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La présente invention se rapporte à des diaphragmes susceptibles d'être utilisés dans des systèmes sensibles à la pression, et plus particu- lièrement à des diaphragmes présentant une forte sensibilité et répondant de façon uniforme aux pressions qui y sont appliquéeset qui sont construits et montés de façon à fournir un joint du type à roulement dont la surface moyenne efficace est constante lorsqu'on le déplace.
On a utilisé longtemps des diaphragmes pour transformer une pres- sion en force de manoeuvre destinée à la commande d'un mécanisme. Toutefois, l'application des diaphragmes a été limitée pour diverses raisons, dont les principales sont :
1) des variations de la surface moyenne efficace du diaphragme au long de sa course de fonctionnement;
2) la difficulté d'obtenir en totalité la course désirée ;
3) l'usure excessive;
4) la flexibilité réduite du diaphragme en raison des essais faits pour renforcer la matière de façon à éviter sa rupture;
5) l'introduction d'un gradient plastique lorsqu'on a formé préalablement la matière à la forme désirée de diaphragme, et
6) un coût excessif dû à des procédés de fabrication inefficaces.
La présente invention se propose notamment de fournir t - un diaphragme perfectionné qui possède une orientation libre et une détente complète en tous points dans les limites de sa course de fonc- tionnement ; - un diaphragme de construction à circonvolutions profondes qui peut être déplacé de façon répétée suivant une course relativement grande sans usure excessive et qui est susceptible d'une action de roulement sans friction lorsqu'il est déplacé du piston vers le cylindre ou vice-versa et lorsqu'il est soumis à des pressions variables;
- un diaphragme qui peut être replié sur lui-même en un pli ou ra- battement aigu lorsqu'il est monté dans un mécanisme de manoeuvre à pression linéaire et qui, ainsi monté, est sensible à de légères variations de pres- sion et permet d'obtenir un rapport constant entre la force et la pression sur la totalité de la course de fonctionnement du mécanisme; - un diaphragme dont l'extensibilité est limitée de façon à fournir des conditions constantes et empêcher le développement de forces en désé- quilibre sur la zone non supportée, en protégeant ainsi le dispositif d'une rupture; - un procédé de fabrication de diaphragmes possédant de nouvelles caractéristiques de structure permettant d'atteindre les buts ci-dessus.
D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront de la description qui va suivre, faite en regard des dessins annexés, dans lesquels :
Les figures 1 et 3 représentent une coupe longitudinale d'un appa- reil destiné au moulage de diaphragmes selon un premier procédé;
La figure 2 est une vue en plan d'un flan de tissu utilisable avec le dispositif des figures 1 et 3 ;
La figure 4 est une vue en plan d'un flan de tissu après qu'il a été moulé par le dispositif des figures 1 et 3;
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La figure 5 est une vue en plan à plus grande échelle analogue à celle de la figure 4, montrant comment les fils du tissu ont été redisposés pendant la phase de moulage;
La figure 6 est une vue en perspective à plus grande échelle du même tissu après le moulage;
Les figures 7 et 8 illustrent un premier procédé de revêtement du tissu moulé pour le rendre imperméable au fluide;
La figure 9 représente un second procédé de revêtement du tissu moulé;
La figure 10 est une vue en plan du diaphragme terminé ;
La figure 11 est une coupe longitudinale d'un diaphragme terminé ;
La figure 12 est une coupe longitudinale d'un diaphragme construit selon la présente invention, monté entre un cylindre et un piston; et
Les figures 13, 14 et 15 représentent une variante du procédé pour former un diaphragme selon la présente invention ;
La figure 16 représente une forme modifiée de l'invention.
Bien que des diaphragmes construits selon la présente invention sont susceptibles de présenter plusieurs formes de réalisation distinctes comme on l'explique ci-après, plusieurs facteurs ou caractéristiques sont néanmoins communs à toutes ces formes de réalisation. Chaque forme de réa- lisation présente la forme générale d'un chapeau, comprenant une paroi cy- lindrique ou légèrement conique possédant une tête plate ou rebord s'éten- dant vers l'intérieur à partir de son sommet et un rebord s'étendant radia- lement vers l'extérieur à partir du bas de la dite paroi.
La tête plate peut être annulaire ou formant entièrement la paroi périphériqueo Chaque chapeau est formé d'un tissu sans couture homogène et par divers moyens nou- veaux la paroi cylindrique ou conique possède une stabilité sensible dans sa dimension longitudinale et une extensibilité préalablement déterminée dans sa dimension périphérique. En outre, on traite chaque chapeau de façon à le rendre imperméable au fluide sous pression, ce qu'on obtient en général en revêtant le tissu d'un élastomère imperméableo
En se référant aux dessins, les figures de 1 à 11 illustrent un premier type de diaphragme nouveau possédant les caractéristiques sus-men- tionnées et le procédé préféré permettant de le fabriquero Dans ce cas, on construit le diaphragme à partir d'un flan de tissu plat 2 tissé (voir figu- re 2).
De préférence, le flan est circulaire, mais il peut avoir une autre forme. La valeur minimum de la dimension du diamètre du flan circulaire (ou de la dimension latérale dans le cas d'un flan non circulaire) dépend de la dimension du diaphragme en forme de chapeau que l'on désire former.
De préférence, elle est au moins égale au double du diamètre de la paroi cy- lindrique, plus le double de la hauteur de la dite paroi, plus le double de la largeur du rebord s'étendant vers l'extérieur du diaphragme. On met en place un flan découpé à la dimension correcte telle qu'elle est déterminée par la formule ci-dessus dans une matrice de moulage 4 (voir figure 1) pos- sédant une cavité ou trou 6 cylindrique ou légèrement conique et une feuil- lure 8. Le diamètre de la cavité 6 est sensiblement égal au diamètre exter- ne de la paroi cylindrique du chapeau à former. Le diamètre de la feuillu- re 8 est suffisamment grand pour recevoir le flan 2. On dispose ensuite sur la partie supérieure du flan 2 une plaque 10 possédant une ouverture centra- le 12 d'un diamètre intermédiaire à celui de la cavité 6 et à celui de la feuillure 8.
La plaque 10 comporte des doigts 14 destinés à recevoir entre eux des boulons à oeillet 16 qui sont reliés de façon articulée à des pro-
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longements périphériques 18 de la matrice 4. Les boulons 16 sont filetés pour recevoir des écrous à oreilles 20 qui coopèrent avec ces boulons pour serrer la plaque 10 sur la matrice 4. On bloque les écrous 20 pour amener la plaque 10 en contact étroit avec le flan 2, c'est-à-dire jusqu'à ce que l'espacement compris entre la plaque 10 et la feuillure 8 soit égal ou légè- rement inférieur à l'épaisseur du flan avant que la plaque 10 soit mise en place sur ce derniero Toutefois, la pression exercée par la plaque 10 sur le flan de tissu n'est pas suffisante pour empêcher un glissement du flan lorsqu'on lui applique une force appropriée.
Ensuite, on amène une matrice mâle cylindrique 22 ou poinçon chaud possédant un rebord périphérique 24 en prise avec le flan 2 pour l'enfoncer dans la cavité 6 dans la position re- présentée sur la figure 3. Le poinçon 22 est de forme identique à celle de la cavité 6, mais son diamètre est inférieur au diamètre de cette dernière d'une valeur égale à deux fois l'épaisseur du flan 2. Cette différence de diamètre est critique. Si la différence de diamètre entre le poinçon 22 et la cavité 6 est supérieure à deux fois l'épaisseur du flan 2, le tissu tend à se replier sur lui-même lorsqu'on le force vers le bas à l'intérieur de l'étranglement de la cavité 6. Si la différence est inférieure à deux fois l'épaisseur du flan 2, on n'enfonce le tissu dans la cavité qu'avec une dif- ficulté considérable et une possibilité de rupture.
Pendant cette opération le flan est tiré dans la cavité par le poinçon et, sous l'influence de la chaleur et de la pression qui lui sont appliquées par celui-ci, sa partie centrale prend la forme de l'espace compris entre le poinçon 22 et la cavi- té 6.
Ainsi qu'on l'établit ci-dessus, on ne serre la plaque 10 contre le flan 2 que dans la mesure nécessaire pour maintenir le tissu à plat, tout en lui permettant d'être tiré radialement vers l'intérieur en direction de la cavité 6. Ce facteur, en combinaison avec l'espacement critique compris entre la cavité 6 et le poinçon 22, provoque un arrangement nouveau d'une manière unique des fibres du flan 2 par les matrices.
Le flan, qui est initialement circulaire comme sur la figure 2, est moulé sous forme d'un chapeau 26 qui, comme on le voit sur les figures 4, 5 et 6, possède maintenant un rebord périphérique 28 sensiblement rectangulai- re, une partie cylindrique, tubulaire ou conique 30, et une partie extrême 32. Sur les figures 5 et 6, on a largement espacé les fils de chaîne et de trame de façon à faciliter l'illustration du comportement des fils à mesure qu'on forme le chapeau. Toutefois, il est évident que le flan 2 est un tis- su tissé de façon serrée et que la totalité de ses fils suivent le tracé re- présenté par les fils 34 et 36 donné à titre d'exemple sur les figures 5 et 6.
La configuration du chapeau est une conséquence de l'arrangement nouveau des fibres et non de l'allongement des fibres individuelles. On évi- te soigneusement cette dernière éventualité pour permettre aux fibres de con- server leur élasticité inhérente de façon à pouvoir supporter des fluctua- tions rapides et importantes de pression.
On a utilisé le flan circulaire afin qu'il représente le plus clai- rement l'arrangement nouveau des fibres. Naturellement, on peut avoir recours en pratique à des flans présentant d'autres formes de départ, car la configuration initiale a peu d'importance et est modifiée par rognage ulté- rieur.
En se référant aux figures 5 et 6, on voit que la partie 28 du re- bord périphérique du chapeau formé à partir d'un flan 2 plat et circulaire possède la configuration générale d'un carré dont les côtés sont légèrement incurvés en leur milieu. Cette configuration est due au fait que la proxi- mité des matrices mâle et femelle provoque une tension du flan en direction
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parallèle à l'axe de la cavité 6 et le comprime sur la circonférence de celle-ci en produisant ainsi un arrangement nouveau des fibres.
Attendu que le tissu formant la partie cylindrique du chapeau a été comprimé périphéri- quement et étiré axialement par l'arrangement nouveau des fibres, les fils de chaîne 34 sont sensiblement droits en A, n'ayant été déplacé axialement que d'un faible degré, tandis que les fils 36 de trame sont courbés en A, ayant été ré-arrangés par une compression périphérique de la partie cylin- drique du tissu et sont disposés maintenant obliquement par rapport aux fils de chaînée
Pour cette raison, le rebord en A et la partie cylindrique en D ne peuvent subir d'allongement sensiblement dans le sens de la chaîne, mais ils sont extensibles dans le sens de la trame.
Une situation analogue existe en B, qui est décalé de 90 de A.
Dans ce cas, ce sont les fils de trame 36 qui ont été maintenus dans leur relation linéaire initiale, et les fils de chaîne 34 qui ont été courbés ou réarrangés par compressiono Par conséquent, le rebord en B et la partie cy- lindrique en E sont extensibles dans le sens de la chaîne et ne peuvent su- bir d'allongement sensible dans le sens de la trame.
Une situation légèrement différente existe en Co Le tissu y subit une tension due à une force dans le sens de l'axe de la cavité 6 et est com- primé par une force périphériquement à la cavité 6, en tirant à la fois les fils de chaîne et de trame à partir de leur arrangement normal, mutuellement perpendiculaire, vers un nouvel arrangement mutuellement oblique. Dans ce cas également, le rebord et la partie cylindrique en F n'est pas extensible radialement et axialement mais dilatable périphériquement.
En résumé, en ce qui concerne la paroi 30 cylindrique ou légère- ment conique du chapeau, on voit que les fils de chaîne et de trame formant la paroi cylindrique ou légèrement conique ont également été réarrangés à partir de leur arrangement initial mutuellement perpendiculaire du flan plat 2. La partie de la paroi D comprend des fils de chaîne sensiblement droits et des fils de trame courbés La situation inverse existe dans la partie de la paroi E où la trame est droite et la chaîne courbée. Dans la partie F, les fils de chaîne et de trame sont disposés obliquement du fait qu'ils ont été tendus axialement et comprimés périphériquement.
Par conséquent, la pa- roi cylindrique 30 est susceptible de subir un allongement périphérique mais non axiale L'extensibilité de la paroi est au minimum au voisinage du sommet et au maximum au voisinage du pourtour.
En se référant maintenant à la partie 32 supérieure ou extrême du chapeau, on voit qu'elle diffère sensiblement du rebord et de la paroio Le - sommet ou extrémité du chapeau comprend des fils de chaîne et de trame qui sont encore dans leur disposition initiale, perpendiculaires les uns aux au- tres. Par conséquent, le sommet ou l'extrémité du chapeau est non extensi- ble dans toutes les directions attendu que les forces axiales à appliquer le long de la paroi sont égales, pour maintenir ainsi la partie extrême non déformée. L'extensibilité périphérique du rebord du chapeau également n'est pas nuisible.
La raison en est que le diaphragme, lorsqu'il est monté sur un dispositif de manoeuvre approprié, est serré sur son bord périphérique et sa partie extrême, en laissant la paroi périphérique libre de façon à ré- pondre rapidement aux fluctuations de pression.:
Après avoir formé le chapeau en tissu 26 à partir du flan 2, on.le traite par une matière appropriée pour le rendre imperméable aux fluides., De préférence, on l'effectue en formant séparément un chapeau analogue 4 en un élastomère approprié. Ensuite, ainsi que le montrent les figures 7 et 8, on dispose le chapeau en élastomère 40 sur le poinçon dirigé vers le haut d'un moule chauffé 42.
On met en place le chapeau de tissu 26 sur le cha-
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peau en élastomère et on amène un moule 44 complémentaire possédant une ca- vité interne 46 en prise avec le chapeau en tissu en le serrantainsi que le chapeau en élastomère, étroitement contre le moule chauffé 42. En rai- son de la chaleur et la pression des moules, l'élastomère coule dans les interstices du tissu et s'y fixe. Ensuite, on enlève le diaphragme et on rogne son rebord s'étendant extérieurement à la dimension nécessaire.
Le diaphragme terminé, désigné de façon générale en 50, apparaît, comme repré- senté sur les figures 10 et 11 prêt à être utilisée Les références 52 et 54 désignent les côtés de la toile et de l'élastomère respectivement et 58 dé- signe le pourtour définitifs Si on le désire on peut découper un trou cir- culaire dans l'extrémité du chapeau, comme on le représente par une ligne pointillée 56 sur la figure 11, de façon à laisser un rebord annulaire s'é- tendant vers l'intérieur.
Au lieu de revêtir le chapeau en tissu en formant un chapeau ana- logue en un élastomère approprié et en les moulant ensemble par la suite comme représenté sur les figures 7 et 8, on peut appliquer un procédé dif- férent tel que représenté sur la figure 90
On dispose sur le socle du moule 42 un petit tampon ou pastille 41 d'élastomère et on met en place un chapeau en tissu 26 construit comme expliqué précédemment sur la pastille, Ensuite on amène une matrice femel- le chauffée 44 en prise avec le chapeau en tissu. Les moules chauffés ra- molissent l'élastomère en le forçant à couler vers le bas sur les côtés du socle et dans les interstices du tissu. On le laisse se fixer. Lorsqu'on l'a enlevé et rogné, le produit terminé est tel qu'il est représenté sur les figures 10 et llo
La figure 12 illustre la façon dont on utilise le diaphragme.
On serre le rebord 58 s'étendant vers l'extérieur du diaphragme en forme de chapeau entre des rebords 62 complémentaires d'un cylindre 60 d'un ensemble de commande de pression. La tête centrale du chapeau est fixée contre un piston 64 par une plaque 66 qui de préférence présente un rebord périphéri- que 68 pour maintenir le diaphragme contre le pistono On monte le coté tis- su ou convexe 52 du diaphragme au voisinage du piston et le côté élastomère ou concave 54 du diaphragme contre la plaque. A la partie 70 de la tête et aux parties cylindriques, le chapeau est inversé de sorte que la partie cy- lindrique est maintenant à 180 de sa position initiale par rapport à la tête, en permettant ainsi la formation d'une profonde circonvolution telle qu'en 71.
Attendu qu'il n'y a pas de circonvolution préalablement formée, il n'y a pratiquement aucun gradient élastique dans le diaphragme lorsqu'il travaille selon sa course de fonctionnement. L'air ou autre fluide sous pression pénétrant dans le cylindre par des orifices 73 pousse un côté de la circonvolution contre le piston et l'autre côté contre la paroi intérieure 72 du cylindre, en remplissant l'espace de fluide. Cette disposition élimi- ne sensiblement toute friction lorsque le piston se déplace par rapport au cylindre, sauf la friction interne due au pliage du diaphragme à son rabat- tement, qui est soit si léger qu'il est-négligeable, soit capable d'être équilibré en réglant l'organe de manoeuvre.
Etant donné que la paroi 30 du diaphragme est dilatable périphériquement, à mesure que le piston portant la partie intérieure du diaphragme se déplace par rapport au cylindre portant la partie extérieurela matière est déroulée par une action de roulement à partir de la partie intérieure cylindrique vers la partie extérieure dans une direction de mouvement du piston et vioe-versa dans l'autre direction.
Attendu que le diaphragme est dilatable dans une direction périphérique seu- lement, la zone moyenne efficace du diaphragme reste constante pendant la course de fonctionnement de façon à créer une force qui varie de façon di- rectement proportionnelle aux différences de pression à travers celle-ci,
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quelle que soit la position particulière du piston dans la course.
La pression exercée sur le diaphragme est supportée pour sa plus grande partie par la paroi et la tête du piston et la paroi du cylindre,, Le reste de la pression est supporté par le diaphragme à son rabat ou cir- convolution 71. Par conséquent, le seul endroit où le diaphragme est sou- mis à une pression tendant à l'allonger ou à le rompre est situé à son re- plie Cette tension est très faible, étant fonction du rayon de la circon- volutiono Pour cette raisson, on maintient faibles les épaisseurs du dia- phragme, à savoir de 4 mm à 4,5 mm.
Du fait de la faible épaisseur de la paroi, la surface de la circonvolution est petite et a pour conséquence une faible tension du tissuo
La zone non supportée d'un diaphragme typique construit et monté comme expliqué ci-dessus forme un anneau annulaire de seulement 2,5 mmo à travers la circonvolution, c'est-à-dire que le rayon de la courbure de la circonvolution est de 1,25 mm environo Il est évident que le diaphragme est encore soumis à certaine tension à sa zone non supportéeo Toutefois, le diaphragme est très capable de la supporter, même lorsque le rayon de la courbure de la circonvolution est supérieur à 1,25 mm, du fait que, ainsi qu'on l'a expliqué ci-dessus, les fibres du flan 2, lorsque celui-ci est moulé par les matrices,
sont réarrangées mais non allongées dans une posi- tion de non extensibilité axialeo Par conséquent les fibres conservent leur élasticité naturelle, et, n'ayant pas été allongées jusqu'à leur limite élastique ou presque et fixées à ce point, elles sont très capables de ré- sister aux pressions qui y sont exercées sur la zone non supportéeo
On a constaté que des diaphragmes construits comme décrit ci-des- sus possèdent une surface commandée qui est constante à 0,1 % près ou moins; ils sont d'une durée sensiblement illimitée dans des conditions normales de travail, ont une action de roulement sensiblement sans friction et résistent à des variations de température comprises entre - 53 C et + 315 C et à des variations de pression comprises entre 0 et 35 kg/cm2.
Bien que de préférence on forme le chapeau de tissu de façon que sa circonférence libre soit suffisamment grande pour s'adapter autour du cy- lindre de l'organe de manoeuvre sans allongement sensible de ses fils9 il est évident qu'on peut le former avec une circonférence plus petite que l'a- lésage du cylindre en prévoaytn de fines ondulations axiales sur la surface des éléments mâle et femelle 22 et 6 des figures 1 et 3.
Ainsi, le chapeau terminé, en raison des ondulations ajoutées qui sont disposées parallèlement à l'axe longitudinal, possède une plus grande possibilité d'allongement pé- riphérique que la construction précédemment décriteo
On peut fabriquer des diaphragmes possédant les mêmes nouvelles caractéristiques générales suivant un autre moyen en utilisant un tissu trico- té ou tissé en forme de tube au lieu de tissu plat. Le tube tissé nécessi- te des fils de trame périphériques d'une construction particulière de sorte que le produit final présente une quantité réglée et préalablement détermi- née d'extensibilité périphérique.
On a constaté dans la pratique qu'on peut former des diaphragmes donnant satisfaction à partir d'un tube tissé qui possède des fils de trame périphériques comprenant entre autres un fil sous tresses possédant un noyau élastique étirable, un fil retors crépé, ou un câble fixé sous une forme sinusoïdale ou de dent de soie. On peut le fixer dans leur état endulé ou retordu en ajoutant un ou plusieurs noyaux non di- latables et non dissolvables, ou en les enduisant d'une colle ou autre ma- tière appropriée qui, ainsi que les noyaux, peut être dissoute du tissu avant le moulage, ou de l'article terminé. Des câbles superficiels ou noyés peuvent être retenus pour empêcher une dilatation périphérique au delà d'une limite préalablement déterminée.
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Un procédé préféré de fabrication de diaphragmes à partir de "Ny- lon" tissé en forme de tube est représenté sur les figures 13 à 15. On glisse une pièce de "Nylon" tissé en forme de tube 80 d'une longueur et d'un. diamètre appropriés sur un mandrin 82 dont le diamètre n'est que légè- rement supérieur à celui du tube afin de permettre au tissu de s'y adapter étroitement On ne glisse pas entièrement le tube sur le mandrin? une cour- te section 83 restant au-dessus de 1 extrémité de ce dernier ainsi que le représentent les lignes pointillées sur la figure 13.
Ensuite, on enlève les fils de trame périphériques de la section 83 du tube s'étendant au delà de l'extrémité du mandrin et' on dispose les extrémités libres maintenant non tissées des fils de chaîne sur l'extrémité du mandrin comme- en 85, en prenant soin d'arranger les fils de chaîne radialement de façon qu'ils ne se croisent pas les unes sur les autres. Puis, on met en place un morceau de "Nylon" 84 sur la partie supérieure des fils de chaîne 85. On colle le morceau et les fils de chaîne libres les uns aux autres en appliquant un solvant du "Nylon"o Sur la figure 13, on a représenté l'épaisseur du mor- ceau de "Nylon" à plus grande échelle pour une meilleure illustration.
Le morceau de "Nylon" empêche les fils de chaîne d'être tirés hors de leur po- si%ion, et elle peut être soit maintenue après que le diaphragme a été for- mé, soit enlevée en découpant le centre du diaphragme après qu'il a été en- duit.
Ensuite, on enlève le tube du mandrin et on le tend sur une matri- ce femelle 86 (voir figure 14) possédant une cavité 88 cylindrique ou légè- rement conique.
Ensuite, on presse une matrice mâle' 90 possédant un poinçon 92 portant un chapeau en élastomère 94 contre le morceau 84 et l'extrémité fer- mée en faisant pénétrer l'extrémité dans la cavité de la matrice femelle et en tirant avec elle le tube en tissu cylindrique 80 qui glisse sur la sur- face extérieure 86 de la matrice femelle 86 en direction de la cavité jus- qu'à ce que celle-ci soit entièrement occupée, ainsi que le montre la figure 15. On chauffe la matrice mâle 90 et cette chaleur en même temps que la pression qu'elle exerce lorsqu'on la presse contre le morceau 84 lorsque ce dernier atteint le fond de la matrice 86, comme sur la figure 15, fait cou- ler le chapeau d'élastomère dans les interstices du chapeau en tissu et l'y fixe.
Ensuite, on sépare les matrices et le diaphragme enduit est dégagé de celles-ci. Puis on rogne le rebord 98 s'étendant vers l'extérieur du diaphragme à la dimension correcte pour fournir un diaphragme de la même configuration générale que celle représentée sur les figures 10 et 11.
L'extrémité fermée du diaphragme formé comme représenté sur les figures 13 à 15 est capable de se dilater périphériquement de façon consi- dérable en raison du fait que les fils de trame ont été enlevés. La partie longitudinale ou cylindrique du diaphragme est également capable de se di- later périphériquement, la dilatation dans ce cas étant due à la dilatabi- lité inhérente des fils de trame.
Le rebord périphérique 98 peut se dilater périphériquement mais légèrement moins que le sommet et les parties cylindriques, attendu que le tissu comprenant la surface du rebord a été étiré périphériquement à un plus grand degré par les éléments de matrices.
Etant donné que les fils de chaîne sont sensiblement non-extensi- bles, la partie cylindrique ne peut être étirée axialement, et le sommet et le rebord ne peuvent se dilater radialement. Par conséquent, un diaphrag- me formé par ce moyen en toile tubulaire possède sensiblement les mêmes ca- ractéristiques qu'un diaphragme fabriqué à partir d'une toile plate tissée formée de la façon représentée aux figures 1 et 3. Dans les deux cas, le
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diaphragme possède une partie cylindrique étirable périphériquement mais non axialement et qui permet une action de roulement sans friction lorsqu'il est monté pour répondre à des variations de pression.
La figure 16 représente une légère modification de la présente in- ventiono Comme il est établi ci-dessus, la partie longitudinale du diaphrag- me peut être sensiblement cylindrique ou légèrement conique. On peut faire varier la configuration conique de façon à former un double cône comme repré- senté sur la figure 16. Le tissu 100 comprend un rebord 104, une extrémité fermée 108 et une partie longitudinale pourvue d'un double cône ainsi que le représente le changement de pente en 110 et 112. L'élastomère 114 est formé de façon analogue. Le but du double cône est de permettre dans ce cas que le diaphragme tende à s'étirer plus facilement qu'il ne se comprime.
Par conséquent, la partie du diaphragme, qui se déroule continuellement de et sur le piston est faite d'un diamètre plus petit que celui de la partie au voisinage du rebord qui recouvre la paroi du cylindre.
Bien qu'on ne l'ait pas représenté, il est évident que le dia- phragme de la figure 16, ainsi que celui des figures 11 et 15, peut être mo- difié en ce sens que le revêtement d'élastomère est appliqué à l'extérieur plutôt qu'à l'intérieur du chapeau en tissu. Lorsqu'on le construit avec l'élastomère disposé à l'extérieur, on monte le diaphragme de façon que son rebord soit inversé par rapport à sa partie conique ou cylindrique. Par contre, comme représenté sur la figure 12, on monte des diaphragmes qui sont enduits à l'intérieur de façon que la tête fermée soit inversée par rapport à la partie conique ou cylindrique.
De préférence, les diaphragmes construits selon la présente in- vention sont faits à partir de "Nylon" lorsqu'ils sont destinés à être uti- lisés à des températures inférieures à 99 C. A des températures comprises entre 99 et 127 C, on préfère un tissu d'Orlon. A des températures plus éle- vées on utilise une toile de verre, la température maximum étant limitée dans ce cas par l'élastomère. Des diaphragmes construits en toile de verre enduite d'un élastomère élastique donnent satisfaction pour un fonctionne- ment continu jusqu'à une température de 260 C et fonctionnant de façon sa- tisfaisante lorsqu'ils sont exposés pendant une courte durée à des tempéra- tures aussi élevées que 315 C environ.
Il est évident également que tout ballonnement du diaphragme à la zone de la circonvolution est empêché par la présence des fils s'étendant périphériquement qui arrêtent toute séparation à son début des fils s'éten- dant longitudinalement avant que des forces déséquilibrées puissent se dé- velopper contre l'élastomère.
L'expression "élastomère" est utilisée ici pour désigner toute ma- tière telle que le caoutchouc, le caoutchouc synthétique, ou autres matières susceptibles de rendre les tissus imperméables aux fluides, tout en permet- tant en même temps au diaphragme d'être roulé selon une profonde circonvolu- tion susceptible de se mettre en place librement de façon à répondre aux va- riations de la pression appliquée.
Il est évident que l'on peut utiliser d'autres matières bien con- nues des personnes spécialisées, la considération principale étant que le tissu possède une résistance à la traction et une élasticité suffisante pour résister à des variations continues et importantes de pression et de tempé- rature, et que la matière de revêtement soit imperméable aux fluides et élastique o