BE571734A - - Google Patents

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BE571734A
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Description


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   La présente invention a pour objet un complexe synthétique protéi- nes-lipides, ainsi qu'un procédé de préparation de ce'complexe à partir de pro- duits végétaux bruts. 



   L'accroissement constant et rapide de la population et l'augmenta- tion des standards de vie ont donné lieu à une demande, .sans cesse croissante en protéines alimentaires et industrielles. En effet, la recherche d'une source plus grande en protéines comestibles est devenue, à l'heure actuelle, un des principaux problèmes dans le domaine de l'alimentation. Il n'est pas exagéré d'affirmer que la sous-alimentation, qu'elle se manifeste par exemple par la fa- mine règnant dans certaines régions d'Asie et d'Afrique ou par les troubles diététiques de la plupart des pays occidentaux plus prospères, constitue essen- tiellement le problème du manque de protéines ou du déséquilibre de protéines dans le régime alimentaire. 



   De même, au point de vue industriel, la nécessité de trouver de nou- velles sources de protéines augmente rapidement. Bien que l'on ait utilisé dans une large mesure les protéines d'origine animale, comme par exemple la caséine, l'albumine du sang, la kératine ou le collagène, dans les industries des adhé- sifs et des plastiques par exemple, les quantités relativement limitées de ces produits, ainsi que l'accroissement rapide des besoins industriels en protéines, ont fait de plus en plus tourner les regards vers les sources végétales, comme par exemple le soja et les arachides. 



   Dans le domaine végétal, le problème de l'obtention des protéines est principalement une question d'utilisation et non de disponibilité. A l'échel- le mondiale, les protéines disponibles dans la vie des plantes de tous genres sont pratiquement illimitées, que ce soit sous formes de graines, de légumes, d'her- bes, de feuilles, de pousses, de levures, d'algues ou autres microorganismes. Si elle était utilisable, cette source de protéines pourrait satisfaire les besoins en protéines pour les années à venir. Toutefois, dans un grand nombre de produits végétaux, les protéines sont présentes dans un très faible pourcentage, de sorte que pour l'ingestion humaine, il existe un problème de masse.

   De plus, la pro- téine est souvent située physiquement dans les cellules végétales, par exemple dans des parois de cellulose, d'une manière telle qu'elle ne peut être utilisée pour l'alimentation humaine. 



   Il est vrai que certains types de noix et légumes comestibles sont habituellement utilisés comme source de protéines pour la nourriture humaine. 



  Toutefois, même leur utilisation directe est limitée par les conditions clima- tiques, ainsi que l'excès de graisses et d'amidons, physiquement associés aux protéines à l'état naturel. Il est significatif que pour des céréales d'un emplôi très vaste, comme par exemple le blé ou le mais, le germe contenant la protéine est généralement éliminé au cours du traitement pour la consommation humaine, à cause de sa teneur élevée en huile. 



   Avec le poisson, la source principale de protéines comestibles pour l'être humain est l'animal, essentiellement le ruminant, qui, contrairement à l'homme, peut digérer la cellulose entourant les cellules végétales des herbes et des feuilles, tout en absorbant les produits qu'elles contiennnent pour former des protéines sous forme de lait ou de viande, qui, à leur tour, sont utilisés par les êtres humains pour leur propre consommation. 



   La transformation de la protéine des feuilles par le ruminant est inefficace; elle est généralement évaluée à environ 6 %, le restant des protéi- nes étant nécessaire à l'animal pour sa propre subsistance et sa reproduction. 



  Dans le cas des porcs ou de la volaille, l'aptitude à transformer la protéine des feuilles est très limitée et ils ne sont même pas capables d'assurer leur propre subsistance pendant de longues périodes, lorsqu'ils sont mis exclusivement à ce régime. 



   Le développement de l'industrie des huiles comestibles a permis de 

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 mettre sur le marché un grand nombre de gâteaux d'huile, obtenus à partir de pro- duits tels que les arachides, le soja, les graines de coton et autres, qui ont été pratiquement libérés de leur graisse par traitement préalable, bien qu'ils contenaient toujours les hydrates de carbone et autres produits végétaux asso- ciés aux protéines. Ces gâteaux d'huile ou de graines sont employés dans une large mesure comme source supplémentaire d'alimentation pour le bétail, bien que, eu égard à leur composition et à la nature du traitement, ils ne conviennent pas pour l'alimentation humaine. 



   Il importe de noter que, parmi toutes les formes de protéines végé- tales, celle que l'on trouve dans les herbes est la plus apparentée à la pro- téine animale quant à la composition   d'amino-acides   et l'on croit à juste titre que, associée aux graisses, aux stérols, aux vitamines et aux hornomes contenues dans les herbes, cette protéine représente une source nutritive d'une valeur comparable à la viande animale elle-même. 



   Les restrictions climatiques qui régissent l'emplacement des trou- peaux d'animaux domestiques ainsi que leurs pâturages ont toujours réduit les régions, d'où nous tirons nos sources de protéines animales, à une zone tempérée dans l'hémisphère nord et l'hémisphère sud. Dans les zones tropicales et sub- tropicales, où la croissance de la végétation est la plus rapide, la nature de la végétation et la disconvenance du climat pour l'élevage du bétail sur une grande échelle, ont ainsi empêché d'apporter une importante   contribution   à l'a-   limentatiôn   mondiale. 



   Par suite de cette subordination au ruminant en tant que transforma- teur de protéines végétales pour la consommation humaine, de même que la faible efficacité et la nature très sélective de cette transformation, ainsi que les limites géographiques très restreintes auxquelles cette opération est soumise, on a désiré obtenir, d'une autre manière, des protéines végétales destinées à la consommation humaine et animale, dont les besoins augmentent. Ce domaine a égale- ment donné lieu à des recherches considérables qui, jusqu'à présent, sont res- tées toutes sans succès. 



   On a proposé de résoudre chimiquement le problème de l'extraction des protéines végétales en détruisant la structure végétale de la cellulose par la chaleur et sous l'action chimique, afin de libérer la teneur cellulaire. Cel- le-ci contient la protéine à différents degrés de formation complète, de même que les amidons, les graisses, les acides nucléiques et autres. Au cours de la digestion ultérieure, les produits de dégradation de la cellulose sont mélangés aux protéines, aux protéines naissantes, aux amidons, graisses, etc..., de même qu'aux jus végétaux, à la chlorophylle, etc,*, Pendant ou après l'action de la chaleur, on utilise habituellement un alcali, comme par exemple la soude et ainsi, la protéine est mise en solution.

   La phase liquide est ensuite séparée des débris de plantes et l'on récupère la protéine de cette solution clarifiée, 
Jusqu'à présent, les objections faites à cette méthode ont été insur- montables dans la pratique. Tout d'abord, la très grande quantité de produit végétal à chauffer et à traiter chimiquement entraîne des frais considérables. 



  Une feuille ou une herbre fraîche contient environ 3 à 4% de produit azoté, dont à peu près la moitié est constituée de protéines pouvant   @tre   précipitées. Les raisons économiques pour le traitement de ces grandes quantités de produits et les faibles concentrations en produits utiles obtenus ont empêché l'exploitation commerciale des procédés de ce genre. De plus, il est évident que, dans la plu- part des méthodes indiquées, la combinaison des traitements thermiques et chimi- ques nécessaires pour décomposer la structure cellulaire de la plante, suffit pour dégrader ou modifier considérablement la protéine d'une manière inopportune. 



   On a également proposé d'extraire mécaniquement les protéines végé- tales. Des travaux importants ont été entrepris sur les protéines des feuilles, en utilisant des presses de types différents. Dans ce cas, le procédé consiste à soumettre le produit végétal à une pression mécanique prévue pour rompre méca- 

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 niquement la structure cellulaire et pour en faire sortir le contenu avec les jus végétaux. De ces derniers, on précipite la protéine par la chaleur ou par coagu- lation chimique, puis on la purifie. Toutefois, ce procédé n'atteint pas son but principal, à savoir la décomposition de la cellule contenant la protéine et la libération de sa protéine.

   Son seul effet est de décomposer quelques uns des grands cytoplastes contenant la chlorophylle et renfermant les cellules beaucoup plus petites - les chloroplastes - où se trouve la principale protéine végétale. 



  Ceux-ci restent intacts au cours de cette opération et les jus exprimés ne con- tiennent qu'environ un tiers du produit azoté présent dans la plante, cette par- tie étant une protéine très incomplète, mélangée à la chlorophylle et toute une variété d'autres produits végétaux. La majeure partie des protéines réelles n'est pas récupérée. 



   De même, la récupération des protéines à partir des graines huileu- ses, où elles sont présentes dans des concentrations beaucoup plus élevées, a également fait l'objet d'une attention toute particulière. Dans ce cas, le point de départ consiste en un gâteau d'huile broyé et expulsé, souvent extrait par solvant. Les cellules contenant la protéine ont déjà été broyées et la graisse qui pourrait compliquer l'une ou l'autre réaction avec la protéine, a été éli- minée. La protéine peut être dissoute avec un sel ou un alcali, puis être filtrée du résidu solide et reprécipitée à son point isoélectrique. 



   Ce procédé permet d'obtenir des protéines à usage industriel, mais la contamination provoquée par l'expulsion, le chauffage et l'emploi du solvant au cours de la préparation du gâteau d'huile, les rendent inappropriées en tant que source de protéines comestibles pour l'alimentation humaine. 



   La présente invention a principalement pour objet de remédier aux inconvénients précités en permettant d'obtenir un nouveau produit alimentaire concentrée tout en mettant au point un procédé commercial peu coûteux pour pré- parer ce produit à partir de produits végétaux bruts. 



   Un autre objet de la présente invention consiste à mettre au point une composition du type décrit, qui, sous forme diluée, peut être utilisée comme produit alimentaire ou employée comme additif principal, c'est-à-dire en pour- centages élevés, dans d'autres produits alimentaires, par exemple dans le pain, pour en augmenter fortement les teneurs en protéines et lipides, en créant ainsi une source presque complète d'alimentation pour l'homme. 



   Un autre objet de la présente invention consiste à mettre au point un procédé du type décrit, dont la réalisation est très rapide et qui nécessite un dispositif relativement peu encombrant et léger de façon qu'il puisse être éventuellement utilisé au champ, c'est-à-dire à l'endroit de la moisson, le nouveau produit alimentaire pouvant être alors extrait immédiatement et envoyé sous forme concentrée à travers le monde, à un prix relativement faible. 



   La présente invention a également pour objet un procédé du type dé- crit, permettant de remplacer les ruminants en tant qu'étape rendant les pro- téines végétales utilisables par certaines classes d'animaux et par l'homme, aug- mentant ainsi considérablement les bénéfices réalisables par un fermier lors de la vente des protéines végétales, de sorte qu'il pourra s'assurer non seulement un plus grand profit par la croissance des produits végétaux, mais également un plus grand rendement à l'hectare en protéines utilisables. 



   Un autre objet de la présente invention consiste à mettre au point un produit alimentaire synthétique dérivant des végétaux, dans lequel les compo- sants protéiniques et lipidiques sont combinés sous une forme facilitant syner- gétiquement leur digestion réciproque dans le système digestif du corps humain, de façon à éviter la répulsion normale de ce système digestif pour les produits protéinacés pratiquement purs ainsi que les produits oléagineux pratiquement purs. 



   La présente invention a également pour objet un produit alimentaire 

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 synthétique du type décrit, très stable, résistant à la détérioration par oxyda- tion et par l'action bactériologique, tout en ayant un aspect, des propriétés physiques et un goût neutres afin de pouvoir être admis comme produit alimentai- re. 



   Un autre objet de la présente invention consiste à mettre au point une composition du type décrit, partiellement lipidique, mais n'ayant pas les caractéristiques normales des produits oléagineux, c'est-à-dire une composition qui n'est pas grasse ou hydrofuge et qui se combine facilement avec d'autres pro- duits pour servir de produit alimentaire. 



   La présente invention a également pour objet une composition du type décrit, dans laquelle les constituants protéinacés et oléagineux peuvent être combinés, dans des rapports variables, en vue d'être utilisés à diverses fins d'ordre alimentaire. 



   Un objet particulier de la présente invention consiste à mettre au point un procédé du type décrit, utilisé spécialement pour obtenir des protéines sous une forme très utilisable, à partir d'herbes, de feuilles, de pousses et autres, d'où, jusqu'à présent, les protéines de feuilles fortement développées ne pouvaient être récupérées commercialement sous une forme acceptable pour la digestion du corps humain, 
D'autres objets de la présente invention ressortiront clairement ou seront soulignés dans la description ci-après. 



   En conséquence, la présente invention se rapporte à des compositions ainsi qu'à une série d'étapes, qui seront décrites par des exemples dans la description ci-après et dont le cadre d'application sera indiqué dans les reven- dications annexées. 



   On a trouvé qu'en soumettant des produits végétaux bruts à un cer- tain traitement mécanique intensif, les protéines et les lipides présents dans les cellules ou les compartiments cellulaires de ces produits, non seulement sortiront des endroits où ils sont enfermés, mais également se compléteront d'une manière inattendue pour former dé nouvelles compositions qui seront désignées dans la description ci-après par "complexes synthétiques protéines-lipides". Il importe de souligner que ces complexes ne seront pas obtenus simplement par mé- lange des protéines et des lipides, même en milieux alcalins aqueux. De même, ils ne seront pas obtenus en traitant des produits végétaux bruts par les phases mécaniques habituelles de désintégration.

   On n'obtiendra pas le nouveau complexe, par exemple en broyant ces produits, en les broyant aux boulets ou aux cailloux, en les concassant, en les écaillant, en les comprimant, en les pilant au mortier, en les laminant à sec ou avec un liquide ou en les soumettant à des vibrations ultrasoniques par des cristaux piézoélectriques ou autres éléments vibratoires. 



  Même en broyant ces produits au marteau avec une quantité insuffisance de liqui- de ou à une trop faible vitesse de pointe des éléments de martelage, le complexe ne sera pas formé. 



   On constatera bientôt que, dans le traitement suivant la présente invention, une très grande quantité d'énergie est intensément appliquée au pro- duit végétal brut et l'on suppose que cette énergie est, d'une certaine façon, au moins partiellement absorbée par les constituants protéiniques et lipidiques des produits végétaux bruts, de telle sorte qu'ils deviennent réactifs d'une manière inhabituelle et, en particulier, fortement interréactifs l'un avec l'au- tre en milieux alcalins aqueux. On n'a pu trouver d'autres traitements mécaniques provoquant le même phénomène. A certains points de vue, le traitement est ana- logue à la catalyse, du fait qu'en apparence, il agit physiquement sur les con- stituants protéiniques et lipidiques en leur permettant, d'une manière remar- quable, de former des complexes dans des conditions ambiantes appropriées.

   On a trouvé que ce phénomène se produisait lorsque les produits végétaux bruts étaient traités autrement que d'habitude, mais qu'il ne se produisait pas lorsque d'au- 

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 très produits chimiques ou produits bruts étaient traités pour être soumis à ces niveaux élevés d'énergie mécanique. 



   D'une manière plus spécifique, on réalise la présente invention en ajoutant le produit végétal brut à un support liquide,de préférence un support liquide ayant une base aqueuse et, opportunément un support dont le constituant principal est l'eau. Le liquide faisant donc office de support, on fait passer le produit végétal brut par un broyeur à marteaux, c'est-à-dire un élément d'é- quipement mécanique consistant en une enveloppe circulaire (habituellement tubu- laire), dans laquelle les éléments fixés ou montés sur pivot tournent à une gran- de vitesse sur l'axe central de l'enveloppe. D'habitude, le broyeur à marteaux comporte une entrée dans sa moitié supérieure et une sortie dans sa moitié in- férieure, la sortie étant habituellement espacée axialement de l'entrée. 



   Les conditions dans lesquelles fonctionne le broyeur à marteaux, sont critiques pour l'objet de la présente invention, notamment le fait qu'il doit y avoir un certain rapport en poids entre le liquide et le solide. D'une manière plus particulière, dans une forme de réalisation préférée de la présente inven- tion, le poids du liquide est égal à au moins trois fois le poids du produit vé- gétal brut, bien que, dans des conditions spéciales, par exemple avec un produit végétal brut ayant de très petites cellules, on puisse obtenir de bons résultats lorsque le poids du liquide n'est égal qu'à deux fois celui du produit végétal brut.

   Si le liquide est présent en une quantité inférieure à la quantité criti- que, la réalisation du procédé perd beaucoup de son efficacité et, de plus, le liquide n'agit plus que comme lubrifiant et lie le produit solide sous forme d'une pâte ou d'une émulsion. Toutefois, lorsque le liquide est présent en une quantité au moins égale à la quantité critique, on suppose que le liquide fait office de milieu pour la transmission des ondes de choc hydrodynamiques intenses qui se succèdent rapidement et qui sont provoquées par les pointes des éléments tournant rapidement et attaquant le liquide lorsqu'il est introduit dans le broyeur à marteaux. 



   On peut appliquer un rapport supérieur au rapport minimum liquide/ solide indiqué, le meilleur intervalle étant compris entre 3 et 8. On peut tou- jours éventuellement utiliser plus de liquide, mais on n'en retire aucun avan- tage particulier. En pratique, un rapport de 15 est le maximum auquel le procédé peut être réalisé si l'on veut assurer une efficacité raisonnable. 



   De plus, suivant la présente invention, la durée de, séjour du pro- duit végétal brut dans le broyeur à marteaux est de la plus haute importance. Il est préférable d'appliquer une durée de séjour minimum de 2/3 de seconde et l'on a obtenu de très bons résultats avec une durée de séjour maximum de trois secon- des. Une durée d'environ 1 seconde donne habituellement les meilleurs résultats. 



  Généralement, il n'est pas souhaitable de prolonger la durée de séjour au delà de trois secondes, car, plus la durée de séjour du produit végétal brut dans le broyeur à marteaux est longue, plus les débris végétaux obtenus seront fins. Les débris fins ont tendance à favoriser l'émulsification et à accélérer la   colloi-   disation ; de plus, il est difficile de les éliminer. Toutefois, lorsqu'on main- tient une durée de séjour suffisamment courte, par exemple ne dépassant pas 10 secondes et de préférence cinq secondes, l'énergie conférée suffit pour donner, aux protéines et lipides libérés des cellules, une réactivité réciproque remar- quable suivant la présente invention, sans réduire en même temps les détritus cellulaires solides à une dimension tellement réduite qu'il devient impossible de les traiter commercialement.

   A ce propos, il est à noter que la manière préfé- rée de détermination de la durée de séjour dans le broyeur à marteaux, consiste à choisir judicieusement l'écran'. ou la grille recouvrant la sortie du broyeur à marteaux et par laquelle on déverse le produit. Pour la réalisation de la pré- sente invention, on utilise un broyeur à marteaux à débit continu plutôt qu'un broyeur fonctionnant par charges. Dans ce dernier, la sortie du broyeur à mar- teaux reste fermée pendant des périodes prolongées, souvent pendant des heures, de sorte que les détritus cellulaires sont excessivement fins. Toutefois, en lais- 

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 sant la sortie ouverte et en la recouvrant d'une grille ou d'un écran, le trai- tement est continu.

   Si l'on change la finesse des ouvertures de l'écran ou de la grille ainsi que la surface de sortie disponible, la durée de séjour sera égale- ment modifiée. 



   De plus, la quantité d'énergie conférée au produit végétal brut est une autre caractéristique critique de la présente invention, car si l'on utilise une quantité insuffisante d'énergie, on n'obtiendra pas l'interréactivité spéci- fique désirée pour les protéines et les lipides. On a trouvé que l'on obtenait une énergie appropriée lorsque la vitesse de pointe des marteaux est au moins de cinq mille pieds par minute (1 pied = 30,48 cm.), bien que, avec des cellules à faibles parois, on peut obtenir de bons résultats à des vitesses de pointe lé- gèrement inférieures, par exemple de l'ordre de quatre mille pieds par minute. 



  Néanmoins, il est préférable de ne pas utiliser ces faibles vitesses de pointe, étant donné que l'extraction est trop incomplète et que le procédé n'est pas réalisé d'une manière efficace. Suivant la présente invention, on utilise des vitesses de pointe plus élevées. Avec les produits actuels et les limites de résistance mécanique, une vitesse de vingt mille pieds par minute constitue une limite maximum pratique. 



   On a observé, et c'est là un critère de la présente invention, que les ondes de choc hydrodynamiques multiples se succédant rapidement à une vitesse élevée, ces ondes de choc étant utilisées pour décomposer la structure cellulaire naturelle et pour verser le contenu des cellules dans le liquide, étaient carac- térisées par le fait qu'elles n'usaient pas essentiellement les parois des cellu- les, par exemple par abrasion ou frottement mécanique,   pour,former   ainsi des débris cellulaires d'une dimension plus petite que celle des cellules.

   Elles font plutôt éclater les parois des masses de cellules, tout en laissant les masses sous forme de simples structures, c'est-à-dire sous forme de grands groupes de cellu- les cohérentes rompues, de sorte que le produit solide subsistant dans le sup- port liquide aura, par amplification, une structure poreuse semblable à un gâ- teau de miel et ainsi, on évitera la présence de produits solides en fines par- ticules, très néfastes au traitement ultérieur. En d'autres termes, le produit solide résiduel possède, d'une manière prédominante, des dimensions plus gran- des que celles des cellules. 



   En outre, suivant la présente invention, les protéines et les lipi- des spécifiquement activés et versés dans le support liquide, sont traités pen- dant ou après le broyage aux marteaux, de façon à augmenter le pH de leur mi- lieu, De façon connue, ceci fera dissoudre la protéine. Suivant la présente in- vention, il existe un phénomène unique caractérisé en ce que, lorsque la pro- téine spécifiquement activée est dissoute de la sorte et est mise en présence d'un lipide spécifiquement activé, les deux se combinent pour former un nouveau complexe synthétique protéines-lipides, qui restera dissous. Ce complexe peut être récupéré d'un support liquide aqueux par acidification en dessous du point isoélectrique de la protéine et le complexe protéines-lipides ainsi précipité est enlevé de l'une ou l'autre manière bien connue. 



   D'une manière plus particulière, parmi les produits végétaux bruts typiques que l'on peut employer suivant la présente invention, étant toutefois entendu que ceux indiqués ne sont donnés qu'à titre d'exemple, car la présente invention peut être appliquée à tous les produits végétaux bruts, mais de préfé- rence sur ceux dans lesquels il y a des protéines non-fibreuses, c'est-à-dire globulaires, on peut citer :

  les noix de terre, les céréales, les graines oléa- gineuses¯et légumineuses, les feuilles et les herbes, comme par exemple les ara- chides, les noix d'abrasin, les noix d'acajou, les noix de palmiste, les noix de noyer, les noix de bassie, les noix de coco, le copra, le blé, le seigle, l'avoine, le mais, les graines de soja, de coton, de sésame,- de lin, de colza, de tournesol, de chénevis, de caoutchouc, de ricin (détoxifiées par l'un ou l'autre procédé connu), les feuilles d'arbre, les feuilles de carnauba, les som- mités de pommes de terre et de betteraves, les choux ainsi que toutes les herbes 

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 sauvages et domestiques, par exemple la luzerne et le seigle. 



   Parmi les liquides devant être amenés avec le produit végétal brut dans le broyeur à marteaux, il y a l'eau alimentaire, l'eau distillée étant trop coûteuse et non indispensable, de même que l'eau à laquelle on a ajouté un agent   d'alcalinisation.   Comme on le constatera plus loin, la présente invention peut être réalisée aussi bien avec de l'eau ordinaire qu'avec de l'eau alcaline, bien que, dans le premier cas, une étape supplémentaire soit nécessaire. De même, sui- vant la présente invention, le liquide amené au broyeur à marteaux avec les pro- duits végétaux bruts, doit être acidifié. Le choix parmi les différents liquides à utiliser, dépendra du rapport protéines/lipides désiré dans le complexe final, comme on le constatera d'après les différents exemples donnés ci-après. 



   Pour alcaliniser l'eau, on peut utiliser l'un ou l'autre produit chi- mique ne réagissant pas d'une manière irréversible.avec la protéine ou l'huile des produits végétaux bruts utilisés et qui n'exerce pas d'effet toxique. Comme le comprendra l'homme de métier, un grand nombre de produits chimiques corres- pondent à cette description. Toutefois, il est préférable d'utiliser un produit peu coûteux, car pour des raisons d'ordre commercial, le procédé doit être réa- lisé sur une base économique. Partant, un produit chimique que l'on utilise de préférence, est l'hydroxyde de sodium. On peut également employer le carbonate de sodium ou de potassium. 



   Pour l'acidification, soit lorsque le traitement initial dans le broyeur à marteaux est à l'eau acidifiée ou lorsqu'ensuite on désire réduire le pH au moins au point de précipitation isoélectrique, on peut utiliser l'un ou l'autre acide approprié. Toutefois, dans ce cas, il est souhaitable d'employer un acide pouvant être obtenu facilement et bon marché. A cet effet, il est pré- férable d'utiliser un acide tel que l'acide chlorhydrique. 



   Pour la réalisation pratique de la présente invention, on peut uti- liser l'un ou l'autre type de broyeur à marteaux pour autant, bien entendu, qu'il réponde à la description donnée ci-dessus aux points de vue vitesse de pointe et possibilité de varier la durée de séjour lorsqu'il fonctionne en conti- nu. Comme broyeur à marteaux typique, on emploie le Christy & Norris N  2-1/2 (18" sur 12"), ce dernier étant un broyeur à batteur oscillant du type standard. 



  D'une manière typique, le broyeur est muni à sa sortie, d'une plaque perforée ayant des ouvertures de 1/32" (1/32 pouce ; 1 pouce = 25,4 mm). Comme vitesse de rotation appropriée, on utilise   20500     tours/min..   On a également obtenu de bons résultats avec un plus grand broyeur, par exemple un broyeur à marteaux de 24" sur 24", du type décrit, dans lequel le diamètre du rotor est de   22",   ce dernier tournant également à 2.500   tours/min..   



   On peut ajouter que la température du liquide amené dans le broyeur à marteaux avec le produit végétal brut, n'est pas critique. De plus, il est très économique et, par conséquent, préférable d'employer ce liquide à la tempé- rature du robinet, qui est habituellement d'environ 45 à 55  F, la température réelle n'ayant aucune importance. Toutefois, il est entendu que la présente in- vention n'exclut pas l'emploi d'un liquide refroidi ou chauffé, c'est-à-dire que la présente invention donnera des résultats satisfaisants avec des liquides, dont les températures sont augmentées ou diminuées, bien que, normalement, le procédé ne sera pas réalisé de cette manière, compte tenu des frais supplémentaires qu'entraîne le chauffage ou le refroidissement de grandes quantités de liquide. 



   Comme on l'a indiqué précédemment, un contrôle sévère doit être exer- cé sur le rapport protéines/lipides dans le complexe final. On peut effectuer ce contrôle, par exemple en variant le pH auquel on effectue le traitement au broyeur à marteaux, du côté acide au côté alcalin en passant par le neutre, ou en extrayant une partie des lipides au cours de l'une ou l'autre étape du procédé. 



  Différents exemples de ces procédés seront donnés   ci-après.   De cette façon, on a pu modifier les teneurs en lipides du complexe de 2 à 60 % en poids en utilisant certaines graines huileuses comme produits de départ, et modifier également les 

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 teneurs en lipides de 2 à   16 %   en poids du complexe en utilisant, au départ, des feuilles ou des herbes comme matières premières végétales. 



   Les complexes obtenus suivant la présente invention sont remarquable- ment stables. Ils résistent à la centrifugation commerciale à grande vitesse, jusqu'à 10.000 g., bien que des émulsions et des simples mélanges de protéines et de lipides soient décomposés bien en dessous de cette limite. Après avoir été préparé suivant la présente invention, ce complexe protéines-lipides se redissou- dra facilement à maintes reprises à un pH d'environ 8,0 à 8,5 et il se repréci- pitera à un pH d'environ 4,5 ou moins. En tous cas, le point de reprécipitation est spécifique à la protéine du produit végétal d'origine et le lipide se repré- cipite simplement sous forme d'une partie de la protéine.

   Quel que soit le nombre de fois que l'on répète ce procédé, les lipides et les protéines ne se sépareront pas et leur rapport ne changera pas, une fois que le complexe aura été formé. 



  Ceci témoigne d'une liaison très intime entre les deux produits et c'est là un indice évident qu'il s'est formé un complexe. 



   En effet, il est très surprenant de trouver un lipide se dissolvant à un pH alcalin et se reprécipitant à un pH acide. Normalement, en milieu alca- lin, un lipide a tendance à se saponifier. Dès lors, la présence d'un complexe est, une fois de plus, démontrée.- 
Le complexe réagit comme une protéine et non comme un lipide. D'une manière inattendue, il n'est pas gras et, lorsqu'il est séché après précipita- tion, il constitue, physiquement, une poudre fine et sèche semblable au talc. Il peut être mouillé librement et, contre toute attente, il n'est pas hydrofuge, bien que la teneur en lipides puisse être très élevée, allant par exemple jusqu'à 60 %. Toutes ces caractéristiques indiquent qu'il s'est formé un vrai complexe. 



   Lorsque le complexe précipité suivant la présente invention est sé- ché à une teneur en humidité de 8 % ou moins, il devient très stable. Dans ces conditions, le lipide ne peut être séparé du complexe, même par extraction nor- male par solvant, par exemple avec de l'essence, de l'éther, du   trichloroéthy-     lène,  du tétrachlorure de carbone, de l'alcool ou leurs mélanges. Même lorsqu'on agite vigoureusement le complexe dans l'un ou l'autre ou plusieurs de ces sol- vants, aucun lipide n'est éliminé, ce qui témoigne d'un haut degré d'affinité entre les protéines et les lipides du complexe, et, d'une manière spécifique, de leur coexistence sous forme d'un complexe. 



   De plus, après séchage, au moins à la faible teneur en humidité in- diquée ci-dessus, le complexe possède une forte résistance aux attaques bacté- riologiques et à l'oxydation, auxquelles on pourrait s'attendre par suite de la présence des lipides avec les protéines. 



   Les propriétés du complexe présentent un intérêt considérable. Un complexe protéines-lipides contenant un faible pourcentage de lipides, par exem- ple 4 %, se comporte pratiquement comme une protéine pure. L'augmentation du pourcentage de lipides dans le complexe modifie considérablement les propriétés de ce dernier. Par exemple, la valeur nutritive d'un complexe protéines-lipides contenant 20% de lipides est de loin supérieure, en énergie, à la protéine pure, bien qu'il puisse être dissous aussi facilement dans une solution nutritive nor- male. 



   De même, la présence du lipide associé à la protéine sous forme d'un complexe suivant la présente invention, donne, pour les procédés industriels, un degré de plasticité que l'on ne rencontre pas dans une protéine pure. 



   De plus, lorsque la proportion du lipide par rapport à la protéine augmente de 40 à 60 % en poids de lipide dans un complexe suivant la présente invention, le complexe sec obtenu à partir de nombreux produits végétaux prend des propriétés absolument analogues à celles du lait séché, tant au point de vue goût que stabilité vis à vis du tanin et de la caféine. 

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   Le degré variable de plasticité que l'on peut conférer à la nouvelle composition en faisant varier le rapport protéines-lipides, revêt une grande importance au point de vue industriel et, par suite de l'incorporation des lipi- des, on assure une augmentation fontamentale, c'est-à-dire importante, de la plasticité de loin supérieure à celle-obtenue jusqu'à présent pour les composi- tions   protéinacées.   



   En ce qui concerne le traitement des herbes et des feuilles, l'appli- cation de la présente invention est d'un intérêt particulier. Pendant longtemps, on s'est particulièrement efforcé d'extraire les protéines de ces produits, eu égard à leur grande richesse naturelle. Toutefois, on a rencontré énormément de difficultés par suite de la faible teneur en protéines et, par conséquent, de la grande masse qu'il fallait traiter. Dans le meilleur des procédés antérieurs, où l'on croyait avoir finalement obtenu de bons résultats, le succès des procédés était évalué d'après le pourcentage d'azote récupéré.

   Toutefois, une étude plus minutieuse a permis de découvrir qu'en réalité le résultat obtenu n'était autre qu'une récupération, le plus souvent, d'azote soluble présent dans les produits végétaux sous une forme autre que les protéines complètes, par exemple, sous forme de chlorophylle, d'amino-acides et de protéines naissantes, qui n'ont aucune valeur nutritive ou qui ont une valeur nutritive de loin inférieure à cel- le des protéines complètes. En examinant davantage, on a trouvé que les protéines complètes étaient entraînées vers les déchets dans les chloroplastes et qu'en réalité on n'avait extrait que le contenu des cytoplastes, autres que les chlo- roplastes, puisque ces procédés ne permettaient pas d'atteindre les protéines dans les chloroplastes. 



   D'autre part, lorsqu'on applique la présente invention, dans les li- mites critiques indiquées ci-dessus, les chloroplastes sont rompus et les pro- téines qui y sont contenues, sont expulsées, pour être ensuite dissoutes et reprécipitées après avoir formé un complexe avec les lipides également présents dans la feuille ou l'herbe brute, de sorte que le complexe final récupéré, non seulement contient presque toutes les protéines complètes présentes dans ce pro- duit brut, mais est également obtenu sous une forme, c'est-à-dire en complexe avec les lipides, plus facilement assimilable par l'appareil digestif des ani- maux et du corps humain. 



   Le procédé suivant la présente invention sera décrit par les quel- ques exemples ci-après. 



     EXEMPLE   I. 



   On a fait passer 1.000 grammes d'arachides décortiquées (épluchées) comportant   4,58 %   d'azote et   43,6 %   d'huile, avant le traitement, à travers un broyeur àu marteaux de "9",   c'est-à-dire   un broyeur à marteaux ayant un rotor de 9" de diamè- tre, tournant à une vitesse de 8.500 tours/min. et muni, à sa sortie, d'une pla- que perforée d'ouvertures de 1/32". On a amené les arachides dans le broyeur avec une quantité cinq fois supérieure à leur poids, d'une solution aqueuse de soude caustique à 0,1%. La solution aqueuse de soude caustique était à une température de   45    F, de même que toutes les autres eaux et solutions aqueuses amenées dans le broyeur dans les exemples suivants. La durée de séjour du produit dans le broyeur était d'environ 1 seconde. 



   On a fait passer le mélange sortant du broyeur à marteaux, dans une centrifugeuse à panier, pour éliminer, d'une manière bien connue, les débris so- lides. Cette centrifugeuse fonctionnait à environ 400 g. Les solides ainsi éli- minés ont ensuite été lavés avec un poids égal d'eau alimentaire, afin d'éliminer la liqueur mère entraînée, que l'on a ajoutée au liquide séparé provenant de la première centrifugation dans la centrifugeuse à panier, pour former une phase alcaline aqueuse. Ensuite, on a acidifié la phase alcaline aqueuse pour en porter le pH à environ 4,8, l'acide chlorhydrique étant utilisé à cet effet et étant ajouté à la température ambiante. Ce pH est en-dessous du point isoélectrique de la protéine d'arachide, de sorte que cette acidification précipite toute la 

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 protéine dissoute présente.

   Toutefois, comme on l'a exposé précédemment, les pro- téines et les lipides extraits du produit végétal brut de la manière spécifiée et dissous dans l'eau, se sont combinés automatiquement pour former un complexe synthétique protéines-lipides, de sorte que, lors de l'acidification, il se pré- cipite un complexe autre que la protéine. 



   On a effectué l'acidification dans un récipient approprié, l'acide chlorhydrique étant agité dans le liquide à froid. 



   Le produit de précipitation consistait en un complexe'protéines-lipi- des suivant la présente invention. On l'a récupéré en séparant le précipité par centrifugation dans une centrifugeuse à panier, par exemple la même que celle utilisée pour éliminer les débris solides. On aurait pu également récupérer le précipité par filtration ou par centrifugation par gravité. 



   Le complexe récupéré a été lavé avec de l'eau acidifiée. Ensuite, on l'a recentrifugé et finalement séché à l'air, cette opération ayant lieu à une température ne dépassant pas 160  F, et avantageusement dans une atmosphère   iner-   te, par exemple une atmosphère d'azote ou d'acide carbonique. Eventuellement, le séchage pourrait être effectué sous des pressions inférieures à la pression at-   mosphérique,   afin de favoriser l'élimination de l'eau à des températures plus basses. 



   Lorsqu'il est séché à une teneur en humidité légèrement inférieure à 8 %, le complexe comprenait 500 grammes d'une fine poudre sèche constituée de 50 % de protéines d'arachides et de 50% d'huile. Le reste d'huile était présent dans le résidu solide extrait au cours de la première centrifugation. On a récu- péré cette huile suivant les méthodes habituelles. 



   EXEMPLE II. 



   1. 000 grammes d'arachides décortiquées de la même composition que celle décrite à l'exemple I, ont été traités de la même manière que celle indi- quée dans cet exemple, avec une quantité cinq fois supérieure à leur poids, d'une solution aqueuse de soude caustique à 0,1   %   et l'on a séparé, de la même maniè- re, la phase aqueuse alcaline des débris solides dans la même centrifugeuse à panier fonctionnant à 400 g. 



   Toutefois, contrairement au premier exemple, dans lequel le complexe suivant la présente invention a été immédiatement précipité de la phase alcaline aqueuse, dans ce second exemple, prévu pour obtenir un complexe ayant une plus faible proportion de lipides, la phase alcaline aqueuse obtenue lors de la pre- mière centrifugation, a été introduite dans une centrifugeuse de séparation du type Alfa Laval, ayant un g effectif d'environ 15.000. La deuxième centrifugation a séparé¯la phase liquide en une phase huileuse claire et en une phase alcaline aqueuse protéines-lipides. 



   On a acidifié la phase alcaline aqueuse protéines-lipides à un pH d'environ   48   avec de l'acide chlorhydrique, pour précipiter un complexe pro- téines-lipides suivant la présente invention. On a séparé ce complexe du liquide dans une centrifugeuse à panier comme indiqué ci-dessus, à environ 400 g, puis on l'a lavé et séché de la même manière que celle spécifiée à l'exemple I. Le complexe récupéré consistait en 285 grammes environ d'une poudre sèche se compo- sant de 88,9   %   de protéines et de   Il,1 %   d'huile. On constate donc qu'avec le même produit brut de départ I, on obtient un complexe protéines-lipides ayant un pourcentage d'huile beaucoup plus faible. 



   Il est également à noter que, lorsqu'ils sont soumis à une dissolu- tion ultérieure répétée dans des solutions alcalines à des pH de 8 à 8,5 ainsi qu'à des précipitations dans des solutions acides à des pH de 4,8, le rapport protéines/lipides des complexes obtenus d'après les exemples I et II, n'a pas changé. 

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   La phase huileuse provenant de la centrifugation Alfa Laval, a été lavée dans une solution de soude caustique ayant un pH d'environ 8 à 8,5 et on l'a recentrifugée dans cette centrifugeuse Alfa Laval, de façon à obtenir une autre solution alcaline aqueuse contenant des protéines et des lipides et que l'on a précipitée à un pH de 4,8 avec de l'acide chlorhydrique. On a séparé ce précipité dans une centrifugeuse à panier comme indiqué ci-dessus, puis on l'a séché pour obtenir 21,8 grammes d'un complexe suivant la présente invention, composé de 39,4% de protéines et de   60,6 %   d'huile. Toutefois, la poudre n'a donné aucune indication physique de pourcentage d'huile extrêmement élevé, puis- qu'elle était sèche et non hydrofuge, sans être grasse et pouvant être mouillée librement.

   De même que pour toutes les autres poudres conformes à la présente invention et décrites ci-avant et ci-après, elle pouvait être dissoute à plusieurs reprises dans une solution alcaline aqueuse et reprécipitée par acidification à un pH d'environ 4,5, sans faire varier le rapport protéines/lipides. 



   Si, au lieu de la laver avec la solution de soude caustique, on chauf- fe la phase huileuse à 70 C avec de l'eau et si l'on sépare la solution aqueuse, à chaude de la phase huileuse dans une centrifugeuse Alfa Laval pour ensuite la précipiter avec de l'acide chlorhydrique, le complexe protéines-lipides suivant la présente invention, obtenu après séparation et séchage, est constitué par 13 grammes d'une poudre se composant de 70 % de protéines et de 30 % d'huile. 



   La description qui précède montre comment le même produit de départ I a permis d'obtenir des complexes protéines-lipides suivant la présente inven- tion, comprenant des protéines en un pourcentage décroissant de 88,9 %, 70 %,   50 %   et 39,4 %, le reste étant, dans chaque cas, de l'huile. 



    EXEMPLE III.   



   On a fait passer 1.000 grammes d'arachides décortiquées de la même composition que celle décrite dans les exemples précédents, dans le même broyeur à marteaux, muni, à sa sortie, de la même plaque perforée, et ce, avec une quanti- té cinq fois supérieure à son poids, d'eau ordinaire, c'ést-à-dire que, dans ce troisième exemple, le traitement initial était identique aux traitements ini- tiaux des deux premiers exemples, avec cette exception que le liquide introduit dans le broyeur à marteaux avec les arachides, était de l'eau ordinaire au lieu d'une solution aqueuse de soude caustique à 0,1 %.

   On a fait passer le mélange sortant du broyeur à marteaux, dans une centrifugeuse à panier opérant à 400 g comme indiqué ci-dessus, afin d'éliminer les solides, qui, dans ce cas, par suite de l'absence de soude caustique dans la solution de traitement, contiennent cer- taines protéines libérées des cellules, mais toujours non dissoutes. 



   On a fait passer la phase liquide ainsi obtenue et contenant certai- nes protéines en solution, dans une centrifugeuse de séparation Alfa Laval du type décrit ci'-dessus et ainsi elle s'est séparée en une phase huileuse et une phase aqueuse protéines-lipides. 



   On a acidifié la phase protéines-lipides à un pH de 4,8 avec de l'acide   chlorhydrique   et ainsi il s'est précipité un complexe protéines-lipides suivant la présente invention. On a séparé ce complexe dans la centrifugeuse à panier décrite ci-dessus, puis on l'a lavé et séché pour obtenir 169 grammes d'une poudre sèche se composant de 77,9   %   de protéines et de   22,1 %   d'huile. 



   On a traité les solides provenant de la première séparation dans la centrifugeuse à panier, avec une solution aqueuse de soude caustique à 0,1 %, égale à cinq fois le poids initial des arachides, le pH étant d'environ 8 à 8,5, puis on a agité à froid pendant environ 40 minutes, Ensuite, on a fait passer le mélange dans cette centrifugeuse à panier, pour éliminer les solides restants, On a de nouveau lavé ces solides avec une solution aqueuse de soude caustique à   0,1 %   et l'on a ajouté les produits de lavage à la liqueur obtenue dans la der- nière centrifugeuse à panier. Ensuite, on a fait passer les phases alcalines aqueuses protéines-lipides dans la centrifugeuse Alfa Laval ci-dessus et on les a 

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 séparées en une phase huileuse et une phase aqueuse.

   On a jouté la phase hui- leuse à celle obtenue précédemment et l'on a acidifié la phase aqueuse à un pH de 4,8 avec de l'acide chlorhydrique pour précipiter un complexe protéines-lipi- des suivant la présente invention, que l'on a séparé dans une centrifugeuse à panier du type décrit ci-dessus, pour ensuite le laver et le sécher afin d'ob- tenir 96 grammes d'une poudre sèche se composant de 95,1% de protéines et de   4,9 %   d'huile. 



   On a lavé la phase huileuse à froid avec 0,1 % d'une solution aqueu- se de soude caustique et on l'a centrifugée dans ladite centrifugeuse Alfa Laval, pour obtenir une phase huileuse et une phase aqueuse. On a acidifié cette phase aqueuse à un pH de 4,8 avec de l'acide chlorhydrique pour précipiter un complexe protéines-lipides suivant la présente invention, qui, après séparation dans une centrifugeuse à panier du type décrit ci-dessus et lavage et séchage, se compo- sait de 7,2 grammes d'une poudre sèche comprenant 40 % de protéines et 60 % d'huile. 



   On a traité cette phase huileuse à chaud, à une température de 70  C, pour en séparer une phase aqueuse qui, par acidification, passage à la centrifu- geuse à panier, lavage et séchage, comme décrit ci-dessus, se composait de 10 grammes d'un complexe sec protéines-lipides suivant la présente invention et comprenant 70 % de protéines et 30 % d'huile. 



   EXEMPLE IV. 



   De la même manière que celle décrite aux exemples I et II, on a traité 1.000 grammes d'arachides décortiquées avec une quantité de liquide cinq fois supérieure à leur poids. Toutefois, dans ce cas, au lieu d'eau ou d'une solution alcaline aqueuse, le liquide était une solution aqueuse d'acide sulfu- rique à 0,2 %. De la sorte, on a empêché toute dissolution de l'une ou l'autre protéine. 



   On a fait passer le mélange sortant du broyeur à marteaux dans une centrifugeuse du type décrit ci-dessus, pour éliminer les solides contenant tou- tes les protéines libérées des cellules, ces protéines n'étant pas dissoutes par suite de la condition acide du traitement. En la faisant passer par la centri- fugeuse Alfa Laval ci-dessus, la phase liquide a alors donné une phase huileuse claire et une phase aqueuse. La phase aqueuse ne contenait pas de protéines et pratiquement pas d'huile. Dès lors, elle a été écartée. 



   Pendant une demi-heure on a agité à froid les solides provenant de la centrifugeuse à panier, avec une solution aqueuse de soude caustique à   0,1 %   égale à cinq fois le poids initial des arachides, afin de dissoudre tout le com- plexe protéines-lipides suivant la présente invention. On a ensuite séparé la solution des débris solides dans cette centrifugeuse à panier; on a lavé le ré- sidu avec une solution aqueuse de soude caustique à   0,1 %   et l'on a ajouté les produits de lavage à la solution. Ensuite, on a réglé le pH de la solution à 4,8 avec de l'acide chlorhydrique pour précipiter un complexe protéines-lipides suivant la présente invention.

   On a séparé ce complexe dans une centrifugeuse à panier, puis on l'a lavé et séché, pour obtenir 260 grammes d'une poudre sèche comprenant 89 % de protéines et Il % d'huile. 



   On a-lavé la phase huileuse à froid avec une solution aqueuse de sou- de caustique à 0,1   %   et on l'a centrifugée dans la centrifugeuse Alfa Laval du type décrit   ci-dessus,   pour obtenir une deuxième phase huileuse et une phase aqueuse. On a porté cette phase aqueuse à un pH de 4,8 avec de l'acide chlor- hydrique, pour précipiter un complexe protéines-lipides suivant la présente in- vention, que l'on a ensuite séparé dans une centrifugeuse à panier, puis lavé et séché de la même manière que celle indiquée ci-dessus, pour obtenir 22 grammes d'une poudre sèche comprenant 50 % de protéines et 50 % d'huile. 



   Tous les exemples décrits ci-dessus ont été donnés principalement 

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 pour illustrer le degré de variation pouvant être obtenu en réglant les condi- tions de traitement des complexes protéines-lipides obtenus suivant la présente invention. Dans chaque cas, on a constaté que le produit sec avait un degré élevé de stabilité vis-à-vis des solides chauffés, des réactifs chimiques, des attaques bactériologiques et de l'oxydation. 



   EXEMPLE V. 



   On a fait passer 750 grammes d'ivraie vivace italienne hachée, con- tenant 29 grammes   d'un   soi-disant "équivalent de protéine brute", dans le broyeur à marteau de 9" décrit ci-dessus, dont la sortie était toutefois recouverte, dans ce cas, d'une plaque perforée comportant des ouvertures plus petites, à savoir   1/64"''   Le broyeur tournait à 2.500 tours/min. Avec l'ivraie vivace on a intro- duit, dans le broyeur à marteaux, 5.000 grammes d'une solution aqueuse à 1% de bicarbonate de sodium. Dans ces conditions, la durée de séjour de l'herbe brute dans le broyeur à marteaux était d'environ 1 seconde. 



   On a placé le mélange sortant du broyeur, dans une centrifugeuse à panier du type décrit ci-dessus, par exemple fonctionnant à environ 400 g, pour séparer les solides de la solution aqueuse. On a lavé les solides avec une so- lution d'eau froide à 1 % de bicarbonate de sodium et l'on a ajouté les produits de lavage à la liqueur mère. 



   On a ensuite porté la liqueur mère à un pH de 4,5 avec de l'acide   chlorhydrique.   On a ainsi obtenu un précipité se composant d'un complexe pro- téines-lipides suivant la présente invention. On a séparé le précipité de la liqueur mère dans la centrifugeuse à panier du type décrit ci-dessus. Enuite, on a lavé le précipité avec de l'acétone pour assurer l'élimination de la chloro- phylle, puis on 1'a séché. A ce moment, le rendement était de 19 grammes d'une poudre sèche se composant d'environ 86 % de protéines et 14   %   de lipides. Les 14 % de lipides consistaient en un mélange complexe de graisses, de stérols et autres produits analogues aux graisses. 



   EXEMPLE VI. 



   De la même manière que celle décrite à l'exemple V, on a traité 950 grammes de luzerne (alfalfa) contenant 36 grammes de "l'équivalent de protéine brute"; de la sorte, on a obtenu 17 grammes d'un complexe protéines-lipides se composant de 90 % de protéines et de 10   %   de lipides. 



   EXEMPLE VII. 



   De la même manière que celle décrite à l'exemple V, on a traité 5.000 grammes de sommités de betteraves sucrières contenant 34 grammes   de'l'é-   quivalent de protéine brute" et provenant d'une récolte de betteraves sucriè- res. De la sorte, on a obtenu 18 grammes d'un complexe protéines-lipides suivant la présente invention et se composant de 85 % de protéines et de 15 % de lipides. 



   Il est à noter que le terme "équivalent de protéine brute" est un chiffre calculé, que l'on obtient en multipliant la teneur totale en azote de l'échantillon par un facteur de 6,25. Ce chiffre ne représente pas la teneur réelle du produit en protéines pures, car, d'habitude et en particulier dans les feuilles et les herbes, environ 1/3 du produit azoté est sous forme non protéi- nacée et habituellement soluble dans l'eau, de sorte qu'elle ne peut être récu- pérée. En conséquence, les rendements obtenus suivant la présente invention re- présentent une récupération d'environ 85 % de la teneur réelle du produit traité en protéines pures. 



   Dès lors, on constatera que l'on a mis au point des procédés et des complexes réalisant les différents objets de la présente invention et s'adap- tant aux conditions d'usage pratique. 



   Différentes formes de réalisation de la présente invention et diffé- 

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 rents changements pouvant être apportés aux exemples décrits, il est entendu que la description qui précède doit être considérée à titre exemplatif et non limi- tatif. 



   REVENDICATIONS. 



   1. Procédé de préparation d'un complexe protéines-lipides à partir d'un produit végétal brut, caractérisé en ce qu'on introduit ce produit végétal brut dans un broyeur à marteaux dans un support de base liquide et aqueux, pré- sent dans un rapport liquides/solides d'au moins deux/un, on laisse séjourner ce produit dans un broyeur à marteaux pendant une très courte période allant d'en- viron 2/3 de seconde à environ 10 secondes, le broyeur à marteaux fonctionnant à une vitesse de pointe d'environ 4.000 pieds par minute, de sorte que les ondes de choc-hydrodynamiques multiples se succédant rapidement à une vitesse élevée décom- posent la structure cellulaire naturelle de ce produit et déversent le contenu des cellules dans le liquide en donnant le produit solide résiduel dont la gros- seur est plus forte que celle des cellules,

   tandis que les protéines et les lipi- des expulsés des cellules sont rendus remarquablement interréactifs on alcalini- se le liquide pour dissoudre les protéines spécifiquement activées, de sorte qu'en présence des lipides spécifiquement activés, les deux se combinent sous forme d'un complexe protéines-lipides qui reste dissous, et on acidifie alors le liquide au point isoélectrique de la protéine de façon à précipiter le complexe protéines-lipides nouvellement formé.

Claims (1)

  1. 2. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que le li- quide est alcalinisé avant d'être introduit dans le broyeur à marteaux.
    3. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que le liqui- de est alcalinisé après la sortie du broyeur à marteaux.
    4. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu'on aci- difie le liquide en même temps qu'on l'introduit dans le broyeur à marteaux et en ce qu'on porte son pH à alcalinité après sa sortie du broyeur à marteaux.
    5. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que la vi- tesse de pointe du broyeur à marteaux est au moins de 5.000 pieds par minute.
    6. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que le rap- port liquides/solides est au moins de trois/un.
    7. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que le rap- port liquides/solides est de l'ordre de 3/1 à 15/1.
    8. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que le rap- port liquides/solides est de l'ordre de 3/1 à 8/1.
    9. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu'on cen- trifuge le liquide après la sortie du broyeur à marteaux, mais avant l'acidifica- tion.
    10. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu'on cen- trifuge le liquide après la sortie du broyeur à marteaux, mais avant d'en augmen- ter le pH.
    11. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que le produit végétal brut est un produit tel que les noix de terre, les céréales, les graines oléagineuses et légumineuses, les feuilles et les herbes.
    12. Complexe synthétique protéines-lipides obtenu par le procédé sui- vant la revendication 1 et comprenant environ 2 à 60 % en poids de lipides.
    13. Complexe synthétique protéines-lipides suivant la revendication 12, caractérisé en ce que la teneur en humidité ne dépasse pas 8 %.
    14. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu'on sèche le complexe à une teneur en'humidité ne dépassant pas 8 %, le complexe étant main- <Desc/Clms Page number 15> tenu, au cours du séchage, à une température ne dépassant pas 1600 F.
    15. Procédé pour la préparation d'un complexe protéines-lipides, en substance comme décrit ci-dessus.
    16. Complexe synthétique protéines-lipides, en substance comme décrit ci-dessus.
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* Cited by examiner, † Cited by third party
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WO1993006741A1 (fr) * 1991-10-10 1993-04-15 Neumueller Waldemar Procede d'obtention de proteines comestibles a partir d'une substance proteinique
US5798446A (en) * 1991-10-10 1998-08-25 Nupron Gmbh Proteinwerk Method of extracting proteins utilizable in foodstuff from a protein-containing substance

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