effectuée d'une manière habituelle. On se reportera d'ailleurs'au tableau IT pour l'ensemble des données et résultats relatifs à cet exemple ainsi qu'aux trois courbes des Fig. 3, 4 et 5, la courbe de la Fig. 3 se rapportant à la charge élaborée selon l'invention, la courbe de la Fig. 4 se rapportant à l'opération effectué' en chargeant une certaine quantité de chaux pulvérulente par le bec du convertisseur et la courbe de la Fig. 5 se rapportant à la charge témoin.
La quantité totale de chaux enfournée dans le cas de l'opération comportant l'apport de chaux pulvé- rulente par le bec qui est de 2250 kg est supérieure de 150 kg à celle enfournée lors de l'opération effectuée suivant l'invention, afin de compenser les pertes de chaux pulvérulente inévitables au relèvement du conver- tisseur.
Dans le cas de l'opération suivant l'invention, l'insufflation de 350 kg de chaux pulvérulente a permis une amélioration importante de la soufflabilité, puisque
EMI10.1
le débit limite minimum a varié de Li-=t-C> n3r::d.n. à 300 m3/min. dans le cas de chaux pulvérulente chargée par le bec, le débit limite minimum étant de 240 m2/min. lors de
EMI10.2
"''opération témoin ef-ec tuïe de la manière habituelle.
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TABLEAU II Analyse de la fonte :
Si = 0,45% C = 3,8%
EMI11.1
L-Lu = 0 e 5010 P - 1,60%
EMI11.2
<tb> Essai <SEP> ? <SEP> 95 <SEP> Essai <SEP> ? <SEP> 96 <SEP> Essai <SEP> N <SEP> 97
<tb>
<tb> Technique <SEP> témoin <SEP> :selon <SEP> invention <SEP> chaux <SEP> pulvérulente
<tb> par <SEP> le <SEP> bec
<tb>
<tb> Poids <SEP> de <SEP> la.fonte <SEP> en.:
<tb> tonnes <SEP> 19,0 <SEP> 19,1 <SEP> 19,1
<tb>
<tb> Poids <SEP> des <SEP> riblons <SEP>
<tb> en <SEP> kg <SEP> 1100 <SEP> 1100 <SEP> 1100
<tb>
EMI11.3
CHAD2: en kg:morc.eaux: 2100 1750 1750
EMI11.4
<tb> poudre <SEP> par <SEP> le <SEP> bec: <SEP> 500
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> poudre <SEP> insufflée <SEP> 350
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> Poids <SEP> total <SEP> de <SEP> chaux:
<SEP> 2100 <SEP> 2100 <SEP> 2250
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> Moment <SEP> d'insufflation <SEP> Début
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> Durée <SEP> d'insufflation: <SEP> 53 <SEP> sec.
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
Débit <SEP> limite <SEP> minimum <SEP> 240 <SEP> m3/min <SEP> 440 <SEP> m3/min. <SEP> 300 <SEP> m/min.
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
Durée <SEP> de <SEP> l'affinage <SEP> 14 <SEP> min.20sec. <SEP> llmin.33sec: <SEP> 13 <SEP> min.
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
Temps <SEP> de <SEP> soufflage
<tb>
<tb>
<tb> en <SEP> sec/tonne <SEP> de
<tb>
<tb>
<tb> fonte <SEP> 45 <SEP> 36 <SEP> 41
<tb>
<Desc/Clms Page number 12>
Par rapport à cette dernière -.le gain de temps de soufflage ramené à la tonne de fonte est en valeur relative respectivement de 20% dans le cas de l'opéra- tion effectuée suivant l'invention et de 9% dans le cas de la chaux pulvérulente chargée par le bec.
Troisième exemple - On citera également un exemple dans lequel le poids de chaux chargée en début d' opération est resté le même pour la charge faite suivant l'invention et pour la charge témoin. Ge poids est resté égal à 2100 kg dans les deux cas. On se reportera d'ailleurs au Tableau'111'pour l'ensemble des données et résultats relatifs à cet exemple ainsi qu'aux deux courbes des Fig. 6 et 7, la courbe de la Fig. 6 se rapportant à la charge élaborée selon l'in- vention et la courbe de la Fig. 7 à la charge témoin.
Comme dans la Fig. 1 les ordonnées Q représentent les débits de vent en m3/min., et les abscisses V le volume total de vent passé entre le début,de l'opération et l'instant considéré, ledit volume étant déterminé de la même manière que dans l'exemple précédent.
L'insufflation de chaux dans cet exemple a commencé 45 secondes après le relèvement du conver- tisseur et s'est poursuivie pendant 1 min. 30 secondes avec un débit de 270 kg/min, soit une insufflation totale de 400 kg de chaux en poudre. Cette insufflation a permis une amélioration considérable de soufflabilité puisque le débit limite minimum a pu être doublé, passant de 210 m3/min. pour la charge témoin à 420 m'/min. pour la charge élaborée selon l'invention.
Le gain de temps par tonne de fonte s'est élevé à 8 secondes.
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TABLEAU III Analyse de la fonte *.- Si = 0,48% C = 3,6%
Mn= 0,6% P = 1,65%
EMI13.1
<tb> Essai <SEP> N <SEP> 102 <SEP> Essai <SEP> N <SEP> 103
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> Technique <SEP> témoin <SEP> selon <SEP> l'invention
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> Poids <SEP> de <SEP> la <SEP> fonte <SEP> en <SEP> tonnes <SEP> 19,4 <SEP> 19,2
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> Poids <SEP> des <SEP> riblons <SEP> en <SEP> kg <SEP> 1200 <SEP> 1200
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> CHAUX <SEP> en'kg <SEP> : <SEP> morceaux:
<SEP> 2100 <SEP> 2100
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> poudre <SEP> insufflée <SEP> - <SEP> 400
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> Moment <SEP> d'insufflation <SEP> - <SEP> 45 <SEP> sec, <SEP> après <SEP> début
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> Durée <SEP> d'insufflation <SEP> - <SEP> 1 <SEP> min. <SEP> 30 <SEP> sec.
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
Débit <SEP> limite <SEP> minimum <SEP> 210 <SEP> m3/min. <SEP> 420 <SEP> m5/min.
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> Durée <SEP> de <SEP> l'affinage <SEP> 13 <SEP> min.40sec. <SEP> 10 <SEP> min.50sec.
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
Temps <SEP> de' <SEP> soufflage
<tb>
<tb>
<tb> secondes/tonne <SEP> de <SEP> fonte <SEP> 42 <SEP> 34
<tb>
<Desc/Clms Page number 14>
Ceci est d'ailleurs une confirmation du fait que le refroidissement de la fonte en début d'opération n'a pas une influence défavorable sur la soufflabilité, mais, au contraire, exerce une action favorable puisque c'est la charge qui a reçu au total le plus de chaux (2100 + 400 = 2500 kg), donc qui a été le plus refroidie qui a donné la meilleure soufflabilité.
Quatrième exemple - On se reportera au Tableau IV et aux courbes des Fig. 8 et 9 pour les données et résultats d'un exemple dans lequel la charge témoin est représentée sur la Fig. 9 et la charge élabo- rée selon l'invention, représentée sur la Fig. 8, a comporté une insufflation en deux temps .
'- une première insufflation a commencé dès le relèvement du convertisseur et a permis de passer 350 KG de chaux en une minute ; - une deuxième insufflation a été faite de la 3ème à la 4ème minute et a comporté également 350 kg de chaux.
Le complément de chaux nécessaire à l'affinage, soit 1800 kg, avait été chargé, en morceaux, en début d'opération selon le processus normal, ainsi que 1750 kg de riblons.
On notera la présence d'une teneur en silicium très élevée dans la fonte traitée soit 0,80%. Malgré cela les conditions de soufflage ont été satisfaisantes puisque le débit limite minimum est de 320 m3/min. Il est à remarquer que, pour la charge témoin correspondan- te, le débit de vent a dû être descendu à 200 m3/min., et le débit limite minimum pour les projections était encore en-des,sous de cette valeur.
Il n'était cependant pas possible de descendre en-dessous de cette valeur
<Desc/Clms Page number 15>
TABLEE IV Analyse de la fonte: Si = 0,80% C= 3,4%
Mn- 0,5% P = 1,6%
EMI15.1
<tb> Essai <SEP> N <SEP> 108 <SEP> Essai <SEP> N <SEP> 109
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> Technique <SEP> témoin <SEP> selon <SEP> l'invention
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> Poids <SEP> de <SEP> la <SEP> fonte <SEP> en <SEP> 1925
<tb>
<tb> tonnes <SEP> 19,3 <SEP> 19,5
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> Poids <SEP> des <SEP> riblons <SEP> en <SEP> kg <SEP> 1750 <SEP> -1750
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> CHAUX <SEP> en <SEP> kg:
<SEP> morceaux <SEP> 2500 <SEP> 1800
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> poudre <SEP> in-
<tb>
<tb> sufflée <SEP> - <SEP> 700
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> Moments <SEP> d'insufflation <SEP> - <SEP> début <SEP> et <SEP> + <SEP> 3 <SEP> min,
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> Durée <SEP> d'insufflation- <SEP> 1 <SEP> min. <SEP> + <SEP> 1 <SEP> min,
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> Débit <SEP> limite <SEP> minimum <SEP> 200 <SEP> m3/min. <SEP> 320 <SEP> m3/min.
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
Durée <SEP> de <SEP> l'affinage <SEP> 15 <SEP> min.10 <SEP> sec. <SEP> 12 <SEP> min.
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
Temps <SEP> de <SEP> soufflage
<tb>
<tb> secondes/tonne <SEP> de <SEP> fonte <SEP> 47 <SEP> 37
<tb>
<Desc/Clms Page number 16>
de 200 m3/min., qui correspond sensiblement à la valeur de la pression en-dessous de laquelle la fonte risque de rentrer dans les trous du fond. Il a donc. fallu se maintenir,à ce niveau de 200 m3/min. supérieur au débit limite minimum, et il en est résulté des pro- jections abondantes qui ont provoqué une perte consi- dérable de métal, que l'on a pu évaluer à 3 tonnes pour cette charge témoin.
On voit donc, en particulier, l'intérêt consi- dérable que peut présenter l'invention dans les cas de fontes à hautes teneurs en silicium.
Il est bien entendu que l'on pourra, sans sortir du cadre de l'invention, imaginer des variantes et perfectionnements de détail, de même qu'envisager l'emploi de moyens équivalents.
Revendications
1 - Procédé d'élaboration au convertisseur Thomas permettant d'améliorer le soufflage, qui consiste à insuffler avec le vent de soufflage de la chaux pulvé- rulente pendant les premières minutes du soufflage, en opérant sur des charges de fote phosphoreuse ayant reçu en début d'opération de la chaux en morceaux selon la technique habituelle, lesdites charges recevant éven- tuellement d'autres additions refroidissantes effectuées au moment.et de la façon appropriée pour obtenir un acier à la température désirée.
**ATTENTION** fin du champ DESC peut contenir debut de CLMS **.