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On connaît déjà des horloges électriques, en particulier des interrupteurs horaires avec un ressort prévu pour la réserve de marche, dans lesquels le nombre d'oscillations du régulateur mécanique de marche (balancier) est synchronisé avec un moteur synchrone qui'se charge également du remontage du ressort de marche.
Pans les horloges connues, la synchronisation se fait par exemple de telle façon que le régulateur de marche en entier y compris le balancier peut pivoter et par l'intermédiaire d'une manivelle et d'une bielle, est animé d'un mouvement de,va-et vient par le moteur synchrone. Le nombre d'oscillations de la bielle correspond ainsi à un nombre normal d'oscillations harmoniques du balancier. Quand il y a des écarts du nombre d'oscillations du balancier, celui-ci est ramené au nombre d'oscillations correspondant au nombre de tours du moteur synchrone, c'est-à-dire à la fréquence du réseau. On lui impose ainsi un nombre d'oscillations correspondant à la fréquence du réseau.
Dàns une autre horloge électrique avec réserve de'rche déjà connue, c'est seulement le support du spirale du balancier qui est animé d'un mouvement de va-et-vient par le moteur synchrone au moyen d'une bielle et d'une manivelle avec un nombre d'oscillations correspondant à la fréquence du réseau et ainsi l'oscillation du balancier est synchronisée avec la fréquence du réseau- Ces systèmes de synchronisation connus ont le désavantage de n'agir que dans un très petit domaine de fréquences par exemple de 49,9 à 50,1 Hz. Si le nombre d'oscillations du balancier s'écarte de la fréquence du réseau endehors de ce domaine, il ne peut plus être ramené à la valeur correspondant à la fréquence du réseau par les dispositifs connus. Ces inconvénients peuvent être évités en prévoyant un couplage fixe entre les deux régulateurs de marche.
Un couplage fixe de ce genre a l'avantage que la vitesse de marche du balancier doit correspondre dans tous les cas au nombre de tours du moteur synchrone. Le couplage fixe entre la fréquence du réseau et le nombre d'oscillations du balancier est par exemple réalisé en faisant agir le moteur synchrone entrainé à la fréquence du réseau sur une roue dentée du mécanisme d' horlogerie, par temple la roue des secondes, par l'intermédiaire d'un engrenage mécanique conçu en conséquence, roue des secondes dont le nombre de tours est également déterminé par le balancier du système mécanique d'entraînement.
Par ce couplage, il est possible de réaliser que la synchronisation électrique à l'aide du moteur synchrone ne devienne opérante que si le nombre de tours de la roue dentée déterminé par le balancier s'écarte du nombre de tours correspondant à la fréquence du réseau. Si le nombre de tours du-balancier correspond exactement à la fréquence du réseau, il n'y a aucune transmission d'effort du moteur synchrone au mécanisme d'entraînement de l'horloge, car le nombre de tours de la roue dentée entraînée par le balancier concorde exactement avec celui de la roue qui engrène avec cette roue dentée et qui est entraînée par le, moteur synchrone.
Par contre, si le nombre d'oscillations du balancier s'écarte de la fréquence du réseau, alors de moteur synchrone entraîne par l'intermédiaire de son engrenage la roue dentée couplée avec le balancier plus vite ou plus lentement suivant le sens de l'écart,. et le balancier est par conséquent accéléré ou ralenti proportionnellement, c'est-à-dire qu'il est obligatoirement ramené au nombre d'oscillations correspondant à la fréquence du réseau. En cas de-manque de tension au réseau, le moteur synchrone seratt dans ce cas, obligatoirement entraîné par le ressort du balancier ce qui pourrait amener une surcharge indésirable du ressort.
C'est pourquoi il est déjà connu de prévoir un dispositif dans lequel l'accouplement entre le moteur synchrone et le mouvement l'horlogerie est débrayé lors de l'arrêt du moteur. Dans ce but, il est bien connu dans les horloges à balancier de réaliser l'entraînement par l'intermédiaire d'un étrier de guidage relié librement avec le balancier du mouvement d'horlogerie et qui à l'arrêt peut glisser de la tige de guidage correspondante sur le balancier.- Ceci à l'inconvénient que quand la tension revient, la liaison entre le moteur et l'engrenage ne peut pas entrer de nouveau d'elle-même en action, mais doit être rétablie à la main.
Dans le même but on sait de plus placer entre le moteur synchrone et le mouvement d'horlogerie un accouplement - se débrayant de lui-même - sous la forme d'un
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ressort encastré d'un côté qui entraîne ou qui freine les butées prévues sur la roue d'échappement et qui à l'arrêt du moteur peut glisser bas de ces butées par suite de son élasticité. Un tel glissement a pourtant comme conséquence de produire un effet de choc sur le régulateur de marche de sorte que le mouvement de l'horloge en cas de défaillance du moteur et d'entraînement uniquement par le mouvement d'horlogerie en est défavorablement influencé.
Au contraire, l'invention fournit un dispositif de synchronisation pour horloge électrique avec réserve de marche qui se compose d'un régulateur de marche mécanique et d'un régulateur de marche électrique couplé rigidement ave le premier, dispositif qui ne présente pas les inconvénients décrits ci-dessus.
L'invention consiste à prévoir entre les deux régulateurs de marche un accouplement qui peut se débrayer et qui dépend de la tension du régulateur électrique de marche. Suivant l'invention, le moteur synchrone peut par exemple être accouplé avec le régulateur de marche par l'intermédiaire d'un électro-aimant qui est excité par la tension du réseau. Ce dispositif est spécialement facile à réaliser quand l'enroulement de l'électro-aimant est constitué par l'enroulement d'ex- citation du régulateur électrique de marche (moteur synchrone).
Un exemple de réalisation pour une horloge électrique suivant l'inven tion est décrit ci-après à l'aide du dessin.
L'horloge est entraînée par le moteur synchrone 1, qui par l'internédiaire des roues dentées 2,3,4,5 du levier 6 avec le cliquet 7, de la roue à rochet 8 de même que les roues dentées 9 et 10, remonte le ressort 11 qui constitue la réserve de marche de l'horloge. En outre, sur le levier 6 agit le ressort 12 dont une extrémité est fixée au bâti de l'horloge par l'étrier 13 et la vis 14. Aussi longtemps que le ressort 11 n'est pas complètement remonté, le levier 6 est tourné chaque fois dans le sens des aiguilles d'une montre par la tige 15 fixée sur la roue dentée 5 et par la rotation de la roue dentée 5 ramené de nouveau par le ressort 12 en sens inverse des aiguilles d'une montre.
Ainsi la roue à rochet 8 est entraînée par le cliquet 7 et le ressort 11 est mis sous tension jusqu'à ce que l'effort qu'il exerce équilibre l'effort du ressort 12 et que le levier 6 s'arrête dans la position dessinée.
Le ressort 11 entraîne par sa périphérie la roue des secondes 17, par l'intermédiaire d'un engrenage non représenté et symbolisé par une flèche 16, rou des secondes dont la vitesse de marche en régime normal est réglée par le régulateur mécanique de marche 19 (balancier) par l'intermédiaire de la roue dentée 18.
Suivant l'invention, le régulateur mécanique de marche 19 est couplé rigidement au régulateur électrique de marche (moteur synchrone) 1, par l'intermédiaire d'un engrenage qui se compose de la roue hélicoïdale 20, de la vis sans fin 21, de @ l'arbre 22, de la roue hélicoïdale 23 avec la vis sans fin 24 et de la roue dentée 25. Cet accouplement peut se débrayer par pivotement du levier à deux bras 26 dont le mouvemeht est commandé par le levier 27. L'accouplement est réalisé en accouplement électro-magnétique et est influencé par une partie du flux magnétique produit par l'enroulement d'excitation 28 du moteur synchrone 1, flux qui est amené par la dérivation magnétique 29, 30. Le levier 27 est dessiné dans la position "embrayé".
Par l'excitation de l'enroulement 28, le levier 27 est attiré, à rencontre de la force du ressort de traction 21, contre la butée 32.
Par les engrenages 33 et 34, le levier 35 est ainsi amené à basculer dans le sens inverse des aiguilles d'une montre et il presse le levier 26 dans le sens des aiguilles d'une montre de telle manière que la vis sans fin 21 engrène dans la vis hélicoïdale 20.
Le dessin montre la disposition dans la position accouplée.
Le régala leur électrique de marche 1 (moteur synchrone) n'agit sur le régulateur mécanique de marche 19 que lorsqu'il n'est pas en synchronisme avec ce dernier. Si par le régulateur mécanique de marche 19, la roue des secondes 17 et par conséquent la roue hélicoïdale 20 est maintenue à une vitesse qui correspond exactement à l'inverse du rapport de démultiplication par rapport à la
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vis sans fin 21 qui est entraînée par le moteur synchrone 1 il n'y a aucune transmission d'effort de la vis sans fin 21 à la roue hélicoïdale 20. Dans ce cas, la vis sans fin 21 et la roue hélicoïdale 20 peuvent tourner sans ee toucher l'une l'autre.
Il n'y a une transmission d'effort que si le nombre de tours de l'arbre 22 avec la vis sans fin 21 - donné par le moteur synchrone 1 - ne concor- de pas avec le nombre de tours correspbndant de la roue hélicoïdale 20 qui est déterminé par la régulateur mécanique de marche. Dans ce cas - suivant le sens de l'écart - la vitesse de rotation de la roue des secondes est augmentée ou di- minuée. Si la tension du réseau vient à manquer, l'enroulement 28 du moteur syn- chrone 1 n'est plus excité et le ressort 31 tire le levier 27 contre la butée 36.
La roue dentée 34 et le levier 35 tournent ainsi dans le sens des ai- guilles d'une montre. Le levier 26 et l'arbre 22 peuvent alors basculer, à l' encontre de l'action de la pesanteur dans le sens des aiguilles d'une montre, de telle manière que la vis sans fin 21 est débrayée de la roue hélicoïdale 20.
Le déroulement du ressort peut être empêché en accouplant à la main l'arbre 22 avec un dispositif de blocage qui se compose de la came 37 de l'arbre 38 et du levier de blocage 39. Un blocage peut par exemple être nécessaire quand l'horlo- ge est transportée à l'état remonté et que pendant le transport le déroulement du ressort 12 doit être empêchée L'effet de blocage est obtenu par l'irréversi- bilité de l'ensemble roue et vis sons fin 20 et 21. La roue hélicoïdale 20 ne peut plus être entraînée que par la vis sans fin 21 et une rotation de la vis sans fin 21 par la roue hélicoïdale 20 n'est plus possible.
Au lieu d'utiliser pour l'excitation de l'accouplement magnétique une partie du flux d'excitation du moteur synchrone 1, flux qui est conduit par la dérivation magnétique 29, 30, on peut également employer un relais dont l'en- roulement d'excitation sera de préférence connecté en parallèle sur l'enroule- ment 28(du moteur synchrone 1 et dont l'armature agit directement sur la partie du levier 26 tournée du côté de l'arbre 22 au lieu d'agir par le levier 35.