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En règle générale, les produits de fourrage autres que le lait et les produits laiteux ne peuvent être donnés en pâture aux jeunes mammi- fères qu'en prenant certaines mesures de précaution par petites quantités, tout au plus à partir de la 3e ou la 4e romaine. Si, jusqu'à cet âge 1 on donne de plus grandes quantités, on est généralement voué à l'échec, car, les animaux, habitués à un aliment liquide, ne peuvent les absorber. Cette absorption est facilitée lorsqu'on trempe ces produits de fourrage dans de l'eau pour obtenir une imprégnation et lorsqu'on les donne sous cette forme aux animaux. Toutefois, cette méthode n'est pas possible, car elle provo- que des troubles de croissance généralement pénibles par suite de diarrhées contractées par les animaux. (Kirsch-Splittgerber-Fangauf : voir détail ci-après).
Toutefois, pour autant qu'on y parvienne, la rentabilité de l'éle- vage dépend largement du fait de passer rapidement du lait aux autres pro- duits de fourrage.
On peut éviter, jusqu'à un certain point, les troubles de croissan- ce provoqués lorsqu'on donne prématurément en pâture des produits de four- rage autres que le lait, en exploitant les propriétés diététiques favorables des mucines contenues dans les résidus de la fabrication de l'huile au dé- part de graines de lin. A cet effet, on ajoute de l'eau chaude aux produits de fourrage contenant des morceaux ou des gâteaux de graines de lin, ce qui favorise la formation du mucilage à partir des morceaux ou des gâteaux de graines de lin. De même, on attribue aux antibiotiques, aux composés d'ar- senic et à certaines vitamines des propriétés d'enrayement de la diarrhée lorsqu'on donne en pâture, aux jeunes animaux, des fourrages fortifiants sous forme d'imprégnations.
L'utilisation de ces substances, en particulier des antibiotiques et des composés d'arsenic, ne peut cependant pas être considérée comme totalement inoffensif.
A présent, on a constaté qu'à la place du lait, on pouvait égale- ment donner aux jeunes animaux du groupe des mammifères, de plus grandes quantités de mélange de fourrage ou d'autres produits de fourrage difficile- ment compatibles avec les jeunes animaux, sous forme d'une imprégnation, lorsqu'on ajoute, à ces produits, des acides physiologiquement compatibles, seuls ou en mélange, de préférence de l'acide citrique et/ou ses sels aci- des et des masses champignoneuses, décrites plus en détail ci-aprèso En ajoutant des acides, de préférence de l'acide citrique, et des masses champing- noneuses, aux produits de fourrage, on rend ces derniers compatibles avec les jeunes animaux et l'on supprime les troubles de croissance qui se pro- duisent généralement lorsqu'on donne en pâture, aux jeunes animaux,
de plus grandes quantités de préparations ou d'imprégnations de fourrage.
On met ces produits de fourrage en suspension, de préférence dans de l'eau ou des liquides aqueux jusqu'à ce qu'on obtienne une suspension d'environ 10% Dans ce cas, la teneur du produit de fourrage en acides et/ou en sels acides doit être réglée de façon que les suspensions aient un pH d'environ 3-6 et la quantité de masses champignoneuses décrites ci-après doit atteindre 2 à 20% du produit de fourrage.
On ajoute avantageusement des vitamines à ces mélanges de fourrage et/ou d'autres produits contenant des calories, additionnés d'acides phy- siologiquement compatibles ou de leurs sels acides et de masses champignoneu- ses, de préférence l'acide citrique.
En outre, il est intéressant d'ajouter, sous forme de composés ap- propriés au fourrage des animaux, des produits minéraux, comme par exemple le calcium, le phosphore, le magnésium et le sodium, des oligo-éléments tels que le cuivre, le manganèse, le zinc, le cobalt, l'iode et le fluor et, dans certains cas indiqués, des antibiotiques ou autres produits actifs;, favorisant l'élevage.
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Pour préparer une imprégnation de produits de fourrage additionnés d'acide et de masses champignoneuses, on peut, à la place de l'eau, utili- ser également du lait non écrémé, du lait écrémé, du petit-lait ou d'autres préparations liquides, compatibles au point de vue physiologique.
On a, de la sorte, réalisé un progrès. En effet, jusqu'à présent, dans l'élevage du bétail, il était pratiquement impossible de donner en pature, sous forme d'imprégnations, des produits de fourrage ne contenant pas des antibiotiques ou des mucines, en quantités égales à celles que l'on a utilisées dans les essais ci-après, sans ajouter de l'acide citrique et des masses ohampignoneuses. Par exemple, on a même considéré, jusqu'à présent, que le fait de donner en pâture des produits de fourrage sous forme d'impré- gnations, était une des plus grossières erreurs dans l'élevage des veaux, car cette façon de procéder provoquait un encombrement des intestins, par suite des composants de fourrage indigestes.
(voir Kirsoh-Splittgerber- Fangauf "L'alimentation du bétail agricole" Publication Paul Parey, 1954, page 70).
L'erreur précitée provoque, chez les jeunes animaux, des troubles digestifs pénibles et elle se caractérise par de petites crottes malodorantes, avec encrassement de la queue et des cuisses, une insensibilité des veaux et parfois même la mort, lorsque les causes sont découvertes et combattues trop tard.
Suivant les principes de la DLG ("Deutschen Landwirtsohafts-Gesell- schaft" = Société Agricole Allemande), le produit de fourrage doit toujours être donné a sec aux veaux. Seule, la farine de nutrition des veaux contenant au moins 30 % de farine de graines de lin ou des grains d'extraction, peut par contre être donnée en pâture, après l'avoir recouverte, à l'état humide, d'eau bouillante (formation de mucines).
EXEMPLE 1
10 veaux (au début 7 veaux d'une semaine et 3 veaux de 3 semaines) sont nourris, jusqu'à l'abattage entre la 5e et la 7e semaine ou entre la lle et la 13e semaine, avec un mélange de produit de fourrage, contenant de l'acide citrique et des masses champignoneuses séchées et stérilisées d'Aspergillus-niger, avec ou sans addition de lait non écrémé. Suivant l'age, l'addition de produit de fourrage s'élève, de la 2e à la 7e semaine, à 0,2 - 1,2 kg et elle est donnée en pâture, sous forme d'imprégnation mé- mangée avec de l'eau (1:8 à 1:9), réglée à un pH de 4,8 à 5,0 par la teneur en acide citrique.
Tous les veaux ont bien supporté le mélange, il n'est apparu aucun symptôme de diarrhée et les animaux sont restés sains. L'augmentation de poids correspondait chaque fois aux unités d'amidon ajoutées.
EXEMPLE 2
14 jours après la naissance, on a divisé une nichée de 8 cochons de lait en deux groupes : 5 sont restés près de la mère et 3 ont reçu une nourriture artificielle se composant d'un produit de fourrage que l'on a mélangé chaque fois, en concentrations croissantes, avec du lait non écrémé.
Du 15e au 22e jour après la naissance, le produit de fourrage se composait de graines de soja et d'extraction d'arachide, de sang coagulé, de farine d'avoine, de petit-lait en poudre, de vitamines, de minéraux, de masses ohampignoneuses séchées et stérilisées d'Aspergillus-niger et d'acide citri- que. Entre le 23e et le 40e jour après la naissance, on a encore ajouté, à ces composants, du son de froment et des grains de céréales.
Toute l'im- prégnation préparée de cette façon a un pH de 4,5 (début de l'essai et de 5,2 fin de l'essai).
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EMI3.1
--- -- -- ------';J --- - ------- u--------------- --- .--------y. --Qi -- nes suivantes de produit de fourrage : 15-22 jours après la naissance, augmentation de 40-70 gr, mélangés avec du lait, dans un rapport d'environ 1:200 23-28 jours après la naissance, augmentation de 110-250 gr, mélangés avec du lait, dans un rapport d'environ 1 :10 à 1/5.
29-35 jours après la naissance, augmentation de 470-480 gr, mélangés avec du lait dans un rapport d'environ 1:4.
Pendant la durée de l'essai, la croissance des animaux s'est ef- fectuée sans ennuis ; augmentations de poids étaient bonnes, comme le montre une comparaison avec les animaux restés près de la mère ;
5 bêtes de 3 bêtes d' contrôle essai poids poids moyen moyen 14e jour après la naissance (début de l'essai) 3,2 kg 3967 kg 41e jour après la naissance (fin de l'essai) 10,6 kg Il,61 kg
Au 41e-57e jour après la naissance, on est passé lentement au produit de fourrage comprenant des graines de céréales non acidifiées.
Au 58e jour après la naissance, les bêtes de contrôle ont été séparées de la mère et mis aux rations habituelles avec les bêtes d'essai pour l'en- graissage aux pommes de terre. Au cours de la croissance ultérieure, on n'a constaté aucune différence entre les deux groupes : 58e jour après la naissance 16,6 kg 18,3 kg 14e semaine après la naissance 31,4 kg 33907 kg 19e semaine après la naissance 45,5 kg 47s3 kg
Comme on l'a constaté au cours d'autres essais, ces proàuits de fourrage conviennent, d'une manière inattendue, non seulement pour l'élevage des jeunes animaux, mais également, d'une manière générale, pour les ani- maux qui ont dépassé ce stade, de sorte que, par exemple, dans un essai d'engraissage de porcs nourris avec les produits de fourrage contenant de l'acide citrique,
on a constaté, de façon surprenante, une augmentation du poids journalier et une valorisation du fourrage beaucoup meilleures, com- parativement aux porcs nourris avec des produits de fourrage sans addition d'acide citrique.
La composition du nouveau produit de fourrage ayant une meilleure compatibilité pour l'engraissage du bétail, sera décrite plus en détail dans les exemples suivants.
EXEMPLE 3
Suivant le poids, l'âge et le sexe, on a divisé régulièrement 13 porcs courants en deux groupes d'essai, l'un de 6 bêtes (groupes d'essai 1), l'autre de 7 animaux (groupe d'essai 2). La réunion des groupes d'essai a eu lieu lorsqu'on a atteint un poids de 35 kg par bête et le début de l'es- sai a eu lieu lorsqu on a atteint un poids de 40 kg par bêteo Par jour et par bête, le fourrage de base se composait de 90 gr de farine de poisson, de 1,5 kg d'un mélange d'une seconde mouture de céréales et, en supplément de, la marmelade de betteraves sucrières jusqu'à saturation. Au groupe d' essai 1, on a donné, par jour et par bête, 6 gr supplémentaire d'acide citri- que dissous dans un peu d'eau et on les a mélangés au fourrage.
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TABLEAU 1
EMI4.1
<tb> Grou- <SEP> Durée <SEP> Augmen- <SEP> Absorption <SEP> d'élément <SEP> nutritif <SEP> par <SEP> jour <SEP> Chiffre
<tb>
<tb>
<tb> pe <SEP> d'en- <SEP> tation <SEP> et <SEP> par <SEP> bête <SEP> - <SEP> Valorisation <SEP> du <SEP> fourrage <SEP> de <SEP> valo-
<tb>
<tb>
<tb> grais- <SEP> journa- <SEP> Végétaux <SEP> Fari- <SEP> Grai- <SEP> Bette- <SEP> risation
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> sage <SEP> Jours <SEP> lière <SEP> ne <SEP> de <SEP> nes <SEP> raves
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> 40-100 <SEP> 40-100 <SEP> P.b.d. <SEP> E.n.t. <SEP> M.S. <SEP> pois- <SEP> kg <SEP> suer.
<SEP> E.n.t/
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> kg <SEP> kg <SEP> son <SEP> kg <SEP> kg
<tb>
EMI4.2
- --- --- - - - gr - ¯¯¯¯¯¯¯
EMI4.3
<tb> 1 <SEP> 90,2 <SEP> 665 <SEP> 225 <SEP> 1815 <SEP> 2203 <SEP> 90 <SEP> 2,18 <SEP> 6,25 <SEP> 3,03
<tb>
<tb> 2 <SEP> 100,5 <SEP> 597 <SEP> 234 <SEP> 1875 <SEP> 2261 <SEP> 90 <SEP> 2,42 <SEP> 6,99 <SEP> 3,34
<tb>
P.b.d. = Protéine brute digestible E.n.t. = Elément nutritif total M.S. = Masse sèche.
Dans les résultats d'abattage, on n'a constaté aucune différence entre les deux groupes. On peut en déduire que la meilleure augmentation de poids n'est pas due à la rétention de l'eau.
30 cochons de lait d'élevage de la même origine et parvenues au même état de croissance ont été divisés régulièrement en trois groupes d'es- sai de 10 bêtes chacun (groupe d'essai de 1 à 3). La réunion des groupes a eu lieu lorsqu'on a atteint un poids d'environ 24 kg par bête. Par jour et par bête, le fourrage de base se composait, de 1 kg de produit de fourrage comprenant : 83% de graines d'orge et d'avoine, 15% d'un produit de concentration d'albumine de la composition suivante : 30% de farine de poisson 26,5% de farine de viande
20% de graines de soja extraites 10% de poussière d'os non décalcifiés
10% de farine animale
2% de jus concentré de poisson pressé
1,5% de levure de fourrage sèche
100% 2% d'un mélange de produits minéraux de la composition suivante :
50% de CaCo3 20% de Ca3 (3po3)2
17% de produits minéraux
37% de composés de Fe - P
32% d'acide silicique
15% de sels de K - Na
9% de sels de Ca 7% de sels de Mg
7,7% de produits organiques contenant des vitamines
EMI4.4
Bly B2e B6e D, E, H,
5% de NaCl
0,3% de concentré de vitamines A + D, et des pommes de terre jusqu'à saturation. Par jour, la quantité de pommes de terre a été, pondéralement, la même pour les trois groupes d'essai; elle a été déterminée chaque fois suivant le groupe qui absorbait le moins.
Du 16. 6 au 15.8, on a donné ce fourrage. Du 15.8 au 15.10 on
EMI4.5
porté à 20% la teneur en concentré d'albumine (voir ci-aVm1%), dans le pro- duit de fourrage, au détriment des grains d'orge et d'avoine.
Du 16. 6 au 9.8, on a ajouté, par jour et par bête, pour le groupe
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1, 5 gr d'acide citrique- Du. 9,8 au 15.10, on a mélangée avec le fourrage de base mouillé et grumeleux, 6 gr d'acide citrique sous forme pulvérisée et sèche .
Le groupe II a reçu la même addition en acide citrique que le groupe I; on lui a donnée en supplément, un produit contenant de la vitamine B12, obtenu par décomposition biologique de la couche de fermentation d'acide citrique avec des produits formateurs de vitamine B12 Par jour, on a donné, à chaque bête, environ 40 microgr de vitamine B12' celle-ci étant également mélangée au fourrage de base mouillé et grumeleux.
En tant que groupe de comparaison, le groupe III a été nourri avec le fourrage de base sans aucune addition, pendant toute la durée de 1 essai Résultat :
Le tableau 2 montre 1 action favorable de l'acide citrique ou de 1 acide citrique en combinaison avec un produit contenant de la vitamine B12 et provenant de la décomposition biologique de la couche de fermentation de l'acide citrique. L'action de la combinaison est supérieure à celle de l'acide citrique seul.
TABLEAU 2
EMI5.1
<tb> Groupe <SEP> Poids <SEP> moyen <SEP> Poids <SEP> moyen <SEP> Mouvenne <SEP> des <SEP> augmentations <SEP> de
<tb>
<tb> au <SEP> début <SEP> de <SEP> à <SEP> la <SEP> fin <SEP> de <SEP> poids <SEP> journalières
<tb>
<tb>
<tb> l'essai <SEP> l'essai <SEP> - <SEP> ¯¯¯¯
<tb>
<tb> 1 <SEP> 2494 <SEP> 92,7 <SEP> 564 <SEP> gr=19,7%
<tb>
<tb>
<tb> II <SEP> 24,8 <SEP> 96,5 <SEP> 593 <SEP> gr <SEP> = <SEP> 25,9%
<tb>
<tb>
<tb> III <SEP> 23,5 <SEP> 80,5 <SEP> 471 <SEP> gr <SEP> - <SEP>
<tb>
Dans une autre forme de réalisation des produits de fourrage améliorés ci-avanton a,à présent, découvert que leur action favorable et compatible en particulier pour les jeunes bêtes pouvait encore être'accrue davantage lorsqu'on les applique en combinaison avec des masses de champignons déterminées.
La caractéristique particulière de cet accroissement de la com- patibilité consiste en ce que l'on empêche chez les jeunes animaux et en particulier chez les veaux, les diarrhées provoquées par un fourrage donné prématurément ou autres erreurs de nourriture.
Pour la combinaison suivant la présente invention, on emploie les masses de champignons obtenues par les procédés biologiques de cultures en surface ou par immersion, en particulier par préparation biologique de l'aci- de citrique. On peut également employer des masses de champignons analogues, provenant, par exemple, de la fermentation d'acide glyconique, d'acide fuma- rique et d'acide lactique ou de la préparation des antibiotiques. On peut également employer les mélanges de ces produits.
En outre, ces plaques de champignons peuvent également être décomposées entièrement ou partiellement par procédé biologique, par exemple par traitement avec de l'acide propionique ou des produits formateurs de vitamine B12, les produits ainsi obtenus étant utilisés, tels quels ou à l'état sec et finement broyée comme composant ou produit d'addition pour le produit de fourrage suivant la présente invention, ces produits d'addition pouvant être appliqués, ensemble ou séprément avec les produits de fourrage suivant la présente invention.
Les masses de champignons, obtenues sous forme de plaques de cham- pignons principalement lors de la préparation d'acide citrique à partir de cultures pures d'Aspergillus-niger non moisi et développé dans des bouillons de culture de mélasses, rendent les différents produits de fourrage parfai- tement compatibles, même pour les animaux très sensibles, qu'elles soient employées telles quelles, partiellement déshydratée, après séchage et broyage,
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en doses de 5 à 200 gr/bête et par jour, ou encore, mélangées aux produits de fourrage à rendre compatibles, dans des concentrations de 2 à 20% et combinées avec de l'acide citrique. Le séchage des masses de champignons peut être effectué sous vide ou de la manière habituelle, par exemple par circulation d'air.
Dans ce cas, il est opportun d'effectuer, à la fin du procédé de séchage, une stérilisation thermique.
EXEMPLE 1 27% de farine d'arachide extraite 19% de graine de lin
18,55 de petit-lait en poudre 15% de farine de sang coagulé 10% de farine d'avoine 5% de plaques de champignons séchées sous vide, broyées (Asper- gillus-niger non moisi) et stérilisées à 110 4,073% d'un mélange de produits minéraux
1,3% d'acide citrique
0,125% de concentré vitaminé de la vitamine A + D3 0,0015% de matière sucrée (saccharine) Le mélange de produits minéraux mis en oeuvre avait la composition suivante :
64% de phosphate dicalaique
20% de sel zonique
10,5f de carbonate de chaux de fourrage
5% de sulfate de magnésium
0,5% d'un mélange d'oligo-éléments (Fe:Cu:Mn:Oo, par exemple 2:1:1:0,1).
Il est également avantageux d'incorporer une autre partie de mi- néraux, par exemple du calcium, du magnésium et des oligo-éléments, sous forme de citrates.
Essai de fourrage 1
Une génisse rachetée de noir a été nourrie suivant le programme ci-après :
2e semaine après la naissance, par jour : 2 fois 2 1/2 1 de lait non écrémé 2 fois 100 gr d'un mélange de fourrage en suspension dans de l'eau, suivant l'exemple 1, dans le rapport de 1:10.
3e semaine après la naissance, par jour 2fois 2 1/2 1 de lait non écrémé 2 fois 200 gr d'un mélange de fourrage en suspension dans de l'eau, suivant l'exemple 1, dans le rapport de 1:10.
4e semaine après la naissance, par jour : 2 fois 2 1 de lait non écrémé, 2 fois 200 gr d'un mélange de fourrage suivant l'exemple 1, comme ci-avant.
5e semaine après la naissance, par jour : 2 fois 1 1/2 1 de lait non écrémé, 2 fois 250 gr d'un mélange de fourrage comme indiqué ci-avanto 6e semaine après la naissance, par jour : s 2 fois 1/2 1 de lait non écrémé, 2 fois 350 gr d'un mélange de fourrage.
7e semaine après la naissance, par jour : 2 fois 1/2 1 de lait non écrémé, 2 fois 400 gr d'un mélange de fourrage comme indiqué ci-avant.
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Après la 7e semaine, on a continué à réduire la quantité de lait non écrémé et l'on a continuellement augmenté la quantité de mélange de fourrage suivant l'exemple 1. A partir de la 5e-6e semaine, on a ajouté, à la nourriture de la génisse,en quantités augmentant progressivement, un fourrage habituel (graines de céréales 80% graines d'extraction d'arachide 20%)
Le développement du poids a été le suivant .
TABLEAU 1
EMI7.1
<tb> Date <SEP> de <SEP> pesée <SEP> Poids <SEP> du <SEP> veau, <SEP> kg
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> 8 <SEP> jours <SEP> après <SEP> la <SEP> naissance <SEP> 14.3 <SEP> 1957 <SEP> 46,5
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> 21.3 <SEP> 51,5
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> 28.3 <SEP> 57
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> 4.4 <SEP> 63,5
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> 11.4 <SEP> 70
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> 18.4 <SEP> 76
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> 25.4 <SEP> 84
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> 205 <SEP> 94
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> 9.5 <SEP> 108 <SEP> après <SEP> 9
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> semaines
<tb>
Pendant toute cette période, le veau n'a eu aucun trouble digestif et ainsi, on a constaté un accroissement de poids journalier, au-delà de la moyenne, de 1.098 gr, avec un état de santé parfait, ce qui,
pour une nour- riture d'animaux pauvre en lait non écrémé, peut être considéré comme parti- culièrement remarquable.
Essai de fourrage 2
Un veau mâle tacheté de jaune a été nourri suivant le même pro- gramme que celui de l'essai de fourrage 1. Le poids à la naissance, c'est- à-dire le 18.4.1957, s'élevait à 44 kg. On a constaté les résultats suivants :
TABLEAU 2
EMI7.2
<tb> Date <SEP> de <SEP> pesée <SEP> Poids <SEP> du <SEP> veau
<tb>
<tb>
<tb> 25.4.1957 <SEP> 47,5 <SEP> kg
<tb>
<tb>
<tb> 2.5 <SEP> 53 <SEP> kg
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> 9.5. <SEP> 59 <SEP> kg
<tb>
Pour expérimenter l'activité exercée sur les veaux par le produit de fourrage suivant la présente invention, on a alors donnée à la bête, un fourrage commercial pour l'élevage des veaux, se composant de 51% de farine de graines de lin, de 45% de farine de grains d'arachide et de 4% de produits minéraux.
Pour développer les mucines protectrices de la farine de graines de lin, on a ajouté, comme d'habitude, de l'eau bouillante à ce mélange et, ,après refroidissement correspondant, on l'a donné en pâture, tout d'abord en faibles quantités et ensuite en quantités égales, comme prévu dans le programme de nourriture pour le produit de fourrage suivant la présente in- vention (voir exemple 1).
Le 15.5.1957, la bête pesait 60 kg. Pendant la période du 9 au 15.5.1957, elle n'a donc grossi que d'un kg. En outre, il s'est produit des troubles digestifs, car-.-le fourrage était trop peu compatible. Ces troubles se manifestaient sous forme de flatuosités. Le 15.5.1957 au soir, on est à nouveau passé au produit de fourrage de la présente invention, suivant 1' exemple de fourrage 1 et l'on a déterminé l'accroissement de poids suivant
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TABLEAU 3
EMI8.1
<tb> Date <SEP> de <SEP> pesée <SEP> Poids <SEP> du <SEP> veau
<tb>
<tb> 22.5.1957 <SEP> 65,5 <SEP> kg
<tb>
<tb> 29.5. <SEP> 71,5 <SEP> kg
<tb>
<tb> 5. <SEP> 6. <SEP> 78 <SEP> kg
<tb>
<tb> 12.6. <SEP> 86 <SEP> kg
<tb>
A cette date, le fourrage n'a été absorbé qu'en petites quantités.
Bien que la bête ait été longtemps nourrie avec les produits de fourrage connus jusqu'à présent et peu compatibles, on peut encore considérer que l'augmentation moyenne de poids de 802 gr, due au mélange de fourrage sui- vant la présente invention, est très remarquable et satisfaisante.
Essai de fourrage 3
Une génisse tachetée de rouge (née le 20.4.1957) pesant, à la naissance, 40 kg a été également nourrie suivant le programme déterminé à l'essai de fourrage 1. On a obtenu l'accroissement de poids suivant
TABLEAU 4
EMI8.2
<tb> Date <SEP> de <SEP> pesée <SEP> Poids <SEP> du <SEP> veau
<tb>
<tb>
<tb> 27.4.1957 <SEP> 43 <SEP> kg
<tb>
<tb>
<tb> 4.5. <SEP> 47,5 <SEP> kg
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> 11.5. <SEP> 52,5 <SEP> kg <SEP>
<tb>
Du 11 au 15 mai, au lieu de l'aliment suivant la présente inven- tion, on a donné à la bête, un mélange de farine d'arachide et de graines de lin, comme on l'a déjà décrit à l'essai de fourrage 2. La bête à contrac- té une violente diarrhée.
Jusqu'au 15 mai, la génisse à perdu 1/2 kg A partir du 15.5, on a recommencé avec le mélange de fourrage de la présente invention, suivant l'exemple de fourrage 1. Dès le lendemain déjà, sans don- ner de médicament, la diarrhée était enrayée, car ce fourrage était très compatible. A la fin de l'essai, c'est-à-dire le 12.6.1957, la bête pesait 77,5 kg.
Essai de fourrage 4
Un veau mâle tacheté de noir, né le 30.4.1957, n'a reçu comme nourriture, pendant les 3 premières semaines, que du lait non écrémé. Le 22.5, on a commencé à remplacer peu à peu une partie du lait non écrémé par le mélange déjà cité à l'exemple 2 et se composant de farine de graines de lin et de graines d'arachide, tout en ajoutant également des produits minéraux. Il s'est produit des flatuosités, qui devinrent particulièrement très fortes le 29.5. Elles furent également enrayées lorsqu'on revint à nou- veau à la nourriture au lait non écrémé. Le 6.6, on a commencé à ajouter, à la pâture, le mélange de fourrage suivant la présente invention, comme exposé à l'exemple 1. Les flatuosités disparurent et le veau s'est dévelop- pé d'une façon remarquable.
L'essai de fourrage 4 ci-avant montre que le produit de fourrage suivant la présente invention est parfaitement compatible.
REVENDICATIONS.
1. Produits de fourrage ayant une meilleure compatibilité pour l'élevage des jeunes animaux, caractérisés en ce qu'ils contiennent des acides physiologiquement compatibles, en particulier l'acide citrique et/ou ses sels acides, en quantités telles que leurs suspensions dans l'eau ou des liqud des aqueux, y compris le lait, aient un pH d'environ 3 à 6.