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La présente'invention se rapporte aux signaux électriques de commande de la circulation, et concerne plus particulièrement la commande des signaux électriques lumineux réglant la circulation routière. L'invention a pour objet un procédé et un appareil pour la commande électronique des signaux, dont le fonctionnement est indé- réglable, l'appareil étant de construction beaucoup plus compacte et moins coûteux à établir, à installer et à entretenir, que les appareils connus jusqu'à présent, et permettant de modifier entre des limites très étendues la cadence de succession des signaux.
Ces buts sont atteints en utilisant des impul- sions produites électriquement, de façon que leur cadence de succession soit réglable pour actionner un commutateur pas-à-pas, dont les contacts sont groupés sélectivement et reliés aux signaux lumineux, afin de transmettre à ceux-ci, dans un ordre prédéterminé, le courant nécessai- re à leur actionnement.
La description qui va suivre en regard du des*- sin annexé, donné à titre d'exemple non limitatif, fera bien comprendre comment l'invention peut être réalisée, les particularités qui ressortent tant du dessin que du , texte faisant, bien entendu, partie de ladite invention.
- la figure 1 est un schéma du circuit utilisé pour produire et appliquer les impulsions électroniques, - la figure 2 est un schéma du circuit du com- mutateur pas-à-pas actionnant les signaux à une cadence fixe ; - la figure 3 est un schéma modifié du circuit du commutateur pas-à-pas actionnant les signaux soit à une cadence fixe, soit par détection automatique du. trafic
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routier, soit pas bouton-poussoir actionné par les pié- tons ; . - la figure 4 est un schéma d'une partie du circuit pour la commande des signeux lumineux par bouton- poussoir actionné per les piétons.
Le mode de réalisation préféré décrit en regard du dessin, est destiné à commander des signaux lumineux pour le trafic routier, pouvant présenter trois couleurs, rouge, vert et orange, se suivant dans cet ordre, le rou- ge signifiant "arrêt", le vert signifiant "passez" et l'orange étant destiné à prévenir que le signal va passer au rouge, Il est bien évident, que l'on peut facilement modifier ce mode de réalisation pour obtenir une succes- sion différente de l'aspect des signaux suivant tout sys- tème désiré, par exemple, le rouge, le rouge et l'orange simultanément, le vert, et l'orange, une telle modifica- tion ne nécessitant qu'un rebroupement sélectif des con- tacts du commutateur pas-à-pas et leurs connexions aux lampes respectives.
L'expression "cycle" utilisée dans cette des- cription, désigne une succession complète des différents aspects des signaux lumineux.
Sur la figure 1, le dispositif électronique pour engendrer les impulsions comprend une double triode VI montée en multi-vibrateur dans le premier étage, et une triode applicatrice V2 dans le second étage. La fréquen- ce du multi-vibrateur est déterminée par les valeurs de deux condensateurs de couplage Cl et C2 et par les valeurs des résistances de grille R1, R2, R3 et R4, les résistan- ces R1 et R2 étant réglables manuellement, ce qui permet de modifier à volonté la fréquence de fonctionnement du relais L2. Les bobines d'excitation de ce relais L2 sont montées en série avec l'anode de la triode amplificatrice
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V2, qui fournit l'énergie nécessaire au fonctionnement de l'armature du relais L2.
Le condensateur de découplage C6 de la lampe V2 doit de préférence avoir' une capacité ,, élevée, par exemple de 50 à 100 M.F.
Le contact mobile LS2-du relais L2 est monté en série avec un redresseur sec RC2, dont le courant con- tinu de sortie est filtré par le condensateur 05 d'une capacité de 8 M.F. environ courant qui est appliqué à l'on, roulement de commande L3 d'un commutateur pas-à-pas B (représenté sur les figures 2 et 3), cet enroulement L3 étant monté en série avec l'enroulement secondaire à 50 volts d'un transformateur T2.
Le multi-vibrateur est actionné par le courant à 50 périodes, du réseau, à l'aide d'un petit condensa- teur C7, ayant une capacité d'environ 100 P.F., connecté entre la cathode et la double triode VI et l'extrémité non à la masse du secondaire du transformateur de càauf- fage Tl, ce qui assure la précision dans le temps du dé- clenchement. Le courant de chauffage des tubes Vl et V2 est prélevé sur le secondaire du transformateur Tl présen- tant des caractéristiques convenables.
Le courant continu à haute tension alimentant les anodes est obtenu à l'aide d'un redresseur sec à sim- ple alternance RC1, dont l'entrée est connectée soit direc, tement aux conducteurs d'alimentation principaux, soit par l'intermédiaire d'une résistance bobinée RIC d'envi- ron 25 ohms pour limiter les surtensions. Le courant con- tinu de sortie à haute tension du redresseur RCI est fil- tré par, une bobine d'impédance à basse fréquence LI et par deux condensateurs C3 et C4, ayant chacun une capacité d'environ 8 M.F. montés comme il est représenté sur le dessin.
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Sur la figure 2, les lampes de signalisation, dont les aspects sont respectivement indiqués par "G" pour le vert, "A" pour l'orange et "R" pour le rouge, sont ali- mentées par le réseau par l'intermédiaire des bêlais W d'un commutateur pas-à-pas B, à deux bancs de contacts, le courant étant transmis sélectivement aux lampes suivant un ordre prédéterminé qui est fonction du groupage des con- tacts du commutateur et de leurs connexions, qui peuvent être agencés à volonté pour modifier les durées des pério- des successives dans chaque cycle.
Lorsque l'enroulement de commande L3 du commu- tateur pas-à-pas B reçoit des impulsions du multi-vibra- teur (figure 1), et en supposant que l'on part de la posi- tion représentée sur la figure 2, les balais '*eT se dépla- cent successivement sur les contacts r' et g2, tous les contacts r' étant connéctés ensemble et tous les contacts g2 étant connectés ensemble, de sorte que les lampes R1 et G2 commandant le circulation à un carrefour sont allumées jusqu'à ce que les balais atteignent le dernier contact r', alors que le contact correspondant a2 du deuxième banc allume la lampe A2.
Tout de suite après, les lampes G1 et R2 sont pareillement allumées jusqu'à ce que les balais W atteignent le contact a' et le dernier contact r2, moment où les lampes A1 et R1 sont allumées, eprès quoi les lam- pes G2 et R1 sont à nouveau allumées pour achever un cy- cle de commande de durée prédéterminée.
Dans la variante de la figure 3, qui 'est desti- née à permettre soit la commande à cadence fixe, soit la commande par détection automatique de la circulation, soit enfin la commande par bouton-poussoir actionné par les piétons, le commutateur pas-à-pas B comporte un troisième banc de contacts, qui est monté en série, comme indiqué, avec le circuit d'impulsions. Tous les contacts kt de ce
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troisième banc sont reliés les uns aux autres sauf le der- nier contact k', et les contacts k', k'a sont alignés avec les contacts ri et avec les contacts g2 et a2. Le contact kta est relié au premier contact k2 et tous les contacts k2 sont connectés ensemble sauf le dernier. Les contacts kta et k2a sont reliés respectivement au dernier des con- tacts inter-connectés kt et au dernier des contacts inter- connectés k2.
Les contacts isolés k' et k2, qui corres- pondent respectivement aux derniers des contacts g2 et g1, sont reliés aux contacts fixes d'un commutateur bipolaire Xl, X2, Y1, Y2, dont les positions ouvertes et fermées sont commandées par deux relais XO, YO, qui sont alimen- tés respectivement lorsque les interrupteurs PX et PY sont fermés, ces interrupteurs PX et PY étant actionnés par tout moyen connu de détection de la circulation tel qu'une pédale. Les contacts du commutateur Xl, X2, Yl, Y2 peu- vent également être restaurés automatiquement en position première par les relais XS et YS actionnés respectivement par des impulsions électriques reçues, lorsque les balais W passent sur les contacts a1 et a2.
Le commutateur bipolaire actionné par relais X1, X2, Y1, Y2 fonctionne comme suit :
L'excitation du relais XO ferme Xl et ouvre X2;
L'excitation du relais YO ouvre Yl et ferme Y2;
L'excitation du relais de restauration XS ouvre Xl et ferme X2 ;
L'excitation du relais de restauration XS ferme Yl et ouvre Y2..
Le contact isolé k' du troisième banc peut être connecté au contact k' le plus proche par un interrupteur D, et lorsque cet interrupteur D est fermé, l'appareil fonctionne à cadence fixe, les commutateurs X1, X2, Yl, Y2 restant dans la position représentée sur la figure 3, dé-
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terminée par les relais de restauration XS et YS, puisque les relais XO, YO sont alors inopérants, les interrupteurs PX et PY n'étant pas actionnés pendant le fonctionnement à cadence fixe. Dans cette position des commutateurs Xl, X2, Y1, Y2, il est évident que le circuit d'impulsions est fermé et que la succession à intervalles fixes de l'allu- mage des lampes de signalisation, est celle qui a été dé- crite à propos de la figure 2.
Pour faire passer l'appareil au fonctionnement basé sur la détection automatique de la circulation, on ouvre l'interrupteur D. En supposant que les balais W sont dans leur position de la figure 3, lorsque l'interrupteur D est ouvert, et en admettant que l'interrupteur PX est actionné ce qui a pour résultat d'exciter le relais XO, qui ferme Xl et ouvre X2, les balais W peuvent alors passer de k' à k'a, et de là, sur les contacts k2. Au contact k'a qui correspond à a2, le relais YS est excité ce qui maintient Yl fermé et Y2 ouvert, et les balais atteignent le dernier contact k2, ou le circuit d'impulsions est ou- vert et les lampes de signalisation restent dans l'état correspondant aux balais immobilisés sur le contact k2, c'est-à-dire Gl et R2 allumées.
Lorsque l'interrupteur PY est actionné par la circulation, le relais YO est excité, ce qui a pour ef- fet d'ouvrir Yl et de fermer Y2, qui ferme le circuit d'im- pulsions et les balais avancent. Lorsqu'ils passent sur le contact a', la lampe R2 reste allumée pendant que Al s'allume, et lorsqu'ils passent sur le premier contact k' correspondant au premier des contacts r' et g2, les lampes R1 et G2 s'allument. De plus, le passage du balai W sur a a pour effet d'exciter XS, de sorte que Xl s'ouvre et X2 se ferme, et lorsque les balais atteignent le contact iso- lé k', le circuit d'impulsions est de nouveau interrompu.
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De cette façon, l'appareil fonctionne par demi-cycles, sous la commande d'un interrupteur PX ou PY actionné par la circulation.
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Il y a lieu de noter particulièrement que, si par exemple PY est actionné à la suite du fonctionnement de PX et avant l'achèvement du demi-cycle déclenché par PX, l'actionnement de PY modifiera les positions du commu- tateur Yl, Y2, de sorte, que dès que le demi-cycle déclen- ché par PX sera achevé, le demi-cycle demandé par l'ac- tionnement de PY commencera. Ainsi dans le cas oà des voitures s'approchent d'un signal au rouge, alors que des voitures circulent sur la voie de croisement, le signal "rouge" passera au "vert" à la fin du demi-cycle en cours, et il est impossible que la circulation maintienne indé- finiment les signaux en-faveur d'une seule direction.
Lorsqu'on veut passer du contrôle automatique de la circulation au régime des cycles de durée fixe, et en supposant que les balais W soient arrêtés sur'le der- nier contact k', avec les commutateurs X2, Y2 fermés, la fermeture de l'interrupteur D ferme le circuit d'impul- sions et les balais se déplacent sur les contacts corresè pondant au demi-cycle suivant. Lorsqu'on effectue cette mpération, le relais YS est excité par le contact a2, ce qui a pour résultat de fermer Yl et d'ouvrir Y2, et les commutateurs Xl, X2, Yl, Y2 reprennent leur position cor- respondant au fonctionnement par cycles successifs de du- rée fixe, dans laquelle tous les contacts k', k'a, k2, k2a sont reliés en série, et tout actionnement ultérieur des relais XS, YS maintient les commutateurs dans cette position.
Il va de soi, qu'au lieu de proir un inter- 'rupteur D, la connexion entre le contact mobi LS2 du relais L2 au balai du troisième banc de contacts peut
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s'effectuer à travers un pôle d'un commutateur unipolaire, dont l'autre pôle est connecté au redresseur RC2, de sorte que le troisième banc de contacts et les commutateurs as- sociés Xl, X2, Y1, Y2 peuvent être mis hors circuit pen- dant le fonctionnement par cycles de durée fixe. Le fonc- tionnement des relais XS et YS pendant un tel fonctionne- ment par cycles successifs pourrait aussi être supprimé au moyen d'un commutateur bipolaire à une direction monté sur les connexions reliant les contacts at, a2 aux relais XS et YS.
Pour permettre la commande par bouton poussoir actionné par les piétons il suffit, comme on le voit sur la figure 4, de prévoir un interrupteur D, pour supprimer la coupure entre le contact k'a et les contacts intercon- nectés k' et de relier le contact isolé k' à travers un interrupteur à bouton poussoir ± au contact k'a. Tant que l'interrupteur ± reste ouvert, le dernier contact k' est isolé du circuit d'impulsions et le balai ? reste immobile sur ce contact. Lorsqu'un piéton actionne l'in- terrupteur p, le contact précédemment isolé k' est rlié au circuit d'impulsions et le balai W recommence à tour- ner.
Lorsqu'il atteint le dernier des contacts k2, la continuité du circuit d'impulsions est établie par les commutateurs X2 et Yl, tous deux fermés par l'excitation préalable des relais de restauration XS, YS, et le balai W continue à tourner pour faire un cycle complet et il vient s'arrêter ensuite sur le contact isolé k'.
Il est à noter que les piétons ne peuvent ar- rêter la circulation indéfiniment en leur faveur, puisque l'actionnement du bouton poussoir p déclenche un cycle complet et qu'une partie de ce cycle permet la circulation dans l'autre direction.
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On remarquera que les éléments de l'appareil pour le contrôle électronique des signaux selon l'inven- tion et leur mode d'assemblage très ramassé permettent une réalisation beaucoup moins coûteuse que ce n'était le cas avec les appareils connus commandés électriquement, et le fait que les organes de commande électronique peuvent être réunis dans un boîtier de dimensions très réduites, offre l'avantage que tout l'appareillage de commande et les signaux peuvent être suspendus au-dessus d'un carre- four, au lieu de nécessiter l'installation coûteuse ac- tuelle de poteaux et de canalisation souterraines. De plus, le faible encombrement de l'appareillage nécessaire facilite grandement son entretien rapide, car en cas d'ar- rêt, on peut enlever tout l'ensemble et le remplacer en quelques minutes par un ensemble dé rechange.
Il est évident que la commande électronique selon l'invention rend impossible que deux signaux verts apparaissent simultanément sur les deux directions com- mandées par l'appareil, et qu'un réglage de la durée de chaque période successive est permis, dans de larges me- sures, par la combinaison des variations possibles de la fréquence des impulsions fournies par le multi-vibrateur et du groupage sélectif des contacts du commutateur pas-à- pas pour chaque période du cycle.
**ATTENTION** fin du champ DESC peut contenir debut de CLMS **.