Fil de polyhexaméthylène adipamide et son procédé de fabrication La présente invention se rapporte à de nouveaux fils de Nylon et à un procédé pour les préparer, et concerne plus particulièrement un fil d'alimentation amélioré utilisable dans des procédés d'étirage-texturation pour produire des fils textures par fausse torsion composés de polyhexaméthylène adipamide (Nylon 6,6). On trouvera à la fin de la présente description (après le tableau V) la définition de l'expression "étiragetexturation" ainsi que des termes et expressions "biréfringence"
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initial", "variation du titre en deniers", "contraction à l'ébullition", "indice de frisage" (IF) et "contraction thermique", qui seront employés dans ce qui suit.
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concerne un procédé d'étirage-texturation par fausse torsion
et spécifie qu'il est préférable d'utiliser comme fil d'alimentation un fil non étiré fortement orienté tel qu'un fil obtenu en utilisant une grande vitesse de filage. On peut obtenir de bons résultats avec un fil non étiré qui a une biréfringence d'au moins 15 x 10-3. Toutefois, quand la biréfringence de filage est portée à plus de 15 x 10-3 pour des fils de polyhexaméthylène adipamide, on trouve que les variations du titre en deniers augmentent, posant un problème d'uniformité. De plus, on rencontre des problèmes pour la formation des paquets de
fil et les fils ont tendance à s'allonger spontanément un peu lors d'un chauffage à sec dans l'air au-dessus de 90[deg.]C.
Le brevet des E.U.A. nn 2 289 -360, au nom de Babcock, déorit un procédé pour traiter à la vapeur d'eau des filaments de polyamide fraîchement filés après refroidissement rapide, entre la zone de refroidissement rapide et l'enroulement, de manière que la tendance du fil à s'allonger lors de l'exposition à l'atmosphère soit réduite. La vapeur d'eau permet au fil d'absorber de l'humidité et de s'allonger avant d'être enroulé sous tension.
Le brevet des E.U.A. n[deg.] 2 957 747 au nom de Bowling concerne un procédé pour la production d'un fil frisant spontanément en filant du polyhexaméthylène adipamide à une grande vitesse et en refroidissant le fil qui avance dans un état relâché avant tout enroulement sous tension.
Les fils de polyhexaméthylène adipamide non étirés de la présente invention ont une biréfringence de filage d'au moins 0,40 et une contraction thermique à sec positive (diminution de longueur lors d'un chauffage dans l'air) entre 90
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allongement à la rupture de 50 à 115 pour cent (de préférence de 70 à 100 pour cent), une ténacité d'au moins 2,5 grammes par dénier (2,5 - 4,5 gpd), une contraction à l'ébullition de
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en unités de pourcentage (+0,1 - 2,0%). La biréfringence de filage est comprise habituellement entre 0,040 et 0,050. Les fils ont de préférence un titre en deniers uniforme, caractérisé par une variation du titre comprise entre 0,5 et 2,0 pour cent.
L'invention concerne des fils de l'un quelconque des nombres classiques de filaments dans lesquels les filaments
du fil ont un litre de 1,4 à 25 deniers par filament. Les fi-
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fil. Un faible entrelacement est généralement préféré, par exemple un compte moyen des pointes d'entrelacement de moins de
150 cm pour des fils de quatre filaments ou plus.
Le procédé selon l'invention comprend le filage à l'état fondu de polyhexaméthylène adipamide à une grande vitesse de manière à produire des filaments orientés au filage, non étirés, ayant une biréfringence d'au moins 0,040,et l'enroulement des filaments encore sous tension en un paquet, les filaments étant filés à une vitesse telle que R (cadence instantanée de changement ce biréfringence avec la vitesse de filage)
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après refroidissement à un état non poisseux sont traités à la vapear d'eau, tandis qu'ils sont toujours sous la tension les faisant avancer, dans une mesure suffisante pour leur donner une contraction thermique positive avant enroulement.
Le polymère, la vitesse de refroidissement des filaments, les conditions du traitement à la vapeur d'eau et la valeur de "R" sont choisis de manière que l'on obtienne un produit tel que décrit ci-dessus.
La vitesse de filage (vitesse du cylindre de traction) doit être suffisante pour produire une biréfringence de filage d'au moins 0,040. Pour une meilleure uniformité du titre en deniers du produit, la vitesse doit aussi être assez grande pour que "R" soit inférieure à 5,5 x 10-6 minutes/mètre. Cela résulte de la découverte que quand la vitesse de filage augmente, on arrive à une vitesse au-delà de laquelle une augmentation supplémentaire de la vitesse n'entraîne qu'une augmentation relativement faible, ou pas du tout d'augmentation, de la biréfringence. Généralement, des vitesses supérieures à environ
1830 m/mn peuvent être utilisées, mais des vitesses supérieures à environ 2740 m/mn sont préférées.
Immédiatement après son refroidissement brusque,
le fil est soumis à une atmosphère de vapeur d'eau, de préférence constituée de vapeur d'eau à une pression superatmosphérique, pendant un temps et à une température suffisants pour produire la contraction thermique spécifiée, et de préférence aussi une contraction à l'ébullition de 2 à 6 pour cent. Ce degré de traitement à la vapeur d'eau donne aussi les proprié-
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quets.
Les procédés de détermination des quantités indiquées sont données à la fin de la présente description.
Dans le mode de mise en oeuvre du procédé représenté sur la figure 1, des filaments 1 sont extrudés à partir d'un ensemble de filière 2 dans une cheminée de refroidissement rapide 3 ot sont refroidis par un courant transversal d'air
à la température ambiante allant de droite à gauche. Après refroidissement à un état non poisseux, les filaments convergent pour former un fil sous l'action du guide 4 et passent dans un tube 5 de conditionnement à la vapeur d'eau, à travers le guide 6, sur un cylindre d'apprôtage 7 plongé dans un bain d'apprêt 8, à travers un guide 9, puis forment une boucle autour d'un cylindre de traction à grande vitesse 10 et d'un cylindre
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bobine 12. Un jet d'entrelacement 13 (facultatif) peut être utilisé entre le cylindre de traction et l'enroulement pour entrelacer le fil.
Comme les filaments sont extrudés à une vitesse exceptionnellement grande, la longueur de la cheminée de refroidissement rapide doit être plus grande que de coutume;
une longueur de 152 cm peut être utilisée pour de bas titres
en deniers des filaments. En général, la température du fil
doit être inférieure à 65[deg.]C avant son arrivée en contact avec
le premier guide.
Le traitement à la vapeur d'eau est nécessaire pour que l'on obtienne les propriétés désirées du fil d'alimentation. Un tube à vapeur d'eau de 129,5 cm équipé d'orifices à vapeur d'eau au sommet peut être utilisé ave,. des pressions appropriées de vapeur d'eau. L'exemple 1 illustre l'utilisation de vapeur d'eau à une pression relative de 0,49 kg/cm . Dans des conditions de filage différentes, quand un fil d'alimentation de
4 filaments titrant 26 deniers est filé à 3108 m/mn, on trouve qu'une pression de vapeur d'eau de 0,84 kg/cm<2> est nécessaire pour que l'on obtienne la biréfringence requise et pour que
l'on obtienne aussi la contraction désirée, une meilleure uniformité du titre en deniers, un meilleur comportement au filage et une meilleure acceptabilité des paquets.
Au lieu de cylindres de traction, on peut utiliser
un jet pneumatique ou d'autres moyens pour faire avancer le fil.
Pour une bonne formation des paquets, le fil doit
être étiré légèrement, par exemple à 1,05X, entre le cylindre
de traction et le paquet.
Le polyamide peut contenir des proportions assez faibles de délustreurs usuels, de matière en particules, d'agents antistatiques, d'azurants optiques, d'anti-oxydants et de constituants de copolyamide du moment qu'il satisfait aux exigences spécifiées ici.
Le fil peut être entrelacé comme décrit dans le brevet des E.U.A. n[deg.] 2 985 995 aux noms de Bunting et consorts.
Les ruptures de filaments dans la texturation peuvent $tre réduites par un choix approprié de l'apprêt. Des compositions d'apprêt préférées contiennent des polymères d'oxyde d'alcoylène. Les apprêts suivants sont particulièrement bons,
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et toutes les parties sont en poids) :
A. Une émulsion de :
85% d'eau,
<EMI ID=10.1> 95 parties de la composition à base d'huiles :
28,6 parties d'huile de noix de coco,
40,8 parties d'huile d'arachide sulfatée (à sec)
21,8 parties d'acide oléique,
5,4 parties de triéthanolamine,
3,4 parties de KOH (à sec)
5 parties de poly(oxyéthylène-oxy-1,2-propylène)glycol ayant une masse moléculaire élevée (masse moléculaire moyenne en nombre 14 800 environ); le rapport en poids des groupes oxyde d'éthylène aux groupes oxyde de propylène est de 3:1 environ. La préparation est décrite dans le brevet des E.U.A. n[deg.] 2 425 845.
B. Comme "A", mais avec 99 parties (au lieu de 95) de la composition à base d'huiles, et seulement une partie du polyglycol.
C. Comme "B", mais ne contenant ;as du tout de polyglycol.
D. Une émulsion de 95 parties d'eau et de 5 parties de la
composition indiquée dans l'exemple III du brevet des E.U.A. n[deg.] 3 428 560, à ceci près que l'ester de sorbitol est pro-
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(col. 2, lignes 59 à 67), en utilisant une mole de sorbitol pour 30 moles d'oxyde d'éthylène et 4 ou 5 moles d'un mélange d'acides oléique et laurique (rapport molaire 4:1) pour former le tétraester ou pentaester. On ajoute assez de KOH
(solution à 45%) pour'porter le pH de 1'émulsion d'apprêt à 9 environ.
EXEMPLE 1
Des paillettes de Nylon 6,6 ayant une VR (viscosité
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dans un dispositif de fusion à vis. La masse fondue passe à travers un "pack" normal et ensuite par trois capillaires de filière de 0,0457 cm de diamètre et de 0,3048 cm de longueur. La vitesse du polymère dans les capillaires (vitesse de jet) est indiquée dans le tableau I.
Les filaments extrudés passent à travers une chambre de 1,52 mètre dans laquelle ils sont refroidis par un courant transversal d'air à la température ambiante. Ils arrivent ensuite en contact avec un guide à croisillon qui les fait converger pour former un fil. Un apprêt est appliqué tandis que le fil passe sur le cylindre tournant dans un bain d'apprêt.
Le fil passe ensuite à travers un autre guide de convergence à croisillon et ensuite dans un tube de conditionnement à la vapeur d'eau, de 129,5 cm, dans lequel de la vapeur d'eau à 0,49 kg/cm<2> est introduite par deux orifices de 0,152 om. L'apprêt est de l'Apprêt D. Le cylindre de traction à grande vitesse tourne à la vitesse indiquée dans le tableau I. Un apprêt secondaire est appliqué après le cylindre de traction
et avant l'enroulement. L'apprêt est l'Apprêt C, mais en
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entre le cylindre de traction et le paquet. Le fil est mis en paquet à une tension de 0,1 à 0,3 gramme par denier. La VR
du fil est de 40-42. On forme dix fils ayant des propriétés différentes, comme indiqué dans le tableau I. Les fils 7 à 10 sont de qualité acceptable, comme indiqué par la faible variation du titre en deniers et l'acceptabilité des paquets. Les fils 1 à 6 sont inacceptables, ayant une forte variation du
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l'étirage-texturation afin de produire un excellent fil pour bonneterie.
A des fins de comparaison, un fil d'alimentation de Nylon 6,6 non étiré, appelé "Témoin brut de filage", produit
à une vitesse classique de filage (indiquée dans le tableau
I) et prévu pour être complètement étiré sur une retordeuse à étirage, est compris dans le tableau.
Ce fil est produit essentiellement de la même manière, avec les exceptions indiquées dans le tableau I et : diamètre/ longueur des orifices de filière : 0,051 cm/0,424 cm; pas d'utilisation de vapeur d'eau; l'apprêt est une émulsion de
92 parties d'eau et de 8 parties de la composition: 70 parties de stéarate de butyle, 15 parties du produit de réaction d'alcool oléylique et d'oxyde d'éthylène (rapport molaire 1:10), 10 parties d'acide oléique, 5 parties de triéthanolamine,
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taux normal d'étirage se détériore et le fil vieilli a une uniformité médiocre. On prépare un autre fil de comparaison, semblable au précédent, à ceci près que c'est un fil à 4 fila-ments et avec les autres exceptions indiquées dans le tableau
I. Ce fil après filage et enroulement est étiré à froid à un taux de 3,822 de manière normale dans une étape séparée. Pour ce
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nent le fil étiré à froid.
Les fils 1 à 10, le "Témoin brut de filage" et le témoin étiré sont textures sur une machine de texturation par fausse torsion comprenant, successivement, des cylindres alimentaires un réchauffeur, une retordeuse à friction à tube creux (comme décrit dans le brevet des E.U.A. n[deg.] 2 936 570) et des cylindres d'enroulement à 640 m/mn. Pour les fils 1 à
10 et le "Témoin brut de filage", l'étirage et la texturation
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entre les cylindres alimentaires et d'enroulement est telle que les fils soient étirés au taux d'étirage indiqué dans le tableau II. Pour le "Témoin étiré", le fil est texturé sans étirage supplémentaire. D'autres conditions de texturation sont indiquées dans le tableau II.
Dans ces conditions de texturation, le nouveau fil présente une frisure plus forte (indice de frisage IF plus élevé) que le fil d'alimentation étiré normal ("Témoin étiré") et a de meilleures propriétés à la traction et une contraction plus faible que le "Témoin brut de filage".
EXEMPLE 2
Cet exemple montre l'importance du conditionnement
à la vapeur d'eau du fil de Nylon 6,6.
On répète l'exemple 1, sauf que quatre fils de sept filaments chacun sont produits avec des capillaires de filière de 0,038 cm de diamètre et de 0,048 cm de longueur, et que deux fils de 4 filaments chacun sont produits avec des capillaires de filière de 0,051 cm de diamètre et de 0,424 cm de longueur. Les propriétés des fils et les détails opératoires sont indiqués dans le tableau III. Les fils pour lesquels il
y a un signe "+" sur la ligne "traitement à la vapeur d'eau" sont traités à la vapeur d'eau comme dans l'exemple 1; ceux pour lesquels il y a un signe "-" ne sont pas traités à la vapeur d'eau.
Les paquets du fil non traité à la vapeur d'eau sont inacceptables, alors même que la vitesse de filage est grande, tandis que les paquets des fils traités à la vapeur d'eau sont acceptables. Les paquets de fil non traité à la vapeur d'eau
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d'étirage-texturation par un procédé normal de fabrication. quelconque. Les résultats montrent aussi d'autres différences entre les fils traités à la vapeur d'eau et ceux non traités à la vapeur d'eau.
EXEMPLE 3
Les fils 1 à 4 sont préparés comme dans l'exemple 1. Les fils 5 à 7 sont préparés en étirant à froid partiellement sur une machine d'étirage comportant un cylindre alimentaire,
un cylindre d'étirage et un ergot d'étirage de 0,476 cm de diamètre situé entre les cylindres (la vitesse du fil à l'ergot
est de 640 m/mn) un fil brut de filage de la petite vitesse
de filage indiquée aux taux d'étirage indiqués. Les vitesses
des cylindres de traction sont indiquées dans le tableau IV. L'étirage entre les cylindres de traction et l'enroulement en paquet durant le filage est de 1,05 X environ pour les fils
1 à 4 et de 1,0 X pour les fils 5 à 7.
Les fils sont étirés-texturés, comme dans l'exemple
1, en utilisant une température de plaque chauffante de 204[deg.]C
et les taux d'étirage indiqués dans le tableau IV et une vitesse d'enroulement de 640 m/mn. Les produits préparés à partir des fils d'alimentation qui ont été filés à uns grande vitesse ont une plus forte ténacité, un indice de frisage plus élevé, une plus faible variation du titre en deniers et une moindre contraction à l'ébullition que les produits préparés à partir des fils d'alimentation qui ont été filés à petite vitesse et partiellement étirés.
EXEMPLE 4
Cet exemple montre la production de fils de Nylon à grande vitesse avec et sans utilisation de vapeur d'eau. Il montre aussi l'utilisation d'un jet d'air pour faire avancer
les fils à de très grandes vitesses.
On prépare douze fils de polyhexaméthylène adipamide sensiblement comme dans l'exemple 1, à ceci près que :
1. La VR des paillettes est de 30-32 (celle des fils est à
peu près la même).
2. La longueur de la chambre de refroidissement rapide est de
170 cm.
3. Le tube de conditionnement à la vapeur d'eau a une longueur
de 192 cm et de la vapeur d'eau à une pression relative de 0,528 kg/cm<2> est introduite dans ce tube par deux orifices de 0,14 cm et un orifice de 0,10 cm, sauf pour les fils
9 à 12 (tableau V) pour lesquels on utilise deux orifices de 0,254 cm. Les fils 1 à 8 sont tirés hors de la filière par un jet d'air et ne sont pas enroulés en un paquet, mais sont déversés dans un pot; les autres fils sont tirés hors de la filière au moyen ce cylindres de traction à grande vitesse (10, sur la figure 1) comme dans les autres exemples présentés (étirage inférieur à 1,05 X entre les cylindres de traction et l'enroulement).
On peut voir d'autres exceptions d'après le tableau V, qui donne des informations sur les conditions opératoires et sur les caractéristiques des fils pour ces fils.
Tous les fils de numéro impair (traités à la vapeur d'eau) sont des fils satisfaisants selon la présente invention.
Des paquets uniformément enroulés satisfaisants ne peuvent pas être obtenus avec les fils non traités à la vapeur d'eau 10 et 12.
EXEMPLE 5
Cet exemple montre un fil de 7 filaments titrant 10 deniers, orienté au filage et à faible contraction prévu pour utilisation directe sans autre traitement tel que de texturation.
Des paillettes de polyhexaméthylène adipamide ayant
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La viscosité relative de la matière extrudée est de 48-51. La masse fondue passe à travers un "pack" normal et ensuite par sept capillaires de filière de 0,0059 cm de diamètre et de 0,0086 cm de longueur. La vitesse du polymère dans les capillaires (vitesse du jet) est de 11,5 m/mn. D'une manière similaire à celle de l'exemple 1, les filaments extrudés sont refroidis, on les fait converger pour former un fil, qui est traité à la vapeur d'eau, et on applique un apprêt. Le fil est enroulé et mis en paquet comme dans l'exemple 1, à ceci près que le cylindre de traction tourne à 3068 m/mn, que l'étirage entre le cylindre de traction et un cylindre de "letdown" tour-nant à 3140 m/mn est de 1,02 X et que la tension d'enroulement est de 0,7 gramme par denier.
Les propriétés du fil sont les suivantes : ténacité, 3,0 grammes par denier; allongement à la rupture 52,6%; titre en deniers 9,9; contraction à l'ébullition 4,14%; biréfringence 0,04084.
Le fil est utilisé sans autre traitement pour recouvrir un fil spandex titrant 85 deniers aux réglages industriels normaux sur machine à guiper normale du commerce. Le fil racouvert est d'excellente qualité.
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Explication des termes
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différence d'indice de réfraction pour la lumière polarisée parallèle à l'axe des fibres (n,,) et pour la lumière polarisée perpendiculaire à l'axe des fibres (ni); c'est-à-dire
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ici par la technique de retard décrite dans "Fibers from Synthetic Polymers", par R. Hill (Elesevier Publishing Company, New York, 1953) pages 266-268, utilisant un microscope polarisant avec platine tournante en mène temps qu'un compensateur de Bereck. On calcule la biréfringence en divisant le retard optique mesuré par l'épaisseur mesurée de la fibre. Le fil est conditionné dans
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ici comme la différence entre la biréfringence moyenne près de la surface de la fibre et la biréfringence extrême à l'intérieur de la fibre près de son centre. On comprendra très bien cette définition d'après le procédé de mesure; on utilise un microscope à interférence à double faisceau, comme celui fabriqué par
E. Leitz, Westziar, A. G. La fibre à essayer est plongée dans
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de la fibre d'une quantité qui produit un déplacement maximal des franges d'interférence de 0,2 à 0,5 longueur d'onde. La
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pour la lumière D du sodium et non corrigé pour la lumière verte du mercure utilisée dans l'interféromètre. La fibre est placée dans le liquide de manière qu'un seul des deux faisceaux passe
à travers la fibre. La fibre est orientée avec son axe perpendiculaire aux frangea non déplacées et à l'axe optique du microscope. Le diagramme des franges d'interférence est enregistré
sur une pellicule "Polaroid" T-410 avec un grandissement de 1000. Les déplacements des franges sont en relation avec les indices de réfraction et avec les épaisseurs des fibres conformément
à l'équation :
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dans laquelle :
n est l'indice de réfraction de la fibre
est la longueur d'onde ce la lumière utilisée
(0,546 micron)
d est le déplacement des franges
D est la distance entre franges adjacentes
t est la longueur du parcours de la lumière
(c'est-à-dire l'épaisseur de la fibre) au point
où d est mesuré.
Pour chaque déplacement de frange, d, mesuré sur la pellicule, on utilise un seul ensemble de n et t. Pour déterminer les deux inconnues, on effectue les mesures dans deux liquides, de préférence ayant l'un un indice de réfraction supérieur et l'autre un indice inférieur à celui de la fibre conformément aux critères indiqués ci-dessus. Ainsi, pour chaque point sur la largeur de la fibre, on obtient deux groupes de résultats
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latéralement de l'axe de la fibre d'au moins 0,95r, où r est le rayon de la fibre) et la biréfringence extrême dans la par-
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peut être situé entre le centre de la fibre et 0,65 r).
Dans tous les calculs ci-dessus, toutes les dimensions linéaires sont dans les mêmes unités et sont transformées, quand
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graphie ou aux unités absolues de la fibre.
"R", exprimé en minutes par mètre, est la cadence instantanée de changement de biréfringence de filage (On) avec la vitesse de filage. Cette quantité est définie par la relation:
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ss = vitesse de filage, en mètres par minute
Pour un numéro donné de fil, on peut obtenir "R"
(a) en mesurant les biréfringences de fils filés à des vitesses différentes, (b) en construisant la courbe de biréfringence en fonction de la vitesse de filage, et (c) en calculant les pen- <EMI ID=48.1>
accroissements de 91,4 m/mn conformément à l'expression approximative (3) dans l'équation ci-dessus.
La'Viscosité relative" (VR66) du polyhexaméthylène adipamide (Nylon 6,6) est définie comme le rapport de la visco-
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Les valeurs rapportées ont été déterminées conformément à la norme ASTM D789-53T et le' résultat multiplié par la constante 1,0183.
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"module initial" sont déterminés sur un appareil "Instron" du modèle pour table, en opérant généralement conformément à la
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relative (HR) et les mesures sont effectuées dans le même environnement. Les propriétés des fils de 10 filaments ou plus sont mesurées avec les conditions suivantes concernant la machine et les échantillons :
- Vitesse d'allongement 12,7 cm/mn
- Longueur de jauge 12,7 cm
- Pinces pneumatiques "Instron" revêtues de caoutchouc
- Torsion de 85 tours par mètre ajoutée à l'échantillon
Les propriétés de traction et d'allongement pour les fils de moins de 10 filaments sont mesurées avec les conditions suivantes concernant la machine et les échantillons :
- Vitesse d'allongement 15,2 cm/mn
- Longueur de jauge pour le fil d'alimentation 3,8 cm
- Longueur de jauge peur le fil texture 25,4 cm - Pinces pneumatiques "Instron" revêtues de caoutchouc
- Echantillon droit à un seul brin
Le terme "étirage-texturation" désigne un procédé dans lequel un fil est étiré et texturé par fausse torsion en une seule étape, généralement comme indiqué dans le brevet
des E.U.A. n[deg.] 3 772 872. L'étirage et la texturation peuvent avoir lieu simultanément (le fil est étiré tandis qu'il passe sur le réchauffeur de texturation), ou bien l'étirage peut avoir lieu juste avant l'entrée dans la zone de fausse torsion. Une combinaison de ces systèmes peut être utilisée.
La "variation du titre en denier' est mesurée sur
un appareil d'essai d'uniformité "Uster" modèle C fabriqué
par Zellweger LTD. Les quantités indiquées sont l'irrégularité linéaire moyenne de la section droite du fil exprimée en pour-
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indiquée ci-dessous :
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q = valeur moyenne de la section droite du fil sur la
longueur L
dl = différentielle de la longueur
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les réglages suivants de la machine :
- Vitesse : 91,4 mètres de fil par minute
- Sensibilité de la machine : "essai normal"
- Temps d'évaluation : une minute
- Tension opératoire : 5 grammes entre le frein de tension et la tête de mesure
La "contraction à l'ébullition" est le changement de longueur en pourcentage de la longueur initiale d'un écheveau de fil après immersion dans l'eau bouillante. Les valeurs rapportées ont été mesurées selon le mode opératoire suivant :
On prépare des écheveaux de fil sur un dévidoir à denier normal de 1,125 m de circonférence. Le nombre de tours sur le dévidoir à denier est déterminé comme suit : - 7-29 deniers : 800 tours
- 30-50 deniers : 400 tours
- 51 deniers et au-dessus : 200 tours
On redresse ensuite les écheveaux en suspendant une extrémité de l'écheveau sur une -tige horizontale de 1,27 en
de diamètre et en attachant un poids de 2,12 kg à l'autre extrémité de l'écheveau. On soulève ensuite le poids verticalement
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suite enveloppés dans de la gaze, huit écheveaux formant un ballot, et placés dans un pot d'ébullition à 100[deg.]C pendant 70 minutes. Cela est suivi d'un cycle d'essorage de 5 minutes dans une machine à laver du commerce. Les écheveaux sont condition-
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est ensuite calculée conformément à la formule :
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férence après conditionnement pendant deux heures. Les écheveaux sont enroulés jusqu'à un titre en deniers approximatif de l'écheveau de 1666. Le nombre de tours du dévidoir à denier est déterminé par la formule suivante, en arrondissant au nombre entier le plus voisin :
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Apres conditionnement pendant 30 minutes, les écheveaux sont
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des écheveaux. Les écheveaux sont ensuite traités à la vapeur d'eau à 100"C pendant 2 minutes, enlevés du récipient de vaporisage, conditionnés pendant 30 minutes, chargés d'un poids
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Ensuite, les écheveaux sont chargés d'un poids de 695 grammes
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pliqués aux écheveaux et les longueurs sont mesurées automatiquement par un "Texturmat" (fabriqué par Herbert Stein
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modifié de manière à charger les écheveaux de 695 grammes au lieu du poids initial de 250 grammes. Pour la mesure des longueure, la machine est étalonnée intérieurement de manière qu'on
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et qu'on lise 1180 mm quand on utilise une barre d'étalonnage de 1200 mm.
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longueur en pourcentage de la longueur initiale d'un écheveau lors du chauffage. Elle est mesurée comme suit :
On prépare un écheveau titrant 200 deniers environ en enroulant un échantillon de fil sur deux petits crochets,
10,2 cm, en attachant solidement les extrémités et en enlevant les crochets. Le nombre de tours (n) est :
<EMI ID=70.1>
("n" étant le nombre entier qui donne un titre final de l'écheveau aussi proche que possible de 200 deniers).
L'écheveau est ensuite suspendu à un crochet dans
un petit four circulaire. Une charge de 1 gramme est appliquée
à l'extrémité inférieure de l'écheveau. La température dans
le four est élevée à une vitesse de 30[deg.]C par minute. La longueur de l'écheveau est mesurée continuellement et électroniquement tandis qu'on élève la température.
La contraction thermique est calculée conformément
à la relation :
<EMI ID=71.1>
<EMI ID=72.1> l'écheveau à une température donnée. On utilise des valeurs moyennes pour quatre échantillons.
<EMI ID=73.1>
REVENDICATIONS
<EMI ID=74.1>
filage, non étiré, traité à la vapeur d'eau, ayant une biréfringence d'au moins 0,04 et une contraction thermique à sec
<EMI ID=75.1>