Procède de synchronisation de deux organes mobiles.
L'invention a pour objet un procédé de synchronisation de deux organes mobiles dont le premier, dit de commande, se meut à une vitesse prise comme référence et le second, dit asservi,
se meut à une vitesse variable en fonction de la tension d'ali-
<EMI ID=1.1>
domaines les plus variés pose presque invariablement le problème de la synchronisation des vitesses ou de la fréquence d'opérations de deux organes mobiles distincts destines � travailler ensemble. Dans chaque cas particulier on résout
ce problème en tenant compte de la nature des opérations
que doivent 'effectuer les organes mobiles, mais il arrive aussi que.le coût d'installation et les frais d'entretien
des appareils ancillaires pour la synchronisation soient prohibitifs.
Ce même problème fondamental se présente aussi_. ________ dans le cadre domestique ou même des loisirs, notamment dans le cas de la post-sonorisation de films cinématographiques muets d'amateurs. On connaît divers procédés de synchronisation de tels films. Suivant l'un d'entre eux, où le film
est muni d'une piste magnétique'pour enregistrer et reproduire ensuite les sons correspondant aux divers sujets du
film représentés par les images, le projecteur doit être équipé d'un moteur strictement stable pour éviter des altérations du son connues sous l� nom de pleurage. Suivant un autre procédé, on fait défiler simultanément le film muet et la bande d'un magnétophone contenant la sonorisation; toutefois la connexion entre les deux opérations est délicate et malaisée de sorte qu'on ne peut pas toujours empêcher des effets de dé synchroni sation,,
<EMI ID=2.1>
commode pour les cinéastes amateurs de disposer d'un moyen peu onéreux pour varier à volonté la vitesse de projection entre
<EMI ID=3.1>
seconde, par exemple, et arrêter même totalement le projecteur en vue d'obtenir des effets spéciaux et ce, tout en évitant le
<EMI ID=4.1>
L'invention permet de résoudre de façon élégante et économique le problème fondamental évoqué ci-dessus dans un cadre industriel ou domestique, à savoir la synchronisation sans erreur cumulative de deux organes mobiles distincts concourant à la réalisation d'un but unique.
<EMI ID=5.1>
commande, se meut à une vitesse prise comme référence et le second, dit asservi, se meut à une vitesse variable en fonction de la tension continue ou efficace d'un moteur couplé à.un <EMI ID=6.1> séquence de vitesse de l'organe de commande au moyen d'un système de mémorisation et, dans un second temps, on reproduit ladite séquence de vitesse au moyen du processus inverse, le signal de sortie du système de mémorisation étant utilisé cette fois comme consigne de vitesse et la vitesse initiale étant ainsi reproduite fidèlement au moyen d'un comparateur électromécanique qui délivre à tout moment un signal électrique proportionnel à l'erreur de vitesse instantanée pour corriger la vitesse de l'organe asservi.
Suivant l'invention, en particulier dans un procédé
de synchronisation son-images pour films cinématographiques à projeter à vitesse variable, dans un premier temps, dit de prise de son, on projette d'abord les images d'un film muet
au moyen d'un projecteur réglable dont la vitesse éventuellement variable est déterminée par l'utilisateur en fonction du sujet, la projection étant accompagnée par la production de signaux
<EMI ID=7.1>
images et, tandis que les images défilent, on enregistre simultanément sur un enregistreur ces signaux de référence de vitesse ou consigne et la sonorisation et, dans un second temps, dit de projection du film post-sonorisé, on projette les images à nouveau en produisant les signaux électriques instantanés correspondants tout en reproduisant les signaux électriques de consigne et la sonorisation enregistrée, on amplifie séparément les signaux instantanés et les signaux de consigne
et l'on attaque avec ces signaux amplifiés un servomécanisme,
<EMI ID=8.1>
tesse du projecteur, qui injecte constamment dans le circuit d'alimentation du moteur du projecteur une tension variable pour ajuster la vitesse de ce moteur à la vitesse qu'il avait lors de la prise de son de manière a conserver un synchronisme parfait entre l'image et le son tout en respectant la qualité du son.
Suivant l'invention, un dispositif pour réaliser le procédé de synchronisation son-images pour films cinématographiques à projeter à vitesse variable, dans un premier temps dit de prise de son, comporte un projecteur d'images actionné par un moteur électrique à vitesse réglable pourvu d'un générateur d'impulsions apte à fournir des signaux de référence de vitesse correspondant au défilement des images projetées et un enregistreur magnétique à plusieurs voies indépendantes pour enregistrer séparément la sonorisation et les signaux de réfé-
<EMI ID=9.1>
post-sonorisé, il comporte en outre un système d'amplification des signaux enregistrés dits de consigne de vitesse, un montage électromécanique de comparaison entre ces derniers et les signaux
<EMI ID=10.1> pignon commun" l'ensemble constituant un différentiel dans lequel sont montés en croix deux arbres solidaires l'un de l'autre dont le premier est monté librement entre les deux pignons et dont le second, monté librement au centre du
pignon communs porte à ses extrémités un anneau ou couronné
du différentiel apte à se déplacer angulairecent dans un sens ou l'autre à une vitesse égale à l'erreur de vitesse entre
les signaux de consigne et les signaux émis directement pendant la projection du film post-sonorisé.
Conformément à l'invention, la couronne du différentiel d'une part est recouverte d'une surface annulaire
apte à réfléchir ou à transmettre le rayonnement d'une source constante proportionnellement au déplacement angulaire de la couronne et, d'autre part, la couronne est disposée devant un élément sensible au rayonnement précité, comme une cellule photoélectrique ou tout élément dont la résistance ou la tension électrique varie en fonctionnement du rayonnement, inséré dans le circuit d'alimentation du moteur du projecteur par l'intermédiaire d'un amplificateur adéquat, l'ensemble de la surface annulaire et de l'élément sensible au rayonnement cons- un capteur, de sorte que la tension d'alimentation et, partant, la vitesse du moteur', varie comme la position dans
<EMI ID=11.1> <EMI ID=12.1>
film muet;
la Fig. 2 représente le bloc diagramme d'un servomécanisme de synchronisation son-images destiné commander automatiquement la vitesse du moteur asservi
<EMI ID=13.1>
la Fig. 3 montre schématiquement un montage pratique du servomécanisme de synchronisation de la fig. 2;
les Fig. 4 et 5 représentent un comparateur électromécanique de vitesse conforme à l'invention vu partiellement en coupe, en élévation et en plan, et
les Fig. 6 et 7 montrent des détails du dispositif
<EMI ID=14.1>
Le procédé de synchronisation de deux organes mobiles conforme à l'invention, appliqué à titre d'exemple à la synchronisation son-images de films cinématographiques muets d'amateurs, comprend deux phases, la post-sonorisation et la projection du film post-sonorisé.
<EMI ID=15.1> varier à son gré la vitesse du moteur réglable du projecteur, le cinéaste peut faire correspondre exactement chaque scène du film à la partie appropriée de la sonorisation.
La seconde phase du procédé, soit la projection du film post-sonorisé, consiste à reproduire la sonorisation enregistrée et à faire défiler en même temps automatiquement les images du film à la même vitesse instantanée que lors de la prise de son. La synchronisation entre les images et le son est assurée sans scintillement ou papillonnement des images et sans pleurage du son au moyen d'un servomécanisme
(Fig. 2) qui comporte, outre le projecteur et l'enregistreur, un haut-parleur 19, un comparateur électromécanique A à lecture optique, un diviseur de tension B et un amplificateur de puissance C, ces deux derniers étant incorporés à l'alimentation du moteur du projecteur et comportant un élément dont la tension ou la résistance varie en fonction du rayonnement.
Le montage des divers éléments actifs du servomécanisme peut être réalisé par exemple comme indiqué ci-dessous (Fig. 3).
<EMI ID=16.1>
enregistrée disent amplifiée par des moyens connus. Deux moteurs asynchrones identiques 21, 22, aptes à tourner sous l'action de signaux carrés, sont couplés pour former un différentiel mécanique D. Les entrées d'alimentation 23,2'+ des moteurs sont raccordées respectivement à une sortie 25 de l'enregistreur et à une sortie d'un amplificateur 26 branché.
<EMI ID=17.1>
<EMI ID=18.1>
l'arbre 3? et porte à ses extrémités un anneau à surface extérieure cylindrique ou couronne 35 du différentiel mécanique.
Lors de la projection du film post-sonorisé, il est bien évident que si les deux Moteurs asynchrones tournent en
<EMI ID=19.1>
chrones tend à tourner plus vite que l'autre, l'arbre 31 se met à tourner librement autour de son axe entre les deux
<EMI ID=20.1>
se met à tourner dans un plan perpendiculaire à l'axe des deux moteurs, entraînant avec lui la couronne mobile 35 à
<EMI ID=21.1>
Comme le servomécanisme conforme à l'invention doit asservir le moteur du projecteur en annulant l'erreur de vitesse de ce moteur, il faut faire en sorte que la vitesse du
moteur asynchrone attaqué par les signaux instantanés 13Y soit constamment ramenée à la vitesse de l'autre moteur asynchrone, c'est-à-dire à la vitesse de consigne de ce dernier. Il s'agit <EMI ID=22.1>
position dans l'espace de la couronne du différentiel, de
<EMI ID=23.1>
troduire dans le circuit d'alimentation du projecteur de manière à régler celle-ci.
A cet effet, on pourvoit la couronne à sa périphérie d'un revêtement cylindrique 36 (Fig. 4 à 7) apte à réfléchir
<EMI ID=24.1>
rayonnement constant, disposée à l'extérieur de la couronne.
Ce revêtement est avantageusement une bande de papier rectangulaire passant graduellement du noir au blanc comme le montre
<EMI ID=25.1>
la valeur du pouvoir réflecteur du revêtement est différente pour chaque position de la couronne puisque la proportion moyenne blanc/noir varie également pour chaque position.
La lumière réfléchie 39 (Fig. 2 à 6) est mesurée
<EMI ID=26.1>
qu'une cellule au sulfure de cadium, un phototransistor ou
tout élément équivalent dont la résistance ou la tension
électrique varie en fonction du rayonnement reçu. Afin d'issu- niser la mesure des sources de lumière parasite, réflexion etc,
et d'augmenter la sensibilité et la précision;, on réduit
<EMI ID=27.1>
couronne à examiner en faisant passer le rayonnement réfléchi
<EMI ID=28.1>
Le photodétecteur assure donc l'intégration de la
lumière réfléchie pour une zone donnée 42 de la bande de sorte
:
que la résistance du photodétecteur est différente pour chaque position de la couronne;, c'est-à-dire pour chaque dérive du moteur du projecteur. On incorpore la résistance variable de cette cellule de lumière à un diviseur de tension B (Fig. 2)
qui commande l'alimentation du projecteur par l'intermédiaire .d'un amplificateur de puissance C. Le comparateur électromécanique <EMI ID=29.1>
position du différentiel sans prélever d'énergie à ce dernier.
De plus, aucun blocage mécanique n'est possible.Tant que le
moteur du projecteur tourne automatiquement à la même vitesse
�
<EMI ID=30.1>
que lors de la prise du son les deux moteurs asynchrones tournent à la même vitesse et la couronne reste immobile devant le photodétecteur; dès que le projecteur va trop vite ou trop lentement par rapport à la vitesse enregistrées la couronne se déplace dans un sans ou dans l'autre et présente au photodétecteur une zone éclairée dont le pouvoir réflecteur est plus grand ou plus petit et l'augmentation ou la diminution de la résistance correspondante de l'élément sen- sible fait diminuer ou augmenter la tension du circuit d'ali- mentation de sorte que le projecteur ralentit ou accélère automatiquement et maintient la synchronisation son-images.
<EMI ID=31.1>
des raisons de stabilité dynamique par exemple, une variation linéaire de la lumière mesurée par le photodétecteur n'est pas souhaitée, il est facile de réaliser un autre "profil" de la forme de la zone noire imprimée sur le revêtement de la couronne, ce qui permet de conférer au procédé une grande souplesse.
<EMI ID=32.1>
mobile, on peut rendre ces positions instables en inversant localement le sens de la variation blanc/noir, ce qui crée un effet de résistance électrique négative. Le même système est d'application également si l'on désire commander une pièce
qui effectue un mouvement de translation linéaire.
Enfin, on peut remplacer la lumière visible réfléchie du dispositif de lecture par un rayonnement infrarouge transmis à travers la couronne.
Bien entendu, l'invention n'est pas limitée à la forme d'exécution qui a été décrite et représentée à titre d'exemple et on ne sortirait pas de son cadre en y apportant des modifications.
<EMI ID=33.1>
<EMI ID=34.1>
mobiles dont le premier dit de commande, se meut à une vitesse prise comme référence et le second dit asservi,
se meut à une vitesse variable en fonction de la tension d'alimentation continue ou efficace d'un moteur électrique couplé à un système tachymétrique, caractérisé en ce qu'on enregistre dans un premier temps la séquence de vitesse de l'organe de commande au moyen d'un système de mémorisation et que, dans un second temps, on reproduit ladite séquence
de vitesse au moyen du processus inverse, le signal de sortie du système de mémorisation étant utilisé cette fois comme consigne de vitesse et la vitesse initiale étant ainsi reproduite fidèlement au moyen d'un comparateur électromécanique qui délivre à tout moment un signal électrique proportionnel
à l'erreur de vitesse instantanée pour corriger la vitesse
de l'organe asservi.