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L'invention est relative à un dispositif et à un procédé pour indiquer une période de temps écoulée et/ou pour fournir une fonction permettant de contrôler l'évolution d'une période de temps prédéterminée; et elle concerne, plus spécia- leinent mais non exclusivement, des dispositifs et procédés de ce genre pour lesquels des périodes de temps relativement lon- gude de l'ordre de centaines d'heures ou plus sont à prévoir.
On désire souvent utiliser un compte-temps pour fournir une mesure ou indication de la durée pendant laquelle un appareil de radio, un appareil de ménage, un instrument électronique ou un autre dispositif a fonctionné d'une manière continuelle ou intermittente. D'autres exemples d'application d'un compte-temps sont les méthodes d'essai d'appareils élec- triques et électroniques pendant des périodes prolongées qui simulent le fonctionnement réel de ces appareils pendant leur
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durée d'usage pour déterminer les moments où doit avoir lieu une vérification périodique, pour déterminer le moment où certains organes doivent être remplacés et pour inciter au remplacement d'appareils épuisés, etc.
Les procédés actuels pour atteindre les buts indiqués plus haut consistent à utiliser un compte-temps ayant la forme d'un mécanisme d'horlogerie ou d'un moteur électrique commandé par un chronomètre avec un train d'en- grenages actionnant un groupe d'aiguilles ou entraînant un compteur de décades pour indiquer le temps écoulé. Quand le moteur cesse d'être alimenté, le mécanisme reste dans sa dernière position et cesse de fonctionner jusqu'au moment où de l'énergie est fournie à nouveau au dispositif. Un exem- ple ordinaire d'un dispositif utilisant ce principeest le compteur ordinaire des watt-heures des compagnies fournis- sant du courant électrique.
Tous les dispositifs de ce genre, connus jusqu'ici, ont pour inconvénient d'être compliqués en ce qui concerne leur constitution- et leur fabrication, tout en étant encom- brants et coûteux. Il existe donc une demande urgente de compte-temps et/ou de dispositifs de contrôle économiques et simples pour divers usages et applications, par exemple pour indiquer quand certains appareils électriques ou électroniques doivent être vérifiés, pour indiquer quand la garantie de certains appareils coûteux, tels que des aspirateurs de pous- sières, des tubes d'images de télévision ou d'autres appareils de ménage, a expiré, ou finalement pour remplir une fonction de contrôle, par exemple la déconnexion d'un appareil ou d'un dispositif électrique ou électronique après qu'une période de temps désirée s'est écoulée.
Ainsi, il peut être désirable
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de mettre le dispositif en marche ou de l'arrêter à des pério- des saisonnières ou à d'autres intervalles de longue durée, par exemple des périodes de l'ordre de 100 à 1000 heures.
D'autres usages et application d'un compte-temps simple ou d'un dispositif simple de ce genre}pour exercer un effet re- tardé, viennent aisément à 1 esprit de ceux qui s'occupent de ce domaine technique.
Par conséquent, un but important de l'invention est de réaliser un compte-temps et/ou dispositif de contrôle simple et peu coûteux pour lequel @es difficultés et incon- vénients susindiqués, inhérents aux dispositifs connus de ce genre, sont en substance supprimés.
Un autre but de l'invention est de réaliser un compte-temps et/ou dispositif de contrôle à lecture directe ne comportant pas d'organes mobiles ou autres éléments sus- ceptibles de créer des ennuis et défauts de nature mécanique, comme ceux qui se produisent avec les dispositifs connus.
Encore un autre but de l'invention est de réaliser un compte-temps simple et économique qui peut être fabriqué efficacement sur une grande échelle et dont on peut encore se servir après usage.
Pour atteindre ces buts et d'autres, comme on le verra ci-après, l'invention est basée sur le fait que l'on utilise la quantité ou le poids d'une matière transférée et/ou convertie ou une grandeur équivalente, qui est fonction du temps en étant proportionnelle à celui-ci et qui intervient dans la réaction ou l'échange électrochimique entre une éner- gie électrique et une énergie chimique dans une cellule élec- trolytique ou analogue, utilisée pour déterminer ou indiquer une période de temps écoulée et/ou pour faire fonctionner un
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dispositif à effet retardé approprié.
A titre d'exemple, comme une relation définie exis- te entre la quantité de matière transférée ou convertie et la quantité totale d'énergie électrique dépensée pendant toute la durée d'une réaction électrolytique, le'maintien d'un cou- rant de réaction constant a pour effet que des quantités éga- les de matières sont transférées ou converties pendant des périodes ou unités égales de temps, de sorte que la quantité totale transféréeou convertie est une mesure du temps qui s'est écoulé pendant la période de réaction et cette quantité peut être utilisée pour déterminer le temps écoulé et/ou pour faire fonctionner un dispositif de commande à la fin de la période de temps prédéterminée, comme décrit avec plus de détails ci-après.
Le dessin ci-annexé montre,à titre d'exemples, plusieurs modes de réalisation de l'invention.
La fige 1 montre, en coupe transversale, un compte- temps électrolytique à liquide établi selon l'invention, ce dispositif utilisant le principe de la galvanoplastie ou du transfert d'un métal d'une électrode à une autre.
La fige 2 montre une variante du dispositif de la fige 1.
La fig. 3 montre, en coupe transversale, un autre compte-temps du type à liquide constitué en se basant sur les principes de l'invention.
La fig. 4 montre, semblablement, un compte-temps sec établi selon l'invention.
La fige '5 montre une variante de la fig. 1 qui peut être utiliséecomme dispositif de commande propre à répondre à un compte-temps ou à un effet retardé.
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La fige 6 montre un autre compte-temps et/ou dispo- sitif de commande établi selon l'invention et basé sur le principe d'un coulomètre à mercure.
La fige 7 montre encore un autre mode de réalisa- @ tion d'un compte-temps établi selon le principe de l'invention.
Les mêmes organes sont désignés par les mêmes chif- fres de référence sur les différentes figures.
Le compte-temps, montré sur la fig. 1, comprend 'la un tube/en verre ou analogue qui peut, par exemple, avoir un diamètre extérieur de 5,7 mm, un diamètre intérieur de 3,4mm construit et et une longueur de 19 mm, et a été/utilisé comme modèle d'expérience par l'inventeur. Dans les extrémités du tube 10 sont logés respectivement des bouchons lla et 12a, en cuivre ou analogue, qui sont en contact avec la face interne du tube 10. La longueur du bouchon lla, qui forme l'anode du disposi- tif, est d'environ 12,7 mm, pour l'exemple cité, et celle du bouchon 12a, qui forme la cathode, est d'environ 3,2 mm, mais ces valeurs peuvent varier de manière à convenir aux conditions et exigences existantes,comme on le verra plus loin.
Les bouchons lla et 12a comportent respectivement des renflements extérieurs llb et 12b qui sont appliqués exactement contre les extrémités du tube 10. De plus, pour l'exemple montré, le diamètre intérieur du tube 10 est tel que celui-ci entoure exactement les bouchons 11a et 12a pour réduire la métallisation ou le transfert de métal sur les faces terminales des électrodes lla et 12a. La cavité formée entre les faces terminales des bouchons ou électrodes est remplie avec une solution appropriée 14 pour le placage de cuivre ou analogue, l'ensemble formant une cellule de placage électrolytique reliée à une source de courant électrique ap-
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propriée 15.
Quand le courant traverse la solution 14 depuis le bouchon le plus long ou'l'anode 11a jusqu'au bouchon le plus court ou la cathode 12a, le cuivre passe du premier au dernier en traversant la solution par conduction électrolyti- que , ce qui diminue la longueur de l'anode 11a et augmente la longueur de la cathode 12a.
La solution 14 pour le placage du cuivre ou analo- gue peut être introduite dans la cellule par un petit trou d'accès ou de remplissage percé axialement dans la cathode ou de toute autre manière appropriée. La solution peut être introduite par injection à l'aide d'une seringue hypodermique qui refoule l'électrolyte sous pression dans la cavité formée entre les électrodes et empêche la présence d'air emprisonné, Ceci est important car l'air qui serait contenu dans le dis- positif pourrait donner lieu à la formation d'oxydes nuisibles au bon fonctionnement de celui-ci et serait susceptible de créer des erreurs d'indications ainsi que d'autres défauts et inconvénients.
Une. autre méthode pour introduire l'électrolyte con- siste à expulser d'abord l'air hors de plusieurs dispositifs placés dans une cuve à vide et à permettre ensuite à la solu- tion électrolytique d'être aspirée dans la cuve pour remplir les dispositifs par les trous d'accès. Après l'enlèvement des dispositifs hors de la cuve, ils sont bouchés hermétiquement en remplissant les trous d'accès avec une matière appropriée, telle que la cire d'abeilles ou analogue.
De cette manière, la présence de bulles d'air ou autres matières étrangères emprisonnées est évitée positive- ment et certainement.
Pour l'assemblage du dispositif, les extrémités 16
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du tube en verre 10 sont d'abord étamées pour faciliter le soudage des renflements llb et 12b des bouchons sur le tube pour que la cellule soit fermée hermétiquement. Ce soudage peut se faire à l'aide d'un fer à souder ordinaire et en uti- lisant une soudure appropriée au plomb-étain. Avant d'intro- duire les bouchons ou électrodes dans les tubes, ils sont immergés dans une solution de décapage appropriée, par exemple une solution d'acide sulfurique et/ou chlorhydrique pour enle- ver les oxydes ou incrustations qui pourraient se trouver sur les surfaces des électrodes. Les bouchons sont ensuite rincés dans de l'eau distillée ,séchés et soudés sur les extrémités du tube 10.
L'aiguille d'une seringue hypodermique, remplie d'électrolyte à utiliser dans la cellule, est ensuite engagée dans le trou de remplissage de la cathode et la solution est refoulée dans l'intervalle existant entre les électrodes pour être certain que de l'air ne soit pas emprisonné, pen- dant cette opération.
Suivant une variante, plusieurs dispositifs peuvent être remplis à la fois par le traitement par le vide, tel que décrit plus haut. Le trou de remplissage est h@@métique- ment fermé ensuite, pour empêcher l'échappement du liquide ou l'entrée de l'air. Une bande ou étiquette portant une échelle graduée en unités de temps 17 est alors appliquée autour du tube ou cette échelle peut être gravée dans le tube ou formée sur celui-ci de toute manière appropriée.
Le dispositif, décrit plus haut, utilise le principe du dépôt de cuivre ou d'un métal équivalent depuis l'anode 11a sur la cathode 12a à l'aide de la solution ionique ou de l'é- lectrolyte 14. Si l'intensité du courant, passant de l'anode à la cathode, est maintenue constante, la quantité de cuivre
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enlevée de l'anode et déposée sur la cathode est proportion- nelle à la durée totale du fonctionnement ou du placage. Il en résulte que, si la section transversale de la surface de placage est maintenue constante, l'épaisseur de la masse métallique déposée est proportionnelle au changement de poids de la cathode ou de l'anode, c'est-à-dire à la durée totale de la période de fonctionnement.
Ceci permet la cons- truction d'une cellule compte-temps, qui satisfait aux exigen- ces 'd'un dispositif simple et peu coûteux, pour exterminer ou mesurer Ses périodes de temps relativement longues sans qu'on ait à utiliser des organes mobiles, ce dispositif ne présentant pas les inconvénients et défauts des compte-temps déjà connus.
Plus spécifiquement, comme le métal est transféré depuis l'anode 11a à la cathode 12a, la longueur de la première diminue et, en même temps, la longueur de la cathode augmente.
La face terminale de l'anode ou celle de la cathode peut être'utilisée comme indication ou repère du temps écoulé du moment que l'intensité du courant passant dans la cellule est maintenue constante, par exemple en utilisant un générateur de courant à intensité constante comme source de courant. Un moyen simple pour obtenir ce résultat et maintenir l'intensité du courant constante consiste à utiliser une résistance de va- leur élevée 18 intercalée en série entre une source de cou- rant à tension élevée stabilisée comme celle qui se trouve dans la plupart des appareils électriques ou électroniques, et la cellule électrolytique.
Cette résistance doit être grande comparativement à celle de la cellule pour obtenir un courant à intensité sensiblement constante dans la cellule, indépendamment des changements qui peuvent se produire à
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1 intérieur de celle-ci et qui sont dus à la température, la résistance, la durée d'usage, etc. La cellule peut également être alimentée par une source de courant alternatif, telle qu'un réseau de distribution do courant fort ou d'éclairage, cette source étant reliée à la cellule par un redresseur approprié comme bien connu.
Quand une indication précise du temps n'est pas nécessaire, une source do courant sujette à une certaine fluctuation de tension, par exemple environ + 10%, comme dans le cas d'un réseau non stabilisé, peut fournir encore une indication de temps utile convenant pour de nombreux usages et applications pratiques.
Un des problèmes princioaux pour la constitution d'un compte-temps établi selon l'invention est d'assurer un placage ou.un transfert de métal uniforme de l'anode à la cathode, sans production de stries ou de "ramifications" sur les électrodes.
Ces stries ou ramifications se produisent quand des composés parasites sont formés au cours du placage. Ces compo- sés indésirables sont les oxydes et sulfates de cuivre formés à l'anode et/ou à la cathode, pour l'exemple décrit. Ainsi, quand on utilise du cuivre ordinaire laminé en barre et conte- nant approximativement 99,8% de cuivre pur avec de légères traces d'oxygène, on constate, après un fonctionnement d'en- viron 50 à 100 heures, qu'il se forme des stries nuisibles sur la cathode. Ce défaut peut .être évité en utilisant du cuivre qui, en substance, est exempt d'oxygène.
Ce cuivre peut être obtenu par fusion et coulée dans une atmosphère exempte d'o@ ène, ce qui a pour résultat que des oxydes ne sont pas formés et que la production de stries est, en substance, évitée
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lorsqu'on utilise cette matière. Des expériences ont confirmé ce fait et montré que du cuivre exempt d'oxygène donne des résultats notablement meilleurs que du cuivre ordinaire lami- né en barre.
L'uniformité du placage depuis l'anode vers la cathode peut, en outre, être améliorée par un traitement thermique du cuivre utilisé. Pendant la coulée du cuivre exempt d'oxygène et l'usinage subséquent pour lui donner la forme voulue, destensions internes se produisent, qui peuvent être la cause qu'un cristal soit physiquement différent et/ou soit détaché d'un cristal adjacent, d'où peut résulter une non uniformité dans le placage, celle-ci étant due au fait que les tensions internes créent des cellules électromotrices minus- cules ou des différences de potentiel d'anode à anode ou de cathode à cathode, ce qui gêne le placage uniforme ou le trans- fert du méfait On a découvert que,même avec du cuivre laminé ordinaire,
.l'uniformité du placage peut être améliorée d'une manière importante par le recuit du cuivre pour empêcher les tensions intercristalliques ou les dislosations et pour obte- nir une structure cristalline plus homogène.
Divers électrblytes peuvent être utilisés pour la mise en oeuvre de l'invention,comme bien connu pour n'importe quelle opération de placage ordinaire. Les solutions les plus usuelles, quand on utilise le cuivre comme matière pour former les électrodes, sont le sulfate de cuivre acide, le cyanure de cuivre et le fluoborate de cuivre. Les meilleurs résultats ont été obtenus avec le sulfate de cuivre acide utilisé comme électrolyte, de pair avec du cuivre exempt d'oxygène comme matière formant les électrodes. Avec une cellule, établie des électrodes en cuivre et selon l'exemple décrit, et avec/une solution de sulfale de
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cuivre, des mesures de périodes de temps écoulé de l'ordre de 500 heures et plus pouvent être obtenues d'une manière certaine et satisfaisante.
Le problème principal, en cequi concerne l'électro- lyte, réside dans le fait important de pouvoir conserver vir- tuellement un rendement à 100% pour le placage. Le rendement du placage est défini comme étant la quantité réelle de cuivre transféré depuis l'anode jusqu'à la cathode comparativement à la quantité qui peut être obtenue théoriquement à l'aide d'une intensité de courant donnée. Cette quantité théorique est basée sur la définition du coulomb ou de l'unité de charge électri- que. Comme bien connu, l'ampère (coulomb par seconde) est équi- valent à un courant constant qui, lorsqu'il traverse une solu- tion de nitrate d'argent, provoque la libération ou le dépôt de 0,0011182g d'argent par seconde. Une relation correspon- dante existe pour d'autres métaux.
Il en résulte que, pour des rendements de placage inférieurs à 100%, une quantité moindre de métal est transférée que dans un cas théorique. Ceci impli- que la formation de produits parasites qui sont nuisibles dans un compte-temps établi selon l'invention. Les rendements de placage inférieurs à 100% peuvent, en outre, avoir pour effet de produire un changement graduel dans la composition ou la contamination de l'électrolyte d'où peuvent résulter des variations possibles dans la vitesse de placage ainsi que des limitations et des erreurs dans l'indication ou la déter- mination du temps écoulé par le dispositif en question.
Comme déjà dit, le passage du courant dans la cel- lule peut être contrôlé ou stabilisé à l'aide d'une résistance relativement grande 18 établie en série entre la cellule et la source de courant d'alimentation. Comme la résistance de
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la cellule est extrêmement faible la quantité de courant est déterminée, en substance, uniquement par la tension externe et par la résistance en série. Il en résulte que les variations de la résistance de la cellule, par exemple en fonction du temps, de la température, etc., n'ont qu'un effet très faible sur l'intensité du courant et, par conséquent, sur la vitesse de transfert du métal, excepté en ce qui concerne les légères variations possibles du rendement de placage dans une zone relativement restreinte.
Pour l'exemple décrit, la cathode est constituée en cuivre, nais une autre matière peut être utilisée pour la cathode, par exemple du laiton, sur laquelle le cuivre se dé- pose facilement. De même, les renflements llb et 12b peuvent être en un métal approprié ou en une matière conductrice con- venable, ces renflements étant chimiquement et électriquement reliés aux électrodes lla et 12a de toute manière appropriée, seule l'anode étant constituée en cuivre ou en un métal de placage équivalent dont les caractéristiques sont celles in- diquées plus haut.
Dans le cas où une différence de potentiel excessi- ve existe entre la cathode 12 et l'anode lla, du gaz peut être forméaux électrodes au cours du placage ou du fonctionnement.
Cette formation de gaz peut avoir deux effets, à savoir en premier lieu la diminution du rendement de placage puisqu'une partie de l'énergie est gaspillée pour la formation du gaz, et, en deuxième lieu, la détérioration, voire la destruction, de la cellule. Il est donc important que la différence de poten- tiel entre l'anode et la cathode soit toujours inférieure à une valeur limite, c'est-à-dire approximativement 0,3 de volt dans le cas d'une cellule du genre spécifique décrit plus haut
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pour laquelle on utilise des électrodes en cuivre. Il est -toutefois possible de faire fonctionner la cellule avec une tension plus grande on raison de ce que la polarisation et la surtension augmentent le potentiel formateur de gaz.
Afin d'être absolument certain que la tension entre les électrodes ne dépasse jamais la tension critique ou formatrice de gaz, la résistance 18, limitant le courant, peut être constituée en deux parties 18a et 18b (fig. 2), un dispositif limitant ou stabilisant la tension, par exemple un tube à néon 19,ou tout autre dispositif stabilisateur,étant relié au point de jonction des résistances 18a et 18b et à la cathode 12a de la cellule. Dans ces conditions, si pour une raison quelcon- que la tension externe ou de fonctionnement augmente jusqu'à devenir supérieure à la tension de sécurité, le tube à néon 19 devient conducteur, ce qui limite la tension lissant aux bor- nes de la cellule, comme bien connu par les spécialistes dars ce domaine.
Les résistances 18a et 18b sont montrées comme étant reliées au fil positif établi entre le/source 15 et la cellule, mais elles peuvent également être établies dans le est fil négatif et, dans ce cas, le tube de néon/établi entre le . point de jonction des résistances et l'anode 10a de la cellule comme on le comprend aisément.
Pour la plupart des applications, cette précaution n'est pas nécessaire puisqu'on dispose généralement de ten- sion de courant continu'relativement invariable ou stabilisé dans pratiquement tous les appareils électriques ou électro- niques pour lesquels les compte-temps, établis selon l'inven- tion, peuvent être utilisés.
Pour des températures extrêmement faibles, la solu- tion peut congeler, ce qui rendrait la cellule inactive. Comme
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il est bien connu que l'addition d'un corps dissous à l'eau sert à abaisser le point de congélation de celle-ci, il est avantageux d'utiliser ce moyen ou un autre bien connu pour abaisser le point de congélation de l'électrolyte jusque dans une région où une congélation ne se produit généralement pas aux températures rencontrées normalement au cours du fonction- nement .
Conformément à une caractéristique importante, les parties lla et llb de l'anode peuvent être constituées en des métaux différents, la couche intercalaire 13. formée entre ces parties, occupant une position prédéterminée, comme visi- ble sur la figo 1. Si la partie llb est constituée en un métal approprié, qui ne convient pas pour le placage en une matière conductrice équivalente, le placage est interrompu quand la couche intercalaire 13 est atteinte.
Ceci permet d'obtenir une interruption automatique quand une période de temps pré- déterminée et choisie à volonté s'est écoulée,
Pour l'exemple montré, la cathode et l'anode ont des sections transversales égales, Ceci n'est toutefois pas essen- tiel et des dispositifs ayant des sections transversales dif- férentes peuvent être utilisées comme montré sur les fig. 2 à 6, De plus, on a découvert que, dans certains cas, l'électrolyte change au cours du fonctionnement du dispositif. Ceci peut être dû à la présence d'impuretés dans les métaux ou dans l'élec- trolyte lui-même d'où il résulte que la composition de l'éleo- trolyte est modifiée au cours de l'usage.
Pour des opérations de plaoage ordinaires, pour lesquels on n'envisage que le dépôt de couches très minces, l'électrolyte est agité, filtré et ramené au bain galvanoplastique pendant le fonctionnement. De cette manière, on maintient une pureté et une stabilité, à un
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degré élevé, de l'électrolyte Alors que ceci n'est pas pos- sible avec le dispositif .faisant l'objet 'de l'invention, il est avantageux de maintenir une grande surface du métal de placage ou une surface de placage effective en contact avec l'électrolyte.
Ceci peut être obtenu en constituant l'anode ].la par un mince fil de cuivre pour qu'il soit complètement entou- ré de l'électrolyte 14, ce qui procure un rapport de surface plus grand entre l'électrolyte et le mêlait Dans ce cas, la surface de la cathode peut rester la même comme montré sur la fig.
2.Egalement dans'ce cas, les variations de longueur du fil anodique 11a servent de mesure du temps écoulé car, quand l'extrémité libre 20 du fil lla est le plus près de la cathode 12a, le placage progresse en prédominance depuis l'ex- trémité de l'anode plutôt que depuis la face latérale cylin- drique de 1 anodes Si nécessaire, on peut placer un mince tube en verre autour du fil anodique ou appliquer sur celui-ci un enduit résistant ou analogue pour limiter le placage ou le transfert du métal en substance à la surface de l'extrémité 20 du fil.
Plus la distance entre l'extrémité 20 et la cathode 12a est petite, plus le champ électrique est concentré dans 1 espace qui se trouve directement en regard de la surface de cette extrémité, ce qui diminue notablement le transfert du métal à 1 extrémité du fil, une quantité suffisante de l'élec- trolyte étant disponible à cause du diamètre réduit du fil anodique 11a
Un autre avantage du fil anodique 11a avec diamètre réduit (figo 2) réside dans le fait que le dispositif devient indifférent à la position qu'il occupe.
Avec un dispositif ana- logue à celui de la fig. 1, on constate qu'un placage irrégu- lier peut se produire quand le dispositif fonctionne dans une
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position horizontale à cause de la concentration non uniforme de l'électrolyte sur la surface de l'électrode. Cet inconvé- nient peut êtro entièrement écarté avec une anode constituée par un fil mince ot entouré do tous côtés par l'électrolyte connue montré sur la fige 2,
Par ailleurs, on peut tenir compte des variations ou de la diminution progressive de la vitesse de placage au cours du fonctionnement, par suite de la contamination crois- sante de l'électrolyte,
en calibrant convenablement l'échelle graduée en unités de temps 14 pour des matières formant des électrodes et pour un électrolyte ayant des caractéristiques spécifiques prédéterminées, comme on le comprend aisément*
Sur la fig. 2, la source de courant est constituée par une résistance de sortie 15' alimentée par une source de courant ordinaire ou stabilisée, comme celles prévues dans un appareil électrique ou électronique.
A la place d'un simple compte-temps, le dispositif faisant l'objet de l'invention peut être utilisé pour commander, avec effet retardé, la fermeture ou l'ouverture d'un circuit électrique, quand une période de temps prédéterminée s'est écou- lée ou quand la cathode 12a ou l'anode lla de la cellule compte- temps a attoint une dimension physique prédéterminée.
La fige 5 montre un circuit de commande comportant une source de courant locale 21' reliée , en série,à une paire de contacts 21 et 22 établis dans le tube en verre 10 et nor- malement courtcircuités par l'anode 11a. Dans ce circuit est établi, en outre, un relate 23 ou un dispositif de commande -analogue. Au cours du fonctionnemont ot à mesure que la métal de l'anode 11a se dissout do plus en plus dans l'électrolyte et est transféré à la cathode 12a, il arrive un moment , dé- terminé par l'emplacement dos contacts 21 et 22, où. le circuit
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entre ceux-ci ost interrompu, ce qui ouvre le circuit de commande et fait fonctionner le rolais 23 ou autre dispositif de commando équivalent.
Si on le désire les fonctions d'indi- cation et de commando peuvent être combinées en faisant inter- venir une écholle Graduée!on unités de temps en plus des con- tacts limiteurs 21 et 23, comme on lo comprend aisément.
La fig. 4 montre un compte-temps basé sur le prin- cipe do l'intervention d'une couche intercalaire mobile, ce dispositif étant différent des dispositifs à liquide des fig.
1 à 3 par l'absence de l'électrolyte 14 et par le contact direct entre les électrodes 11a et 12a par l'intermédiaire d'une couche intercalaire 19', ayant une épaisseur microsco- pique . Par cette méthode, en utilisant des solutions ano- dique et cathodique constituées respectivement par du chlo- rure de cadmium et du chlorure de potassium, par exemple, le passage du courant électrique depuis l'anode lla vers la cathode 12a oblige la surface intercalaire 19' à se déplacer dans le sens du courant, comme indiqué par la flèche sur la fig. 4. Egalement dans ce cas, le maintien de l'intensité du courant à une valeur constante provoque la formation d'une couche intercalaire 19' qui se déplace en fonction directe du temps, comme indiqué par l'échelle graduée 17.
Le déplace- ment de la couche intercalaire dans un dispositif de ce genre résulte do la différence do mobilité ionique des matières cons- tituant l'anode et la cathodo comme décrit,par exemple, d'une manière détaillée dans lo traité "Principles of Electrochemistry" par Mac Innés (page 68) publié par la Roinhold Pub. Co.
Un compte-temps sec, montré sur la fig. 5, utilise le principe d'une cellule à corrosion courtcircuitéo formée par deux pièces 24 ot 25 en des métaux différents,l'une étant
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en un métal plus précieux, par exemple en cuivre, et l'autre on un métal plus vulgaire tel que du zinc, ces pièces étant placées très près l'une de l'autre ou étant en contact. En courtcircuitant les pièces 24 et 25 directement depuis l'ex- térieur à l'aide d'un conducteur 26 et d'un interrupteur 27, la corrosion du métal vulgaire 24 progresse proportionnelle- ment au temps à partir de la surface intercalaire 28, ce qui peut donc servir également pour indiquer la période de temps qui s'est écoulée en se basant sur l'échelle graduée 17.
Cette cellule à corrosion courtcircuitée est analogue à la cellule de placage décrite plus haut,excepté que la tension nécessaire pour produire la corrosion du métal vulgaire est fournie par le couple électromoteur ou la différence de potentiel par contact entre les métaux, qui est inhérent à ceux-ci. Pour qu'une cellule de ce genre puisse fonctionner, la présence de l'humidité est essentielle et pour cette raison la cellule est montrée sur la fig. 5 sans tube de verre ou enveloppe hermétiquement fermée. La corrosion du métal vulgaire provoque le changement de sa couleur ou de son aspect et l'importance de ce changement est indiquée par l'échelle graduée 17.
La fig. 6 montre un autre compte-temps ou disposi- tif de commande dans lequel on utilise les principes de l'in- vention en se basant sur le coulomètre bien connu de Wright.
Ce dernier comprend un récipient en verre 30 muni d'un canal circulaire interne 31 contenant du mercure 32. Le canal 31 est relié à un réservoir de mercure 33. Sous le canal 31 est établie une cathode 34 en/carbone ou en toute autre matière électrolytiquement inactive. Le récipient est rempli d'une solution d'iodure mercurique de potassium 36 jusqu'à une fai- ble distance au-dessus du col 36 prévu pour éviter l'écoulement
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du mercure 32 formant l'anode. Une cloison poreuse 44 sépare les deux liquides 32 et 35.
Dans une cellule de ce genre, le mercure s'écoule sous la forme d'un courant de fines particules ayant traversé la cloison poreuse 44 depuis l'anode 32 qui est reliée à la cathode 34 par une source de courant 37 et par une résistance limitatrice ou stabilisatrice 38. Le mercure libéré est re- cueilli en 39 au fond du tube 40 relié au récipient 30. Le dis- positif peut être utilisé comme compte-temps en se servant de l'échelle graduée 17 indiquait la hauteur de la colonne de mercure 39 et/ou comme dispositif de commande en faisant intervenir un contact 41, une source de courant locale 42 et un relais 43 comme on peut facilement le comprendre après les explications données plus haut.
La fig. 7 montre un compte-temps d'un autre genre constitué par une cellule dans laquelle est formé un gaz et pour laquelle on utilise le principe de l'électrolyse après passage d'un courant électrique à travers une solution aqueuse appropriéeou analogue. Ainsi, la dissociation ordinaire de l'eau en oxygène et en hydrogène peut être utilisée comme un compte-temps précis du moment que le courant traversant la solution est maintenu constant ou varie suivant une relation simple en fonction du temps. Plus particulièrement sur la fige 7, on désigne par 45 un récipient contenant une solution aqueuse convenable 46 acidifiée et dans laquelle sont immergées deux électrodes 47 et 48 reliées à une source de courant 50 par une résistance limitatrice 51.
Egalement dans ce cas, la quantité do gaz formée et recueillie dans l'espace supérieur 52 du ré- cipient 45 donne une indication du temps montrée par l'échelle graduée 17 comme on le comprend aisément par les explications données plus haut.
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Cornue il va do soi ot comme il résulte d'ailleurs déjà de ce qui précède, l'invention no se limite nullement à celui de ses modes d'application non plus qu'à ceux de/ses modes de réalisation dont les diversos parties ont plus spé- cialement été indiquées; elle en ombrasse, au contraire, toutes les variantes.