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L'invention concerne un procédé pour souder sur une paroi une saillie tubulaire ainsi qu'un calibre de soudage à utiliser dans un tel procédé, et le produit obtenu par la mise en oeuvre de ce procédé.
Un tel procédé est important par exemple pour réaliser des becs et des tubulures sur ou à des tuyauteries, des d8mes de chaudière, des tambours à va- peur, etc.
Comme on le sait, des raccords de tuyauteries sur ou à des tubes peu- vent être réalisés de plusieurs manières. On peut utiliser à cet effet des raccord; en T obtenables dans le commerce, mais un tel raccord est coûteux, car il requiert non seulement un T spécial, mais en outre il faut exécuter trois soudures par rac- cord. Un assemblage direct tuyauterie sur tuyauterie présente un inconvénient : le soudage est difficile, surtout celui de la première couche. Attssi n'utilise-t-oi pas souvent ce procédé pour des constructions soumises à de fortes sollicitations.
On réalise parfois aussi ce raccord en sortant, par forgeage, la tuyau- terie à laquelle doit être fixé le tube à raccorder. Ce fait est illustré sur la Fig. 1.
Abstraction faite de ce que ce procédé est coûteux, il y a lieu de no- ter que, pour des aciers à faible teneur en constituants étrangers, tels que les aciers contenant 4 à 6 % de Cr, 0,4 à 0,7 % de Mo et 0,5 % de Si, il faut procé- der à un chauffage suivi d'une déformation, comme c'est le cas pour le forgeage, ce qui peut être funeste. Il peut en effet se produire une structure fragile, é- ventuellement accompagnée de fissures.
Pour l'assemblage de tuyauteries à des chaudières ou des tambours, on utilise également plusieurs procédés. Surtout dans le cas de constructions forte- ment sollicitées, ces raccords demandent de la part du soudeur une grande habili- té professionnelle ; tels assemblages sont très coûteux.
L'invention fournit un procédé efficace pour fixer à une paroi une saillie tubulaire.
Le procédé conforme à l'invention est caractérisé en ce que, sur ou à proximité de la paroi, on place un calibre de soudage ou un coffrage percé d'un trou, dont la paroi intérieure est approximativement égale ou légèrement plus grande que la paroi extérieure de la saillie à former et, par soudure à l'arc, une ou plusieurs électrodes de soudure sont déplacées suivant une trajectoire pé- riphérique à proximité de la paroi intérieure de ce trou et sont déposées de ma- nière à former une saillie tubulaire.
De préférence, le laitier est en grande partie accumulé à l'intérieur de la bague formée, de sorte que la matière liquide, déposée par l'électrode, est étayée du coté intérieur par le laitier ainsi accumulé.
Ce laitier fait en quelque sorte office de coffrage intérieur' tandis que le calibre de soudage fait office de coffrage extérieur.
D'excellents résultats s'obtiennent avec l'emploi d'électrodes de sou- dure enrobées, du type basique, pauvres en hydrogène, par exemple les électrodes Philips type 36, 56, 56R, KV.
La description du dessin annexé, donné à titre d'exemple non limita- tif, fera bien comprendre comment l'invention peut être réalisée, les particula- rités qui ressortent tant du texte que du dessin faisant, bien-entendu, partie de l'invention.
La fig. 1 est une vue en perspective d'une tuyauterie ouverte par forgeage.
La fige 2 est une vue en perspective d'une tuyauterie avec accessoires servant à illustrer le procédé conforme à l'invention.
La fig. 3 est une coupe par le plan III-III de la fig. 2.
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La fige 4 est une variante d'un raccord obtenu suivant le procédé conforme à l'invention.
Comme il a déjà été mentionné dans ce qui précède, la fig. 1 montre comment une tubulure peut être sortie, par forgeage, d'une tuyauterie.
La fig. 2 montre une tuyauterie 1 sur laquelle est disposé un calibre de soudage en cuivre 3.
Le calibre 3 affecte la forme d'un tube ou d'une bague. Le calibre est en cuivre, en carbone ou en une matière analogue à laquelle le métal de soudu- re n'adhère pas. La partie inférieure du calibre affecte une forme telle qu'il se raccorde à la tuyauterie ou à la paroi 1. Pour que ce calibre puisse s'enlever facilement après le soudage, il peut être en deux parties, comme le montre la fig. 2. Lorsque le raccord doit s'effectuer sous un certain angle avec la tuyau- terie ou la chaudière 1, on peut utiliser un calibre de soudage en sifflet tel que représenté sur la fig. 4. Pour obtenir un bon raccord entre la partie infé- rieure de la bague et la tuyauterie ou la chaudière, il peut être important de monter le calibre de soudage à un petite distance de la tuyauterie ou de la chau- dière. (Par exemple à une distance de 1 à 2 mm.).
Cette particularité est repré- sentée sur la fig. 3.Certaines matières doivent être préchauffées avant qu'on puisse les souder à l'arc. Dans le présent procédé de soudage, on utilise le même traitement thermique que celui utilisé pour le soudage électrique usuel de tels aciers. De préférence, on utilise des électrodes à enrobage du type pauvre en hydrogène, étant donné qu'elles permettent de souder sur la couche précédente sane devoir enlever le laitier déjà déposé.
On amorce l'électrode 4 dans le trou du calibre en cuivre 3 sur la tuyauterie 1 et on promène l'extrémité de l'électrode suivant un cercle le long du c8té intérieur du calibre 3, l'arc étant dirigé, pendant le premier mouvement circulaire, sur la tuyauterie et, pendant un mouvement suivant, sur le métal de soudure déjà déposé. Le laitier 5 (voir la fig. 3) qui se produit lors de la fu- sion de l'électrode, s'accumule en grande partie du c8té intérieur de la bague déposée 6 et, lors, de la constitution ultérieure de la bague'soudée 6, il fait of- fice de support pour la matière liquide qui est déposée par l'électrode. Le cali- bre de cuivre 3 fait office de support du c8té extérieur de la bague.
On peut ainsi déposer sur la tuyauterie ou la paroi 1 une quantité de métal,,de soudure 6 affectant la forme d'une bague. Si le diamètre de la bague à souder 6 est petit, il se peut qu'une trop grande quantité de laitier s'accumu- le dans la bague. Pour y obvier, avant d'entamer la soudure, on peut ménager au centre du calibreplacé sur la tuyauterie , un trou 7 dans la tuyauterie ou dans la chaudière, trou qui permet l'écoulement du laitier en excès vers l'intérieur de la tuyauterie ou de laparoi.
Après le soudage, on enlève le calibre 3 et le laitier 5 qui s'est fixé dans la bague 6 soudée et en petite partie tout autour de cette bague. Par la suite, câpres un traitement thermique éventuel, on peut usiner le trou dans la tuyanterie et brocéder à la préparation du c8té supérieur de la bague.
-Le-procédé mentionné se prête également à la soudure à l'aide d'un fil de soudure continu, opération pendant laquelle on utilise alors un laitier basique.
Le raccord de tuyauterie à réaliser suivant le procédé décrit ci-des- sus ne doit pas nécessairement être cylindrique, mais peut également être de sec- tion conique, ovale ou polygonale.
Le procédé conforme à l'invention est particulièrement important pour les matières à faible résilience.