<Desc/Clms Page number 1>
Procédé et installation de fabrication de récipients et de corps creux analogues en matière plastique.
La présente invention a pour objet un procédé de fa- brication de récipients qui sont, en général, constitués par des corps tubulaires munis d'un fond. Par tube ou corps tubulaire, on entend naturellement dans ce cas non seulement un corps creux de section circulaire, mais également un corps creux de section poly- gonale ou quelconque.
Le corps tubulaire formant récipient est usuellement bien plus court qu'un tube qui est, en général, fabriqué suivant des longueurs de quelques mètres; la dimension transversale d'un récipient classique, tel que, par exemple, d'un réservoir d'eau, est toutefois habituellement plus grande que celle d'un tube. En
<Desc/Clms Page number 2>
conséquence, une grande compression exercée sur la matière moulée destinée à la fabrication du récipient produit des efforts très élevés dans les parois du moule. Cependant, seul le procédé de l'in- vention permet la mise en jeu de compressions relativement grandes dans la matière plastique.
Un autre résultat obtenu par le procédé de l'invention pour la fabrication de récipients est que le mouvement d'intro- duction et d'extraction du noyau dans le sens axial rend 1'instal lation nécessaire plus simple et permet de rendre l'opération plus rapide, comme décrit en détail ci-après.
Une forme de réalisation de l'installation pour l'exé- cution du procédé de l'invention est représentée, à titre d'exemple non limitatif, aux dessins annexés.
Les fig. la, 1b le et ld représentent schématiquement l'installation.
La fig. 2 est une coupe verticale du moule pendant l'opé- ration de formage sous pression.
La fig. 3 est un plan, partie en coupe horizontale, du moule.
L'appareil comporte une charpente de support fixe 1 sur laquelle est monté un mouton hyâraulique 2 supportant le moule dont on voit l'enveloppe extérieure 3.
Une seconde charpente de support 4 est placée à côté de la charpente 1 et un mouton hydraulique 5, supportant un dispositif d'attache 6 pour l'enlèvement et l'élévation du récipient formé, est monté sur cette charpente 4.
Un au plusieurs chariots 7, qui portent chacun un cou- vercle inférieur de moule 8a sur lequel est monté le noyau gonflable, peuvent se déplacer au-dessous des charpentes 1 et 4.
Ces éléments sont représentés plus en détail aux fig. 2 et 3.
L'enveloppe extérieure 3 mentionnée ci-dessus contient le moule 8 et l'intervalle entre ce dernier et l'enveloppe 3 est
<Desc/Clms Page number 3>
est rempli d'une matière quelconque 9, par exemple de béton.
De cette manière, l'enveloppe 3 peut avoir une forme cy- lindrique avec un fond bombé quelle que soit la forme du moule 8; l'enveloppe 3 est ainsi en mesure de résister à des pressions in- ternes très grandes et le moule 8 peut avoir une épaisseur rela- tivement faible.
La surface intérieure du moule 8 est revêtue d'une toile métallique à mailles 10.
Un tube 11 est placé à la partie supérieure du moule pour introduire ou extraire de l'air.
Le couvercle inférieur 8a est également bombé pour ré- sister à des pressions élevées et porte à sa partie supérieure une plaque plane 12 avec la charge de béton 9.
Le noyau gonflable 13 en caoutchouc ou en une autre ma- tière élastique est placé sur la plaque 12 ; uncorps creux rigide 14, ayant pour rôle de soutenir les parois souples du noyau 13, est prévu à l'intérieur de ce dernier- Le corps 14 est traversé axiale- ment par une cavité tubulaire 15 et comporte un ou plusieurs trous supérieurs 16, ainsi qu'un tube inférieur 17 avec robinet de ferme- ture 18.
Le noyau souple 13 est maintenu sur la plaque 12 par un anneau 19 et par le rebord 20 d'un tube 21 servant à introduire de l'eau à l'intérieur du noyau.
L'anneau 19 présente des trous 22 au droit du bord de la toile métallique 10 et un ou plusieurs tubes 23 mettent ces trous en communication avec l'extérieur par l'intermédiaire d'un espace annulaire 24 ménagé entre la plaque 12, l'anneau 19 et le noyau 13.
25 désigne un anneau de fermeturàbalionnette servant à fixer le couvercle intérieur 8a à l'enveloppe 3.
L'appareil comporte également une enveloppe flexible 26 en tôle métallique mince perforée recouverte intérieurement d'une toile métallique extrêmement mince 27 qui est, en général, en deux parties de façon à pouvoir être ouverte à volonté, comme décrit ci-après.
<Desc/Clms Page number 4>
Pour fabriquer un récipient avec cet appareil, on appli- que sur le noyau 13 une couche de matière 28 devant constituer le récipient, par exemple une feuille d'amiante-ciment à l'état frais (fig. la. Etant donné que le noyau 13 est soutenu par le corps ri- gide 14 il est facile d'appliquer sur ce noyau les feuilles de ma- tiére plastique et de conformer sur lui la matière même.
On place alors sur la matière plastique ainsi conformée la tôle 26 avec la toile métallique 27. Dans l'exemple représenté, il est possible d'utiliser une tôle pour les parois verticales et une autre tôle pour le fond ou bien deux éléments enveloppants pou- vant recouvrir chacun deux parois verticales adjacentes et la moitié correspondante du fond limitée par une diagonale;
en générale la tôle ou un autre élément en matière perméable et flexible appropriée, de préférence en métal ou une autre matière de dureté et de résis- tance suffisantes, peut être appliqué avec la toile métallique pour former d'une manière quelconque un bandage pour la matière plastique à presser, pourvu queson application soit possible dans la pratique et que le bandage obtenu puisse être ouvert ou défait soit pour l'application et l'enlèvement, soit pour permettre les déplacements nécessaires relativement faibles pendant la compression.
Après cette opération, le chariot 7 est amené sous la charpente 1 et en abaisse sur lui l'enveloppe 3 contenant le moule au moyen du mouton hydraulique 2, après quoi on verrouille la fer- meture à baïonnette en tournant l'anneau 25 (fig. lb).
On introduit alors de l'eau sous pression par le tube 21 (on suppose que le corps creux 14 a au préalable été rempli d'eau par le tube 17). L'eau qui entre en 21 fait dilater le noyau 13 ; dernier comprime, par suite, la matière 28 avec une pression qui peut être suffisamment élevée pour que l'enveloppe 3 puisse suppor- ter cette pression ; la pratique, on peut atteindre et dépasser 20kg/cm2
Si la matière, qui est par exemple de l'amiante-ciment contient de l'eau, celle-ci est refoulée à travers la toile métalli- que 27, les trous de la tôle 26 et la toile métallique 10 et sort
<Desc/Clms Page number 5>
par les trous 22, l' espace annulaire 24 et le tube 23. Une partie de l'eau est aspirée à la partie supérieure par le tube 11.
Après un certain temps, on relâche la pression à l'inté- rieur du noyau 13 qui se détache de la matière 28 comme représenté aux fig. 2 et 3 montrant l'appareil au cours de cette phase de tra- vail.
On desserre alors la fermeture à baïonnette en tournant l'anneau 25 dans le sens inverse et on soulève l'enveloppe 3 avec le moule 8. La toile métallique 10 se détache avec une assez grande fa- cilité de la tôle 26 qui adhère, par contre, à la matière 28 par l'intermédiaire de la toile métallique 27 s'opposant à un déplace- ment possible par rapport à la matière même; pour faciliter l'extrac- tion du noyau avec la matière 28 et l'enveloppe flexible 26, 27 du moule 8 à 10, on peut introduire de l'air comprimé par le tube 11.
Le chariot 7 est alors éloigné de la charpente 1 et est amené sous la charpente 4; le dispositif 6 est abaissé et est fermé de façon à saisir le corps du récipient conformé encore revêtu de la tôle 26, après quoi on soulève avec le mouton 5 ce dispositif qui enlève le récipient du noyau 13;
le chariot 7 portant le couvercle 8a et les pièces fixées sur ce dernier peut ainsi être éloigné pour une nouvelle utilisation et le dispositif 6 peut être abaissé pour déposer le produit manufacturé sur un chariot 29 afin de le trans- porter à un poste de séchage, après avoir enlevé la tôle 26 avec la toile métallique 27 (fig. 1d)
Comme décrit ci-dessus, ce procédé permet d'obtenir le résultat que la paroi en contact avec la matière à conformer et devant nécessairement être ouverte pour l'extraction du produit ma- nufacturé moulé ne fait pas partie du corps creux destiné à résister à la pression de moulage, cette paroi étant constituée par un élé- ment flexible pouvant être ouvert ou défait.
Le corps du moule 10, 8, 9 et 3, qui est destiné à ré- sister à la pression, peut ainsi être en une seule pièce et permet d'atteindre des pressions très élevées sans présenter les inconvé- nients des moules pouvant être ouverte.
<Desc/Clms Page number 6>
L'avantage pratique qui en résulte réside dans la fabri- cation de r.écipients considérablement plus robustes pour la même épaisseur et le même poids ou plus minces, plus légers et plus éco- nomiques pour la même résistance.
Diverses modifications peuvent d'ailleurs être apportées à la forme de réalisation, représentée et décrite en détail, sans sortir du cadre de l'invention.