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BREVET BELGE Procédé d'électrolyse de nitriles.
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La présente invention est relative à l'hydro- dimérisation électrolytique de nitriles Ó,ss-monooléfiniques Plus particulièrement, la présente invention est relative à un procédé pour hydrodimériser électrolytiquement des nitriles, tels que l'acrylonitrile, tout en éliminant l'acide cyanhydrique produit par l'oxydation anodique de nitriles à partir d'un anolyte. Selon la présente invention, la résistance inhérente excellente vis-à- vis de la corrosion d'une anode en peroxyde de plomb comprenant d plomb et de l'argent peut être préservée.
Récemment, diverses réactions d'hydrodimérisa- tion électrolytiques de nitriles ont été mises en oeuvre. Par exemple, les électrolyses de mononitriles [alpha],ss-oléfindique de for- mule : R1 R2
NC - C - CR3 dans laquelle R1 R2 et R3 représentent de l'hydrogène ou un groupe alkyle possédant normalement de 1 à 5 atomes de carbone et de dinitriles aliphatiques Ó,ss-oléfiiqeu de formule :
R1-C-C-R2
CN CN dans laquelle R , R2 et R3 possèdent les significations susin- diquées, sont bien connues. De plus, 1'électrolyse de 1-cyano- 1,3-diène est également connue.
Des exemples typiques des nitriles dont on sait qu'ils peuvent être soumis à l'électrolyse sont l'acrylonitrile, le méthacrylonitriel le crctonitrile, le 2- méthylènebutyronitrile, le 2-pentènenitrile, le 2-méthylèneva- leronitrile, le 2-méthylène-1'hexanenitrile le 2,3-diméthylcro- tononitrile, le tiglonitrile, le sénécinonitrile, le 2-éthyli- dènehexanenitrile, le fumaronitrile, l'itaconitrile, le citra- conitrile et le butyfurmaronitrell
Au cours des électrolyses de ces nitriles, les électrolytes contiennent d'autres composés que ces nitriles
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oléfiiques des dérivés de ceux-ci dans lesquels les double liaisons sont réduites, des hydrodimères,, des hydrotrimères,
et des hydrodimères de mélanges de ces nitriles olféiniqu3s et d'autres oléfines. Dans ces électrolyses, des nitriles, tels que 1'acétontrile formés en tant que sous-produits, peuvent être utilisés comme solvants.
Aux fins de la présente invention, le terme "nitriles" tel qu'il est utilisé dans le présent mémoire désigne les nitriles dont il a été question ci-dessus.
Le procédé pour soumettre ces nitriles à 1'élec- trolyse a déjà été décrit dans les brevets des Etats-Unis d'Améri- que n 3.193.476; 3.193.479 ; n 3.193.480 et 3.193.481 ainsi que dans le brevet britannique 1.076.610.
Bien que les électrolyses des techniques anté- rieures susmentionnées, utilisent des catholytes sous la forme d'une solution homogène, on connaît aussi u procédé d'électro- lyse dans lequel des nitriles émulsionnés sont utilisés en tant que catholyte, comme décrit dans le brevet belge n 699.928 de la demanderesse.
Au cours de 1'électroylse de nitriles tels que mentionnés plus haut, il faut comprendre que si des nitriles dif- fusent dans l'anolyte et sont oxydés à l'anode, les produits oxy- dés résultants provoquent une corrosion extraordinaire de l'anode.
Pour empêcher cet inconvénient, on a proposé de réaliser l'élec- trolyse dans une cellule ou ensemble divisé où l'anolyte est sé- paré du catholyte par une membrane, comme d écrit dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique n 3.193.480
Cependant, bien que la corrosion e xtra ordina ire de l'anode puisse être empêchée dans une certaine mesure par l'uti- lisation de la membrane de partage, l'effet n'est toujours pas satisfaisant du point de vue pratique, en ce sens que l'utilisation d'une membrane possédant des pores suffisamment fins pour empê- cher complètement la diffusion de nitriles dans un compartiment
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d'anode est irréalisable pour des raisons économiques, parce qu'une telle membrane aurait une résistance électrique exces- sivement élevée.
Par conséquent, lorsqu'on utilise des membranes classiques dans une cellule ou ensemble à électrolyse divisé , de petites quantités de nitriles diffusent inévitablement dans.. un compartiment d'anode et provoquent l'oxydation anodique des nitriles en question à l'anode.Par conséquent, il est nécessaire d'utiliser,,soit une anode qui ne soit pas sensible à une telle corrosion extraordinaire due à l'oxydation anodique des nitriles, soit d'utiliser un anolyte qui ait été soumis à un traitement spécial comme décrit dans la suite du présente mémoire.
Normalement, du peroxyde de plomb et du plomb, de l'oxyde de fer magnétique, du carbone, du nickel, du platine sont des substances que l'on peut utiliser comne anodes. Parmi les substances énumérées ci-dessus, on utilise de préférence le plomb et les alliages de plomb dans lesquels une couche d'enrobage de peroxyde de plomb est formée, cette préférence étant basée sur le coût peu élevé, la faible quantité de corrosion et l'usinabili- té et sur le fait que le produit résultant possède une résistance vis-à-vis de la corrosion même dans une solution acide et n'exerce aucun effet préjudiciable sur la réaction d'hydrodimérisation.
Il est également connu par divers articles parus dans la littérature que la résistance à la corrosion peut être accrue en alliant le plomb à de l'argent et/ou de l'antimoine ou en 3ppliquant des traitements thermiques aux alliages résul- tants ou en y incorporant de petites quantités de tellure, d'étain de cadmium, de calcium, de cuivre et de cobalt.
Parmi ces procédés destinés à améliorer la ré- sistance à la corrosion d'anodes, on croyait que l'alliage de plomb et d'argent était le plus efficace.
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Cependant, on a découvert que lorsqu'une électrolyse est effectuée pendant 200 à 500 heures dans un ensemble ou unité divisé par une membrane, en utilisant un alliage argent-plomb comme anode et en employant une solution ou de émulsion/nitrilesc omme catholyte et de l'acide sulfurique, ce qui est le plus souhaitable lorsque l'on utilise l'anode en alliage plomb-argent, comme anolyte, il se produit une corrosion, en raison de l'oxydation anodique de nitriles qui sont diffusés à travers la membrane, qui créent à la surface de l'anode des cloques ou boursouflures inhabituelles qui atteignent des hauteurs de plus de 1 mm et qui tombent ensuite si bien que l'anode n'est plus utilisable. Plus la teneur en argent s'élève, plus le phé- nomène préjudiciable susmentionné a tendance à se produire.
Ceci est contradictoire avec la théorie acceptée qui dit qu'en général, plus la teneur enargent s'élève, jusqu'à ce que la teneur en ar-
5% gent n'excède pas,plus la résistance à la corrosion dans une solu- tion d'acide sulfurique s'accroît.
Lors de la production d'adiponitrile sur l'hydrodimérisation électrolytique d'acrylonitrile dans une unité ou cellule divisée par une membrane utilisant une anode en alliage de plomb-argent et une solution aqueuse 0,5N en acide sulfurique.. comme anolyte, il s'accumule des ions acide nitrique dans l'anolyte, si bien que la quantité de corrosion s'accroît.
Pour éliminer cet inconvénient, le brevet français 1.487.571 propose un procédé pour éliminer le s ions acide nitrique en uti- lisant une résine échangeuse d'ions liquides.
La demanderes de la présente demande de brevet a pratiqué une étude intensive destinée à clarifier le mécanis- me de la corrosion extraordinaire dé l'anode en alliage plomb- argent. Le résultat de ces recherches a permis de constater que lorsque les nitriles sont oxydés à l'anode, il s'y produit de l'acide cyanhydrique qui est attribuable à la corrosion extraor-
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dinaire de l'anode en alliage plomb-argent et que la corrosion extraordinaire de l'anode et la formation d'acide cyanhydrique peuvent être empêchées par l'élimination de l'acide cyanhydrique de l'anolyte de façon à en réduire la concentration dans cet ano- lyte. La présente invention est par conséquent basée sur cette nouvelle découverte.
Les procédés proposés pour éliminer l'acide cyanhydrique. convenant à la mise en oeuvre du procédé de la présente invention englobent l'aération de l'anolyte, la désaé- ration sous vide, la désaération sous chauffage, l'échange ioni- que, l'échange anolytique, la décomposition cxydante de l'acide cyanhydrique par c12 ou C10, et l'hydrolyse de cet a cide cyan- hydrique. la réduction de l'acide cyanhydrique s'effectue dans le système d'anolyte et après la réduction de la concentration en acide cyanhydrique, l'anolyte est recyclé vers le compartiment d'anode.
Parmi les procédés proposés, le procédé le plus économique réside dans un processus d'aération qui est caractérisé en ce qu'on recycle un anolyte, en re qu'on intro- duit l'anolyte ainsi recyclé totalement ou en partie au sommet d'une tour à remplissage et en ce qu'on insuffle de l'air dans la tour à remplissage par le bas de cette tour.
Zn tenant compte de l'utilisation de l'anode en alliage plomb-argent, de la facilité d'élimination de l'açide cyanhydrique et du coût, l'acide sulfurique est l'anolyte que l'on préfère le plus.
Lorsque l'on utilise un acide sulfurique à 10% comme anolyte et une anode dans laquelle 0,1% d'argent est alliée, les concentrations admissibles d'acide cyanhydrique et d'acide nitrique dans l'anolyte sont respectivement d'environ 200 ppm et d'environ 1000 ppm. Plus forte est la teneur en argent
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et plus faible devient la concentration en acide sulfurique, plus basse sont les concentrations admissibles en a cide cyan- hydrique et en acide nitrique.
Bien que la formation de l'acide cyanhydrique puisse être supprimée en éliminant l'acide cyanhydrique de l'aci- de sulfurique, on peut aussi utiliser d'autres procédés, tels que le remplacement d'une partie de l'anolyte par de l'acide sulfuri- que frais ou l'élimination du composé préjudiciable en utilisant une résine échangeuse d'ions, ces opérations pouvant être adoptées en combinaison avec l'opération susmentionnée.
En ce qui concerne la composition de l'alliage plomb-argent, utilisée pour les anodes, la teneur en argent de cet alliage est comprise entre 0,05 à 5% et, de préférence, entre 0,05 et 1,5% La quantité globale de corrosion de peroxyde d'ar- gent est réduite à mesure que s'accroît la teneur en a rgent. Mais, si la teneur en argent est excessivement élevée, la couche de pe- roxyde de plomb se boursouffle ou se soulève d'environ 1 mm en raison de la corrosion extraordinaire par l'acide cyanhydrique et la couche ainsi soulevée tend à se détacher. De ce point de vue, plus élevée est la concentration en argent dans l'alliage, plus basse est la concentration a dmissible en acide cyanhydrique dans l'anolyte.
De l'antimoine peut être incorporé dans l'al- liage de plomb-argent et la teneur en antimoine de l'alliage est de préférence comprise entre 1 et 10%. Par l'incorporationd'an- . timoine, les concentrationsadmissibles en acide cyanhydrique-et en acide'nitrique pouf empêcher la corrosion extraordinaire par l'acide cyanhydrique sont accrues.
Si de l'antimoine est incorporé, l'alliage plomb-argent peut être durci en refroidissant brusquement l'al- liage d'une température de 230 - 250 C à la température normale.
Par ce refroidissement brusque, la résistance mécanique de l'anode
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préparée à partir de cet alliage, telle que la dureté, la ré- sistance à la flexion, la résistance à la traction, etc..., est fortement augmentée. Une teneur en antimoine de 2 à 6% donne un effet de renforcement des plus satisfaisants. De plus, la quanti- té de corrosion de peroxyde de plomb dans une solution d'acide sulfurique contenant de l'acide cyanhdyrique peut être réduite d'environ 50% au maximum.
- En raison des avantages susmentionnés, l'al- liage plomb-argent dans lequel est incorporé de l'antimoine, constitue une matière préférable pour des électrodes utilisées dans l'électrolyse de nitriles. la résistance à la corrosion de l'anode en alliage plomb-argent peut encore être améliorée en incorporant à l'alliage moins d'environ 1% de tellure, d'étain, de calcium, de cuivre, de cadmium et de cobalt.
Comme décrit plus haut, l'acide sulfurique est la substance que l'on préfère utiliser comme anolyte et une con- centration en acide sulfurique d'environ 5 à 30% est particulière- ment souhaitable. Si la concentration d'acide sulfurique est trop peu élevée, les concentrations admissibles en acide cyanhydrique et en acide nitrique ne sont non seulement abaissées mais la conductivité électrique de l'anolyte est également réduite.
Outre des solutions d'acide sulfurique, on peut aussi utiliser comme anolytes des solutions d'acide phos- phorique ou d'acidesaryl phosphoniques.
Dans le procédé de la présente invention, des membranes susceptibles d'empêcher la diffusion de nitriles d'un compartiment de cathode vers un compartiment d'anode aussi complètement que possible et celles possédant une conductivité électrique élevée sont préférées. En général, on utilise de pré- férence à cette fin une membrane échangeuse de cations.
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Lors de la mise en oeuvre de l'électrolyse selon la présente invention, une densité de courant électrique anodique d'environ 5 à 100 ampères par dm2, plus particulièrement
5 à 20 ampères par dm2, est la plus souhaitable. La quantité de corrosion de peroxyde de plomb est accrue si la densité de courant anodique est inférieure ou supérieure auxlimiteb susmentionnées
On peut utiliser de manière appropriée un ca- tholyte classique d'une solution aqueuse concentrée d'un élec- trolyte support représenté par le p-toluènesulfonate de tétra- éthylammonium contenant plus de 5% de nitriles à l'état de-dis- solution homogène.
Cependant, le procédé décrit dans le brevet belge n 699. 928 dans lequel des nitriles émulsionnés sont uti- lisés comme catholytes a pour avantages que des électrolytes de support possédant des conductivités électriques plus élevées, telles que le sulfate ou les halogénures de tétraalkylammonium peuvent être utilisés et que la séparation et la purification du produit sont simplifiées.
Les exemples qui suivent illustrent davantage la présente invention. Il faut cependant comprendre que ces exemples ne limitent l'invention en aucune manière.
Exemple 1.
Un alliage constitué de 0,15 d'argent, de 6% d'antimoine, le reste étant du plomb, qui a été durci par refroidissement brusque de 245 c jusqu'à la température normale a été utilisé en tant qu'anode. La même matière a été utilisée en tant que cathode. Une membrane échangeuse de cations d'une épaisseur de 1 mm, obtenue par sulfonation d'un copolymère de divinylbenzène-styrène-butadiène, a été utilisée comme membrane de partage . Une cellule ou ensemble d'électrolyse divisé,, en un compartiment de cathode et un compartiment d'anode par ladite membrane a été employé. Un anolyte dans le compartiment d'anode
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et un catholyte dans le compartiment de cathode ont été re- cyclés respectivement entre un réservoir à anolyte et un ré- servoir/catholyte par des pompes de recyclage.
On a utilisé de l'acide sulfurique en solu- tion aqueuse 2N comme anolyte que l'on a fait circuler dans le compartiment d'anode au débit de 20 cm/sec. afin de décharger de fines particules de peroxyde de plomb possédant un calibre d'environ 50 enlevées de l'anode.
Une émulsion ayant un rapport d'une phase huileuse à une phase aqueuse de 1:3 a été utilisée comme catho- lyte. La phase huileuse était constituée de 20% d'acrylonitrile, de 6% d'adiponitrile, de 10% de propionitrile, de 2% de 2-cyano- éthyle adiponitrile, de 1% de biscyanoéthyl éther et de 6% d'eau. La phase aqueuse était constituée de 20% de sulfate de tétraéthylammonium, de 8% de dinitriles le reste étant de l'eau.
L'électrolyse a été effectuée en maintenant les conditions susindiquées. D'autres conditions d'électrolyse étaient les suivantes : température d'électrolyse de 50 C une densité de courant électrique de 10 ampères par dm2 tant pour l'anode que pour la cathode et une quantité d'anolyte de
500 cc/ampère .
Un cinquième du courant de recyclage vers le compartiment d'anode est introduit au sommet d'une tour à remplissage, remplie d'anneaux Raschig d'environ 2,5 cm, sur une hauteur de 3 mètres et une aération a été réalisée en introduisant par soufflage dans la tour remplie et à la partie inférieure de celle-ci 10 volumes d'air par volume d'oxygène gazeux produit à l'anode par électrolyse.
L'électrolyse a été effectuée dans ces con- ditions pendant plus de 50 heures et les concentrations d'acide cyanhydrique et d'acide nitrique étaient d'environ 50 ppm et d'environ 400 ppm respectivement. L'électrolyse a été pour- suivie pendant une durée totale de 2000 heures, les conditions
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et les concentrations en acide cyanhydrique et en acide nitrique demeurant inchangées.
Au cours de cette période, les quantités de peroxyde de plomb déchargées de la cellule ou ensemble ont été mesurées. On a ainsi pu constater qu'une quantité de plomb cor- respondant à 5-7 mg/ampère.heure était corrodée au cours de la période susmentionnée.
Après électrolyse à 2000 heures, l'anode a .été désassemblée et la surface a été soigneusement examinée et l'on a ainsi découvert que la surface entière était uni- formément enrobée d'une couche de peroxyde de plomb d'une épais- seur d'environ 0,2 mm et l'on a pas pu découvrir de corrosion extraordinaire.
Exemple comparatif' 1
On a répété le mode opératoire décrit à l'exemple 1 dans les mêmes conditions d'électrolyse en utilisant la même cellule, la même matière à électrodes, la même membrane, le même anolyte et le même catholyte, si ce n'est que l'on a pas effectué d'élimination d'acide cyanhydrique par aération.
Le résultat fut qu'après une électrolyse de 200 heures, les concentrations en a cide cyanhydrique et en acide nitrique dans l'anolyte atteignaient 500 ppm et 2000 ppm respec- tivement La quantité de peroxyde de plomb déchargée de la cel- lule au cours de la période.de 200 heures était d'environ 5-7 mg/ ampère .heure de fonctionnement. Cependant, on a pu observer une obstruction dans le compartiment d'anode et une diminution de la quantité de recyclage d'anolyte après la 200 ème heure de fonctionnement, si bien que l'anode fut désassemblée pour l'exa- miner. On a constaté que la couche de peroxyde de plomb sur la surface de l'anode était arrachée sur une profondeur d'environ 1 mm et que la surface entière était extrêmement corrodée.
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Exemple 2
Un alliage constitué de 0,3% d'argent, de
4% d'antimoine, de 0,15% de tellure, le reste étant du plomb, qui a été durci par refroidissement brusque de 245 C jusqu'à la température normale, a été utilisé comme anode. La même ma- tière a été utilisée comme cathode. Les autres conditions étaient les mêmes que celles décrites à l'exemple 1.
Les conditions d'aération étaient les mêmes que celles décrites à l'exemple 1, si ce n'est qu'une partie .,-de l'anolyte fut remplacée pare acide sulfurique frais à un débit de 2 cc/ampère.heure.
L'électrolyse a été effectuée dans ces con- ditions et après un fonctionnemen d'environ 100 heures, les concentrations en acide cyanhydrique et en acide nitrique dans l'anolyte, atteignaient environ 50 ppm et environ 800 ppm res- pectivement. Cependant, les concentrations en acide cyanhydrique et en acide nitrique et les autres conditions demeuraient in- changées, même après une poursuite de l'électrolyse pendant une durée totale de 2000 heures.
Au cours de cette période de 2000 heures, les quantités de peroxyde de plomb déchargées de la cellule furent mesurées. On a ainsi pu constater que 2 à 3 mg/apère heure de plomb furent corrodés au cours de toute cette période.
Après l'électrolyse de 2000 heures, l'anode a été désassemblée et la surface a été soigneusement examinée et on a découvert que toute la surface était uniformément en- robée d'une couche de peroxyde de plomb d'une épaisseur d'envi- ron 0,2 mm et l'on n'a pas pu observer de corrosion extraordi- maire
Exemple comparatif 2
On a répété le mode opératoire décrit à l'exemple 2 dans les mêmes 'conditions que celles décrites
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ci-dessus, si ce n'est que l'onn'apas pratiqué d'élimination d'acide cyanhydrique par aération ni de remplacement partiel- de l'anolyte:
A la 200ème heure de fonctionnement, on a pu observer une obstruction dans le compartiment d'anode et une diminution de la quantité de recyclage d'anolyte, si bien que l'anode fut désassemblée pour examen.
On a ainsi pu constater que la couche de pero- xyde de plomb sur la surface de l'anode était arrachée sur une profondeur d'environ 1 mm et que 1a surface entière de l'anode était extraordinairement corrodée.
Exemple
Un alliage constitué de 0,2% d'argent, le reste étant du plomb a été utilisé comme matière pour l'anode et la cathode.
Une membrane échangeuse de cations d'uns épaisseur de 1 mm, obtenue en sulfonant un copolymère divinyl- benzène-styrène, fut utilisée comme membrane de partage .. Une cellule d'électrolyse divisée en un compartiment d'anode et un compartiment de cathode par ladite membrane fut utilisée. Un anolyte dans le compartiment d'anode et un catholyte d'un com- partiment de csthode furent recyclés, respectivement, entre un réservoir anolyte et un réservoir catholyte, par des pompes de recyclage.
Une solution aqueuse 1N d'acide sulfurique contenant 100 ppm d'ions chlore fut utilisée comme anolyte qui circulait dans le compartiment d'anode à un débit de 20 cm/sec. de manière à évacuer les fines particules de peroxyde de plomb produites à partir de l'anode.
Une solution homogène constituée de 17% d'acry- lonitrile, de 10% d'adiponitrile, de 1% de propionitrile, de
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biscyanoéthyl éther, de 2-cyanoéthyl adiponitrile,etc..., de 35% de p-toluènesulfonate de tétraéthylammonium et de 37% d'eau fut utilisée comme catholyte.
Les conditions d'électrolyse furent une température d'électrolyse de 40 C une densité de courant électrique de 10 ampères par dm2 pour l'anode et la cathode et une quantité d'anolyte de 5CC cc/ampère.
Un tiers du courant de recyclage vers le compartiment d'anode a été chauffé à 100 C et introduit en- suite au sommet d'une tour à remplissage remplie d'anneaux Raschig de 2,5.cm environ, sur une hauteur de 3 mètres et de l'oxygène gazeux produit à l'anode par électrolyse a été introduit par soufflage à la partie inférieure de la tour.
L'anolyte dont le cyanure d'hydrogène était par conséquent enlevé fut refroidi et ensuite recyclé vers le réservoir à anolyte.
Après une durée d'électrolyse totale de 2000 heures, l'anode a été désassemblée pour examen. On a ainsi pu constater que la surface entière de l'anode était enrobée d'une couche de peroxyde de plomb d'environ 0,2 mm d'épaisseur et 1'onapas pu constater de corrosion extraor- dinaire.
Exemple 4
Dans le mode opératoire de l'exemple 1, l'anolyte fut amenée à une tour de désaération sous vide où une pression réduite était maintenue par une trombe à eau et l'on y a fait passer l'anolyte, au lieu de pratiquer l'aération.
Au cours de cette mise en oeuvre, la concentration en a ide cyan- hydrique dans l'anolyte demeura , inférieure à 70 ppm.
L'électrolyse fut. effectuée selon les mêmes procédés et dans les mêmes conditions que celles décrites à l'exemple 1, sauf en ce qui concerne la modification susmentionnée.
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L'électrolyse fut poursuivie pendant une durée totale de 2000 heures et on n'a pas pu observer de cor- rosion extraordinaire à la surface de 19 anode.
Exemple 5
Un alliage constitué de 1% d'argent, de 6% d'antimoine, le reste étant du plomb, qui a été durci par re- froidissement brusque de 245"C jusqu'à la température normale, a été utilisé comme anode. la même matière a été utilisée comme cathode. Une membrane échangeuse de cations a été utilisée comme membrane de partage et une cellule d'électrolyse divisée en un compartiment de cathode et un compartiment d'anode par ladite membrane de partage a été utilisée.
On : utilisé une solution aqueuse 3N d'acide sulfurique comme anolyte que l'on a fait circuler dans le com- partiment d'anode au débit de 2 m/sec. Une solution aqueuse à 40% de p-toluènesulfonate de tétraéthylammonium contenant
EMI15.1
10% de .-cy'ano-1, 3-c=ne, zt3 de méthocrylonitrile et lofs d'acétonitrile a été utilisée comme catholyte.
Les conditions d'électrolyse utilisées étaient les suivantes : température d'électrolyse de 50 C densité de courant électrique de 30 ampères par dm2 et quantité d'anloyed de 500 cc/ampèr
Un tiers du courant de recyclage au comparti- mert d'anode a été introduit au soumet d'une tour à remplissage, remplie d'anneaux Raschig d'environ 2,5 cm, sur une hauteur de 3 mètres et l'on a alors pratiqué une opération d'aération en soufflant dans la tour à remplissage par son :rond, 50 volumes d'air par volume d'oxygène gazeux produit à l'anode par électro- lyse.
L'électrolyse a été effectuée dans les condi- tions susmentionnées et la concentration en acide cyanhydrique
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se msintint à 10 - 20 ppm. Bien que l'on n'ait pas pratiqué d'échange de l'anolyte au cours du fonctionnement, aucune accu- mulation d'acide cyanhydrique dans l'anolyte ne fut observée , cette concentration demeurant invarablemet inférieure à 200 ppm.
Au cours de l'électrolyse, les quantités de peroxyde de plomb déchargées de @ cellule furent mesurées et l'on constate que ds 1 à 2 mg/ampère heure de plomb furent cor- rodés au cours de cette période.
Après une électrolyse de 2000 heures, l'anode a été désassemblée et la surface en a été soigneusement examinée, ce qui a permis de découvrir que la surface entière était unifor- mément enrobée d'une couche de peroxyde de plomb d'une épaisseur d'environ 0,2 mm et 1'on pas pu cnstater de corrosion etraro- dinaire.
REVENDICATIONS 1. - Procédé d'électrolyse de nitriles utilisant une anode en alliage plomb-argent, caractérisé en ce que ladite électrolyse est effectuée en éliminant l'acide cyanhydrique for- mé en tant que sous-produit à partir d'un anolyte.