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L'utilité, voire, la nécessité, de rendre mobiles nombre d'objets, meubles, machines, etc..: autrefois fixes, s'avère chaque jour d avantage.
Dans les bureaux ateliers, endroits de travail en général, la mobilité du matériel supprime beaucoup d'allées et venues du personnel et permet, par une localisation du matériel bien adaptée au travail en cours, de pousser plus loin sa rationalisation. Un hopital moderne ne se conçoit plus sans lits, fauteuils, tables et matériel divers mobiles sur roues.
De là l'importance croissante de la fabrication des roues et roulettes orientables sur pivot.
Pour être pleinement efficaces les roulettes doivent être pour- vues d'un système de frein double permettant de caler la rotation de la rous sur son axe et la rotation de support de l'axe sur le pivot, de manière que le meuble ou l'objet quelconque puisse comporter comme un élément fixe.
Il existe actuellement divers systèmes de roulettes à frein con- çus pour remplir ces conditions dont aucun cependant ne donne pleinement satisfaction à l'usage et nous citerons à titre d'exemple : -La roulette à deux pédales, l'une commandant le frein de roue, l'autre le frein de pivot dont l'inconvénient réside dans le fait qu'il n'y a pas moyen d'a- dapter à une roulette deux pédales aisément accessibles; la manoeuvre d'une des pédales exige qu'on se déplace latéralement.-La roulette munie d'un frein de roue au pied et d'un levier à main pour le frein de pivot exige également deux manoeuvres.
De surcroit le frein de pivot ne bloque qu'en un certain nombre de positions sur la circonférence, il s'en- suit qu'il faut chercher cette position sur la circonférence pour que le frein prenne, ce qui offre des difficultés d'antant plus grande que la charge supportée par la roulette est importante. D'autre part l'opération a renouveler pour chacune des roulettes se complique au fur et à mesure que les roulettes déjà bloquées s'opposent au déplacement nécessaire pour trouver la position d'enclenchement du frein de pivot des roulettes res- tant à bloquer.
Le freinage de la roue obtenu en une manoeuvre par pression sur le bandage d'un ressort rainuré ne donne pas un blocage de la roue, de plus, pour dégager le frein, ce qui se fait en relevant la pédale avec la pointe du pied, il faut un effort consédérable du fait des rainures du ressort -accrochant le bandage' - Le freinage de la roue par un système de pince enserrant le bandage provoque la déchirure de ce dernier qui ne peut ré- sister à ce traitement. - Le freinage sur flanc du moyeu ne permet pas d'obtenir un résultat suffisant.
Le freinage du pivotement par une ron- delle cartelée agissant à l'endroit où le pivot est articulé à la chape de la roue est défectueux parce que le moindre jeu, la moindre usure le rend inopérant, d'autre part l'effort requis pour s'opposer à la rotation si près du centre de rotation est trop considérable et entame rapidement le molletage de la rondelle qui ne peut être ni assez profonde ni assez mordante pour bloquer le pivotement dans n'importe quelle position. Le freinage de pivotement par pignon à dents arrondies entre lesquelles prend une calle cylindrique,présente l'inconvénient d'induire en erreur sur la réalité du calage du frein.
En effet, si la calla ne se présente pas exactement dans l'entre-dent, ce qui est fréquent, elle appuie sur.la paroi latéraleincurvée d'une dent donnant par ce fait l'impression durant la manoeuvre du frein, d'un engagement à fond et comme il en résulte un calage partiel du pivotement (dans un sens de rotation), le frein est il- lusoirement considéré comme enclenché, alors qu'il suffit d'une¯sollicita- tion au pivotement en sens inverse pour le déclencher entièrement.
Le dispositif objet de la présente invention, qui bloque par une seule manoeuvre du pied tant la rotation de la roue que le pivotement,
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obvie aux inconvénients décrits plus hauts il assure aux meubles et objets divers une assise parfaitement stable et fixe que les autres roulettes à frein actuellement fabriquées ne peuvent donner que par l'adjonction d'un dispositif distinct à tampon prenant directement appui sur le sol.
Un arceau, un pignon denté et un levier pédale le caractérise selon la disposition et l'agencement suivant
L'arceau est en forme de U dont la barre horizontale traverse la chape portant l'axe de la roue de manière à passer au-dessus -du ban- dage de la .roue, le passage à travers les deux branches de la chape se faisant par des échancrures obliques permettant à la barre, soit de tou- cher le bandage de la roue en le freinant, soit, en se mouvant obliquement dans les échancrures, de s'en écarter tout en se déplaçant latéralement (la fig. I, vue schématique latérale, montre : en A une branche de l'ar- ceau, la seconde se trouvant symétriquement sur l'autre face, en B le bout de la barre reliant les deux branches de l'arceau, en C, une échan- crure dans la chape D).
Le pignon denté est solidaire du pivot fixe sur lequel pivote la chape; la barre touche le bandage de la roue, se trouve engagé entre deux dents du pignon bloquant ainsi le pivotement. Lorsque la barre s'écar- te du bandage de la roue,son déplacement dégage d'ergot d'entre les dents du pignon permettant ainsi le pivotement (la fig. I montre en E le pignon denté, en F, le pivot de la chape, en G, l'ergot se trouvant entre les branches de la chape engagée en E entre deux dents du pignon).
Le levier-pédale peut osciller par pivotement sur la chape de la roue et est aussi articulé par pivotement avec l'arceau. Les points de pivotement sont disposés de telle manière qu'en faisant osciller le levier vers le bas son articulation avec l'arceau entraine celui-ci vers le bas en coinçant la barre de l'arceau sur le bandage de la roue et en logeant l'ergot entre les deux dents du pignon. Le lévier-pédale demeure coincé dans la position basse par un effet de la position respective de trois points d'appui; point de contact avec le bandage de la roue, pivote- ment du levier sur la chape, pivotement du levier sur l'arceau.
En effet, avant l'abaissement du levier-pédale, ces trois points forment un angle avec le pivotement sur la chape comme sommet, angle qui s'ouvre lors de l'abaisement du levier jusqu'à former une seule droite (moment du coincement maximum de la barre sur le bandage de la roue), puis dépasse légèrement ce point, si bien qu'il faut exercer un effort pour redépasser ce point en sens inverse lors du relèvement du levier- pédale.
Ce levier-pédale se trouve placé dans le prolongement de la roue et non latéralement, ce qui est géneralement le cas des dispositifs de ce genre, évitant ainsi le surcroit d'encombrement et les risques d'arcro- chage des obstacles environnants ce qui, par heurts, entraine la détério- ration- du frein lui-même ainsi qu'il a été constaté dans de nombreux hôpitaux ou l'étroitesse des couloirs multiplie ce genre d'incident.
A titre exemplatif la fig. I montre en I le levier-pédale pivotant au point J fixe sur la chape et articulé à l'arceau au point K. Il est clair qu'en relevant le levier dans la position de la fig. 2 le point K tourne autour du point J, relevant l'arceau A dont la barre B guidée dans l'échancrure C quitte le bandage de la roue et dégage en même temps l'ergot G d'entre les dents du pignon.
Et ici une particularité importante de l'invention est à noter : En même temps que l'arceau se relève ou s'abaisse dans les échancrures, il adopte un mouvement de rotation avec la barre B comme axe et l'ergot G, solidaire de B, participe à ce double mouvement; il s'ensuit que l'ergot ne vient
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pas se loger entre les dents par un simple mouvement de translation mais par la composante de deux déplacements simultanés. Si l'insertion résul- tait d'un simple mouvement de translation, une irrégularité quelconque de la surface latérale des dents pourrait empêcher par accrochage super- ficiel l'engagement à fond de l'ergot; le double déplacement simultané élimine cet inconvénient de la même manière que lorsque une clé refuse d'entrer à fond dans une serrure, un mouvement d'oscillation suffit à la faire pénétrer.
Il apparait aussi qu'en passant de la position "levier levé" à la position "Levier baissé", les trois points B,J, K, doivent passer par la position en ligne droite correspondant avec la pression maximum B sur la roue, cette position est ensuite légèrement dépassée comme le montre la fig. I, un arrêt quelconque L empêchant le levier de dépasser cette position.
La barre B se logeant le fond de l'échancrure C peut aussi faire office d'arrêt. Une lamelle ressort ou tout autre dispositif peut servir à maintenir le levier en position levée si la simple résistance de frottement ne suffit pas.
Pour éviter que l'ergot ne butte contre le sommet d'une dent du pignon et ne reste dans cette position, les dents sont profilées à arrêter vives ainsi que le bout de l'ergot; dans le même but le pignon peut être légèrement conique à la manière d'un champignon,ce qui incline l'axe ra- dial des dents vers le bas.
Le freinage de la roue résulte de la pression de la barre de l'arceau comme il est dit plus haut, mais il doit être entendu qu'entre la barre et la roue peut s'intercaler un élément propre à améliorer ce freinage, comme une lamelle recouverte ou non de caoutchouc; un telle lamelle peut faire en même temps office de ressort pour maintenir le levier de pédale en position levée.
La fig. 3 montre, à titre exemplatif, une exécution de l'objet de la présente invention, vu coupé par un plan vertical et vu de dessous.
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En I le pivot de la chape muni d'un émaulement contre lequel prend appui le disque 2, puis la rondelle d'épaisseur 12 dont l'utilité sera exposée plus loin, puis le disque 3 embouti avec une gorge annulaire, vient ensuite la buselure 5 sur laquelle et enfilée librement la chape, et contre le bout de la buselure prend appui le disque à gorge 7 analogue au 3 mais placé en sens inverse et, comme le montre la fige l'épaisseur du disque 7 dépasse sensiblement la partie cylindrique du pivot à la naissance du tèton décrit ci-après.
Le pivot, diminuant de diamètre, forme un tèton à extrémité filetée, sur lequel s'adapte avec clavetage le pignon denté 8 qui appuie par conséquent sur le disque 7 et non sur le pivot, il s'ensuit que si un écrou 9 est vissé et serré sur le bout fileté du tèton, les pièces 8,7,5,3,12,2 vont tôutes se bloquer l'une sur l'autre contre l'épaulement du pivot, que la chape restera libre autour de la buselure et que, grâce à la pièce 12, la pièce 2 ne déformera pas le disque à gorge 3 mais sera simplement en contact avec l'envers de la gorge annulaire.
Dans les gorges des disques 3 et 7 sont logées des billes telles que 6 et la chape 4 se meut ainsi librement entre les deux butées à billes; la charge du poids supporté par le pivot est transmise par la pièce 2 di- rectement à la gorge et aux billes et non par le centre du disque 3, ce qui pourrait le déformer.
Le levier 18, muni de la pédale caoutchoutée 19,pivote sur deux
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rivets tels que 17, solidaires de la chape de part et d'autre de celle-ci et est articulé de part et d'autre de l'arceau par deux rivets tels que 10.
Les deux branches de l'arceau sont reliées par la barre 14 à la- quelle est soudée l'ergot 20. L'action de freinage de la barre 14 s'exerce sur la roue II par l'intermédiaire de la lamelle ressort 15 qui maintient également la pédale en position levée. Cette lamelle est assujettie à la chape par le rivet 16.
Il est clair que des exécutions différentes du dispositifci-des- sus décrit peuvent être réalisées sans sortir du cadre de la présente in- vention.
REVENDICATIONS.
1) - Frein pour roulette montée dans une chape orientable sur pivot caractérisé par un arceau à ergot traversant la chape au-dessus de la roulette par deux échancrures obliques dans lesquelles l'arceau peut adopter un mouvement de va-et-vient l'amenant en contact avec la roulette et le freinant ainsi ou l'en éloignant, l'arceau insérant par le même mouvement de va-et-vient son ergot entre deux dents d'un pignon denté solidaire du pivot et bloquant ainsi le pivotement de la chape ou dégageant son ergot des dents du pignon, le mouvement de l'arceau étant commandé par un levier articulé d'une part avec la chape et d'autre part avec l'arceau de manière telle que le mouvement de va-et-vient du levier entraine le mouvement de va-et-vient de l'arceau.