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STABILISATION D'HYDROCARBURES CHL#ES "
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La présente invention concerne des perfection- nements à la stabilisation d'hydrocarbures chlorés.
Les hydrocarbures chlorés, qui sont largement utilisés dans l'industrie, par exemple comme solvants our le dégraissage et le nettoyage des métaux, sont suscepti- bles de se décomposer sous l'effet de la chaleur, de la lumière et de l'oxygène. Bien que de nombreux agents de stabilisation aient été proposés, il a été constaté, au cours de leur utilisation, que les hydrocarbures chlorés se décomposent pour former des acides. Par ailleurs, d'au- tres acides y sont parfois introduits par inadvertance, notamment des acides gras présents sur des pièces à dégrais- ser, ou de manière délibérée, par exemple ?ans les bains de phosphatation anhydres.
De tels acides accélèrent la dé- composition de l'hydrocarbure chloré par un mécanisme qui semble entièrement différent d'une décomposition résultant d'une simple oxydation par l'oxygène atmosphérique, ce mé- canisme donnant lieu à la libération de chlorures corrosifs qui posent un problème de corrosion sérieux pour les pièces et les récipients métalliques en contact avec le solvant du type hydrocarbure chloré. Bien que la demanderesse ne désire pas, en ce qui concerne la présente invention, se li- miter à une quelconque théorie, elle suppose que les acides en présence réagissent avec les pièces en contact avec le solvant du type hydrocarbure chloré, en formant des radicaux exempts d'hydrogène qui attaquent à leur tour le solvant, en provoquant sa détérioration progressive avec formation
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de chlorures corrosifs.
Les agents de staoilisation de la technique antérieure ont été habituellement destinés à agir dans des conditions neutres ou basiques et nont généra- lement pas empêché la détérioration des solvants du type hy- drocarbure chloré due à des conditions acides. Conformément à la présente invention , les solvants du type hydrocarbure chloré sont efficacement stabilisés dans des conditions aci- des, par des composés aromatiques nitrés.
La présente invention a pour objet une compo- sition constituée par un solvant du type hydrocarbure chloré contenant un composé aromatique nitré.
L'expression "composés aromatiques nitrés" , telle qu'elle est utilisée dans le présent mémoire, englobe les composés organiques cycliques de manière générale, qui présentent un caractère aromatique et sont substitués par une fonction nitro ou polynitro. Les composés peuvent être mononucléaires ou oolynucléaires et peuvent contenir divers substituants autres que le groupe nitro ou les groupes poly- nitro nécessaires.
Le caractère aromatique des composés suivant la présente invention est dû, de préférence, à la présence du ou des noyaux benzéniques selon le cas, mais il peut aussi être dû à un ou plusieurs noyaux carbocycli- ques autres que benzéniques, notamment à un noyau indène, ou à un ou plusieurs noyaux hétérocycliques, tels que la piridine ou le thiophène seuls ou en combinaison avec un ou plusieurs noyaux benzéniques, qui sont connus pour leur caractère aromatique.
Comme exemples non limitatifs de com- posés convenant pour les besoins de la présente invention, on peut citer le nitrobenzène, le m-dinitrobenzène, l'o- nitrotoluène, le m-nitrotoluène, l'o- nitroéthylbenzène, l'o-nitroisobutyl benzène, l'o-nitroanisol, le p-nitroanisol, le 2-nitro-4-amino-anisol, le 3-nitro-5-aminoanisol, l'o-
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nitrochlorobenzène, le p-nitrophénol, l'o-nitrophénol, le
2,4-dinitrophénol, l'acide p-nitrobenzoïque, l'acide 3,5- dinitrobenzoique, le 2,4-dinitrotoluène, l'acide 4-nitro- toluène-2 sulfonique, l'anhydride 3-nitrophtalique, l'o- nitrobiphényle, le 9-nitroanthracène, le 1-nitronaphta- lène, la 2-nitrobenzamide, la p-nitrophénylhydrazine, l'acide picrolonique, le p-nitrophénylacétonitrile, l'al- cool m-nitrobenzylique,
la 4-nitro-quinoléine et le 3- nitrodibenzofurane.
La quantité de composés aromatiques nitrés né- cessaires pour assurer une stabilisation effective des hy- drocarbures chlorés est très faible et variera dans une certaine mesure, selon le composé particulier utilisé. En général, une quantité comprise entre 0,01 et 1% en poids, par rapport à la quantité d'hydrocarbure chloré, est pré- férée, bien qu'une certaine stabilisation se produise même lorsque des concentrations moindres de certains composés sont employées. Des quantités dépassant 5% en poids n'offrent pas d'avantage particulier et ne se justifient pas du point de vue économique.
L'expression " solvant du type hydrocarbure chloré", telle qu'elle est utilisée dans -le présent mémoire, se rapporte principalement aux solvants constitués par des hydrocarbures chlorés, qui comportent, de préférence, 1 à
3 atomes de carbone environ. Parmi ces solvants, on peut citer le chlorure de méthylène, le méthyl chloroforme, le le tétrachlorure de carbone, le trichloréthylèhe,/perchloro- éthylène, etc. Parmi ces composés, le trichloréthylène et le perchloréthylène sont particulièrement préférés.
La présente invention offre un intérêt parti- culier dans un système de phosphatation anhydre employé 'pour le finis sage de métaux comme moyen désiré pour appliquer
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des revêtements de phosphate sur des surfaces métalliques, en vue de réduire la corrosion et d'améliorer l'adhérence des peintures. Lors d'une telle opération, qui se fait dans des conditions fortement acides, des surfaces métalliques sont mises en contact avec une composition constituée par un solvant du type hydrocarbure chloré formant le composant principal, avec une quantité appropriée pour la phosphata- tion d'acide phosphorique et un agent qui solubilise l'aci- de phosphorique dpns le solvant du type hydrocarbure chloré.
De manière générale, une quantité propre à la phosphata- tion d'acide phosphorique peut être considérée comme une n quatité comprise entre environ 0,05 et 7,5% en poids, par rapport au poids total du bain. Comme exemples d'agents qui peuvent être employés pour solubiliser l'acide phospho- rique dans le bain, on peut citer les alcools aliphatiques de faible poids moléculaire contenant 3 à 8 atomes de car- bone et les composés du type phosphate acide d'alcoyle.
Parmi ces composés, les alcools de faible poids moléculaire, en particulier l'alcool butylique et l'alcool amylique, sont préférés et, sur la base des quentites susindiquées d'acide phosphorique à utiliser, une quantité d'alcool comprise entre 1 et 10% en poids, par rapport au pcds total du bain, est préférée.
Il a été constaté que des bains de phosphata- tion anhydres de ce type peuvent être avantageuseeement em- ployés comme partie et.'un-ensemble intégré qui comporte également des opérations de dégraissage au moyen d'un sol- vant et/ou de peinture,séparées du bain de phosphatation par des cloisons appropriées mais exposées à une zone commune de vapeur du solvant du type hydrocarbure chloré.
En raison de la volatilité de l'hydrogène chloré et des chlorures corrosifs qui se- c forment par la décomposition du solvant .du.type hydrocarbure chloré, en raison du milieu acideprésent
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dans le bain de phosphatation, la corrosion du récipient métallique d'un tel ensemble intégré n'est pas limitée au voisinage immédiat du bain de phosphatation, mais s'étend plutôt à tout l'ensemble, en particulier à la région où est recueilli le condensat dans ledit ensemble. Il va de soi que pour qu'un tel système intégré fonctionne de manière commercialement intéressante, la décomposition du solvant du type hydrocarbure chloré et les problèmes que posent cetté décomposition doivent être évités.
Les exemples suivants illustrent davantage l'invention; sauf indication contraire, toutes les parties sont en poids dans ces exemples.
EXEMPLE 1
Un essai de laboratoire accéléré a été mis au point pour simuler l'action stabilisatrice des divers agents suivant l'invention dans un bain de phosphatation anhydre au trichloréthylène, qui fonctionne sous reflux et sert à appliquer un revêtement phosphaté sur des surfaces métalli- ques. Le bain utilisé était constitué de 94,5 en poids de trichloréthylène, de 0,5% en poids d'acide phosphorique et de 5,0% en poids d'alcool amylique, en tant qu'agent de solubilisation d'acide phosphorique. Le trichloréthylène utilisé pour les essais était de qualité technique et con- tenait 0,01% en poids de pentaphène et 0,3% en poids de diisobutylène comme système de stabilisation contre l'oxy- dation.
L'essai a été effectué comme suit:
A 500 ml du bain, maintenu à la température de reflux du trichloréthylène, on a ajouté , en l'espace de 10 minutes, 0,1 g de.zinc en poudre de haute pureté. Après cet intervalle de temps, le bain a été filtré pour séparer lapoudre de.zinc et 100 ml de bain ont été séparée du filtrat
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et mélangés intimement avec un volume équivalent -'eau dans un entonnoir séparateur. La couche aqueuse a ensuite été décantée du mélange liquide et analysée pour déterminer sa teneur en chlorures hydrosolubles. La quantité de chlorures obtenue est considérée comme variant dans une mesure propor- tionnelle avec le degré de décomposition du trichloréthy- lène et le potentiel de corrosivité qui en résulte.
Le tableau suivant montre les quantités de chlorures trouvées au cours d'essais effectués avec un bain de phosphatation auquel des agents de stabilisation suivant i'invention avaient été ajoutés. Dans un cas, aucun aent de stabilisation suivant l'invention n'a été ajouté.
TABLEAU I
EMI7.1
<tb> ssai <SEP> Agent <SEP> de <SEP> stabilisation <SEP> Conc. <SEP> PPM <SEP> chlorures
<tb>
<tb> n <SEP> % <SEP> en
<tb>
<tb> poids
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> 1 <SEP> néant <SEP> -- <SEP> 50
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> 2 <SEP> nitrobenzène <SEP> 0,5 <SEP> 1
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> 3 <SEP> m-dinitrobenzène <SEP> 0,1 <SEP> moins <SEP> de <SEP> 1
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> 4 <SEP> o-nitrotoluène <SEP> 0,5 <SEP> 3
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> 5 <SEP> m-nitrotoluène <SEP> 0,4 <SEP> moins <SEP> de <SEP> 1
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> 6 <SEP> o-nitroéthylbenzène <SEP> 0,5 <SEP> 4
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> 7 <SEP> o-nitroisobutylbenzène <SEP> 0,5 <SEP> moins <SEP> de <SEP> 1
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> o-nitroanisol <SEP> 0,4 <SEP> moins <SEP> de <SEP> 1
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> 9 <SEP> p-nitroanisol <SEP> 0,
4 <SEP> 2
<tb>
EMI7.2
10 2-nitro-1-aminoanisol 0,5 moins de 1
EMI7.3
<tb> 11 <SEP> 3-nitro-5-aminoanisol <SEP> 0,5 <SEP> moins <SEP> de <SEP> 1
<tb>
<tb> 12 <SEP> o-nitrochlorobenzène <SEP> 0,4 <SEP> moins <SEP> de <SEP> 1
<tb>
<tb>
<tb> 13 <SEP> p-nitrophénol <SEP> 0,4 <SEP> moins <SEP> de <SEP> 1
<tb>
<tb>
<tb> 14 <SEP> o-nitrophénol <SEP> 0,4 <SEP> moins <SEP> de <SEP> 1
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> 15 <SEP> 2,4-dinitrophénol <SEP> 0,4 <SEP> moins <SEP> de <SEP> 1
<tb>
<tb>
<tb> lé <SEP> acide <SEP> p-nitrobenzoïque <SEP> 0,4 <SEP> moins <SEP> de'l
<tb>
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EMI8.1
<tb> 17 <SEP> acide <SEP> 3,5-dinitrobenzolque <SEP> 0,4 <SEP> moins <SEP> de <SEP> 1
<tb>
<tb> 18 <SEP> 2,4-dinitrotoluène <SEP> 0,1 <SEP> moins <SEP> de <SEP> 1
<tb>
<tb> 19 <SEP> acide <SEP> 4-nitrotoluène-2 <SEP> sulfonique <SEP> 0,
1 <SEP> moins <SEP> de <SEP> 1
<tb>
<tb> 20 <SEP> anhydride <SEP> 3-nitrophtalique <SEP> 0,5 <SEP> moins <SEP> de <SEP> 1
<tb>
<tb> 21 <SEP> 0-nitrobiphényle <SEP> 0,5 <SEP> 3
<tb>
<tb> 22 <SEP> 9-nitroanthracène <SEP> 0,5 <SEP> 5
<tb>
<tb> 23 <SEP> l-nitronaphtalène <SEP> 0,5 <SEP> 4
<tb>
<tb> 24 <SEP> 2-nitrobenzamide <SEP> 0,5 <SEP> moins <SEP> de <SEP> 1
<tb>
<tb> 25 <SEP> p-nitrophénylhydrazine <SEP> 0,5 <SEP> 7
<tb>
<tb> 26 <SEP> -acide <SEP> picrolonique <SEP> 0,4 <SEP> moins <SEP> de <SEP> 1
<tb>
<tb> 27 <SEP> pt-nitrophénylacétonitrile <SEP> 0,4 <SEP> moins <SEP> de <SEP> 1
<tb>
<tb> 28 <SEP> alcool <SEP> m-nitrobenzylique <SEP> 0,4 <SEP> moins <SEP> de <SEP> 1
<tb>
<tb> 29 <SEP> 5-nitroquinoléine <SEP> 0,1 <SEP> moins <SEP> de <SEP> 1
<tb>
<tb> 30 <SEP> 3-nitrodibenzofurane <SEP> 0,
4 <SEP> 3
<tb>
Il ressort des résultats donnés ci-dessus que les composas de stabilisation suivant l'invention sont nettement efficaces pour empêcher la formation de chlorures corrosifs. Pour déterminer la corrélation existant entre les divers degrés de formation de chlorures obtenus dans l'essai précité pour les bains stabilisés et non stabilisés avec véritable corrosion, la composition de bain de phos- phatation de base et la composition de bain de phosphata- tion contenant du m-dinitrobenzène, comme indiqué dans l'essai n 3 ci-dessus, ont été traitées dans des réci- pients distincts en alliage d'acier, côte à côte, dans des conditions identiques, à la température de reflux et au contact de fer en poudre. Le traitement a été poursuivi pendant 3 semaines.
Après cet intervalle de temps, la corrosion était très nette dans le récipient contenant la composition de phosphatationde base sans un seulagent de stabilisation suivant l'invention, une accumulation d'environ
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1/16 de pouce de sels ayant été observée dans la région du condensat du récipient, tandis que la corrosion dans le ré- cipient contenant la composition de phosphatation de l'essai n /etait à peine, sinon pas du tout détectable. Par ail- leurs, dans les essais dont question ci-dessus, on a con- staté que les composés de stabilisation suivant la présente invention améliorent, en général, de manière effective les poids des revêtements de phosphate sur les pièces à traiter.
Cette particularité offre évidemment un avantage commercial supplémentaire indéniable, étant donné qu'elle permet des temps d'immersion plus courts dans le bain de phosphata- tion, pour obtenir un revêtement de phosphate d'épaisseur désirée.
EXEMPLE 2.
L'essai de l'exemple 1 a été répété avec le bain de phosphatation de cet exemple, dans lequel du Der- chloréthylène contenant un agent de stabilisation classi- que contre l'oxydation a été employé comme solvant du type hydrocarbure chloré, à la place de trichloréthylène, en quantités identiques. Un essai a été conduit avec uh tel bain de phosphatation ne contenant pas d'agent de stabi- lisation suivant l'invention et l'on a constaté que la quantité de chlorures était de 50 p pm, soit une valeur comparable à celle obtenue lors de l'utilisation de tri- chloréthylène dans le bain non stabilisé. Un autre essai a été effectué avec le même bain de phosphatation de base, .dans des conditions identiques mais après addition de 0,4% en poids de 2,4-dinitrotoluène.
La quantité de chlorures s'est avérée être de 2 ppm, ce qui constitue une réduc- tion marquée par rapport àla valeur de 50 ppm observée pour le bain de phosphatation de base.
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EXEMPLE 3 L'essai de l'exemple 1 a été répété avec le bain de phosphatation de cet exemple, dans lequel du mé- thylchloroforme de qualité commerciale contenant un agent de stabilisation courant contre 1'oxydation a été employé comme solvant du type hydrocarbure chloré, à la place de trichloréthylène, avec les mêmes résultats. Un essai a été effectué avec un tel bain de phosphatation, en l'ab- sence d'un agent de stabilisation suivant l'invention et la quantité de chlorures s'est avérée être de 100 ppm.
Un second essai a été effectué avec le même bain de phos- phatation, dans des conditions identiques, mais en pré- sence de 0,4% en poids de 2,4-dinitrotoluène. La quantité de chlorures s'est avérée être de 3 ppm seulement.
EXEMPLE
Un autre essai a été imaginé,pour simuler l'action stabilisatrice des agents suivant l'invention dans des conditions acides qui pourra se manifester lors de d'un solvant.
- l'utilisation/du type hydrocarbure chloré pendant un in- tervalle de temps prolongé. La composition de base utilisée pour cet essai était constituée de 500 ml de trichloréthylène non stabilisé contenant 4,5% en poids d'alcool amylique acidité par addition de 0,5% en poids d'acide acétique et 0,5 g d'eau. Un/alcool est ajouté au solvant du type hydrocarbure chloré dans cet essai, car la présence d'un alcool présente une certaine utilité dans certaines appli- cations où 1 'ornait usage d'hydrocarbures chlorés, cette combinaison pouvant, par conséquent, être très souhaitable comme produit commercial.
La présence d'alcool dans le solvant du type hydrocarbure chloré favorise en réalité, ainsi qu'on l'a constaté, des conditions acides, en sorte ¯¯¯ ¯ que l'action stabilisatrice des agents suivant l'invention,
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est plus critique dans une telle combinaison, quecans un solvant du type hydrocarbure chloré seul. La composition de base contenant l'acide a été traitée de la manière dé- crite dans l'exemple 1, de la détermination de la forma- tion de chlorures et on a constaté la présence de 50 par- ties par million de chlorures.
A la même composition de base contenant un acide, on a ajouté 0,4% en poids de 2,4-dinitrotoluène et on a répété l'Essai de l'exemple 1. La quantité de chlorures formée ne s'est révélée que de 1 partie par million, ce qui démontre l'effet de stabilisation réel des agents de stabilisation suivant l'invention, dans les conditions en question.
Le trichloréthylène non stabilisé de la compo- sition de base a été remplacé par une quantité analogue d'un trichloréthylène de qualité commetciale contenant 0,01% en poids de pentaphène et 0,3% en poids de diisobutylène, en tant qu'agents de stabilisation contre l'oxydation.
L'essai a été exécuté de la manière décrite dans l'exemple 1. La quantité de chlorures formée s'est révélée être de 50 parties par million. Ce résultat est le même que celui obtenu avec la composition acide contenant du trichlor- éthylène non stabilisé, ce qui montre que l'agent de sta- bilisation contre l'oxydation couant n'a pas d'effet nota- ble sur l'inhibition de la détérioration progressive d'un hydrocarbure chloré, par suite des conditions acides.
A la composition acide contenant du trichlor- éthylène de qualité commerciale précitée, on a ajouté 0,4% en poids de 2,4-dinitrotoluène et on a répété l'essai de l'exemple 1. La quantité de chlorures s'est révélée
EMI11.1
t2 partie pr illic, qui i=ie ue - ûTets--¯ de stabilisation suivant l'invention ont la même efficacité, en ce qui concerne leur action stabilisatrice dans des
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conditions acides, en présence ou en l'absence d'un agent de stabilisation courant contre l'oxydation, en sorte que .ces agents de stabilisation ne dépendent pas,'mais sont compatibles avec un tel système de stabilisation contre l'oxydation.
EXEMPLE 5
Un essai de stabilité standard a été effectué .pour démontrer l'action de stabilidation des agents de stabilisation suivant l'invention, action de stabilisation qui a pour effet d'empêcher la décomposition oxydante dans les conditions de température, de lumière et d'oxygène ressemblant aux conditions d'utilisation. Le degré de dé- composition est mesuré par l'acidité, la teneur en chlorures corrosif et la présence de produits de décomposition polymères à point d'ébullition élevé, qui se sont formés au cours de l'essai.
Pour l'exécution de l'essai, un échantillon de 200 ml du solvant du type hydrocarbure chloré à tester est placé dans un flacon et @ est chauffé au reflux pen- dant 4 heures, en présence de fer en poudre. Pendant c, temps, les vapeurs condensées sont @ continuellement re- cyclées à travers une couche aqueuse. En même temps, l'é- chantillon chauffé à l'ébullition est irradié au moyen de lumière ultra-violette, tandis qu'on y fait barboter de l'oxygène gazeux. de
A la fin de la période/reflux, l'acidité de la couche a queuse est mesurée et indiquée sous forme de millilitres d'acide chlorhydrique 1,ON.
Un échantillon du solvant du type hydrocarbure chloré est alors retiré du flacon, filtré et mélangé in- timement à un volume équivalent d'eau dans un entonnoir séparateur. La couche aqueuse est séparée et analysée
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en vue de déterminer sa teneur en chlorures hydrosolubles.
La quantité de chlorures présente en parties par million de chlorures est indiquée.
Un autre échantillon d'un solvant du type hy- drocarbure chloré est retiré du flacon et soumis à une chromatographie gazeuse, cette chromatographie étant une technique intéressante pour séparer les produits de dé- composition à point d'ébullition élevé qui se sont formés au-cours de l'essai. Par cette technique, les quantités relatives de ces produits de décomposition ont pu être mesurées. Pour cette détermination, un échantillon de 0,01/ml est injecté dans un fractomètre vapeur de Perkin-Elmer, modèle 159-B, équipé d'une colonne "K" de 4 mètres, employant du polyéthylène glycol "Carbowax" 1500 comme agent de di- vision. La détermination s'effectue à une température de
190 C. Le tracé d'élution obtenu révèle deux bandes carac- téristiques des produits d'oxydation ou de décomposition de l'hydrocarbure chloré.
La zone comprise en dessous de ces courbes est appréciée par approximation et le chiffre obtenu est considéré comme une mesure de la quantité rela-- tive des produits de décomposition en présence.
Unprichloréthylène non stabilisé avec et sans agent de stabilisation suivant l'invention a été soumis à l'essai décrit ci-dessus. Le tableau suivant permet de " comparer les résultats des diverses déterminations de ces essais.
TABLEAU II
EMI13.1
<tb> Essai <SEP> Composition <SEP> Acidité <SEP> PPM <SEP> Quantité
<tb>
<tb> n <SEP> comme <SEP> chloru- <SEP> relative
<tb>
<tb>
<tb> HC1 <SEP> 1N <SEP> res <SEP> de <SEP> produits
<tb>
<tb>
<tb> de <SEP> décompo-
<tb>
<tb>
<tb> sition
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> 1 <SEP> trichloréthy- <SEP> 0,46 <SEP> 25 <SEP> 48
<tb>
<tb>
<tb> lène <SEP> non <SEP> sta-
<tb>
<tb> .bilisé
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> 2 <SEP> trichloréthy- <SEP> 0,36 <SEP> 3 <SEP> 0
<tb>
<tb>
<tb> lène <SEP> non <SEP> stabi-
<tb>
EMI13.2
lise *-O,4 r<$* -as ¯.. ¯ .... ¯ ¯ ..
--
EMI13.3
<tb> poids <SEP> de <SEP> 2,4-
<tb>
<tb> dinitrotoluène
<tb>
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Il ressort de ce tableau que l'agent de stabi- lisation suivant l'invention agit efficacement de manière à inhiber la décomposition, par oxydation, d'un solvant du type hydrocarbure chloré.Il est à noter, en particu- lier, que, grâce à l'addition de l'agent de stabilisation, la formation de produits de décomposition oxydants à point d'ébullition élevé a été empêchée.
EXEMPLE 6
L'essai de stabilité standard de l'exemple 5 a été répété avec un trichloréthylène non stabilisé conte- nant 5% en poids d'alcool amylique avec et sans agent de stabilisation suivant l'invention. Le tableau suivant per- met de comparer les résultats obtenus:
TABLEAU III
EMI14.1
<tb> Essai <SEP> Composition <SEP> Acidité <SEP> PPM <SEP> Quantité <SEP> re-
<tb>
<tb> n <SEP> comme <SEP> chlorures <SEP> lative <SEP> de
<tb>
<tb>
<tb> HC1 <SEP> 1N <SEP> produits <SEP> de
<tb>
<tb>
<tb> décomposi-
<tb>
<tb> tion
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> 1 <SEP> trichloréthylène <SEP> 2,32 <SEP> 100 <SEP> 40
<tb>
<tb>
<tb> non <SEP> stabilisé <SEP> +
<tb>
<tb>
<tb> 5% <SEP> en <SEP> poids <SEP> d'al-
<tb>
<tb>
<tb> cool <SEP> amylique
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> 2 <SEP> trichloréthylène <SEP> 0,
44 <SEP> 3 <SEP> 0
<tb>
<tb> non <SEP> stabilisé <SEP> +
<tb>
<tb>
<tb> 5% <SEP> en <SEP> poids <SEP> d'al-
<tb>
<tb>
<tb> cool <SEP> amylique <SEP> +
<tb>
<tb>
<tb> 4% <SEP> en <SEP> poids <SEP> de
<tb>
<tb>
<tb> 2,4-dinitrotoluène
<tb>
En comparant les résultats de l'essai n 1 ci- dessus avec les résultats de l'essai n 1 de l'exemple 5, on voit que l'addition d'alcool favroise la déccmposi- tion d'un solvant du type hydrocarbure chloré, en parti- culier en augmentant l'acidité et la formation de chlorures.
Cependant, en comparant l'essai n 2 de l'exemple 6 à l'essai n 2 de l'exemple 5, on remarque que l'agent de stabilisation suivant la présente invention est presqu'aussi
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efficace, pour inhiber la décomposition de l'hydrocar- bure chloré, en présence d'un alcool, en particulier en ce qui concerne la prévention de la formation de pro- duits de décomposition à point d'ébullition élevé.
Grâce à l'emploi des agents de stabilisation suivant l'in- vention, un solvant du type hydrocarbure chloré et un alcool peuvent par conséquent être mélangés et mis sur le marché pour diverses utilisations, pour lesquelles un mélange de ces produits indésirables sans risque de provoquer une détérioration accrue des produits.
REVENDICATIONS.
1.- Solvant du type hydrocarbure chloré contenant un composé aromatique nitré.