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L'invention concerne un robinet d'arrêt à noix en forme de sphère, qui est guidée avec du jeu dans le corps du rpbinet par deux tourillons disposés perpendiculairement à l'alésage que traverse le fuide, et dont la fermeture é- tanche s'effectue au moyen d'un ou de deux pistons annulaires qui sont soumis à 'la pression du fluide circulant. Le plus souvent, la noix du robinet est exécutée en une autre matière, que le corps de ce gernier. On exécute celui-ci par exemple en acier coulé et le premier en aluminium ou en bronze. La pratique a montré qu' avec le temps il se produit ce qu'on appelle des phénomènes de corrosion par con- tact, qui prennent facilement naissance sous l'influence du liquide qui traverse le robinet d'arrêt.
Ces corrosions peuvent même avoir pour conséquence qu'on ne puisse plus manoeuvrer les robinets en aucune façon, et que, de ce fait, ils de- viennent inutilisables.
Le but de la présente nvention est de parvenir à un robinet d'arrêt du type ci-dessus défini, dans lequel on évite cet inconvénient avec certitude, et dans lequel il ne peut donc pas se produire de phénomènes de corrosion.
,La solution de ce problème consiste, selon l'invention, en ce que la noix sphérique est suspendue de façon entièrement isolée dans le corps du robinet, de telle sorte que les tourillons de cette noix pivotent dans des paliers exécutés en une matière synthétique ou en caoutchouc, de telle sorte d'autre part, que les doigts d'entraînement qui relient à la noix l'axe de commande, guidé dans un man- chon en matière synthétique avec une lèvre d'étanchéité disposée dans le haut, s'engagent dans des manchons en matière isolante disposés dans le tourillon su- périeur de la noix, et enfin de telle sorte que la couche de caoutchouc appliquée par vulcanisation sur le côté des pistons annulaires qui est tourné' vers la noix présente un prolongement qui est à l'opposé de l'alésage de traversée par le flui- de, et qui sert de joint d'étanchéité à lèvre.
Ce prolongement doit s'étendre à un degré tel qu'il puisse fermer en direction des tourillons de la noix l'espace annulaire limité d'une part par le pourtour extérieur du piston annulaire, et d'autre part par la paroi intérieure du corps du robinet. Cet espace annulaire est rempli d'un matelas de graisse qui isole' à l'égard de la corrosion.
Au moyen du joint d'étanchéité à lèvre, on empêche une pénétration d'agents de corrosion dans l'alésage du corps du robinet qui assure le guidage des pistons annulaires, et on empêche par le matelas de graisse toute formation de condensation. Le matelas de graisse constitue en outre une sûreté supplémen- taire contre la pénétration des agents de corrosion lorsque la lèvre cesse d'être étanche. Il a pour but d'empêcher que les pistons annulaires se bloquent dans l'alésage du corps du robinet par l'effet de la rouille ou par collage. Ceci gênerait 7,''aptitude au fonctionnement des pistons annulaires.
Dans le robinet d'arrêt selon l'invention, l'étanchéité du piston annulaire par rapport à la paroi intérieure du corps du robinet est assurée au mov- en d'un joint torique, qui, d'une manière en elle-même connue, est soumis à la pression d'un ressort et qui est disposé à l'arrière du piston annulaire. La rai- nure annulaire qui reçoit ce joint torique est fermée par une bague de pression contre la face arrière de laquelle prennent appui des ressorts de pression qui sont maintenus dans des trous du corps du robinet.
Le joint ou anneau torique est donc toujours soumis à ùne tension élastique préalable et assurera l'étanchéi- té même lorsque par le gonflement ou le retrait de la matière du joint d'étanché- ité, comme cela peut être provoqué par la nature différente des matériaux sous l'inflùence de températures plus élevées ou plus basses, il se produit une varia- tion de volume du joint d'étanchéité.
Dans les figures 1 et 2, est représenté un exemple d'exécution.
La figure 1 est une coupe longitudinale par l'axe du robinet d'arrêt exécuté selon l'invention.
La figure 2 représente à une échelle plus grande une partie de la fi- gure 1, dans laquelle on reconnaît le joint d'étanchéité entre la noix sphérique
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et le corps du robinet.
Dans les parties ou pièces 1 et 2, assemblées par vissage, du corps du robinet pivote livrement la noix sphérique 3 qui est munie d'un alésage 4 per- mettant le passage du fluide. La noix sphérique 3 est munie dans le bas d'un tourillon 5, et dans le haut d'un tourillon 6. Ces tourillons sont entièrement symétriques et assez courts pour que leurs extrémités extérieures se trouvent à l'intérieur du diamètre extérieur de la noix sphérique 3. Cette exécution con- structive rend possible une fabrication plus facile et plus économique de la noix sphérique. Les tourillons 5 et 6 pivotent chacun dans un coussinet 8 exécuté en une matière synthétique isolante ou en caoutchouc.
Les manchons isolants 8 sont maintenus par des ponts d'appui 7 servant de contre-butée e qui sont logés par leur surface extérieure en forme de secteur cylindrique dans un alésage 9 du corps 1, 2 du robinet. Sur le côté, les ponts d'appui prennent appui contre les surfaces planes 10 qui sont perpendiculiaires à cet alésage. Ils peuvent se mou- voir dans le sens du pourtour et par conséquent se centrer eux-mêmes dans l'alé- sage 9 du boîtier.
Sur la surface sphérique de la noix 3 du robinet prennent appui, co- axialement par rapport à l'alésage 4 de traversée, les pistons annulaires 11. Il est également possible d'exécuter le robinet d'arrêt de telle sorte que, par dif- férence avec l'exemple d'exécution représenté dans la figure 1, on n'utilise qu' un seul piston annulaire au liu de deux.
Le tourillon supérieur 6 de la noix sphérique 3 est accouplé avec l'arbre 4 de commande au moyen de quatre broches d'entraînement 13 dont on n'en voit que deux dans la figure 1. Ces broches s'engagent dans des manchons 13' exé- outés en une matière isolante et qui sont fixés dans le tourillon 6. Il n'y a donc pas de contact métallique entre l'arbre de commande 14 et la noix sphérique 3. L'arbre 14 n'ept guidé que dans sa partie supérieure et relativement courte dans l'alésage 15 de la partie 1 du boîtier, de sorte qu'à l'intérieur de cet alésage il peut exécuter sur un petit angle déterminé un mouvement pendulaire.
L'arbre de commande 14 présente à son extrémité supérieure un bout carré 14' qui porte la manette 18.
Pour empêcher la pénétration d'eau de condensation et d'eau de pluie dans l'alésage 15 de guidage de l'arbre de commande 14, on utilise un manchon en matière synthétique 16 exécuté par exemple en polyamide, et dont la face en bout est équipée d'une lèvre de joint 16'. Le capuchon 17 de butée qui est également porté par le bout carré supérieur 14' de l'arbre 14 de manette, sert de protection contre l'eau et limite en même temps l'angle de pivotement de la manette 18. Dans l'enceinte annulaire comprise entre la partie inférieure, d'un diamètre plus pe- tit, de l'arbre de commande 14 et l'alésage 15 du boîtier sont disposés l'anneau d'étanchéité 25, l'anneau de pression 26 et le ressort 27 de pression.
La figure 2 montre que sur la surface de guidage du piston annulaire 11 qui est tournée vers la noix sphérique 3 est appliquée par vulcanisation une couche de caoutchouc 19 dont le prolongement 19' qui sert de joint à lèvre s'é- tend'à une distance telle que l'espace annulaire 11, limité d'une part par la partie 1 ou 2 du boitier et d'autre part par le pourtour extérieur du piston annulaire 11, soit fermé en direction des tourillons 5 et 6 de la noix sphérique.
Cette espace annulaire est rempli d'un matelas 20 de graisse.
La fermeture étanche entre les pièces 1 et 2 du boîtier du robinet d'arrêt et les pistons annulaires 11 se fait chaque fois au moyen d'un joint to- rique 24. Ce dernier est logé dans une gorge pratiquée au tour dans le piston annulaire 11, gorge qui est fermée par un anneau 23 de pression du côté qui est à l'opposé de la noix sphérique 3. Sur cet anneau prennent appui les ressorts 21 travaillant à la compression et maintenus dans des alésages 22 des pièces 1 et 2 du corps du robinet. On remplit avec avantage ces alésages de graisse éga- lement.
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On voit par la description précitée d'un exemple d'exécution que la noix sphérique 3 est suspendue dans le corps du robinet d'une manière qui l'isole complètement et que, par conséquente il ne peut pas se produire de phénomènes de corrosion de contact. Par ce moyen, on prolonge la durée de vie des robinets d'arrêt même quand il circule à travers le robinet d'arrêt un liquide qui, autre- ment, favoriserait fortement la corrosion des pièces métalliques.