<Desc/Clms Page number 1>
La présente invention se rapporte à la préparation de sels d'antibiotiques de base et d'aminoacides dans le but d'ob- tenir des composés présentant une plus grande activité pharma- cologique ou une plus faible toxicité.
L'emploi des antibiotiques en thérapeutique moderne a augmenté énormément et ceci est attribuable aux résultats souvent spectaculaires obtenus avec ces produits. Toutefois, ils ne sont pas absolument exempts d'effets secondaires.ou de réactions to- xiques et leur usage en fortes doses pendant de longues périodes de temps peut produire des effets toxiques très sérieux. C'est la raison pour laquelle des doses aussi petites que possibles , doivent être utilisées et les résultats soigneusement contrôlés,
<Desc/Clms Page number 2>
en particulier lors de traitements prolongés. Le résultat est que l'activité antimicrobienne des antibiotiques ne peut pas être pleinement exploitée et qu'il est également accompagné paT'l'apparition de souches bactériennes résistant aux antibio- tiques.
Dans ces circonstances, il est nécessaire que de fréquent, essais soient entrepris en vue d'isoler de nouveaux antibiotiques et d'obtenir des dérivés pharmacologiquement plus actifs ou ca- ' pables de provoquer moins deffets secondaires et moins de phéno- mènes sévères de toxicité. Déjà dans le brevet n 32.602, inti- tulé par le détenteur :"Procédé de préparation de nouveaux compo- sés d'antibiotiques et de vitamines", certains composés permet- tant la réduction de la neurotoxicité des antibiotiques de base y ont été décrits.
La présente invention est le résultat d'essais effectués en vue d'obtenir d'autres sels d'antibiotiques de base présentant une toxicité plus réduite et étant spécifique contre certains effets secondaires.
Il serait fort utile de réussir à préparer des sels ou d'autres dérivés à partir du même antibiotique avec une action désintoxicante spécifique pour une fonction ou un organe défini.
En dehors des vitamines, de nombreus'es autres substances ont été essayées pour réduire la toxicité des antibiotiques. Uni- quement pour la réduction de la neurotoxicité de la streptomycine, les composés suivants ont été essayés par d'autres : les antihista, miniques, la tartrate d'ergotamine, la cystéamine, l'isoniazide, le sodium 2,4 -créosotate, l'acide glutamique, la leucine, l'acétyl -méthionine, la choline, le fructose et les sels-de calcium, de magnésium, de zinc et de cuivre. Dans-la plupart des cas, les ré- sultats sont négatifs et dans d'autres, contradictoires, attribua, bles aux différences dans les procédés d'évaluation.
D'autre part, E.I. Short (Brit.J.Pharmacol.,7, 248,1952)
<Desc/Clms Page number 3>
décrit que la méthionine réduit la néphrotoxicité de la Polymy- xine A et on a cons; té que l'administration simultanée'de glu- coronolactone avec de la streptomycine permet d'éviter des trou- bles hépatiques provoqués par cette dernière (communication par la Chugai Pharmaceutical Compagny, Japon).
Les mécanismes suivants sont utilisés comme procédés de désintoxication ou métabolisme des drogues par les organismes: oxydation, formations de sulfates, acétylation, formation de glucosides ou conjugaison avec l'acide glucoronique ou des amino- acides (avec ou sans soufre). Il existe de nombreux cas, dans lesquels la toxicité des drogues a été réduite par l'administra- tion de cystine, de cystéine, de méthionine, de glycine et d'acid< glutamique.
Dans la présente invention, on décrit un procédé pour la-- réduction de la toxicité des antibiotiques de base avec des amino acides, non par le simple mélange des deux composés, qui s'est souvent avéré inefficace, mais par la formation d'un composé chi- ' mique, c'est-à-dire par la formation d'un sel entre un anti- biotique de base et un aminoacide.
Les sels sont préparés par utilisation des mêmes procédés décrits dans le brevet n 32.602, à savoir : A) - Neutralisation en milieu aqueux ou non 'aqueux de la base an- tibiotique par l'aminoacide sélectionné : Le chauffage est appli- qué aussi souvent qu'il y a nécessité, jusqu'à ce que l'aminoacid' soit complètement dissous, lorsqu'il est ajouté à l'état solide.
En général, il vaut mieux préparer la base; antibiotique de préférence en filtrait les solutions de ses sels inorganiques par des résines échangeuses d'anions dans le cycle hydroxyde ou en traitant les sulfates des antibiotiques par une quantité équivalente d'hydroxyde de baryum et en éliminant par filtration le sulfate de baryum formé.
B) - Double décomposition entre un sel d'antibiotique et un sel
<Desc/Clms Page number 4>
d'aminoacide.
Bien que de nombreux sels peuvent être utilisés,la pré- férence est donnée aux sulfates des antibiotiques que l'on trouve aisément dans le commerce, aussi bien qu'aux sels d'alcalino- terreux des aminoacidés qui se produisent avec des sels d'ions de sulfates qui sont modérément solubles dans l'eau ou dans les/sol- vants organiques polaires.
Les nouveaux sels des antibiotiques avec des aminoacides sont généralement préparés dans des solutions aqueuses et ils peu- vent être obtenus sous forme de solides cristallins par l'un des procédés suivants:
1.- séchage par réfrigération des solutions respectives;
2. - évaporation à sec sous pression réduite et à une tem- pérature proche ou légèrement supérieure à la température ambiante
3. - addition à la solution d'un solvant inorganique, dans lequel le sel est insoluble. En règle générale, l'acétone est le solvant précipitant utilisé; 4.- évaporation de la solution à un petit volume comme dans le procédé 2 , dilution avec un solvant hydroxylique (alcool méthylique, par exemple) et addition d'un grand excès de solvant dont il est question dans le procédé 3 .
Les sels des antibiotiques de base avec des aminoacides' sont très solubles dans l'eau, moins dans les alcools et insolu- bles dans l'acétone et la plupart des solvants organiques.
Ils sont stables à l'état solide pour autant que leur teneur en humidité soit inférieure à 5%. En général, leurs solu- tions aqueuses ont un pH supérieur à 7. La présente invention est applicable aux antibiotiques de base en général, tels que la streptomycine et ses dérivés, la néomycine, la viomycine, etc.
En règle générale, l'aminoacide est choisi à partir des -aminoacides naturels, essentiels ou non, tels que l'acide aspartique, l'acide glutamique, la glycine, -la leucine, l'alanine
<Desc/Clms Page number 5>
la thréonine, la méthionine, etc., aussi bien que leurs dérivés N-acyles (par ex@@ple N-acétylméthionine) ou tout autre (par exemple S-éthylcystéine).
Des détails additionnels sont donnés ci-après au sujet de la préparation et des propriétés de certains sels préparés par'les procédés revendiqués dans le présent brevet d'invention.
Ceci est donné à titre d'exemple et non comme une limitation du texte ou des revendications de l'invention.
Le tableau ci-dessous indique les valeurs de toxicité de certains des sels préparés.Celles-ci ont été déterminées, intr -veineusement, sur des souris et les chiffres, exprimés en milli- grammes de base antibiotique pour 20 gr. de poids de corps, re- présentent la dose léthale pour .les 50% des souris traitées.
Pour comparaison, le tableau comprend également le sulfa- te et le pantothénate de dihydrostreptomycine.
Tableau I
Sels de dihydrostreptomycine
Sels Formules Activité Toxicité ¯¯¯ Antibiotique aiguë LD50.
EMI5.1
Glycinate 2All2 7'3C2H.02IV 721ô/mg 3,38 DL-Leucinate CZlH.lOl2N '3Cb32N 97)(/mg 3 e 9t L-Glutamate C21Ht.1012N783C5H9 t.N 569 /mg 3, 7z,- L-Méthioninate C21H1012N7 3C 7H1102NS 566 ' /mg 4212 N-Acétyl-DL- Héthioninate C2lH41012 N 7 "3C 7'13 03 "8 504'((/mg 3,32.
S-Ethyl-L-Cys- téinate C21H1..1 12N783C 5HIl02NS 56 6 Y/me 3,17
EMI5.2
<tb> Sulfate <SEP> 3,18
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> Pantothénate <SEP> 3,80
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<Desc/Clms Page number 6>
Note: Les activités antibiotiques, déterminées par le 'procédé officiel de la Food and Drug Administration, USA, sont en accord avec les activités théoriques indiquées en microgrammes de base par milligramme de substance.
EMI6.1
On peut conclure que les nouveaux sel± de dizyrost;p-- tomycine: sont, moins boxiques que le", s:u1i:t.e '" qui eb le se]: le- plus; aounammenit utilisé, dans le traitement de :ta tnbenculose., Certains des sels sont même moins toxiques que le pantothénate qui était le sel le moins toxique déjà connu. Le S-éthyl-L- cystéinate, bien qu'aussi toxique que le sulfate, a pour avantage que la S-éthyl-L-cystéine est un tuberculostatique (M.Solotorovsky et autres, American Review of Tuberculosis, 70, 806, 1954).
Les exemples détaillés suivants ne doivent pas'être con- sidérés en aucun cas comme une limitation aux buts de l'invention; tant en ce qui concerne les composés préparés qu'en ce qui concer- ne le procédé de fabrication pour leur obtention.
Exemple 1 : glycinate de dihydrostreptomycine
Une solution de 2,oo gm. de base de dihydrostreptomycine dans 6 ml. d'eau est neutralisée avec 0,77 gm. de glycine dissoute dans 5 ml, du même solvant. La solution est clarifiée si besoin est et séchée par réfrigération. Une poudre fine contenant 72,1% . de dihydrostreptomycine est obtenue. Pour l'analyse, la substance est séchée à 100 , sous vide poussé sur du pentoxyde de phosphore Analyse :
EMI6.2
Calculé pour :c27H56a18I10:0= fl?a9; -H= 6,987& -N= 17,32% Trouvé : C = 39,99% - If = 7)M - N = 17,15% Exemple 2 : methioninate de dihydrostreptomycine
EMI6.3
A OTQ75 mole de .éthioninate de baryum. dans environ 285 m, 4'eau, on ajoute une solution aqueuse concentrée de 36535 gr. de sulfate de dihydrostreptomycine.
Après 30 minutes, le précipité est filtré à l'aide de l'Hyflo-Supercel (un auxiliaire de filtre
EMI6.4
fabriqué par la société John 1-iansville Corp., New York,' N.Y.,U. S..A
<Desc/Clms Page number 7>
et concentré sous pression réduite dans)un évaporateur instantanée Le sirop obtenu est dissous dans 5 fois son volume d'alcool mé- thylique et, ensuite; un excès d'au moins 10 volumes d'acétone est ajouté. Le précipité blanc obtenu est recueilli et séché sur du chlorure de calcium jusqu'à ce que sa teneur en humidité soit inférieure à 4%.
L'activité antibiotique du produit est de 566 mg. de base de dihydrostreptomycine par gramme de sel sec.
Analyse :
EMI7.1
Calculé pour: C36H7401SNlOS3 :C = t-193 ô - H= 723; - N=1358"/o
Trouvé : C = 42,16% - H = 7,61% - N = 13,47% Exemple 3 : glutamate de dihydrostreptomycine
A une'solution de 23,663 gm. d'octohydrate d'hydroxyde de baryum, on ajoute, avec agitation, 22,069 gm. d'acide glutami- que. Après une solution complète, on continue par l'addition de 36,535 gm. de sulfate de dihydrostreptomycine dans 35 ml. d'eau.
On laisse reposer pendant 1 heure, puis on centrifuge et le liquide surnageant est évaporé à sec sous un bon vide et à des températures n'excédant pas 40 C. Le résidu visqueux est deshydraté partiellement par l'addition d'un grand volume d'acé- tone et ensuite broyé dans un mortier avec plus d'acétone jusqu'à. ce qu'il devienne une poudre. On sèche dans un dessicateur.
Analyse :
EMI7.2
Calculé pour: C36H68 2-ITlo C=4218,-I3=669; -N=1367iô
Trouvé : C = 42,40% - H = 6,97% -- N = 13,40µla
REVENDICATIONS. l.- Procédé de préparation de sels d'antibiotiques de base avec des aminoacides, caractérisé par la réaction d'un antibiotique de base ou de ses sels'avec un aminoacide ou des c sels de celui-ci.