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Dispositif électro-mécanique pour caler à distance sur une position déterminée un organe mobile.
Demande de Brevet français en sa faveur et en faveur de la
Société dite: L'ACTION A DISTANCE du 13 Octobre 1926.
La présente invention concerne un dispositif permettant de caler à distance sur une position déterminée un organe mo- bile quelconque tournant normalement dans un sens déterminé sans opposer un couple résistant au couple mateur qui entraîne cet organe mobile.
Il s'applique particulièrement bien à la remise à l'heure distance des horloges.
La figure schématique 1 représente le dispositif permet- tant de caler dans une position déterminée un organe mobile.
La figure schématique 2 représente le dispositif particu- lier décalage de l'organe mobile vu dans le sens de la flèche E
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La figure schématique 3 représente, à titre d'exemple,
Inapplication du dispositif à la remise à l'heure d'une horlo- ge dont l'avancement des aiguilles est commandé électriquement distance.
La figure schématique 4 représente un détail, vu dans le sens de la flèche F1, du système d'entraînement des aiguilles de cette horloge.
La figure schématique 5 représente, à titre d'exemple, l'application du dispositif a la remise à l'heure d'une horlo- ge ordinaire dont le remontage est fait automatiquement.
Dans les différentes figures, les mêmes numéros représentent! respectivement les mêmes pièces.
Sur la figure 1, 1 et 2 sont deux conducteurs d'une dis- tribution d'électricité, 3 est un aimant, 4 et 5 deux circuits magnétiques feuilletés séparas par un entrefer sur les épanouis- sements 6 et desquels sont respectivement disposées des bobi- nes 3 et 9, reliées en série avec un condensateur 10. Le cir- cuit électrique 8,9, 10 est en dérivation sur les conducteurs 1 et 2, 11 est une lame magnétique vibrante fixée par une de ses extrémités entre deux pièces fixes 12 et 13 ; à son autre extrémité elle porte une lame élastique 14. La lame vibrante 11 a une période de vibration propre qui correspond à la fréquence pour laquelle le circuit électrique 8, 9, 10 entre en résonance.
15 est une coupe à rochet solidaire du planétaire 16 d'un différentiel; 17 et 19 sont respectivement le satellite et le deuxième planétaire de ce différentiel; 18 est l'arbre du sa- tellite. 20 est une roue à rochet solidaire du planétaire 19 sur laquelle appuie un cliquet 21 qui empêche le planétaire 19 de tourner dans le même sens que le planétaire 16.
L'arbre 18 est rendu solidaire par l'arbre 22 du planétaire 23 d'un deuxième
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différentiel; 24 et 25 sont respectivement le satellite et le deuxième planétaire de ce différentiel; 26 est une roue à rochet solidaire du planétaire 23 et 27 un cliquet qui empê- che la roue 26 et par suite le planétaire 23 de tourner en sens inverse du planétaire 16.28 est l'arbre du satellite 24.29 est une roue à rochet solidaire du planétaire 25 sur laquelle appuie un cliquet 30 qui empêche le planétaire 25 de tourner dans le même sens que le planétaire 23.
31 est un pignon solidaire du planétaire 25 et entraîné par un pignon 32 fixé sur un arbre moteur 33. L'arbre 28 est solidaire de l'arbre 34 sur lequel est monté l'organe mobile non figuré, dont on veut faire le calage sur une position dé- terminée. 35 (voir aussi figure 2) est la came qui sert au ca- lage. Elle est fixée sur l'arbre*34 et porte un bossage 36.
Sur elle frotte un levier 37, mobile autour de l'axe 39 qui porte un bec 38. Quand la came tourne dans le sens des aiguil- les d'une montre le levier 37 glisse sur la came 35; dans le sens contraire, le bec 38 bloque la came 35 par l'intermédiaire du bossage 36.
Le fonctionnement du dispositif décrit est le suivant:
L'arbre 33 tourne, entraîné par un moyen- quelconque, d'un mouvement continu ou discontinu, toujours dans le même sens. Il entraîne, par l'intermédiaire des pignons 32 et 31, le planétai- re 25 dans le sens où le cliquet 30 glisse sur la roue à rochet 29 (le sens des aiguilles d'une montre,par exemple, si l'on regarde la roue 29 dans le sens de la flèche F). La roue à ro- chet 26 étant convenablement freinée par le cliquet 27,l'arbre 28 est entraîné dans le même sens que le planétaire 25 et par suite il en est de même de l'arbre 36 de la came 35 et de l'or-
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gane mobile dont on veut faire le calage à un moment quelconque sur une position déterminée:
Ce calage s'effectue de la façon suivante :
D'un point quelconque on envoie entre les conducteurs 1 et
2 une émission de courant de la fréquence pour laquelle le cir- cuit 8, 9. 10 entre en résonance. De ce fait, comme connu, la lame 11 entre en vibration; la lame 14 attaque la roue à rochet
15 à la façon d'un cliquet et la fait tourner en sens inverse de la roue 29. La roue 20 ne pouvant tourner dans le même sens que la roue 15 et étant convenablement freinée par le cliquet
21, l'arbre 18 du satellite 17 tourne dans le même sens que le planétaire 16 et entraîne, par l'intermédaire de l'arbre 22, le planétaire 23 moins freiné par le clique27 que ne l'es-c la roue 20 par le cliquet 21. Le planétaire 23 entraide alors l'ar- bre 28 du satellite 24, dans le même sens que lui et par suite en sens inverse du planétaire 25.
L'arbre 34 et la came 35 tournent jusqu'à ce que le bec 38 butte sur le bossage 36. L'or- gane mobile solidaire de l'arbre 34 est alors calé dans la po- sition déterminée voulue. A ce moment les arbres 34 et 28, le satellite 24, le planétaire 23, les arbres 22 et 18 sont blo- quée, car la roue 29 ne peut tourner qu'à la vitesse qui lui est communiquée par l'arbre moteur 33. -Aussitôt, le satellite 17 tourne sur son arbre 18, entraînant le planétaire 19 en sens inverse du planétaire 16. Ces deux planétaires et le satellite 17 continuent à tourner jusqu'à ce que cesse l'émission de cou- rant faite entre les conducteurs 1 et 2 et par suite que la lame 11 cesse de vibrer.
Naturellement le fonctionnement du système décrit se comprend d'autant mieux qu'on suppose la vitesse nor- male de l'arbre 34 entraîné par l'arbre 33 plus petite par rap- port à la vitesse en sens inverse que lui communique le plané- @
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ta,ire 23 pour effectuer le calage.
Egalement, la came 35 peut être montée sur un rouage en ralentissement par rapport à l'arbre 34, comme le montrent les exemple ci-après:
Sur la figure 3, on reconnaît le dispositif décrit dans les figures 1 et 2, 40 est l'aiguille des minutes de l'horloge, montée sur l'arbre 34.41 est l'aiguille des heures montée sur un manchon 42 qui porte la came de remise à l'heure 35 et qui, par l'intermédiaire des pignons 46, 45,44 et 43 est solidaire de l'arbre 34. 63 est un aimant; 47 et 48 des masses polaires feuilletées séparées par un entrefer et sur les épanouissements respectifs 49 et 50 desquelles sont montées deux bobines 51 et
52, respectivement en série avec les condensateurs 61 et 62.
Les circuits 61, 51 et 62,52 sont en dérivation sur les conduc- teurs 1 et 2.53 et 54 sont deux lames magnétiques vibrantes; 53 est fixée par une de ses extrémités entre deux pièces fixes 57 et 58 et porte à son extrémité une lame élastique 59.54 est fixée ar une de ses extrémités entre deux pièces fixes 55 et 56 et porte à son autre extrémité une lame élastique 60. La période propre de vibration de la lame 53 correspond à la fréquence F1 pour laquelle le circuit 61, 51 entre en résonance ; même la période propre de vibration de la lame 54 correspond à la fré- quence F pour laquelle le circuit 62,52 entre en résonance.
64 est une roue à rochet solidaire du planétaire 65 d'un diffé- rentiel dont 67 est le satellite, mobile autour de l'axe 66. 68 est le deuxième planétaire de ce différentiel, solidaire de la roue à rochet 69. L'arbre 70 (voir aussi fig.4) solidaire de l'arbre 66 porte une pièce 71, mobile entre deux butées fixes 73 et 74. La pièce 71 porte un arbre 72 sur lequel est fixé un
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cliquet 75 qui attaque la roue à rochet 76 ; 77 est un contre- cliquet; 78 est un pignon solidaire de la roue à rochet 76 ; lepignon 79, entraîné par le pignon 78, est monté sur l'arbre 33.
Le fonctionnement de l'horloge décrite est le suivant;
Quand on émet entre les deux conducteurs 1 et 2 un courant de fréquence F2, le circuit 62 , 52 entre en résonance et, com- me connu, la lame 54 se met à vibrer. La lame 60 attaque la roue à rochet 69 à la façon d'un cliquet et la fait tourner dans le sens inverse des aiguilles d'une montre quand on la regarde dans le sens de la flèche F1. Le planétaire 65 ne pouvant tour- ner dans le même sens que le planétaire 68 et étant convenable, ment freiné par le cliquet 59, l'arbre 66 du satellite $7 tourne comme connu, dans le même sens que le planétaire 68. L'arbre
70 entraîne alors la pièce 71 jusqu'à, ce qu'elle butte contre la pièce 73. Dans ce mouvement, le cliquet 75 fait tourner la roue à rochet 76 et par suite les pignons 78,79 et l'arbre 33.
Quand la pièce 71 butte sur la pièce 73, l'arbre 66 est bloque et, comme connu, le planétaire 65 tourne alors en sens inverse du planétaire 68 jusqu'au moment où cesse l'émission de courant à fréquence F2. Quand on fait une émission de courant. à fréquen- ce F1 entre les conducteurs 1 et 2, on comprend que, de la même façon, on ramène la pièce 31, contre la butée 74, sans fai- re tourner la roue 76 à cause du contre-cliquet 77.
Ainsi, en faisant par exemple deux omissions de courant de fréquences respectives F1 et F2 par minute, on comprend que, par l'intermédiaire de pignons tels que 78, 79, 32 et 31, con- venablement calculés, on fasse avancer l'aiguille des minutes 40 de 1/60 de tour par minute, c'est-à-dire d'une minute. L'ai- guille des heures 41, solidaire de l'arbre 34, par l'intermé-
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diaire des pignons 46, 45. 44 et 43, avance simultanément avec le ralentissement voulu.
Quand on veut faire la remise à l'heure, on émet entre les conducteurs 1 et 2' un courant de la fréauence pour laquel- le la lame 11 entre en vibration et, comme décrit précédemment, fait tourner l'arbre 34 et par suite le manchon 42 et la came
35 jusqu'à ce que le bec 38 rencontre le bossage 36. A ce mo- ment, les aiguilles sont calées dans des positions bien déter- minées. par.exemple, midi.
On pourra ainsi faire deux remises à l'heure par jour: par exemple, à. midi et à minuit.
Le système décrit permet d'opérer des changements d'heure par exemple, le passade de l'heure d'été à l'heure d'hiver et vice versa. Il suffira pour cela de faire la remise à l'heure sur minuit à 1 heure du matin ou à 11 heures du soir.
La figure 5 représente aussi à titre d'exemple l'applica- tion du dispositif de calage précédemment décrit à la remise à l'heure d'une horloge prdinaire à échappement dans laquelle on utilise, pour faire le remontage du ressort de l'horloge, le mouvement du planétaire 19 qui tourne seulement lorsgue le calage des aiguilles est effectué.
Sur la figure 5, 80 est l'arbre du planétaire 19 solidai- re du pignon 81. 82, 83, 84, 85, 86 sont des pignons qui en- traînent en ralentissement le boîtier 87 du ressort de l'horloge
Le barillet 88 attaque à son tour par 1 'intermédiaire des pi- gnons 89, 90, 32 et 31 le planétaire 25 qui entraîne alors nor- malement d'un mouvement continu les aiguilles 41 et 42.
Sur la figure 5 on n'a pas représente le mécanisme d'échap- pement de l'horloge qui peut être quelconque.
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Pour faire la remise a. l'heure, on agit comme précédemment.
On remarquera toutefois que, pendant la remise à l'heure, l'arbre 28 qui tourne en sens inverse des aiguilles d'une mon- tre et ne peut entraîner le planétaire 25 dans le même sens à cause du cliquet 30, ne aucune tendance à bloquer l'échappement de l'horloge.
Lorsque les aiguilles sont calées comme précédemment le planétaire 19 commence à tourner; on utilise ce mouvement pour remonter le ressort de l'horloge par l'intermédiaire de pignons convenables. En effet si la remise à l'heure des aiguilles de- mande au maximum 10 secondes et si l'on fait une émission de courant en,dire les conducteurs 1 et 2 qui dure, par exemple, 60 secondes, on pourra remonter le ressort de l'horloge pendant
50 secondes. Naturellement, si la position de calage des aiguil- les correspond par exemple à midi, on commencera alors a faire ladite émission à midi moins une minute, de faon qu'il soit exactement midi au moment précis où l'émission cessant, les aiguilles sont à nouveau* normalement entraînées par le ressort de l'horloge.