<Desc/Clms Page number 1>
L'invention a pour objet un redresseur monoanodique à refroidissement par air soufflé.
Les redresseurs monoanodiques dégagent, surtout dans la région de la cathode, une quantité de chaleur assez consi- dérable qu'il est indispensable d'évacuer.
On a déjà pensé à refroidir ces redresseurs au noyon d'une circulation d'eau. Toutefois, il n'est pas toujours possi- ble de disposer d'eau en quantité suffisante, et l'on a égale- ment envisagé de combiner une circulation d'eau en circuit fermée et un échangeur de chaleur eau-air constitué principa- lement par un radiateur et un ventilateur.
<Desc/Clms Page number 2>
Certains constructeurs ont réalisé des appareils ' munis d'ailettes augmentant la surface dos chambres sur la- quelle l'air de refroidissement est soufflé directement.
Toutefois, il a été constaté que la température optima do la paroi d'un redresseur est comprise entre 45 et 55 C et il en résulte de grandes difficultés d'évacuation de calories dans les pays chauds, aussitôt que la température ambiante atteint 35 à 40 C.
La conséquence de ces difficultés est la nécessité de déclasser le redresseur, ot de l'utiliser pour une intensité nominale plus faiblo que si le moyen do refroidissement était uniquement constitué par de l'eau,,
Dans le cas des redresseurs monoanodiques, qui sont des appareils ayant une capacité de redressement très élevée par rapport à leur volume, ot par conséquent par rapport à leurs surfaces extérieures munies d'ailettes, le déclassement est dans le rapport do 3 à 1. Pour assurer le môme service, il faut donc trois fois plus de tubes redresseurs, et la nombre des ventila tours ainsi que celui des dispositifs annexes (cir- cuits d'excitation) doviont oxcessif.
D'autre part, dans les redresseurs à vapeur do mer- cure, il y a lieu do rofroidir la cathodo où se dégage la plus de chaleur, ma@@ de maintenir une zone relativement plus chaude au sommet des redress@@rs pour éviter on particulier qu'il no s'y forne des condensations de mercure. Avec un refroidissement par eau ou par air, on n'ost pas maître do la différence do température entre les diverses zones dos redresseurs. Les solu- tiens adoptées jusqu'ici, consistant à'introduire dans le redresseur des écrans thermiques autour ot au-dessus do l'anode, donnaient dos inconvénients, et ne résolvaient pas d'une façon satisfaisante le règlago des différences de température entre la cathode et l'anode.
<Desc/Clms Page number 3>
L'invontion a pour objet un redresseur monoanodique à refroidissomont par air soufflé remédiant aux inconvénients qui ont été cites précédemment, ot ayant une région cathodique automatiqueoment bion plus réfrigérée que la partie supérieure du redresseur où se trouve l'anode. Do plus, l'invention permet de no pas déclasser los redresseurs, c'est-à-dire do les uti- lisor pour une intonsité nominalo normale.
Selon l'invention, lo redresseur, qui comporte, d'une part uno enveloppe étancho ronfermant une cathodo do morcure à la partie inférieure et uno anodo vers la partio supérieure, et d'autre part dos noyons do soufflago d'air, est caractérisé en particulior par le fait que son onvoloppo étancho ost logéo dans uno oncointo s'étendant depuis sa partio inférieure et sur au noins uno partie do sa hautour, 1'enceinte n'étant que partiolloment remplio par un liquido vaporisable dont le niveau est.au noins égal à celui du mercure do la cathode, un dispo- sitif étant de plus prévu pour refroidir la vapeur du liquide par soufflage d'air.
L'invention va maintenant ôtre décrite avec plus do détails, on se référant à des modes de réalisation particuliers donnés à titre d'exemples ot représentés sur les dessins.
La fig. 1 est une coupe verticale par un plan passant par son axe, d'un redresseur monoanodique selon l'invention.
La fig. 2 est une coupe suivant II-II, fig. 1.
La fig. 3 est une coupe verticale d'une variante de réalisation *-- -
La fig. 4 est une coupe verticale schématique d'une autre variante do réalisation.
Le mode do réalisation représenté sur la fig. 1 concerne un redresseur monoanodique du type connu sous le nom de "ignitron", ayant une enveloppe étanche 1 contenant une
<Desc/Clms Page number 4>
anode 2 en uno natièro tvlle que du graphite, une cathodo 3 de norouro par exemple, une grille.4, et des électrodes auxi- liaires 27.
La tigo 5 do l'anode 2 ost isolée du corps du tubo par un nanchon 6 en verro scellé, ou tout autre isolatour.
L'enveloppe 1 est logée dans une enceinte étanche 7 s'étendant autour de l'enveloppe 1 ot formant ainsi une cavité 30 à partir do la base de l'enveloppe 1, où se trouve la ba- thode 3.
Dans le cas du node do réalisation représenté sur la fig, 1, l'enceinte 7 monte jusqu'à la partie supérieure de l'enveloppe 1.
Comme on le voit plus spécialement sur la fig. 2, la partie supérieure de la paroi extérieure 28 do l'enceinte étancho 7 constitue une pluralité d'ailettes 29 qui sont re- froidies par do l'air soufflé qui circule dans le sens des flèches 8.
Pour favoriser le refroidissement, l'enceinte 7 est placée dans un guide 9 canalisant l'air soufflé.
A l'intérieur de l'enceinte 7 est prévue une paroi 10 laissant un passage 11 à la partie inférieur et un passage 12 à la partie supérieure.
De préférence,, la paroi extérieure de l'enceinte 7 constituant les ailettes 29 ne descend pas jusqu'à la partio inférieure du redresseur, cette dernière étant sinplenont entourée par une portion cylindrique 13.
L'enceinte 7 reçoit un liquide 14 jusqu'à un niveau l au noins égal au niveau du norcuro de la cathode 3.
Le liquide utilisé peut être sinplenent do l'eau.
Toutefois il est préférable d'utiliser un liquide plus volatil tel que par exemple du trichlorotrifluoroéthane, plus connu
<Desc/Clms Page number 5>
commercialement sous le non do fréon-113. Ce liquide bout à 47 C sous la pression atmosphérique. Il est chimiquement neutre et est de plus un bon isolant électrique.
On peut cependant envisager l'emploi d'autres pro- duits tels que des produits fluorés ne contenant do préférence pas d'hydrogène.
D'une façon générale, on peut utiliser n'importe quel liquide connu dans l'industrie du refroidissement,
Au moment de la construction do l'appareil, le rem- plissage en liquide peut se faire sous la pression atmosphéri- que par l'intermédiaire d'un petit tube 16 situé à la partie supérieure de l'enceinte 7. L'enceinte étant remplie jusqu'au niveau 15 nécessaire, il suffit de la chauffer aux environs de 45 C pour que le fréon soit prêt à bouillir. Sa vapeur chasse l'air, et le tube de remplissage 16 est scellé par exem- ple au moyen d'une pince à souder.
Le redresseur qui vient d'être décrit fonctionne dans les conditions suivantes.
Pendant la marche du redresseur, là température de la cathode 3 s'élève, et le fréon qui entoure cette cathode émet de la vapeur en quantité importante. Cette vapeur s'élève le long de la paroi 1 du redresseur et à l'extérieur de celle- ci, elle maintient par conséquent une température suffisants. dans la région supérieure du redresseur, ' et évite'' la condensa- tion du mercure vaporisé,
La vapeur passe ensuite par le passage 12 et arrive au contact do la paroi extérieure de l'enceinte 7. Le fréon se condense alors et ruisselle contre la paroi 28 refroidie par l'air soufflé, jusqu'à arriver à la base dos ailettes, Le li- quide ainsi condensé retourne au contact de la paroi entourant la cathode en empruntant le passage 11.
<Desc/Clms Page number 6>
Le redresseur qui vient d'être décrit est énergique- mont rofroidi dans la zone cathodiquo, le refroidissement étant noins important dans la zone anodiquo, ce qui est favorable au fonctionnement même du redresseur. En outre, on peut ajuster los conditions de fonctionnonont en agissant simplement sur le niveau 15 du liquide, c'est-à-dire sur la quantité de liquide vaporisable introduite dans 1'enceinte.
La fig. 3 représente une variante do réalisation comprenant une enveloppe étanche 1 renformant à la base une cathode de norcuro 3, et vers la partio supérieure uno anode do graphite 2.
L'enveloppe 1 est entourée par une enceinte étanche 17, on fornant une cavité 31 remplie do fréon jusqu'à un ni- veau 18.
Dans le cas- de la fig. 3, la vapeur de fréon pénètre suivant la flèche 19 dans un radiateur 20, rofroidi à l'air soufflé. Le fréon condonsé redescend dans la cavité 31 par une canalisation 21.
Enfin la fig. 4 représente un dernier mode do réa- lisation.
Celui-ci comporte plusieurs tubes redresseurs 22 disposés dans une même enceinte do refroidissement 29, on for- nant une cavité 23 contenant du fréon jusqu'à un niveau 24.
La cavité 29 est réunie à un radiateur analogue à celui qui est représenté sur la fig. 3, d'une part par une canalisation 25 de vapeur, et d'autre part par une canalisa- tion 26 pour le liquide redescendant par gravité,
Comme pour les fig. 1 à 3, le radiateur est refroidi par un courant d'air soufflé,
Bien entendu l'invention n'est pas limitée par les nodes de réalisation qui viennent d'être décrits. Ceux-ci peu- vent subir des Modifications de détails sans sortir du cadre de l'invention,