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Le demandeur a déjà fait connaître par son brevet belge ? 570.000 demandé le 1er Août 1958, un vibrateur dont le rotor comporte deux capacités, diamétralement opposées, s'équilibrant à vide et présentant, chacune, une ouver- ture dirigée vers l'axe de rotation, et un distributeur permettant d'introduire un liquide, à volonté, dans l'une ou l'autre des dites capacités, pendant la mar- che de l'appareil.
Cet appareil, lorsque les deux capacités sont vides, peut être mis en rotation jusqu'à sa vitesse de régime sans subir ni provoquer de vibrations. Cel- les-ci sont obtenues en introduisant du liquide dans l'une des capacités et leur puissance augmente avec la masse du liquide introduit. Pour diminuer cette puis- sance, à un moment quelconque, il suffit d'introduire du liquide dans la deuxiè- me capacité. Quand la quantité introduite dans cette deuxième capacité est égale à celle présente dans la première, l'équilibre initial est rétabli et les vibra- tions cessent. Après quoi on peut arrêter et vidanger l'appareil en vue d'une nouvelle mise en service.
Il résulte de ce qui vient d'être dit que la mise en route, d'une part, la cessation des vibrations et la remise en état de service, d'autre part, demandent un temps relativement long, de sorte que l'emploi de cet appareil sera surtout indiqué pour la production de vibrations stables et continues, pendant une longue durée.
La présente invention a pour objet un nouveau vibrateur, à balourd liquide, qui - contrairement à celui dont il vient d'être question et dont le li- quide est en quelque sorte "stagnant" pendant la marche - convient pour des em- plois nécessitant des variations et des arrêts fréquents des vibrations.
A cet effet, le présent vibrateur est essentiellement caractérisé en ce que son rotor comporte une capacité excentrée et présentant un orifice d'admission disposé pour être alimenté en marche par une source de liquide - de préférence réglable - et un orifice de sortie disposé au point le plus éloigné de l'axe de rotation, les choses étant établies de manière que le rotor soit équilibré lorsque ladite capacité est vide de liquide.
Dans ces conditions, le balourd est iài constitué par un liquide admis et s'écoulant en permanence pendant la marche et l'on obtient des vibrations de puissance constante lorsque la charge de liquide sur l'orifice de sortie se stabilise, ce qui se produit lorsque, sous l'effet de cette charge, le débit de l'orifice de sortie devient égal au débit de l'admission. D'autre part, on peut, à chaque instant, augmenter ou diminuer la puissance des vibrations en augmentant ou diminuant le débit de l'admission de liquide dans la capacité du rotor. Enfin, il suffit de fermer l'admission de liquide pour que la puissance des vibrations diminue progressivement et tombe à zéro lorsque la capacité du rotor a fini de se vider par l'orifice de sortie.
L'appareil se trouve alors prêt pour un nouveau démarrage des vibra- tions par une réouverture de l'admission de liquide, sans qu'il ait été nécessai- re d'arrêter la rotation du rotor pour vidanger sa capacité.
Le dessin annexé montre, à titre d'exemple, une forme d'exécution du vibrateur, objet de l'invention.
La figure unique de ce dessin en est une coupe axiale longitudinale schématique.
Sur ce dessin, 1 désigne une masse quelconque qu'il s'agit de sou- mettre aux vibrations. Sur cette masse sont fixés les paliers 2 de l'arbre 3, du vibrateur, lequel arbre est entraîné rotativement par un moteur (non repré- senté). Le rotor 4, du vibrateur, comporte une capacité excentrée 5 et, sur le même diamètre, une masse 6 déterminée de manière que ce rotor soit équilibré quand ladite capacité est vide. Dans l'exemple représenté, la masse 6 et les parois de la capacité 5 sont d'une seule pièce, usinée en conséquence, mais il
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va de soi que la capacité et la masse pourraient constituer deux organes distincts convenablement reliés l'un à l'autre et s'équilibrant mutuellement lorsque la capacité 5 est vide.
Préférablement, la capacité 5 présente, du coté opposé à l'axe, une partie conique, et au point le plus éloigné de l'axe - donc, ici, au sommet du cône - est prévu un orifice 7 de petit diamètre. Celui-ci appartient, préférable- ment, à un gicleur 8 amovible, par exemple par vissage, et interchangeable, de manière qu'en disposant d'une série de gicleurs ayant des orifices de diamètres différents on puisse obtenir divers régimes de fonctionnement.
Suivant l'axe géométrique de rotation, la capacité 5 est pourvue d'un orifice 9 qui est l'orifice d'admission.
Le liquide est envoyé dans la capacité 5, à travers l'orifice 9, sous la forme d'un jet, par un robinet à vis pointeau, 10, lequel est alimenté par un réservoir 11 suffisamment surélevé pour obtenir le jet de liquide à la sor- tie du dit robinet ; leschoses étant établies préférablement pour que cette ad- mission de liquide ait un débit réglable entre la valeur zéro et le débit maximum possible de l'orifice 7.
Avantageusement, on peut prévoir, face à l'orifice 9, un déflecteur constitué par une paroi intérieure 5a, de la capacité 5, inclinée à 45 par rap- port à l'axe de rotation et normale au plan défini par cet axe et le rayon pas- sant par l'orifice 7.
Le réservoir 11 peut être placé loin de l'appareil et être muni d'un robinet 12, de départ du liquide, permettant de commander à distance l'arrêt ou la mise en vibrations, le réglage de la puissance des vibrations - pour un orifi- ce 7 donné - se faisant en réglant le débit de l'admission au moyen du robinet à vis pointeau 10.
En effet, l'appareil étant en rotation, il n'y a pas de vibrations tant que la capacité 5 est vide, et, quand le robinet 10 débite, la puissance des vibrations obtenues sera constante lorsque la masse de liquide dans la capa- cité 5 sera constante, ce qui se produira lorsque la charge sur l'orifice 7 sera suffisante pour porter le débit de cet orifice à égalité avec le débit de l'ad- mission. D'autre part, toute variation dans le débit de l'admission provoquera une variation, dans le même sens, de la hauteur de liquide sur l'orifice 7, donc de la masse de liquide incluse dans la capacité 5, jusqu'à ce que la nouvelle hauteur détermine, sous l'effet de la force centrifuge, une pression donnant à l'orifice 7 un débit égal au nouveau débit de l'admission.
On pourra donc faire varier à volonté la puissance des vibrations et la stabiliser à toute valeur com- prise entre zéro et un maximum qui est fonction du volume donné, par construc- tion, à la capacité 5. Et l'arrêt de l'admission provoquera l'arrêt des vibra- tions qui se produira lorsque tout le liquide aura quitté la capacité 5 en gi- clant à travers l'orifice 7.
Il va de soi que l'invention ne saurait être limitée à la forme d'exécution décrite et représentée, dont elle englobe toutes les variantes parmi lesquelles on citera, par exemple, celle où, au lieu de prévoir l'emploi, à la sortie du liquide, de gicleurs différents, on utiliserait un moyen de réglage de l'orifice 7.
REVENDICATIONS.
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