<Desc/Clms Page number 1>
"RUBANS UE DECHIRURE POUR EMBALLAGES"
La présente invention est relative à des rubans de déchirure du type scellable thermiquement utilisé pour fermer un pequet enveloppé dans une feuille ou pellicule de polyéthylène et à la fixation d'un tel ruben sur l'en- ballage en polyéthylène. L'invention concerne également un emballage forné en feuille de polyéthylène et pouvant être facilement ouvert en déchirant un tel ruban.
Parmi les feuilles thermoplastiques pouvant servir à former des emballages de ce type, l'une de celles qui ont les propriétés les plus avantageuses les rendant aptes à des utilisations très variées est sans conteste la feuille ou la pellicule en polyéthylène. La seule reison pour la- quelle son usage ne s'est pas généralisé tient à l'absence d'un moyen pratique pour ouvrir repidsment et proprement
<Desc/Clms Page number 2>
une feuille de polyéthylène maintenue en place par un ru- ban de déchirure. Les feuilles en polyéthylène sont plus extensibles que les feuilles de cellulose et, en conséquen- ce, l'utilisation des procédés connus pour ouvrir des pa- quets au moyen d'une bande de déchirure nE permet pas l'ob- tention d'une coupe nette de la feuille.
Alors que les feuilles en cellulose se coupent facilement dans tous les sens en laissent des bords nets et sens bavures, lesfeuil- les de polyéthylène se coupent irrégulièrement, en une, sui- te de déchirures et d'extensions, en laissent desbords déchirés non uniformes constitués par des zones alternées d'extension irrégulière et de coupes nettes.
L'application des méthodes usuelles qui ont donné des bons résultats avec les emballages à base de cellulose s'est avérée ino- pérante dans ce cas. par exemple, les rubens de déchirure en cellulose sont presque toujours placés sur la surface intérieure de la feuille d'emballage, e'est-à-dire la sur- face qui est en contact avec l'article emballé, seule une languette de dépassement étant prévue pour pouvoir saisir la bande et procéder à la déchirure de l'enveloppe.
Bien que le plecment des rubans de déchirure sur la face inté- rieure des feuilles se soit avéré avantageux pour les em- ballages en matières cellulosiques, il n'en est pas de mê- me pour les feuilles en polyéthylène du fait de la plus grande ténacité et de l'extensibilité inhérentes à cette matière, si bien que la feuille se coupe de façon très ir- régulière quand on tire sur le ruban lentement, et la coupe est à peine meilleure quand l'arrachage s'effectue rapide- ment. En utilisant des rubans de dé'chirure et des procédés connus, on obtient des déchirures irrégulières et d'un
<Desc/Clms Page number 3>
aspect peu avenant.
Les procédés connus pour lier les rubans de déchirure
EMI3.1
à la feuille d'emballage ne conviennent pas au poly6thylène.
On a proposé à titre de variante de remplacer les rubans de déchirure pour 16 polyéthylène en formant l'emballage lui-
EMI3.2
même en polyéthylène "arrachabl&" ou perforé afin de per- mettre une ouverture rapide du paquet. De telles méthodes ont toutefois l'inconvénient de réduire la résistance et le caractère de protection de l'emballage et sont de ce fait peu avantageuses, voire indésirables.
Selon la présente invention, dans un procédé pour ap- pliquor un ruban de déchirufe à une feuille de.polyéthylène, on tire d'un rouleau d'alimentation un ruban de déchirure constitué par une matière de support présentant une plus
EMI3.3
fnible extensibilité que le, feuille dc poly6thylène et par un enduit de résine synthétique thermoplastique capable do se lier par la chaleur à ln fouille de poly6thylùne et ayant un point de roemollissemsnt inférieur à celui de le matière de support, on fait passer ce ruban dans une zone de chauf- fage, on ramollit l'enduit do résine synthétique thermo- plastique et on met en contact cet enduit résineux synthé- tique, pendent qu'il est encore ramolli, avec la feuille de polyéthylène pour former un stratifié du ruban de déchi-
EMI3.4
rur6 et âne la feuille dE polyéthylène.
L'invention a égnlEmer¯t pour but de fournir une mctiè- re d'emballage constituée par une feuille de polyéthylène à laquelle on a stratifié un ruban de ddehirureformé d'une matière dE support ayant une plus faible extEnsibilité que la feuille de polY3thylène et d'un enduit de résine synthé- tique thermoplastique susceptible d'être lié à la feuille: de polyàthylène et ayant un point de ramollissement infériecr
<Desc/Clms Page number 4>
à celui de la matière de support.
L'invention procure également un ruban dE déchirure destina à faciliter le déchirure de l'emballage en feuil- le de polyéthylène, ledit ruban étant formé d'une matière de support ayant une plus faible extensibilité que le feuille de polyéthylène et d'un enduit d'une matière ré- sineuse synthétique; thermoplastique susceptible d'être lié à la fouille de polyéthylène et ayant un point de ra- mollissement inférieur à aelui de la matière de support.
Sur le dessin annexé: le. figure 1 est une vue schématique illustrant le procédé d'application d'un ruban de déchirure à une feuil- le de polyéthylène; le figure 8 est une vue en perspective d'un paquet enveloppé dans une feuille de polyéthylène muni d'un ru- ban de déchirure, représenté en position partiellement ar- rachée; et la figure 3 est une vue en perspective d'un paquet re couvert d'un emballage de polyéthylène comportnnt trois rubans de déchirure parallèles, représentés partiellement arrachés entre deux languettes de guidage par le ruban central.
En se référant au dessin, le mode de réalisation re- présenté comporte trois rouleaux d'alimentation montés in- dépendamment lea, 10b et 10c de ruban de déchirure à par- tir desquels on peut dérouler une, deux ou trois bandes de ruban de déchirure 12. La demanderesse a trouvé qu'il est avantageux avec certains types de feuilles de polyéthylène d'appliquer simultanément plusieurs rubans parallèles, comme il va être expliqué plus loin, ce qui explique la provision de trois rouleaux d'alimentation.
Le ruban 12
<Desc/Clms Page number 5>
est mécaniquement tiré par des rouleaux respectifs10a, lob et 10c et arrive sur un rouleau fou 14 de façon que la face du ruban constituée par la matière de support soit en contact avec la surface du rouleau fou ; le ruban arrive ensuite sous un deuxième rouleau fou 16 de façon que sa face enduite vienne en contât avec la surface de celui-ci, et passe sur un élément chauffant constitué par une plaque chauffante 18 dans laquelle est introduite une cartouche chauffante 20; le tirage des rubans provenant des trois rouleaux d'alimentation et passant par les phasessucces- sives précitées est réalisé par deux rouleaux de serrage 22. Le rouleau supérieur 22 est avantageusement formé en caoutchouc dur et le roule;au inférieur en acier.
La feuil- le de pellicule de polyéthylène 26 est simultanément ti- rée dans la zone de serrage entre les rouleaux 22 à partir d'un rouleau d'alimentation de la pellicule 28 et elle est légègrement pressée en contact avecle ruban 12 lors de leur passage simultané dans ladite zone de serrage. Le strati- fié 30 constitué par la pellicule de polyéthylène et le ruban qui émerge d'entre les rouleaux 22 arrive sur un rou- leau envideur ou sur tout autre dispositif collecteur ap- proprié, ou directement dans une installation d'emballage, de fixation d'emballage ou autre destination définitive du stratifié.
Lors du passage sur la plaque chauffante 18, la ma- tière de support du ruban 12 est portée à une température suffisante pour ramollir l'enduit thermoplastique qui con- stitue la surface du ruban éloignée de la plaque, si bien que cet enduit est susceptible d'être lié à la pellicule de polyéthylène 26 quand il vient en contact avec cette dernière, Aussitôt après, ou tout au moins avant que l'en-
<Desc/Clms Page number 6>
duit thermoplastique ne durcisse à nouveau et ne devienne ainsi inapte à la liaison twec la pellicule de polyéthylè- ne, on fait passer le ruban 12 dans la zone de serrage en- tre les rouleaux 22 où il est mis en contact avec ladite feuille de polyéthylène et se lie fortement à cette derniè- re pour former le stratifié 30.
Le procédé précité pour ap- pliquer un ruban de déchirure à une feuille de polyéthylène est particulièrement avantageux en raison de la possibi- lité de l'adapter facilement à des installations d'embal- lage existantes. les modifications peuvent évidemment être apportées à ce procédé sens influer sur les principes fon- damenteux de l'invention qui sont: (1) le-. ramollissement de 1'enduit thermoplastique jusqu'à lui permettre d'être lié par contact avec la feuille de polyéthylène et (2) la réalisation dudit contact. On a trouvé que le fait de don- ner à la plaque 18 une surface convexe permet de réaliser un chauffage plus uniforme et une meilleure transmission de chaleur de la plaque 18 à une surface donnée, que ce n'est- le ces avec une plaque plane.
Dans le mode de réalisation de le figure 1, l'extrémi- té de la plaque chauffante 18 voisine des rouleaux de ser- rage 22 est conique pour permettre de la placer à proximité immédiate de la zone de serrage entre les rouleaux 22.Cette disposition permet de chauffer le ruban 12 en un point si- tué aussi près que 1,58 mm ou même moins de la zone de ser- rage entre les rouleaux 22. La proximité de l'élément de chauffage au point réel de stratification déterrai.ne pour un ruban donné la quantité de chaleur qui doit lui être appli- quée.
Il est préférable d'utiliser une quantité de chaleur aussi faible que possible, compatible avecla réalisation
<Desc/Clms Page number 7>
de liaisons résistantes, aussi bien du point de vue de l'économie du procédé que de celui d'une dégradation pos- sible de l'enduit ou du support. Avec les rubans enduits conformes à l'invention, des températures superficielles de l'élément chauffant comprises entre 199C et 232 C sont parfaitement appropriées. on doit éviter des températures supérieures à 246 C quelle que soit la nature de la feuil- le de support. on préfère que l'élément chauffant soit dis- posé à une distance de la zone de serrage entre les rou- leaux qui est comprise entre 25,4 mm et 1,58 mm.
Le mode de construction de l'élément chauffant n'est pas limité à la réalisation décrite. D'une façnn générale, on pout utiliser tout dispositif de chauffage capable de fournir des quantités de chaleur réglables à une zone dé- terminée qui soient suffisantes pour ramollir scins dégra- der exagérément l'enduit thermoplastique sur le ruban tiré à travers ladite zone,.
Un dispositif de chaleur radiante, une flamme, des gaz chauds et des appareils diélectriques à haute fréquence sont autant de formes possibles pour as- surer le chauffage de la zone considérée. pour empocher la dégradation de ltenduit thermoplastique, on peut utiliser des atmosphères appropriées. En aucun ces, on ne doit per- mettre que la dégradation se produise à un degré suffisant pour empêcher la liaison entre le ruban de déchirure et la feuille de polyéthylène.
Le procédé exact que l'on utilise pour assurer la mi- se en contact entre le ruban et la feuille de polyéthylène ne constitue pas une contingence critique et tout type d'ap- pareil, tel qu'une roue chauffante, peut être employé. La demanderessea cependant constaté qu'il n'est pas néces- saire d'appliquer la pression en même temps que la chaleur,
<Desc/Clms Page number 8>
une telle application simultanée étant en outre nuisible car il risque de se produire un plissement de la feuille de polyéthylène au voisinage du ruban qui lui est appli- qué. c'est pourquoi on préfère chauffer l'enduit thermo- plastique immédiatement avant se sise en contact avec le polyéthylène.
Ce qui est par contre essentiel, c'est de presser le polyéthylène en contact avec le ruban enduit pendant que l'enduit sur le ruban est encore suffisamment ramolli pour pouvoir être lié à la feuille de polyéthylè- ne. On préfère des méthodes permettant d'effectuer cette mise en contact dans un délai minimum après le chauffage de ramollissement qui est appliqua au ruban, de sorte que l'Enduit thermoplastique sur le ruban soit à l'état de ra- mollissement poussé, sans être toutefois fluide.
On règle latempérature à laquelle on porte l'élément chauffant en fonction de la vitesse à laquelle on fait passer le ruban dans la zone de chauffage. En général, l'avancement de la feuille d'emballage s'effectue dans une chaîne d'emballage industriel, à une vitesse comprise en- tre 12 et 18 m/min. La demanderesse a trouvé qu'on peut stratifier les rubans de la présente invention à des taux allant de 6 à 45 m/min ot même plus. L'emploi de zones chauffantes plus longueset/ou plus chaudes permet d'at- teindre des vitesses encore plus importantes.
Afin àe réaliser des stratifiés efficaces de rubans de déchirure conformes à la présente invention, il est es- sentiel d'obtenir une adhérence tenace entre l'enduit du ruban et la feuille de polyéthylène. e'est pourquoi, au mo- ment où l'enduit du ruban vient en contact avec le poly- éthylène, il est essentiel qu'il soit en état d'être lié à cette feuille, c'ost-à-dire qu'il soit capable d'adhérer
<Desc/Clms Page number 9>
ferrement à cette feuille. Comme un minimum absolu, cette adhérence doit être suffisemment tenace pour que, lors d'un essai d'srrechement du rubnn; celui-ci entraine avec lui la feuille de polysthylène en le déchirent.
On a constaté qutun ruban appliqué comme il vient d'être expliqué déchire facilement la feuille de polyéthy- lène suivant une ligne de déchirure régulière, du fait quo le ruban est stratifié à le surface extérieure de la feuil- le de polyéthylène. cette liaison effectuée sur l'exté- rieur de la feuille d'enbellage est contraire à le techni- que antérieurement connue suivant laquelle on était amené à arracher une bande ou un ruban fixé à la surface inté- rieure de la feuille d'emballage en utilisant à cette fin une patte de dépassement ou une languette fixée audit ru- ban.
on s'est rendu compte que l'arrachage effectué selon ces techniques antérieures se traduit presque toujours par une ligne de déchirure inégale présentant des "sommets" et des"vallées", ce qui lui donne un aspect peu avenant.
C'est pourquoi, selon la présente invention, on effectue la liaison du ruban à la surfece extérieure Ce la feuille d'emballage, si bien qu'une traction exercée sur ce ruban par l'intermédiaire de la patte laissée à cette fin a pour effet de soulever ce ruban qui entraîne evec lui la por- tion de la feuille de polyéthylène sur laquelle il repose, et l'arrachage steffectue de façon que la portion de la feuille enlevée présente des bords réguliers, comme on peut voir sur la figure 2, ce qui est avantageux si l'on désire refermer le paquet, et aussi sur le plan esthétique.
La réalisation d'une déchirure régulière dans la feuille de polyéthylène peut être vraisemblablement at- tribuée dans une certaine mesure à l'orientation moléculaire
<Desc/Clms Page number 10>
de la feuille de polyéthylène et, dans une grande mesure, à un "effet de bord" que l'on obtient par l'utilisation du ruben stratifié fnisnnt l'objet de la présente inven- tion. cet "effet de bord" que l'on réalise grêce à l'in- v&ntion peut être défini connue le formation d'une zone déterminée avec précision, dure et non flexible (le stra- tifié) qui est adjacente à une zone flexible et relative- ment souple (la feuille),.
ces zones étant séparées par un bord ou par une ligne le long de laquelle s'effectue la déchirure quand on exerce un effort sur le ruban. Cet "effet de bord" est développé à des degrés variables qui sont en raison inversement proportionnelle de l'extensi- bilité du polyéthylène ou de la tendance qui lui est inhé- =enta de se déformer ou de se détendre élestiquement qucnd on lui applique une force.
La demanderesse a constaté que les feuilles de polyéthylène ayant une plus grande rigidi- té et aussi en général un poids moléculaire plus élevé (e'est-à-dire ayant des densités comprises entre 0,93 et 0,9 environ et présentant un taux d'orientation modéré) ne présentent qu'une faible extensibilité. c'est pourquoi l'effet de bord est assez prononcé et on obtient une ligne de déchirure uniforme aussi bien dans le cas d'un arracha- ge rapide que dans celui d'un arrachage lent du ruban. Au contraire, dans des polyéthylènes de plus faible densité et faiblement orientés ou pas orientés du tout (c'est-à- dire ayant des densités comprises entre 0,93 et 0,91 et en général un poids moléculaire plus bas), ceteffet de bord est moins prononcé et la ligne de déchirure manque d'uniformité.
En raison dé ce qui précède, avec des poly- éthylènes des types mentionnés en dernier lieu, il est hau- tement désiràble d'utiliser trois rubans parallèles espacés
<Desc/Clms Page number 11>
approximativement par des distances équivalentes à leur propre largeur (comme il est montré sur la figure 3) pour minimiser les déchirures; faites dans n'importe quel sens et pour facilitera déchirure droite du polyéthylène.
Il est à noter que la qualité de la déchirure obtenue avec les rubans de l'invention dépend dans une très grande me- sure des propriétés physiques de la feuillo de polyéthylè- ne, les autres facteurs tels que la résistance de la liai- son, la résistance de la bande de support, l'épaisseur de la pellicule, etc... étant les mêmes.
LES caractéristiques de (1) densité et (2) d'oriente..- tion et à un moindre degré (3) de poids moléculaire déter- minent l'aptitude des rubans de déchirure à l'usage envi- sagé. D'une façon générale, (1) plus la densité est élevée, plus il est facile d'effectuer une déchirure nette; (2) plus l'orientation moléculaire est prononcée. dans le sens de la déchirure, plus cette dernière est facile à réaliser; et (3) des polyéthylènes de poids moléoulaire plus élevé se déchirent quelque peu plus facilement que les polyéthy- lènes de plus faible poids moléculaire, à densité et degré d'orientation égaux.
On mesure ces caractéristiques de la façon la plus précise en con@naison@ avec l'extensibilité de la feuille de polyéthylène considérée. cette "extensibilité", qui a été définie ci-dessus comme la tendance inhérente à la pel- licule à s'étirer élastiquement et à se déformer facile- ment quand on lui applique un effort, procure un indice de la résistance à la traction de la pellieule en fonction du cisaillement au moyen d'un ruban adhérent. Il est essentiel, selon la présente invention, d'employer un ruban de déchi-
<Desc/Clms Page number 12>
rure dont la résistance et la résistance à la traction sont supérieures à celles de la pellicule de polyéthylène,c'est- à-dire un ruban moins extensible que la feuille de poly- éthylène.
Il est bien 3vident que, plus la marge entre les taux d'extensibilité du ruban d'une part et de la feuille de polyéthylène d'autre part est importante, plus ce ruban convient comme ruban de l'invention, les autres facteurs, tels que le coût de la fabrication et la facilité d'appli- cation étant inchangés. Le pourcentage exact déterminant cette marge de différence d'extensibilité ne constitue pas un facteur critique, :nais il doit en tout cas être égal à au moins 10 %.
La "Cellophane" constitue une excellente ma- tière de support de ruban de déchirure en raison de sa for- te résistance au cisaillement et de son extensibilité à peu près nulle quand on la soumet à un effort de traction; D'autres matières de faible extensibilité, que l'on préfè- re comme matière de support pour les rubans de l'invention en dehors de la "cellophane", sont le "Mylar" (marque dé- posée de téréphtalate de polyéthylène) et des pellicules de polycarbonates.
D'autres matières flexibles dont le taux d'extensibilité est d'au moins la µ inférieur à celui de le feuille de polyéthylène utilisée comme matière d'em- ballage selon 1,'invention sont également incluses dans le cadre de- cette invention, à condition a'être enduites d'une matière thermoplastique susceptible de se lier thermique- ment uu polyéthylène, comme c'était le cas des ratières de support indiquées plus haut. Il est évident qu'une bonne liaison entre l'enduit et le support du ruban est aussi im- portante que sa liaison ultérieure avec la feuille do poly- éthylène.
<Desc/Clms Page number 13>
L'enduit sur la bande de support du ruban peut être constitué par toute résine synthétique polymère thermo- plastique susceptible d'être liée ou scellée à la feuille de polyéthylène pour forcer avec celle-ci une liaison à grande adhérence par application directe de la chaleur.
Les résines appropriées sont celles qui se ramollissent à une température inférieure au point de ramollissement du support et peuvent être enduites sur ce dernier en couches minces car, bien qu'il n'y ait aucune limiter intrinsèque à l'épaisseur de l'enduit, on préfère une épaisseur de cou- che minimm. En général, le degré d'adhérence au polyéthy- lène doit être suffisant pour assurer qu'une fois que le stratifié constitué per le polyéthylène et pnr le rubn est fomé, l'enlèvement du ruban --- déchire - la feuil- le de polyéthylène de part et d'autre du stratifié.
Des copolymèreset des homopolynères desoléfines, particuliè- rement d'éthylène, conviennent particulièrement bien comme matière d'enduit, plus particulièrement, la demanderesse préfère le polyéthylène lui-même et/ou des polyéthylènes disponibles, la résine ayant une densité entre 0,96 et 0,9@, notamment 0,918, et un indice de fusion de 2 environ.
Les exemples suivants illustrent l'invention, sans toutefois sn limiter la portée :
EXEMPLE 1 on enduit par extrusion sur une face d'une bande de "MYlar" ayant une épaisseur de 50,8 microns et une largeur de 2,37 mm avecun polyéthylène d'une épaisseur de 25,4 nierons et d'un& densité de 0,918, et on tire cette bande d'un rouleau d'alimentation pour la faire passer sur un élément chauffant avec son côté enduit dirigé vers le haut,
<Desc/Clms Page number 14>
la traction nécessaire étant exercée par deux rouleaux de serrage tels que représentés sur le figure 1 à un taux de 15,24 m/min.
L'élément chauffant est constitué par un bloc usin d'aluminium dont les dimensions sont 2,54 cm x 2,54 en x 17,78 cm et dans lequel est disposée une cnrtouche chauffante .de 1000 watts. on porte la température à la sur- face du bloc à 218,5@C. et on le dispose à une distance de
6,35 mm. des rouleaux de serrage . On presse contre la face enduite de la bande de "Mylar" une pellicule limpide d'une épaisseur de 25,4 microns de polyéthylène ayant une densité'. de 0,930, la bande de Mylar" ayant été préalablement ra- mollie par son passage le long de l'axe longitudinal de l'élément chauffant en la maintenant à son contact.
Un examen du stratifié ne décèle aucune déformation ni aucun glisse cent de la surface de la pellicule de polyéthylène, aussi bien au dessous du ruban de "Mylar" que dans les zo- nes adjacentes à celui-ci, et permet de constater une bonne adhérence. Pour déterminer l'efficacité à la déchirure du ruban, on entaille la pellicule de polyéthylène de 1,58 mm de part et d'autre du ruban pour forcer uns languette avec laquelle on tire sur le ruban, on procède à des essais successifs, tout d'abord avec le ruban sur la surface du polyéthylène opposée au sens d'application de l'effort, c'est-à-dire sur la. surface intérieure, et ensuite avec le ruban sur la surface de polyéthylène faisant face à la di- rection de l'effort, c'est-à-dire la surface extérieure.
Dans le premier cas, l'arrachage du ruban à travers la pellicule de polyéthylène provoque des déchirures à bords irréguliers et d'un aspect peu engageant, spécialement dans l'éventualité d'une traction lente. Dans le second cas, la traction du ruban dans le sens de la surface à
<Desc/Clms Page number 15>
laquelle ce ruban adhère donne des bords uniformes ot lis- ses, aussi bien à la traction rapide qu'à la traction lente.
EXEMPLES 2 à 9 on donne ces quelques exemples supplémentaires pour faire ressortir les effets des variations de la densité et de l'épaisseur de la pellicule de polyéthylène, ainsi que des distances entre l'extrémité de l'élément chauffant et la zone de serrage entre les rouleaux d'entraînement. Dans tous les exemples on utilise un ruban de "Mylar" d'uno é- paisseur de 50,8 microns et d'une largeur de 2,37 mm. en- duit d'une couche de polyéthylène de 25,4 microns d'épais- seur et d'une densité de 0,918. Dans les exemples 2,3 et 4, on applique trois de ces rubans, parallèles et espacés de 1,58 mm, et on arrache la pellicule de polyéthylène en tirant sur le ruban du milieu.
TABLE AU
EMI15.1
<tb> Exemple <SEP> Vitesse <SEP> de <SEP> Elément <SEP> chauffant <SEP> pellicule <SEP> de <SEP> polyéthynuméro <SEP> la <SEP> bande <SEP> Température <SEP> C <SEP> lène <SEP> à <SEP> laquelle <SEP> on
<tb> @ <SEP> m/minute <SEP> ¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯ <SEP> applique <SEP> le <SEP> ruban
<tb>
<tb> 2 <SEP> 15,24 <SEP> 218,5 <SEP> Densité: <SEP> 0,918
<tb> 38 <SEP> microns
<tb>
<tb> 3 <SEP> 15,24 <SEP> 218,5 <SEP> "
<tb>
<tb> 4 <SEP> 15,24 <SEP> 218,5 <SEP> "
<tb>
<tb> 5 <SEP> 15,24 <SEP> 218,5 <SEP> Densité: <SEP> 0,930
<tb> Epaisseur: <SEP> 35,4 <SEP> microns <SEP>
<tb>
<tb> 6 <SEP> 15,24 <SEP> 218,5 <SEP> "
<tb>
<tb> 7 <SEP> 15,24 <SEP> 218,5 <SEP> D&nsité: <SEP> 0,930
<tb> Epaisseur:
<SEP> 50,8nicrons
<tb>
<tb> 8 <SEP> 15,24 <SEP> 218,5 <SEP> "
<tb>
<tb> 9 <SEP> 15,24. <SEP> 218,5 <SEP> "
<tb>
<Desc/Clms Page number 16>
TABLEAU (suite)
EMI16.1
<tb> Ex. <SEP> Distance <SEP> entre <SEP> rouleaux <SEP> Adhérence <SEP> du <SEP> Action
<tb>
<tb> N <SEP> de <SEP> serrage <SEP> à <SEP> l'élément <SEP> ruban <SEP> à <SEP> la <SEP> d'arrachage
<tb>
EMI16.2
chauffant en mm nellicule ¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯
EMI16.3
<tb> 2 <SEP> 25,4 <SEP> mauvaise <SEP> nulle
<tb>
<tb> 3 <SEP> 12,7 <SEP> mauvaise <SEP> nulle
<tb>
<tb> 4 <SEP> 1,58 <SEP> bonne <SEP> mauvaise
<tb>
<tb> 5 <SEP> 12,7 <SEP> bonne <SEP> mauvaise
<tb>
<tb> 6 <SEP> 1,58 <SEP> bonne <SEP> bonne
<tb>
<tb> 7 <SEP> 25,4 <SEP> bonne <SEP> bonne
<tb>
<tb> 8 <SEP> 12,7 <SEP> bonne <SEP> bonne
<tb> 9 <SEP> 1,
58 <SEP> bonne <SEP> bonne
<tb>
L'examen des données de ce tableau fait clairement ressortir 1'effet fâcheux d'un ramollissment réduit de l'enduit thermoplastique pendant la stratification, provo- qué par l'éloignem&nt de l'élément chauffant de la zone de serrage entre les rouleaux, de tableau montre également que, parmi toutes les distances essayées, les meilleurs résultats sont obtenus avec celle de 1,58 mm. On peut dé- duire par interpolation qu'un raccourcissement additionna de cette distance serait encore plus avantageux, Il est également clair que, pour une distance donnée, une pelli- culeplus épaisse et de densité plus élevée se déchire ,=mieux. ces divers comportements s'expliquent par "l'effet de bord" qui a été expliqué plus haut.'