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On sait qu'il est connu de réaliser des tubulures, ou raccords de tu- bes, dans la paroi d'un tube de grand diamètre, tel qu'un collecteur, par passa- ge d'un poinçon à travers ladite paroi du collecteur préalablement chauffée, de manière à obtenir finalement une tubulure prise dans la masse même du métal du collecteur.
Dans le cas de collecteurs ou de pièces de forte épaisseur, dans les- quels on veut exécuter des tubulures de grand diamètre, à lèvres assez épaisses de manière à permettre le raccord de tubes eux-mêmes épais, il est assez diffi- cile d'obtenir avec un poinçon, en une seule opération, la tubulure souhaitée à cause de l'épaisseur du métal à traverser et des grandes dimensions de cette tubulure.
La présente invention a pour objet un procédé et des dispositifs per- mettant de réaliser néammoins facilement des tubulures de ce genre. Suivant l'in- vention on commence par pratiquer, à la manière connue, dans la paroi du collec- teur, une tubulure, à lèvres hautes et relativement peu épaisses, et dont le dia- mètre est plus restreint que celui de la tubulure finale que l'on désire obtenir.
Après quoi, dans la tubulure ainsi fabriquée, et conformément à la présente in- vention, on introduit, de l'extérieur du collecteur, un premier poinçon ou organe similaire, qui a pour effet d'élargir les lèvres de la tubulure en forme de cône en accroissant éventuellement l'épaisseur.
Ensuite, au cours d'une seconde opé- ration, on dispose à l'extérieur de la tubulure une matrice correspondant à la forme finale qu'on désire lui donner, et l'on dispose à l'intérieur du collec- teur un poinçon de forme générale cylindroconique dont les dimensions externes sont celles de l'intérieur de la tubulure finale, et l'on extrait ce poinçon, par traction exercée par exemple de l'extérieur du collecteur, de manière que le passage du poinçon provoque le refoulement du métal de la tubulure déjà for- mée à l'intérieur de la matrice et donne à la tubulure sa forme finale.
La description qui va suivre, en regard des dessins annexés donnés à titre d'exemple, fera mieux comprendre comment l'invention peut être réalisée.
Les fig. 1 à 4 représentent en coupe quatre stades de fabrication de la tubulure objet de l'invention.
Sur la figure 1, on a déjà exécuté dans la paroi du collecteur a, à la manière ci-dessus rappelée, une tubulure b à lèvres relativement hautes et peu épaisses et dont le diamètre interne A A est inférieur à celui de la tu- bulure finale B B (fig. 4) que l'on désire obtenir.
Selon l'invention, au cours d'une première opération, on introduit, de l'extérieur vers l'intérieur de cette tubulure préalablement chauffée, et en poussant ou en tirant, un poinçon ogival ± quia pour effet d'évaser les lèvres de la tubulure b en forme de cuvette conique b ,tel qu'on le voit fig. 2. Cet évasement des lèvres de la tubulure pourrait être encore obtenu par basculement rotatif d'un outil introduit dans la tubulure. Cette opération peut épaissir les lèvres.
On dispose ensuite, autour de la tubulure b1obtenue, une matrice par exemple en deux pièces, , f, dont l'intérieur correspond aux dimensions de la tubulure finale qu'on désire obtenir. Après chauffage de la tubulure b1. on dispose à l'intérieur du collecteur a un poinçon g ayant la forme cylindro- conique représentée sur les fig. 3 et 4, et l'on chasse ce poinçon, dans le sens de la flèche F, de manière que, prenant appui sur la partie coudée de la tubulure, il la relève et refoule le métal de cette région h de la tubulure dans l'évidement i (fig. 3) qui subsiste autour de la tubulure b1, entre cette tu- bulure b1 et la matrice e.
Après passage du poiçon g dans la tubulure b1 on obtient finalement la tubulure finale représentée fig. 4, dont le diamètre interne est égal à B B et dont les lèvres sont, comme on le voit sur la figure, surépaissies par rapport aux lèvres de la tubulure initiale b dont on est parti.
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La matrice en deux pièces e f pourrait être en une seule pièce.
D'autre part, s'il est commode de disposer, dès le début de l'opération, la matri- ce en deux pièces e f autour de tubulure, comme on l'a représenté sur la figure 1, et de rapprocher la partie supérieure f de la partie inférieure entre les première et deuxième opérations (fig. 3), on pourrait ne mettre en place cette matrice qu'à la fin de la première opération.
On remarque que l'orifice k ména- gé dans la matrice f est tel qu'il permette le passage d'une part du poinçon c utilisé pour la première opération, et du poinçon ± utilisé pour la seconde opé- ration (figo 4)
L'avantage qu'il y a à utiliser une matrice en deux pièces est que la première pièce, ou matrice e, est d'une hauteur telle qu'elle correspond à la hauteur des lèvres de la tubulure b1 telle qu'elle est obtenue après la pre- mière opération, comme on le voit fig. 2, de sorte qu'en appliquant ensuite la matrice! contre la matrice , on constitue, comme on le voit sur la fig. 3, le fond de matrice aux dimensions de la tubulure finale.
Il va de soi qu'on peut faire subir des modifications de détail à cette invention sans pour cela sortir de son cadre. On a décrit l'invention dans son application à un collecteur, mais elle pourrait s'appliquer à des tubulures obtenues sur des plaques ou sur des pièces de tout autre forme.
REVENDICATIONS 1. Procédé pour obtenir une tubulure de grand diamètre à lèvres re- lativement épaisses, et venue de masse dans le métal d'une pièce, telle qu'un collecteur par exemple, caractérisé en ce qu'on part d'une tubulure à lèvres hau- tes et relativement peu épaisses et dont le diamètre est inférieur à celui de la tubulure finale que l'on désire obtenir, en ce qu'on évase, par exemple par in- troduction d'un poinçon ogival, au cours d'une première opération, les lèvres de la tubulure initiale de manière à leur donner la forme d'une cuvette conique, en ce qu'on dispose autour de la tubulure obtenue, une matrice dont les dimensions internes correspondent aux dimensions extérieures de la tubulure finale, en ce qu'on chasse dans la tubulure obtenue, de l'intérieur vers l'extérieur,
un poin- çon de forme cylindro-conique de manière à refouler le métal de la tubulure dans la matrice et obtenir, finalement, une tubulure de grand diamètre à lèvres épais- sies.
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