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La présente invention est relative aux dispositifs de transmission à courroies trapézoïdales à variation automatique et continue du rapport de transmission destinés à assurer l'entrainement de deux roues motrices d'un véhicule automobile avec un effet différentiel,
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c'est-à-dire de manière à permettre, par exemple dans un virage, aux deux roues motrices en question de parcourir ¯*;- des chemins différents sans cesser d'être entraînons et sans provoquer de patinage, ni d'elles-mêmes sur la route, des courroies trapézoïdales sur leurs poulies.
Dans les dispositifs de transmission de ce type, le moteur du véhicule entraine simultanément et à la même vitesse deux poulies entraîneuses et chacune desdites poulies entraîne, par l'intermédiaire d'une courroie trapézoïdale individuelle, une poulie entraîn6e calée sur un arbre secondaire indépendant lié à l'une des roues motrices du véhicule par tous moyens approprias tels qu'une transmission à chaîne.
Chacune des poulies entraîneuse et entraînée comporte un flasque dit ci-après flasque fixe" qui est solidaire en rotation de l'arbre auquel la . poulie considérée est associée et qui est également assu- jetti à une position axiale fixe sur ledit arbre. Chacun poulie comporte en outre un flasque dit ci-après "flasque' mobile qui, tout en étant solidaire en rotation de l'arbre intéressé, comme le flasque fixe, peut par contre coulisser axialenent sur celui-ci.
Le flasque mobile de chaque poulie est constamment sollicité élastiquement vers son flasque fixe de façon que la courroie trapézoïdale
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soit serrée latéralement entre les deux flasques . La variation continue du rapport de transmission s'obtient, pour chaque courroie trapézoïdale, par un déplacement axial simultané .mais en sens inverses, des flasques mobiles des doux poulies associées à ladite courroie : Si, par exemple, on rapproche les flasques d'une poulie entraînée, le rayon effectif de la courroie associée augmente sur cette poulie, tandis qu'il diminue en même temps sur la poulie entraîneuse correspondante dont les flasques s'écartent.
Enfin, l'effet différentiel s'obtient par variation simultanée mais en sens inverses des deux rapports de transmission individuels vers les. roues motrices indépendantes , la valeur du rapport de transmission moyen pouvant rester inchangée.
Dans les dispositifs de transmission différentiels à courroies trapézoïdales connus du genre en question, le débattement axial des flasques mobiles des poulies par rapport à leurs flasques fixes n'est limité, dans les deux sens, directement ou par l'intermédiaire de la courroie et de l'autre poulie associées, que par des butées fixes axialement par rapport aux dits flasques fixes.
Ces butées sont alors nécessairement choisies do
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manière à correspondre aux deux valeurs extrêmes du
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n1---):o:rt de transmission moyen, dans la gamme choisie.
Jjn d'autres îlerries, les amplitudes des gammes do varia- -un dos rapports de transmission individuels sont nécessairement égales à l' amplitud;: de la galL1e de var ia- tion du rapport de transmission moyen. Or, dans ces conditions, l'affût différentiel n'est optimum que pour
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unique valeur do la distance entre 1,,o f12S(,c.o des l,uulm;, ontrainousos (ou dos poulies ontrain6eà, e i e st-àdira pour une unique valeur du rapport de transmission ijoyan. Par 0xCi.lple, si l'agencement est tel que les deux flasques mobiles , par exemple des poulies ,.J1YGrai- neuses se déplacent dans le nome sens pour faire varier ls rapports de transmission individuels, l'effet diffé-
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r.2lticl optimuul n-i sera obtenu que pour l'une des valeurs extrêmes du rapport do transmission moyen.
Par contre, si l'agencement est tel que lesdits flasques se déplacent en sens inverse pour faire varier les rapports de transmission individuels , ledit effet différentiel optimum né
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:.\01'0. obtenu que pour la valeur moyenne de la distance entre lesdits flasques mobiles.
Dans les deux cas, pour tous les rapporta de transmission moyens différents do la valeur critique en question, l'effet différentiel sera
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d'autant plus r:duit que l'on s' 0c'artcro. c1e la position
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relative critique correspondante; en particulier, dans le
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deuxiëuc cas envisagé ci-dessus, où ladite position critique correspond à 1". distance noyenno entre ,les flasques z¯1o17iles considérées, l'effet différentiel sera conpiëtement
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annule l)rsque ladite distance atteindra l'une ou l'autre .
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do Gos valours extrêmes.
Sur' la Fig. 1 dos dessins o.n"'; nocc:s , cet inconvénient najeur des dispositifs de trans nission différentiels existants a été nis schématiquoil8nt en évidence: la référence générale " désign= 1 ' ens =:.iblq fixe axialement par rapport au châssis du véhicule (onscrwlo qui comprend les flasques fixes des poulies e t les but,5;:@ fiX0S - directes ou indirGctcs -.) . On voit on B et C, rospectiv.isent, les flasques nobiles quo, pour faciliter l'exposé, on supposera être ceux des poulies ol1traînousos...
On a supposé égalcnont qu'il s'agit du second cas mentionné ci-
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dessus ot l'on a choisi un raodo de construction dans lequel l' onsenblo dos doux flasoucq nobilos e,st disi3obu, extÓ7iourê.. iaont par rapport ci l' 8nsonb10 dos deux flasques fixes ; la déuonstration serait la noue pour le premier cas ou si los flasques fixvs étaient disposés à l'extérieur. Dans
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les conditions de l'hypothèse, lorsque les flasques B et C
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sont dans'la position représentée on trait plein, les doux
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rapports do transnission individuels sont minima et égaux entre eux et, par conséquent, tous doux égaux au rapport de transnission Doyen, lequel-est lui aussi minimum.
Dans la position relative représentée en trait mixte, les deux rapports de transnission individuels et le rap- port de transmission noyen sont naxina.
Enfin, dans la position représentée en trait inter - roupu, les trois rapports ont une valeur moyenne. On voit aisément sur la figure que dans cette dernière posi- tion relative, les flasques B et C peuvent être déplaces comme un tout d'une course totale égale à la distance entre les deux butées fixes de chacun d'eux. On voit aussi que dans toute autre position, la course possible de l'ensemble des deux flasques mobiles est plus réduite.
Enfin, dans leur position la plus écartée ut d ans leur position la plus rapprochée, on voit que les flasques ne pouvent plus être déplaces comme un tout.
Sur la Fig. 3, on a représente en trait nixto une courbe exprimant les variations de l'effet différentiel en fonction du rapport de transnission moyen dans le dispositif connu qui vient d'être décrit. On voit que.
deçà et au-delà de la gamme de variation continue du rapport do transnission moyen, le dispositif no pornot
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aucun effet différentiel et que, mêmes dans cette gamme, il ne permet l'effet différentiel optimum que pour'le point milieu de cette qui correspond à un rapport de trans -- nission moyen égal à l'unité entre les poulies entraîneuse et les poulies entraînées. Or, l'utilisation du rapport moyen 1/1 est extrêmement rare et, de plus, la majeure partie du temps do conduite d'un véhicule s'effectue, soit avec un rapport de transmission minimum (démarrage, manocuvres, demi-tour sur place, etc...),
soit avec un rapport de transmission maximum (conduite noruale), les périodes au cours desquelles la variation continue du rapport de transmission entre en jeu no représentant qu'une fraction nininc du tcnps total de conduite. Dans ces conditions, dans les dispositifs connus, l'effet différentiel ne joue que rarcr.ient et, lorsqu'il joue, il n'est optimum que pour le rapport 1/1, cc qui rend absolument illusoire son effica- cité, En particulier, dans la conduite rapide, le rapport de transnission moyen étant à sa valeur maxima, l'effet différentiel ne joue pas et l'on risque des accidents graves, en particulier sur routes verglacées ou analogues.
Par ailleurs, los virages à faible rayon de courbure, lors des manoeuvres à très faible vitesse, donnent lieu à des patinages importants propres à provoquer une usure prématurée
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La présente invention a pour objet un dispositif de transmission à courroies trapézoïdales du genre en question dans lequel on dispose d'un effet différentiel d'une amplitude minima prédéterminée, quelle quo soit la leur du rapport do transmission moye,,ne non selement dans tout l'intervalle de variation continue de celui-ci, nais encore lorsque ledit rapport prend ses valeurs extrêmes maxima et minima, c'est-à-dire, en fait, quelles que soient les conditions de-conduite du véhicule.
A cet effet, dans le dispositif de transmission suivant l'invention, les 'deux paires de flasques mobiles (colle des poulies entraîneuses et celle des poulies entraînées) sont montées chacune à coulissement aur un équipage intermédiaire et l'ensemble formé par chaque paire de flasques mobiles ut par son équipage intermédiaire est à son tour monté à coulissement par rapport aux flasques fixas associés . On dispose ainsi de deux mouvements relatifs, distincts, l'un pour la variation du rapport de transnission moyen et l'autre auquel on donne une auplitudo plus grande, pour l'effet différentiel.
Dans un mode de réalisation correspondant au second cas mentionne ci-dessus, les flasques , mobiles do chaque paire, peuvent se débattre axialoncnt et séparément par
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rapport à 'l'équipage ïntGrn0diaire' asocié entre les liuitcs habituelles) do nanièrc à permettre la variation continuo habituelle .du rapport de transmission noyons ,-,.,ndis que l' onsorible comprenant lesdits fl2.sÇLucs 'Llobilos ledit équipage intJrï,ldiairo peut à son tour se débattre axialement CO#îe un tout entre dos 1; iriitos plus écartées correspondant à l'amplitude iJiniiico, de l'effet différentiel qu'on d.:siro obtunir.
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Le principe du dispositif de transmission suivant
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l'invention est représente sch0üatiÇLuoDcnt toujours dans
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1'hypothèse du second cas en question sur la Fig. 2 où l'on voit toujours en A l'ensemble des organes axialo-
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Dont fixes comprenant, eoMuc prucc:do#ont, les flasques
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fixes clos poulies et des butées fixes directes ou indirec-
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tes, et l'on rotr'cuvc en D et C, rcspectivencnt, les deux flasques rzobiles .
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On voit que, suivant l' invention, ,les flasques
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mobiles B et C sont montes à coulissenent sur un équipage i1turD,:diairo D l'onseifole étant a son tour iiont6 à couiisem,.nt sur la structure A.
Dans le aode de réalisation scheuatiqueucnt représente sur la Fig.p, le d6battc;:lont axial des flasques B et C sur l'équipage intcruediairc'D est licité par dos * butées E-F et G-II, rospectiv#lont, dont la distance ost
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choisie suivant la gamine de variation désirée du rapport
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d e transuission moyen et le débatteinent axial dc l' ol1,scï.1ble B-C-D par rapport à la structure k est limite par des butées J at K, dont la distance, supérieure à cc-llo de Z-F ( ou G-H) , est choisie .
sZivant 11 #.lpli tude i1Ínina de l'effet différentiel à-obtenir-
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Dans ces conditions, on remarque immédiatement que le débattement axial de l'ensemble B-C-D est toujours possible quelle que soit la distance entre les flasques mobiles, c'est-à-dire quelle que soit la valeur du rapport de transmission moyen. Si les - butées J-K coopéraient avec l'équipage intermédiaire D, le débattement de B-C-D serait constant quel que soit le rapport de transmission moyen.
Vais lorsque lesdites butées coopèrent avec les flasques mobiles eux-mêmes, comme dans l'exemple représenté, l'amplitude du débattement de D-C-D augmente à partir de chacune des valeurs extrêmes de. l'écartement des flasques mobiles pour atteindre un maximum pour la valeur moyenne dudit écartement. Sur la Fig.3, on a repré- senté en trait plein une courbe correspondante des variations de l'amplitude de l'effet différentiel en fonction du rapport de transmission. On remarque que le niveau minimum de cette courbe est, pour une même gamme de variation du rapport de transnission moyen, égal au niveau maximum de la courbe en trait inter- rompu qui matérialise le fonctionnement des disposi- -tifs connus.
De plus, dans le cas de la courbe choisie qui correspond aux conditions définies ci- dessus dans lesquelles les butées fixes de l' ensemble B-C-D coopèrent avec les flasques mobiles B et C, on dispose entre les limites de la gamme de varia- tion continue du rapport de transmission d'un effet différentiel d'amplitude plus.grande qui passe par une. valeur maxima pour la valeur moyenne du
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rapport de transmission.
Les dispositifs connus présentent encore un autre inconvénient majeur: On a vu ci-dessus que les flasques mobiles sont appliques contre les courroies par des moyens élastiques. Or, ces moyens ne peuvent évidemment agir sur les flasques mobiles rue si on leur donne un point d'appui et, hors lesdits flasques mobiles eux-mêmes, le seul point d'appui possible est évidemment l'ensemble fixe A. Par conséquent, quelle que soit la disposi- tion adoptée, le déplacement simultané des flasques mobiles nécessaire pour assurer l'effet différentiel ne pourra sc faire que contre l'action d'au moins un ressort.
Cette action joue, de toute évidence, un rôle perturbateur dans l'effet différentiel qui, pour être optimum, nc doit être sensible qu'aux différences de tension des courroies trapé- zoïdalcs résultant de la différence des chemins parcourus par les roues motrices indépendantes.
Le dispositif de transmission suivant l'inven- tion permet précisément d'éliminer toute action perturbatrice de ce genre du fait qu'elle offre aux moyens élastiques destinés à assurer l'application latérale des flasques mobiles contre les courroies un point d'appui non plus fixe par rapport au châssis, mais flottant librement, à savoir l'équipa- ge intermédiaire dont il a été question plus haut.
En conséquence, suivant une autre caractéristique de l'invention, tous les moyens élastiques sollicitant les flasques mobiles vers les flasques
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fixes sont montés de manière à pouvoir flotter li- brement, avec les équipages intermédiaires, par rapport aux structures fixes.
Les figures 1 et 2 mettent en évidence ce second avantage de l'invention. Dans la transmission connue de la Fig. 1, si, par exemple, à partir de la position moyenne représentée en traits interrompus, l'effet différentiel cherche à déplacer simultanément les flasques B et C vers la droite la compression du ressort augmente ets'oppose à l'effet différentiel tout en augmen- tant la pression latérale sur la courroie de droite.
Au contraire dans la transmission suivant l'invention de la Fig. 2, dans les mêmes conditions, l'ensemble B-C-D-N-O se déplace comme un tout librement vers la droite et les compressions des ressorts N et 0 restent inchangées.
L'invention sera mieux comprise à la lecture de la description détaillée qui suit et à l'examen des dessins annexés qui représentent, à titre d'exempies non limitatifs, un mode de réalisation et une variante de l'invention.
Jur ces dessins : la Fig. 4 représente schématiquement, en élévation, avec coupe partielle suivant l'axe des arbres primaire et secondaire, un dispositif de transmission différentielle suivant l'invention, et la Fig. 5 représente une variante de construc-- tion d'un équipage intermédiaire flottant portant
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les flasques mobiles des poulies entraineuses.
Dans le mode de réalisation représenté sur la Fig. 4, on voit en 1 le moteur d'un véhicule à partir duquel on désire entraîner de façon diffé- rentielle deux roues motrices indépendantes, 53 'et 54. Un embrayage 2, par exemple à force centri- fuge, est interposé entre l'arbre du moteur 1 et un premier pignon conique 3, constemnent en prise avec deux autres pignons coniques 4 et 5, constam- ment entraînés en sens inverses et montés fous sur l'arbre primaire 6 de la transmission,.
Cet arbre primaire porte également un dispositif d'enclabo- tage 6a, solidaire en'rotation de 1''arbre 6, -mais pouvant coulisser sur celui-ci,, Comme représenté sur la figure, le dispositif d'enclabotage 6a est dans une position médiane neutre ( point mort ) dans laquelle il n'embraye l'arbre 6 avec aucun des pignons coniques 4 et 5. Par contre, si on le déplace vers la droite, ce dispositif met en prise l'arbre 6 avec le pignon 4 et si on le dépla- ce vers la gauche, il le met en prise avec le pi- gnon 5 ; les pignons 4 et 5 sont munis à cet effet de dentures frontales 7 coopérant avec des dentures frontales conjuguées du dispositif q'enclabotage
6a.
On obtient ainsi sélectivement la marche avant et la marche arrière. Sur l'arbre primaire 6 sont clavetés les flasques fixes 8 et 9 et les flasques mobiles 10 et 11 de deux poulies entraîneuses. Les flasques mobiles 10 et 11 sont solidaires en trans- lation de coulisseaux 16 et 17 par 1''intermédiaire
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de goupilles respectives 18 et19. Dans l'exemple représentée l'arbre 6 est oraux et los coulisscaux 16 et 17 sont montés à coulissèrent dans l'alésage 14 dudit arbre. La débattcment axial des flasques mobiles 10 et11 est permis par des rainures longi- tudinales 20 ct 21, respectivement, de l'arbre 6.
Les poulies entraîneuses agissent, respectivement, sur des courroies trapézoïdales 12 et 13. Un ressort 15, travaillant à la compression, est monté dans l'alésage 14 entre les coulisseaux 16 et 17.
Il applique constamment les flasques mobiles 10 et 11 élastiquement contre les courroies associées 12 et 13, respectivement. Les courroies trapézoï- dales 12 et 13 entraînent, chacune, une poulie en- trainée. La poulie entraînée par la courroie 12 comporte un flasque fixe 24, solidaire d'un arbre secondaire creux 22 et un flasque mobile &6, également calé en rotation avec ledit arbre secondaire et solidaire d'un piston par l'intermédiaire de goupilles 34, coulissant librement dans des fentas longitudinales 36 de l'arbre secondaire 22.
La même disposition est adoptée pour la poulie entrainée par la courroie 13 dont on voit respectivement en 25-27-33 et 35, le flasque fixe, le flasque mobile, le piston et les goupilles, ces dernières coulissant librement dans des fentes longitudinales 37 d'un arbre secondaire creux 23 sur lequel ladite poulie entraînée cst calée en rotation,
Suivant l'invention, les pistons 32 et 33, respestivement solidaires en translation des flasques
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mobiles 26 et 27, sont montés à coulissement de ma- nire à pouvoir se déplacer axialement entre deux butées fixes, respectivement 41-71 et 72-42, sur un équipage intermédiaire constitué,
dans l'exemple représenté, par une tige,.38 et des chapeaux 39-40 et l'ensemble de cet équipage intermédiaire et des flasques mobiles est à son tour monté de manière à pouvoir se déplacer axialement comme un tout, quelle que soit la position relative des flasques mobiles 26 et 27, par rapport aux partie.s axialement fixes du véhicule. Dans l'exemple représenté, les butées fixes' qui limitent cette dernière course axiale coopèrent avec les flasques eux-mêmes de façon à limiter l'ouverture des poulies afin que les courroies ne puissent sauter. Elles sont colis- situées par.les extrémités des fentes longitudina- les 36 et 37.
Suivant l'invention, les flasques mobiles 10 et 11 de l'arbre primaire peuvent également se dépla- cer axialement par rapport à un équipage intermé- diaire qui, dans l'exemple représentée, est consti- tué par le ressort de compression lô, et l'ensemble ainsi obtenu peut, à son tour, se déplacer axiale- mont comme un tout entre dos butées fixes consti- tuées, dans l'exemple représenté, par lcs extrémi- tés des fontes longitudinales 20 et 21 de l'arbro primaire, .,
Dans l'exemple représenté., les arbres secondaires 22 et 23 sont coaxiaux.
Il,.2. sont montés en portc-à- faux sur une structure fixe commune-disposée entre
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leurs extrémités adjacentes, 'par l'intermédiaire de roulements à billes. Les arbres secondaires 22 et 23 entraînent, respectivement, les roues otri- ces 53 et 54 par l'intermédiaire de transmissions à chaînes respectives, 55-5759 et 56-58-60.
L'application latérale des flasques mobiles 26 et 27 sur les courroies 12 et 13 est assurée, dans le mode de réalisation représenté, par des ressorts de compression individuels 28 et 29 qui prennentappui-sur lesflasques 39 et40, respectivement, de l'équipage intermédiaire. La force totale des ressorts 28 et 29 est plus grande que la force du ressort 15, les ressorts 28 et 29 étant, de préférence, de forces égales. Dans ces conditions, en l'absence de toute action extérieure, les flasques 26 et 27 sont rapprochés au maximum, les pistons 32 et 33 reposant, respectivement, sur les butées 71 et 72 de l'équipage intermédiaire et les flasques 10 et 11 sont écartés au maximum.
Cetts configuration correspond à la valeur minimum du rapport de transmission moyen. La'pression latérale est alors assurée par le ssul ressort 15.
On voit que dans ce mode de réalisation le rapprochement axial des flasques 10 et 11 dans les deux sens par rapport à l'équipage intermédiaire 15 n'est limité qu'indirectement par le jeu des ressorts, des courroies et des flasques 26 et 27 qui,eux, sont associés à des butées positives.
On remarquera que, dans le modi de réalisation
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décrit, tout l'ensemble, comprenant les deux paires de flasques mobiles, les deux équipages intrmédiai-- res et les trois ressorts, flotte librement en direction axiale, ce qui permet à l'effet différentiel de se manifester librement quelle que' soit la position relative des flasques mobiles de chaque paire sans autre sollicitation que la tension différentielle des courroies 12 et 13.
La commande de la variation continue des rapports de transmission contre l'action des ressorts ( 28 + 29) -- 15 peut être réalisée, sans qu'on s'écarte pour cela du domaine de l'invention, par desmoyens quelconquespouvant aller d'un simple levier de commande manuelle à une automaticité totale, Cependant, il existe deux types de commandes qui sont particulièrement bien adaptées aux dispo- sitifs de transmission suivant l'invention, à savoir, les régulateurs à force centrifuge qui, par leur nature même, peuvent parfaitement prendre apPu) sur desstructures flottantes telles que les équipages intermédiaires du dispositif suivant l'invention, ou encore ne comporter aucun point d'appui etagir directement-entre les flasques mobiles.
L'agencement d'un système de commande à force centrifuge de ce genre ne donne lieu à aucune difficulté et ne sera, par conséquent, pas décrit de façon détaillés. Par contre, on a représenté sur la Fig; 4, un système de commande hydraulique qui d'agir simultanément sur les flasques mobiles 26 et 27 des poulies entraînées quelle que soit la
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position relative de ceux-ci.
Cc système hydraulique compor- te essentiellement une chambre de cylindre constituée par lcs deux compartiments 47 et 48 des alésages des arbres secondai- res 22 et 23 communiquant librement entre eux par un passage annulaire compris entre une canalisation axiale 52 'de la mon- turc fixe des arbres secondaires et la tige 38 qui traverse, avec un large jcu, ladite canalisation. La canalisation 52 est r=limcnt6c par une conduite 61 à partir d'une commande hydraulique appropriée qui peut être par exemple du type de cll décrite dans la. demande de brevet,
déposée en Belgique le 19 Mars 1958 au nom du Demandeur, pour "Transmission à courroie trapézoïdale à variation automatique et continue du rapport de transmission et à commande hydraulique, en particulier pour véhicules automobiles".
L'étanchéité des compartiments 47 et 48 est assurée par des joints tournants 49, 50. Le fluide hydraulique agit simul- tanément sur les pistons 32 ct 33 solidaires des flasques 26 et 27l'étanchéité desdits pistons est assurée, d'une part, par rapport à la. tige 38 par des joints'45 ct 46 et, d'autre part, par rapport aux parois intérieures des arbres secondaires par des joints 43 et 44.
On remarquera Que la masse de fluide hydraulique évan- tuellement contenue dans l'espace cylindrique compris entre les pistons 32 ct 33 est, cllc aussi, flottante, du fait de la librc communication des compartiments 47 ct 48, de sorte que son action simultanée sur les flasques 26 et 27 reste la môme, quelle que soit la position axiale de 1'ensemble flottant.
Le fonctionnement du dispositif decrit est le solvent
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La configuration représentée sur la Fig. 4 cor- respond au cas où le rapport de transmission moyen est minimum et où les roues 53 et 54 tournent à la même vitesse.,
Dans cette configuration, les flasques 26 et 27 sont rapprochés au maximum sous l'action prépondé- rante des ressorts 28 et 29 et reposent contre les butées 71 et 72 de la tige'38 par l'intermédiaire des pistons 32 et 33.
Les flasques 10 et 11 sont également rapprochés au maximum, leur ressort 15 ne pouvant vaincre L'action, plus forte, des res- sorts 28 et 29. Dans ces' conditions, les courroies 12 et 13 ne sont serrées latéralement contre les flasques des poulies, que sous la seule action du ressort 15. Par ailleurs, les tensions des deux courroies 12 et 13 sont égales et la structure flottante, comprenant les flasques mobiles 10-11-26 et 27, la tige 38 etses chapeaux 39 et40, etles ressorts 28 et 29, est maintenue en position média- ne.
Si la pression dans l'espace cylindrique 47-48 vientà augmenter ( par exemple en réponse à l'aug- mentation du nombre de tours ai la commande hydrau- lique est du type décrit dans la demande de brevet déjà citée ),.lorsqu'elle devient suffisante pour vaincre, en coopération avec le ressort 15, la ré- sistance des deux ressorts 28 et 29, ceux-ci sont comprimés et les flasques-26 et 27 s'écartent simul- . tanément des flasques 24 .et 25.
Si les vitesses des roues 53 ot 54 sont égales ( le véhicule roulant,
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par exemple, en ligne droite ) les tensions des brins entraînes des courroies sont égales ot los courroies tondent à s'empfneer dans la même mesure dansles poulies entraînées. EU? s tendentdonc éga- lement à augmenter de rayon dans la môme mesure sur les poulies entraîneuses en permettant au ressort 15 d'écarter les flasques mobiles 10 et 11, Les deux rapports de transmission individuels et le rapport de transmission moyen augmenteit dans une morne proportion.
Cette augmentation sa poursuit jusqu'à ce qu'une condition d'équilibre soit réali- sée entre la pression hydraulique et l'action des ressorts. Si la pression continue à croître, les rapports de transmission continuent à augmenter jusqu'à ce qu'ils atteignent leur valeur maxima au moment où lespis tons 32et 33 entrent on contact simultanément aveles butées 41 et 42 Le même processus se déroulc évidemment- en sens inverse si la. pression hydraulique diminue.
D'autre part, si, le rapport de transmission moyen étant minimum ( configuration représentée sur la Fig. 4 ) la roue 54, par exemple, commence à tourner plus vite que la roue 53 ( par exemple par suite d'un virage du véhicule ), le tension du brin en- traîné de la courroie 13 devient supérieure à celle du brin entrainé de la courroie 12. La courroie 13 tend donc à s'enfoncer davantage dans la poulie entraînée 25-27.
Comme l'ensemble 26-27-32-33-39-40- 28-29 flotte librement par rapport rux arbres sccondaires, ledit ensemble cet déplacé comme un tout
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vers la droite et le rayon effectif de la courroie 12 sur la poulie entraînée 26-24 augmente.
Par ail-. leurs, le brin non entraîné de la courroie 13 est détendu et le ressort 15 peut augmenter le rayon effectif de ladite courroie sur la poulie entraineuse 9-11, cependant que le brin non entraîné de la courroie 12 est davantage, tendu et que ladite courroie s'enfonce davantage dans la poulie entraî- neuse 8-10. Comme l'ensemble 10,15, 11 flotte librement par rapport l'arbre primaire, ledit ensemble peut se déplacer librement comme un tout vers la droite sans qu'il en résulte une modification de l'état de compression du ressort 15.
Le rapport de transmission moyen a conservé sa valeur minima, mais le rapport de transmission individuel entre les poulies 9-11 et 25-27 a augmenté, tandis que le rapport de transmission individuel entre la poulie 8-10 et la poulie 26-24 a diminué dans une mesure correspondante, ce qui permet à la roue 54 de tourner plus'vite que la roue 53 sans donner lieu à aucun .patinage.
On remarquera que, .pendant tout le processus décrit ci-dessus, les pistons 32 et 33 sont restés en butée en 71 et 72, de sorte que la pression latérale sur los courroies 12 et 13 est restée assurée uniquement par le ressort 15 et, comme la compression dudit ressort n'a pas changé, ladite pression est restée constante. On remar- qucra également que ce qui précède est valable qucll,, que soit la valeur du rapport de transmission moyen au moment où se produit l'effet différentiel,'les
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butées fixes 71 et 72 étant remplacées, pour les rapports différents du rapport minimum,
par la masse de liquide incompressible interposés entre les pistons 3 et 33 et qui, au même titre que lesdites butées fixes, annule l'action des res- sorts 28 et 29,
On remarquera enfin qu--, dans le dispositif suivant l'invention, le processus de variation du rapport d- transmission moyen est complètement indé- pendant di l'effet différentiel, celui-ci pouvant sc produire quelle que soit la valeur dudit rap- port de transmission moyen ct ce dernier pouvant varier aussi bien lorsque l'effet différentiel joue qu- lorsque les deux roues indépendantes tournent à la même vitesse.
Sur la Fig. 5, on a représenté une variante dans laquelle c'est l'équipage intirmédiaire associé à l'arbre primaire qui porte des butées fixes, A cet effet, ledit équipage comporte, en plus du ressort habituel 69, interposé entre les coulisscaux 67 ct 68, respectivement solidaires des flasques mobiles 62 et 63, un,-- tige 70 sur les extrémités amincies de laquelle les coulisseaux.6'7 ct 68 sont montés à coulissement.
Les butées fixes sont constituées par les épaulements compris entre lesextrémités amincies précitées et la partie médiane de la tige 70, d'une part, et par des ttcs 73 et 74 de la tige 70, d'autre part. On comprendra qu'il est également possible, sans qu'on s'écarte pour cela du domaine de l'invention, de combiner les deux modes de réali-
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gabion décrits en limitant, par exemple, le débat- traient axial des flasques mobiles associés à l'arbre primaire dans un sens et celui des flasques mobiles associés à l'arbre secondaire dans l'autrc sens.
Enfin, l'invention est susceptible d'autres varian- tes accessibles à l'homme de l'art. Par exemple, on pourrait agencer les flasques mobiles de façon que la variation des rapports de transmission donne lieu à un déplacement des flasques mobiles des poulies entraîneuses ( ou des poulies entraînées ) non plus en sens inverse, mais dans lc même sens,, Enfin, on pourrait évidemment inverser les positions relatives des flasques mobiles et des flasques fixes., dans l'exemple représenté.
Toutefois, il est à noter que le mode de construction adopté sur les figures se prête particulièrement bien à un démontage facile tes courroies trapézoïdales,