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La présente invention concerne des procédés métaboliques perfectionnés et plus particulièrement des procédés métaboliques appliqués à la production d'acide gibbérellique.
L'acide gibbérellique est un stimulant de ia croissance des plantes, pouvant être extrait des filtrats de culture de cer- taines souches actives de la moisissure Gibberella fujikuroi (Fusarium monilifornie) . Il est connu de préparer l' acide gibbérelli;- que par la culture d'une souche active de Gibberella fujikuroi dans un. milieu nutritif exproprié, agité et a.éré; contenant une source de carbone, 'par exemple du glucose, une source d'azote, par exemple du nitrate d'ammonium, certains sels métalliques, par exemple du sulfa- te de magnésium et du phosphate monopotassique et des traces de mé-
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taux tels que le fer, le cuivre, le zinc, le manganèse et le molyb- dène.
Une caractéristique de ce procédé métabolique consiste en ce que l'acide est produit en majeure partie après que la synthèse pro- pre de la protéine ou que la croissance active de la moisissure ont été arrêtées. Cet arrêt de la croissance active peut être le résul- tat de l'épuisement de l'un des constituants essentiels du milieu nutritif, par exemple l'azote ou le carbone.
On a découvert à présent, et c'est là l'objet de la présente invention, qu'on peut obtenir de meilleurs rendements de la production d'acide gibbérellique si on exécute la culture de la moisissure en deux ou plusieurs stades, dont le premier est un sta- de de croissance active de la moisissure et dont le stade final est un stade au cours duquel la croissance active est arrêtée et l'acide gibbérellique est produit. Si on utilise des stades'intermédiaires, c'est-à-dire si on applique des procédés à trois ou plus de trois stades, ces stades.intermédiaires sont des stades de croissance acti- ve.
Le milieu utilisé dans le premier stade et dans chacun des autres stades de croissance active, .contient ,des matières nutri- tives en quantités appropriées à la croissance active du mycélium, c'est-à-dire qu'il constitue un milieu équilibré, et pendant le sta- de final, le milieu est non équilibré quant à un ou plusieurs agents nutritifs, de préférence l'azote, de manièr-à. arrêter la croissan- ce active de la moisissure et de promouvoir ainsi la production d'acide gibérellique.
Le milieu non équilibré utilisé de préférence dans le stade final, est de préférence un milieu dont le rapport carbone/ azote est élevé, c'est-à-dire supérieur au rapport suivant lequel le carbone et l'azote sont consommés par'la moisissure au cours de la croissance active, de sorte que la croissance active de la moisissure est arrêtée par épuisement de l'azote, du.carbone étant encore disponible pour satisfaire aux besoins de la moisissure au cours de la production d'acide gibbérellique.
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Un milieu approprié au stade ou aux stades de la croissan- ce active, est un milieu qui contient des sources de carbone par exemple un 'sucre tel que le sucrose ou le glucose ou un alcool poly- hydrique, par exemple la glycérine, de l'azote, par exemple un sel d'ammonium, un nitrate, de la liqueur de macération de mais ou une décoction de protéine telle que la peptone ou d'autres sources con- tenant de l'azote assimilable, du magnésium, du soufre (avantageuse- ment du sulfate de magnésium), du potassium, du phosphore (avantagea sèment du phosphate monopotassique), et des traces de métaux tels que le fer, le cuivre, le zinc, le manganèse et le molybdène.
La concentration en azote du milieu peut être comprise dans la gamme de 0,017 à 0,25% en poids/volume, par exemple sous forme de 0,05 à 0,75% en poids/volume de nitrate'd'ammonium, et de préférence dans la gamme de 0,07 à 0,17% en poids/volume d'azote, par exemple sous forme de 0,2 à 0,5% en. poids/volume de nitrate d'ammonium. On choi- sit alors la concentration en carbone, par exemple sous forme d'un sucre tel que le sucrose, le glucose ou un alcool polyhydrique tel que la glycérine, de manière qu'il existe un milieu dit équilibré pour la croissance active de la moisissure, c'est-à-dire un mélan- ge dans lequel le rapport entre la concentration en carbone et cel- le en azote soit compris de préférence entre les valeurs de 10:1 et 25 :1.
Un milieu équilibré type convenant à la croissance active, peut contenir 0,24% en poids/volume de nitrate d'ammonium et 3,18 en poids par volume de glucose monohydraté, c'est-à-dire un rapport C :N de 14:1, ou bien il peut contenir 0,48% en poids/volume de ni- trate d'ammonium et la% en poids/volume de glucose monohydraté, c'est-à-dire un rapport de C:N de 21 : 5.: Dans le milie non équilibré préféré, ayant un rapport carbone/azote élevé, dans lequel la croissance active est arrêtée et l'acide gibbérellique est produit, une gamme appropriée du rap- port C :N comprise entre 25:1 'et 200 :1.
Le choix de la concentra... tion en azote du milieu dépend du degré de croissance active qu'il est nécessaire d'atteindre avant de l'arrêter par épuisement' de l'azote. Un certain degré de croissance active est désirable au dé-
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but du stade de production de l'acide gibbérellique pour utiliser pleinement'la capacité du fermentateur, et une teneur appropriée en azote du milieu non équilibré est comprise entre 0,04 et 0,17% en poids/volume, par exemple sous forme de 0,11 à 0,5% en poids/ volume de nitrate d'ammonium.
Une gamme préférée du rapport C:N est de l'ordre de 30:1 à 55:1, et, sur la base d'une teneur en azote du milieu non équili-
EMI4.1
bré, comprise entre 0,01 et 0,17% en pOids/volume, la tèneur corres pondante en carbone du milieu est comprise entre 1,2 et 9,4% en poids/volume. Une source appropriée d'azote pour l'obtention de cette concentration désirable en azote, peut par exemple être de 0,11 à 0,5% en poids/volume de nitrate d'ammonium, et une source appropriée de carbone pour donner la concentration désirable en carbone, peut par exemple être de 3,3 à 26% en poids/volume de glu- cose monohydraté. A l'exception du carbone et de l'azote, les con- centrations des autres éléments nutritifs peuvent être semblables à celles utilisées dans un milieu équilibré d'un stade de croissance active.
Des concentrations en carbone qui conviennent particuliè- rement bien, par exemple sous forme de glucose monohydraté, et en azote, par exemple sous forme de nitrate d'ammonium, sont les sui- vantes
EMI4.2
<tb> Concentra- <SEP> Concentra- <SEP> Concentra- <SEP> Concentra- <SEP> Rapport
<tb>
<tb> tion <SEP> en <SEP> glu- <SEP> tion <SEP> en <SEP> tion <SEP> en <SEP> ni- <SEP> tion <SEP> en <SEP> C <SEP> :
<SEP> N
<tb>
<tb> cose <SEP> mono- <SEP> carbone <SEP> trate <SEP> d' <SEP> am- <SEP> azote
<tb>
EMI4.3
hydraté - monium ¯¯¯¯¯¯¯ ¯¯¯¯¯¯¯ Il,11% plv 4yo% plv 0,24% p/v 0,084% plv 47,6 8,0 % " 2, $$90 " 0,24% . 0, 0 $L,.,o . 3.lr., 3,
EMI4.4
<tb> 12,6 <SEP> % <SEP> " <SEP> 4,54% <SEP> " <SEP> 0,36% <SEP> Il <SEP> 0,126% <SEP> Il <SEP> 36,0
<tb>
EMI4.5
20 '/o '" 7,2 % " 0,4 % 0,14 o " 51,4 12 % 4,32% " 0,3 % 0,105% 41,1 10 z fi 3,6 % " 0,2. 0 . ' 0,084% 11 42,9
EMI4.6
<tb> 5,5 <SEP> % <SEP> " <SEP> 1,98% <SEP> " <SEP> 0,12% <SEP> 0,042% <SEP> 47,1
<tb>
<tb> 20 <SEP> % <SEP> " <SEP> 7,2 <SEP> % <SEP> " <SEP> 0,44% <SEP> ". <SEP> 0,154% <SEP> " <SEP> 46,8
<tb>
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Un but de l'exécution en deux ou plusieurs stades.
de la production,métabolique d'acide gibbérellique est de cultiver aussi rapidement et aussi économiquement que possible un mycélium équili bré qu'on puisse utiliser ensuite à la production d'acide gibbérel- lique. Ce résultat peut être obtenu en faisant croître le mycélium dans des conditions dans lesquelles le taux de croissance est rapi- de, et en utilisant ensuite ce mycélium pour l'inoculer d'un volume considérablement plus grand de milieu non équilibré de production d'acide", en économisant ainsi la capacité du fermentateur pendant la période de croissance active non productive.
En outre, on a constaté que, dans un procédé à stades multiples, le mycélium produit de 1.'acide dans le' stade non équili- bré de "production d'acide" à un taux plus élevé que cé n'est le cas si on cultive le mycélium dans le même milieu non équilibré dans un procédé à stade unique, comme le montre l'exemple 1.
Au cours de la fermentation, lors de la production d'aci- de gibbérellique, c'est-à-dire au cours du stade de production d'acl- '\'le dans le milieu non équilibré, on peut a-jouter l'ingrédient utili- sé comme source de carbone, par exemple du glucose, par portions successives après certaines périodes de temps, afin de maintenir une certaine concentration en carbone, par exemple sous la forme de 2 à 10% en poids/volume d'un sucre, par exemple de glucose, dans le milieu nutritif et promouvoir ainsi la-formation de plus grandes quantités d'acide gibbérellique comme décrit dans le brevet de même date de la Demanderesse intitulé: "Perfectionnements-aux procédés métaboliques".
L'invention est illustrée par les'exemples suivants : '
EXEMPLE 1.-
Dans un procédé en deux stades, on'exécute le premier stade dans un fermentateur de 30 .litres d'un milieu ayant la compo- sition suivante
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EMI6.1
<tb> Glucose <SEP> monohydraté <SEP> .10% <SEP> en <SEP> poids/volume
<tb>
<tb> Nitrate <SEP> d'ammonium <SEP> 0,048% <SEP> "
<tb>
<tb> Phosphate <SEP> monopotassique <SEP> 0,5 <SEP> % <SEP> "
<tb>
<tb> Sulfate <SEP> de <SEP> magnésium <SEP> heptahydraté <SEP> 0,1 <SEP> % <SEP> "
<tb>
<tb> Concentré <SEP> d'éléments <SEP> mineurs <SEP> 0,2 <SEP> % <SEP> en <SEP> volume/volume
<tb>
La composition du concentré d'éléments mineurs étant la suivante :
EMI6.2
<tb> Sulfate <SEP> ferreux <SEP> monohydraté <SEP> 0,1 <SEP> g
<tb>
<tb> Sulfate <SEP> de <SEP> cuivre <SEP> pentahydraté <SEP> 0,015 <SEP> g
<tb>
<tb> Sulfate <SEP> de <SEP> zinc <SEP> heptahydraté <SEP> 0,1 <SEP> g
<tb>
<tb> Sulfate <SEP> de <SEP> manganèse <SEP> heptahydraté <SEP> 0,01 <SEP> g
<tb>
<tb> Molybdate <SEP> de <SEP> potassium <SEP> K2MoO4 <SEP> 0,01 <SEP> g
<tb>
<tb> Eau <SEP> 100 <SEP> ml <SEP>
<tb>
On inocule au milieu une souche active de Gibberella fuikuroi, dont des échantillons sont déposés dans les collections de cultures du "Comraonwealth Mycological Institute", à Kew, au "Central
Bureau voor Schimmelcultures", à Baarn, et à la "Northern Utili- sation Research and Development Division of the UnitedStates Departent of Agriculture, à Peoria, Illinois, U.S.A.,
et on le maintient à une température de 26,2 C en faisant passer un courant d'air à raison de 15 litres/ minute jusqu'à ce que le mycélium ait crû jusqu'à un poids sec de 16 mg/litre. Ce stade est atteint en 100 heures.
On utilise ensuite 3 litres de cette culture aérée pour inoculer 30 litres d'un milieu de second stade, contenant :
EMI6.3
<tb> Glucose <SEP> monohydraté <SEP> 20 <SEP> en <SEP> poids/volume
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> Nitrate <SEP> d'ammonium <SEP> 0,24 <SEP> % <SEP> "
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> Phosphate <SEP> monopotassique <SEP> 0,5 <SEP> % <SEP> "
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> Sulfate <SEP> de <SEP> magnésium <SEP> heptahydraté <SEP> à,1 <SEP> % <SEP> "
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> Concentré <SEP> d'éléments <SEP> mineurs <SEP> 0,2 <SEP> % <SEP> en <SEP> volume/volume
<tb>
La composition du concentré d'éléments mineurs est cel- le donnée plus haut.
<Desc/Clms Page number 7>
On poursuit la culture dans ce milieu à une température de 26,2 C avec un débit d'air de 15 litres/minute.
A titre de comparaison, on exécute un pocédé à stade unique, inoculé à partir d'une.culture d'ager, dans un milieu iden- tique au milieu du second stade décrit plus haut, et dans les mêmes conditions de température et de débit d'air.
Le tableau ci-après donne les concentrations en acide gibbérellique, corrigées pour tenir compte de l'évaporatiôn dans les deux milieux, à mesure que la culture progresse :
Acide gibbérellique mg/litre
EMI7.1
<tb> Age <SEP> (heures <SEP> après <SEP> Procédé <SEP> à <SEP> Procédé <SEP> à
<tb>
<tb>
<tb> l'inoculation <SEP> stade-unique <SEP> deux <SEP> stades
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
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<tb> 48,4 <SEP> 0
<tb>
<tb>
<tb>
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<tb> 66,0 <SEP> 21
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<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> 89,6 <SEP> 63
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> 115,8 <SEP> 108
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> 138,5 <SEP> 151
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
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<tb> 141,9 <SEP> trace
<tb>
<tb>
<tb>
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<tb> 166,0 <SEP> 19
<tb>
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<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> 185,
7 <SEP> 169
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> 189,6 <SEP> 35
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> 215,8 <SEP> 60
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> 234,4 <SEP> 273
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> 238,3 <SEP> 72
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> 285,7 <SEP> 127
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> 305,8 <SEP> 353
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> 334,4 <SEP> 160
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> 401,7 <SEP> 413-
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> 405,8 <SEP> 218
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> 501,7 <SEP> 308
<tb>
Le tableau montre clairement :
<Desc/Clms Page number 8>
1) qu'au début de la production d'acide, le taux de production est plus élevé dans le second stade de 1'opération à deux stades que ctans l'opération à stade unique, et
2) que, si on tient compte du fait que le premier stade produit une quantité suffisante de mycélium, pour inoculer dix charges de second stade, la phase initiale de croissance en fonction d'heures-capacité du fermentateur est beaucoup moindre que dans le procédé à stade unique.
EXEMPLE 2.-
Préparation de l'inoculum. -
Dans un appareil de fermentation de 1130 litres, on pré- pare un milieu nutritif ayant la composition suivante :
EMI8.1
<tb> Glucose <SEP> monohydraté <SEP> 12 <SEP> % <SEP> en <SEP> poids/volume
<tb>
<tb> Nitrate <SEP> d'ammonium <SEP> 0,48 <SEP> % <SEP> "
<tb>
<tb> Sulfate <SEP> de <SEP> magnésium, <SEP> heptahydraté <SEP> 0,1 <SEP> % <SEP> "
<tb>
<tb> Phosphate <SEP> monopota.ssique <SEP> 0,5 <SEP> % <SEP> "
<tb>
Eau pour parfaire à 453 litres
La composition du concentré d'éléments mineurs est celle donnée dans l'exemple 1.
On stérilise ce milieu nutritif, puis on le refroidit, et on lui inocule une culture de Gibberella fujikuroi sur du son.
On agite le milieu, on le maintient à une température de 26 C et on l'aère par un courant d'air de 0,5 volume d'air par volume de milieu de culture et par minute, pendant 66,5 heures. Il se dévelop- pe une croissance mycélienne épaisse, qu'on utilise ensuite pour inoculer des fermentations de production. L'analyse montre que la teneur en azote du milieu est'alors à peu près épuisée.
Ferraentation de production. -
Dans un fermentateur de 1130 litres, on prépare un mi- lieu nutritif ayant la composition suivante :
EMI8.2
<tb> Glucose <SEP> monohydraté <SEP> 12 <SEP> % <SEP> en <SEP> poids/volume
<tb>
<tb> Nitrate <SEP> d'ammonium <SEP> 0,3% <SEP> "
<tb>
<tb>
<tb> Sulfate <SEP> de <SEP> magnésium <SEP> heptahydraté <SEP> 0,1% <SEP> "
<tb>
<Desc/Clms Page number 9>
EMI9.1
<tb> Phosphate <SEP> monopotassique <SEP> 0,5% <SEP> en <SEP> poids/volume
<tb>
<tb> Concéntré <SEP> d'éléments <SEP> mineurs <SEP> 0,2% <SEP> en <SEP> volume/volume
<tb>
<tb>
<tb> Eau <SEP> pour <SEP> parfaire <SEP> à <SEP> 657 <SEP> litres
<tb>
La composition du concentré d'éléments mineurs est celle donnée dans l'exemple 1.
On stérilise ce milieu nutritif, puis on le refroidit et on lui inocule 68 litresde l'inoculum décrit plus haut. On agite le milieu, on le maintient à une température.de 26 C, et on l'aère par un courant d'air de 0.5,volume d'air par volume de milieu de culture et par minute.
Le tableau ci-après donne la concentration d'acide gibbérellique dans le milieu à mesuré que la fermentation progresse
EMI9.2
<tb> Age <SEP> (heures <SEP> après <SEP> Acide <SEP> gibbérellique
<tb>
<tb> 1'inoculation <SEP> mg/litre
<tb>
<tb>
<tb> 49 <SEP> 43
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> 74 <SEP> 124
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> 78 <SEP> 238
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> 122 <SEP> 348
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> 145 <SEP> 394
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> 167 <SEP> 386
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> 194 <SEP> 436
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> 218 <SEP> 362
<tb>
On filtre ensuite le contenu du fermentateur et on extrait les 600 litres de filtrat par de l'acétate d'éthyle pour séparer l'acide gibbérellique, qu'on récupère par des moyens connus, par exemple par concentration et purification par cristallisation.
On obtient ainsi 204,1 g d'acide gibbérellique sous forme d'une' poudre cristalline incolore, qui fond à 233 - 235 C en se décompo- sant.
EXEMPLE 3. -
On répète l'opération décrite dans l'exemple 2, excepté qu'on remplace les 12% en poids/volume de glucose monohydraté et les 0,3% en poids/volume de nitrate d' ammonium dans le milieu nu-
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tritif utilisé pour la fermentation de production par 10% en poids/ volume de glucose monohydraté et 024% en poids/volume de nitrate d'ammonium. Le tableau ci-après donne la concentration en acide gib- bérellique dans le milieu à mesure que la fermentation progresse.
EMI10.1
<tb>
Age <SEP> (heures <SEP> après <SEP> Acide <SEP> gibbérellique
<tb> l'inoculation <SEP> ) <SEP> mg/litre
<tb>
<tb> 49 <SEP> 52
<tb>
<tb> 74 <SEP> 119
<tb>
<tb> 98 <SEP> 226
<tb>
<tb> 122 <SEP> 336
<tb>
<tb> 145 <SEP> 324
<tb>
<tb> 167 <SEP> 332
<tb>
On filtre ensuite le contenu du fermentateur, et on extrait les 577 litres de filtrat par l'acétate d'éthyle, pour sé- parer l'acide gibbérellique qu'on récupère ensuite par des moyens connus, par exemple, par concentration et purification par cristal- lisation. On obtient ainsi 140,8 g d'acide gibbérellique sous forme de poudre cristalline incolore, qui fond à 233 - 235 C en se'décom- posant.
EXEMPLE 4.-
On répète le procédé décrit dans l'exemple 2, excepté qu'on remplace les 12% en poids/volume de glucose monohydraté et
0,3% en poids/volume de nitrate d'ammonium dans le milieu nutritif utilisé à la fermentation de production, par 12,6% en poids/volume de glucose monohydraté et 0,36% en poids/volume de nitrate d'ammo- nium.
Le tableau ci-après donne la concentration en acide gibbérelli que dans le milieu à mesure que la fermentation progresse :
EMI10.2
<tb> @ <SEP> Age <SEP> (heures <SEP> après <SEP> Acide <SEP> gibbérellique
<tb>
<tb> l'inoculation <SEP> mg/litre
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> 108 <SEP> 30
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> 132 <SEP> 80
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> 156 <SEP> 158
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> 177 <SEP> 246
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> 201 <SEP> 298
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> 225 <SEP> 370
<tb>
<tb>
<tb> 249 <SEP> 390
<tb>
<Desc/Clms Page number 11>
On peut séparer l'acide gibbérellique par tous moyens connus, par exemple par le procédé décrit à la fin de l'exemple 2.
EXEMPLE 5.-
On répète le procédé décrit dans l'exemple 2, excepté qu'on remplace les 12% en poids/volume de glucose monohydraté et 0,3% en poids/volume de nitrate d'ammonium dans le milieu nutritif utilisé pour la: fermentation de production, par 11,11% en poids/ volume de glucose monohydraté et 0,24% en poids/volume de nitrate d'ammonium.
Le tableau suivant donne la concentration en acide gibbérellique dans le milieu à mesure que la fermentation progresse.:
EMI11.1
<tb> Age <SEP> (heures <SEP> après <SEP> Acide <SEP> gibbérellique
<tb>
<tb> l'inoculation) <SEP> mg/litre
<tb>
<tb>
<tb> 133 <SEP> 66
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> 156 <SEP> 100
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> 177 <SEP> 158
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> 225 <SEP> 270
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> 249 <SEP> 292
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> 273 <SEP> 320
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> 296 <SEP> 368
<tb>
On peut séparer l'acide gibbérellique par tous moyens connus dans le métier, par exemple par le procédé décrit à la fin de l'exemple 2.
EXEMPLE 6. -
On prépare un inoculum par le procédé tel que décrit au début de l'exemple 1, et on l'utilise au second stade de production comme décrit ci-après.
Fermentation de production.-
On prépare un milieu nutritif ayant la composition sui- vante :
EMI11.2
<tb> Glucose <SEP> monohydraté <SEP> 16 <SEP> % <SEP> en <SEP> poids/volume,
<tb>
<tb> Nitrate <SEP> d'ammonium. <SEP> 0,4% <SEP> "
<tb>
<tb>
<tb> Phosphate <SEP> monopotassique <SEP> 0,5% <SEP> "
<tb>
<tb>
<tb> Sulfa.te <SEP> de <SEP> magnésium <SEP> heptahydraté <SEP> 0,1% <SEP> "
<tb>
<tb>
<tb> 'Concentré <SEP> d'éléments <SEP> mineurs <SEP> 0,2% <SEP> en <SEP> volume/volume
<tb>
<tb>
<tb> Eau <SEP> pour <SEP> parfaire <SEP> à <SEP> 75 <SEP> litres
<tb>
<Desc/Clms Page number 12>
La composition du concentré d'éléments mineurs est celle donnée dans l'exemple 1.
On stérilise le milieu, puis on le refroidit et on lui inocule 2,5 litres de l'inoculum décrit plus haut. On agite le milieu, on le maintient à 26 C et on l'aère par un courant a'air de 0,5 volume d'air par volume de milieu de culture et par minute.
Le tableau ci-après donne la concentration en acide gibbérellique du milieu à mesure que la fermentation progresse :
EMI12.1
<tb> Age <SEP> (heures <SEP> après <SEP> Acide <SEP> gibbérellique
<tb>
<tb> l'inoculation')*' <SEP> mg/litre
<tb>
<tb>
<tb> 75 <SEP> 10
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> 88 <SEP> 42
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> 93 <SEP> 60
<tb>
<tb>
<tb> 100 <SEP> 88
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> 111 <SEP> 107
<tb>
<tb>
<tb> 136 <SEP> 198
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> 148 <SEP> 206
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> 160 <SEP> 253
<tb>
On peut séparer l'acide gibbérellique par tous moyens connus, par exemple par le procédé décrit à la fin de l'exemple 2.
EXEMPLE 7.-
On prépare un inoculum par le procédé tel que décrit au début de l'exemple 1, puis on l'utilise au second stade de produc- tion comme décrit ci-après.
Fermentation de production.-
On prépare un milieu nutritif ayant la composition suivante :
EMI12.2
<tb> Glucose <SEP> monohydraté <SEP> 20 <SEP> % <SEP> en <SEP> poids/volume
<tb>
<tb> Nitrate <SEP> d'ammonium <SEP> 0,4% <SEP> "
<tb>
<tb> Phosphate <SEP> monopotassique <SEP> 0,5% <SEP> "
<tb>
<tb> Sulfate <SEP> de <SEP> magnésium <SEP> heptahydraté <SEP> 0,1% <SEP> "
<tb>
<tb> Concentré <SEP> d'éléments <SEP> mineurs <SEP> 0,2% <SEP> en <SEP> volume/volume
<tb>
<tb> Eau <SEP> pour <SEP> parfaire <SEP> à <SEP> 75 <SEP> litres <SEP> ' <SEP>
<tb>
<Desc/Clms Page number 13>
La composition du concentre d'éléments mineurs est celle donnée dans l'exemple 1.
On stérilise le milieu, puis on le 'refroidit et on lui inocule 2,5 litres de l'inoculum décrit plus haut. On agite le mi- lieu, on le maintient à 26 C et on l'aère par un courant d'air de 0,5 volume d'air par volume de milieu de culture et par minute. Le tableau ci-après donne la concentration en acide gibbérellique dans le milieu, à mesure que la fermentation progresse :
EMI13.1
<tb> Age <SEP> (heures <SEP> après <SEP> Acide <SEP> gibbérellique
<tb> l'inoculation <SEP> mg/litre
<tb>
<tb> 82 <SEP> 6
<tb>
<tb> 106 <SEP> 46
<tb>
<tb> 118 <SEP> 79
<tb>
<tb> 130133
<tb>
<tb> 142 <SEP> 138
<tb>
<tb> 154 <SEP> 229
<tb>
On peut séparer l'acide gibbérellique par tous moyens connus, par exemple par le procédé décrit à la fin de l'exemple 2.
REVENDICATIONS.
EMI13.2
----------------------------
1.- Procédé de production d'acide gibbérellique caracté- risé en ce qu'on cultive la moisissure en deux ou plusieurs stades, dont le premier stade est un stade de croissance active de la moi- sissure et dont le stade final est un stade dans lequel on arrête la croissance active et on produit de l'acide gibbérellique.