L'invention est relative aux -ensembles du genre des tés et des planches à dessin.
Elle a pour but, surtout, de rendre tels,
ces ensembles, qu'ils permettent des manipulations plus aisées et plus rapides.
Elle consiste, principalement, -- et en même temps qu'à faire en sorte que la tête transversale du té se présente, à sa partie supérieure, dans le même plan que la planche à dessin -- à prévoir en outre des moyens de guidage propres à empêcher que ladite tête
<EMI ID=1.1>
.
Dans un mode de réalisation préféré, le guidage de la tête du té, au lieu de s'opérer à la manière connue contre l'arête supérieure du bord de la planche, est avantageusement réalisé contre l'arête d'une rainure correspondante ménagée en retrait par rapport
à la surface supérieure de la planche.
En outre le té est, de préférence, muni de moyens de guidage, par exemple d'une agrafe de guidage.
La planche à dessin peut être réalisée par exemple en une matière plastique ou en alliage léger, la partie supérieure comportant avantageusement un
une
revêtement en/matière plus molle permettant notamment d'y piquer des punaises.'
L'invention pourra, de toute façon, être bien comprise à l'aide du complément de description qui suit, ainsi que du dessin ci-annexé, lesquels complément et dessin sont, bien entendu, donnés surtout à titre d'indication.
La figure 1, de ce dessin, montre en perspective l'ensemble d'une planche et d'un té établis tous deux conformément à l'invention. <EMI ID=2.1> établie conformément à un autre mode de réalisation de l'invention.
<EMI ID=3.1>
celui de ses modes d'application, ainsi que ceux des modes de. réalisation, de ses diverses parties, auxquels il semble qu'il y ait lieu d'accorder la préférence, se proposant d'établir un té pour coagir avec une planche
à dessin, on s'y prend comme suit ou de façon analogue.
On rappellera tout d'abord que les tés, dans
la plupart des cas, sont établis de façon telle que �eur branche transversale ou tête, une fois appuyée con-tre le bord correspondant de la planche à dessin pour assurer les déplacements de la branche médiane ou règle
(lame) du té parallèlement à- elle-même, se présente légèrement en saillie par rapport au plan du dessin :
cela provient de l'existence, sous ladite branche, d'une rainure ou d'un dégagement qui vient épouser l'arête supérieure du bord correspondant de la planche, dans un but de guidage.
Il est cependant souhaitable que la branche transversale se présente au ras de la planche, de façon que ladite branche ne crée pas un obstacle au déplacement des équerres ou autres organes y assimilables utilisés pour le trait.
Sans doute, il existe des équerres répondant partiellement à cette condition, savoir, celles pour lesquelles la branche médiane est simplement vissée sur le dessus de la branche transversale : mais, dans ce cas, il n'existe pas de rainure ou moyen de guidage tel que susvisé, de sorte que rien ne s'oppose à ce que la branche transversale n'oscille autour de l'axe
de la branche médiane, surtout si on tient compte des déformations de celle-ci en torsion. Ces oscillations rétablissent, vis-à-vis des équerres, l'obstacle qu'on voulait éviter.
Pour remédier à ces inconvénients, on procède de façon telle, conformément à l'invention :
que le té soit agencé de façon que la surface supérieure de sa branche transversale se présente dans le même plan que la planche à dessin,
mais que des moyens de guidage soient prévus pour maintenir ladite surface dans ledit plan, c'està-dire pour éviter les oscillations sus-rappelées.
? ce qui concerne ces derniers moyens, on les agence par exemple à la manière connue, mais en faisant en sorte que le guidage, au lieu de s'opérer contre l'arête supérieure du bord de la planche, s'opère contre l'arête d'une rainure correspondante ménagée en retrait par rapport à la surface supérieure de la planche.
C'est ainsi que, comme représenté fig. 1 :
- d'une part, on vient ménager, contre le bord 1 de. la planche 2, unerainure 3, de profondeur h,
- et, d'autre part, on fait comporter à la branche transversale 4 du té un dégagement 5 laissant libre une languette 6 d'épaisseur substantiellement 'égale à la susdite profondeur h.
La'branche longitudinale ou règle 7 du té étant fixée sur la branche transversale 4 par tous moyens
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ensemble dans lequel, une fois le té mis en place sur la planche, la face supérieure 9 de la branche 4 se trouve toujours en prolongement du plan de travail de la planche à dessin, d'où la possibilité de déplacer librement les équerres ou autres organes tels que 10, même en dehors du cadre de travail.
Bien entendu, pour le guidage transversal de la branche 4, on pourrait utiliser tous moyens autres que les rainure 3 et dégagement 5.
L'invention s'appliquera avantageusement à des tés du genre de ceux décrits dans le brevet belge antérieur n[deg.] 527 831 déposé le 2 avril 1954, par le demandeur, c'est-à-dire des tés comportant un doubleguidage, respectivement sur les deux bords parallèles de la planche, le guidage du c8té opposé à la tête du té se faisant par exemple par une sorte d'agrafe 11 s'appuyant sur une saillie 12 (ou dans une rainure) du
bord correspondant.
On sait en effet que des tés de ce genre sont stabilisés dans chaune de leurs positions opératoires,
ce qui libère complètement la main gauche, laquelle
peut donc être utilisée pour la manipulation de l'équerre
ou autre organe, alors que la main droite est libre pour
le trait.
Mais cet avantage),n'est surtout intéressant que
dans le cas où l'on peut faire circuler librement l'équerre vers la gauche, sans être gêné par la tête du té, ce qui augmente sensiblement le rayon d'action de l'équerre. Cela oblige alors à agencer le té et la planche de la manière conforme à la présente invention. Si en effet le té était simplement du type à règle vissée sur le dessus de la
tête, sans guidage dans le sens perpendiculaire à la
planche, la main gauche ne serait pas libérée, car elle devrait veiller à tenir la tête de façon que sa face supérieure demeure dans le plan de la planche et ne risque pas d'être accrochée par l'équerre.
La libération de la main gauche permettra également l'utilisation d'équerres-rapporteurs 10 du type décrit
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par le demandeur, équerres dont la partie mobile 13 formant le rapporteur peut être manoeuvrée, par une saillie 14, à partir d'un des doigts de la main gauche, tandis que la main droite demeure entièrement libre pour le trait.
L'invention comporte encore certaines^dispositions accessoires.
Selon l'une de ces dispositions, relative à la planche à dessin, au lieu de l'établir en bois, comme on l'a fait le plus généralement jusqu'ici, on l'établit
par moulage en matière plastique (résine synthétique, polyester, etc.), ou en alliage léger.
Cette disposition, visible sur la figurè 2, se prête particulièrement bien à la réalisation de planches comportant une rainure latérale 3 telle que susvisée. Elle se prête également à l'obtention, sur le bord opposé, de la rainure ou saillie 12 coagissant avec l'agrafe telle que 11.
Avantageusement, et si l'on veut pouvoir aisément piquer, dans une telle planche, des punaises, ou la pointe des compas (etc.), on la garnit d'un revêtement 15 en contre-plaqué ou en toute autre matière relativement molle, ce revêtement pouvant être fixé, par collage ou
de toute autre manière, à l'intérieur d'une cuvette 16 venue de moulage dans la planche. Un tel revêtement
au surplus
contribue/à augmenter la résistance de l'ensemble.
En suite de quoi, quel que soit le mode de réalisation adopté, on obtient un ensemble dont le fonctionnement ressort suffisamment de ce qui précède pour qu'il -soit inutile d'insister à son sujet et qui présente, par rapport aux ensembles du genre en question déjà existants, de nombreux avantages, notamment :
- celui de permettre d'assurer au dessinateur la plus grande liberté de mouvement,
- et celui d'être simple et facile à exécuter. Comme il va de soi et comme il résulte d'ailleurs déjà de ce qui précède,.l'invention ne se limite nullement à ceux de ses modes d'application,
non plus qu'à ceux des modes de réalisation de ses diverses parties, ayant été plus spécialement envisagés; elle en embrasse, au contraire, toutes les variantes.
REVENDICATIONS
1. Ensemble à dessiner comprenant planche et té
du genre de ceux pour lesquels la tête transversale du
té se présente, à sa partie supérieure, dans le même plan
que la planche à dessin, caractérisé par le fait qu'il
comporte des moyens de guidage propres à empêcher que la
tête du té ne puisse osciller autour de l'axe longitudinal
de ce dernier.