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Dans les endroits où le sol est mou, plastique ou pseudoplastique, on emploie, pour la pose d'éléments de soutènement de locaux du fond, tels que cintres, caissons et étançons, des semelles ou soles dont les faces portantes sont plus grandes que la section de base des éléments de soutè- nement que l'on met par-dessus, ceci pour répartir sur une plus grande surface la pression exercée sur le sol par les éléments de soutènement et d'éviter ainsi que le sol ne s'affaise sous la pression exercée par ces derniers.
Les semelles que l'on emploie le plus couramment pour y poser les éléments de soutènement de locaux du fond sont des plaques planes d'une épaisseur telle que le moment résistant qui en résulte leur assure une résistance à la flexion suffisante aux sollicitations qui peuvent se produire. Dans ces conditions, on spécifie fréquemment, pour une charge de 85 tonnes, une surface rectangulaire de 20 x 140 cm, d'où il résulte que l'épaisseur courante de telles plaques comporte au moins 15 mm et exi- ge donc une dépense considérable dé matériau qui, de plus, est générale- ment perdu, vu que la plupart du temps il s'avère impossible, lors de l'enlèvement du soutènement, de récupérer ces plaques qui se sont enfon- oées dans le sol plastique ou pseudo-plastique sous l'effet de la charge qui leur a été imposée.
Un procédé connu oonsiste à replier vers le haut deux bords op- posés de chaque semelle pour éviter de cette manière que des éléments de soutènement non soudés à la semelle puissent glisser en bas de celle-ci.
La résistance à la flexion de semelles qui, posées sur un sol plastique ou pseudo-plastique, y prennent uniformément appui de façon élastique, n'en est pas modifiée pour autant, de sorte que même ces semelles bien connues entraînent une dépense considérable de matériauo
La présente invention a pour objet de permettre l'emploi de tô- les plus minces pour la fabrication de semelles susceptibles de supporter les sollicitations auxquelles elles sont soumises lorsqu'on s'en sert com- me supports d'éléments de soutènement sur des sols mous, plastiques ou pseudo-plastiqueso
L'invention concerne des semelles, préférablement de forme rec- tangulaire,à bords recourbés, pour la pose d'éléments de soutènement pour locaux du fond, tels que cintres, caissons, étançons,
etco et consiste à prendre des semelles dont la surface comporte environ le double de la section de l'élément de soutènement que l'on y pose, les coins de ces se- melles étant recourbés pratiquement à angle droit vers le haut, et ce à peu près jusque tout contre l'élément de soutènement en question.
D'après un mode d'exécution préféré, les coins sont repliés à peu près à angles droits vers le haut de façon à constituer des arêtes en direction de la diagonale, c'est-à-dire obliquant à 45 sur les bords de la plaque. La longueur desdites arêtes doit être de part et d'autre à peu près la même que celle de la partie non repliée des bords.
Les avantages découlant de l'invention consistent essentiellement en ce que les semelles conformes à l'invention sont capables de supporter les sollicitations susceptibles de se produire au fond, tout en étant consti- tuées de tôles beaucoup plus minces et en exigeant une quantité de maté- riau considérablement moindre que lés semelles du type connu.
Même sous de très fortes charges, elles ne subissent pour ainsi dire pas de défor- mations et ont une résistance à la flexion plusieurs fois supérieure à celle des plaques connueso C'est même un fait tout à fait surprenant qu'il soit possible d'obtenir, par des moyens aussi simples que ceux fai- sant l'objet de l'invention, une telle amélioration de la résistance à la
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flexion et du comportement de semelles destinées à supporter des éléments de soutènement pour locaux du fond. Les semelles conformes à l'invention peuvent être adaptées individuellement aux éléments de soutènement les plus divers. Un mode d'exécution préféré est caractérisé par le fait que la base de l'élément de soutènement se laisse poser centralement et sy- métriquement sur la semelle.
Dans le cas d'éléments de soutènement creux à section rectangulaire, tels qu'on les emploie habituellement pour cais- sons, les semelles seront disposées de telle manière qu'à l'état replié elles dépassent la section de l'élément de soutènement uniformément de tous côtés et l'on soudera, autant que faire se peut, la semelle à l'élé- ment qui y est déposé suivant une disposition symétrique.
Dans le mode d'exécution décrit en dernier lieu, on parvient déjà en général, comme cela est désirable dans d'autres modes d'exécution, à donner aux parties de la semelle qui dépassent la section de l'élément creux de soutènement, et donc aussi à la surface de la semelle, des dimensions telles que, lors- que la charge est uniformément répartie sur la surface de celle-ci, (c'est- à-dire la pression exercée par le sol mou, plastique ou pseudo-plastique sur l'élément de soutènement qui y est posé) les moments des forces agis- sant à l'intérieur et à l'extérieur de la section soient à peu près en équilibre.
Dans ce cas il en résulte l'avantage supplémentaire que le caisson profilé, soudé à la semelle comme il vient d'être décrit, est pra- tiquement exempt de sollicitations à la flexion le long du cordon de sou- dure qui unit le caisson à la semelle, de sorte que l'on peut se conten- ter de soudures simples ainsi que de quelques points de soudure pour atta- cher la semelle au caisson, et que l'on obtient malgré tout entre la se- melle et le profilé un joint solide et sûr qui résiste aussi aux sollici- tations auxquelles il sera soumis lors de l'enlèvement des éléments de soutènement.
Avec la semelle conforme à l'invention, on pourra autoriser une certaine déformation sous l'effet de la charge, telle qu'elle se produit par exemple de la manière connue à la base des éléments de soutènement, et ce sous forme d'une coquille bombée, ce qui est surtout fort bien réali- sable lorsqu'on fait usage de profilés creux comme éléments de soutène- ment, un tel bombage donnant naissance à une coquille pratiquement exempte de moments fléchissants dans laquelle les sollicitations à la traction peuvent facilement être tenues en échec et limitent la déformation.
L'invention est commentée en détail ci-après à l'aide d'un des- sin qui représente un mode d'exécution donné à titre de simple exemple.
Dans ce dessin : la figure 1 est une vue en élévation d'une semelle conforme à l'invention sur laquelle a été posé un élément de soutènement creux, en forme de caisson par exemple, et la figure 2 est une coupe en direction A-B de l'objet représen- té à la figure 1.
La semelle représentée par ces figures présente, à l'état replié, simplement esquissé dans la figure, une surface substantiellement rectan- gulaire. Elle sert à y déposer des éléments de soutènement, tels que des caissons 2, dont un est représenté sur la figure comme ayant été mis en place et relié à la semelle. Les bords de la semelle 1 sont partiellement repliés vers le haut et ce sont notamment les coins 3 qui sont ainsi re- pliés. Le pliage des coins 3 a été effectué de telle manière, que les arêtes de pliage 4 sont disposées en diagonale, c'est-à-dire font des angles de 45 avec les bords du rectangle. D'autre part, les coins 3 sont pratiquement repliés à angle droit vers le haut.
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On voit sur la figure que la longueur des arêtes repliées des coins 3 est à peu près égale à celle de la partie du bord µ restée en pla- ce de ce côté. A l'état replié, la semelle 1 a une surface à peu près dou- ble de la section du profilé de soutènement 2 qui y est déposé. Ce dernier occupe une position centrale sur la semelle 1 de part et d'autre des axes de symétrie 6 Le caisson 2 est un profilé creux qui, conformément à l'in- vention, est dépassé uniformément de tous côtés par la semelle repliée 1.
Le profilé creux 2 est soudé à la semelle 1. La section du pro- filé creux 2, c'est-à-dire ses dimensions géométriques en longueur et en largeur, ainsi que la surface de la semelle 1, c'est-à-dire les dimensions de celle-ci en longueur et en largeur, de même que la largeur des parties saillantes, ont des dimensions telles que, pour une charge uniformément répartie sur la surface de cette semelle, il y a équilibre entre les mo- ments des forces agissant à l'extérieur et à 1 intérieur de la section du profilé creux, de sorte que, le long de la soudure 7 il existe une zone exempte de sollicitations dans laquelle on a effectué la soudure.
La découpe 8 de la semelle 1 à l'intérieur du profilé creux 2 sert, dans le cas présent, à y introduire des picots dans le oaisson lors de l'érection des éléments de soutènement. Une telle découpe ne diminue pratiquement pas la résistance à la flexion de la semelle 1 conforme à l'invention.
REVENDICATIONS. la- Semelle, préférablement de forme rectangulaire, pour la pose d'éléments de soutènement de locaux du fond, tels que cintres,caissons, étançons, etc., à bords repliés, caractérise par le fait que la semelle est environ deux fois aussi grande que la section du profilé de soutène- ment qu'elle supporte, et que ses coins sont repliés pratiquement à angle droit vers le haut de façon à veir à peu près en contact avec l'élément de soutènement en question.