Dispositif intercalaire applicable aux croisements des cordes des
raquettes de tennis.
<EMI ID=1.1>
aux croisements des cordes des raquettes de tennis, ce dispositif étant constitué par un corps en matériau sensiblement rigide et qui est destiné à être interposé entre deux cordes qui s'entrecroisent, dans leur-zone de croisement, ledit corps comportant une paire de rainures opposées, lesquelles s'étendent dans des directions perpendiculaires entre elles, chacune desdites rainures étant susceptibles do recevoir un tronçon d'une desdites cordes et chacune desdites rainures ayant une profondeur telle que le tronçon de corde
se trouvant dans cette rainure ne dépasse pas à l'extérieur du corps.
On a déjà proposé de nombreux dispositifs intercalaires
de ce genre qui sont destinés à Atre appliqués à chaque croisement des cordes dans la zone centrale du cordage d'une raquette de tennis. Ces dispositifs selon l'art antérieur visaient aux trois buts suivants :
- -éviter l'usure due au frottement des cordes entre elles;
- protéger les cordes contre l'usure due au contact avec la balle;
- intensifier les effets de rotation des balles "coupées" ou "amorties", pour obtenir des balles "coupées" ou "amorties" d'une efficacité supérieure.
Un dispositif intercalaire du genre susdit est décrit et illustré dans la demande de brevet allemand DT-OS 2.258.872 et
<EMI ID=2.1>
dispositif est en matière plastique à faible coefficient de frottement et auto-lubrifiante afin de permettre aux cordes de coulisser dans les rainures. Cette solution présente toutefois les inconvénients suivants :
- au cours du jeu la balle dépose fatalement sur les cordes de la raquette particules de terre et autres impuretés fortement abrasives; étant donné que les cordes peuvent coulisser dans les rainures des dispositifs, elles entraînent par conséquent les particules dans les rainures, ce qui conduit à une usure des cordas souvent supérieure à celle qui se vérifie avec une raquette normale, dépourvue de dispositifs intercalaires;
- quand on effectue des balles "coupées" ou "amorties", les dispositifs intercalaires entrant en contact avec la balle dans leurs portions dépassant les cordes sont soumis à un certain coulissement à la suite duquel il n'est pas possible d' ^exercer sur la balle des forces tangentialles beaucoup plus élevées que celles que l'on peut excercer à l'aide d'une raquette normale dépourvue de dispositifs intercalaires. En outre, le déplacement latéral des cordes favorise un allogement irrégulier <EMI ID=3.1>
réduction de la tension d'origine.
Bien avant la demande de brevet allemand DT-OS 2.258.872 on avait déjà proposé des dispositifs intercalaires qui avaient également pour but de protéger les cordes contre l'usure et d' intensifier les effets de rotation imprimés à la balle.
<EMI ID=4.1>
24.856 A.D. 1913 et le brevet autrichien No. 82.519, par exemple, prévoient l'utilisation de dispositifs intercalaires consistant en des pastilles de cuir dans lesquelles sont ménagés des logements en forme de rainures ayant une profondeur égale au diamètre des cordes. Pour s'opposer au coulissement des.cordes dans les rainures il est prévu d'utiliser l'effet de frottement entre le cuir et la corde.
Le brevet américain 1.682.199 prévoit également l'utilisation de dispositifs intercalaires consistant en des anneaux d'un-matériau ayant un coefficient de frottement élevé, comme le caoutchouc. Ces dispositifs, lorsqu'ils sont interposés entre deux cordes qui s'entrecroisent, se trouvent déformés suivant une conformation à double concavité qui détermine des rai-
<EMI ID=5.1>
me brevet prévoit également l'utilisation d'éléments en aluminium auxquels a été donnée au préalable la conformation à double concavité ci-dessus et dont les rainures ont une section transversale en forme de coin, afin d'obtenir une prise sur les cordes.
Toutefois, les mesures proposées dans le brevet français <EMI ID=6.1>
fisantes pour maintenir solidement en place les cordes, car les parois de leurs rainures sont sensiblement lisses et l'effet de maintien par friction, même dans le oas d'un coincement des cordes, est insignifiant compte tenu des forces qui s'exercent sur le cordage .en cours de jeu.
<EMI ID=7.1>
ment de bloquer les cordes an moyen d'une substance adhésive et en interposant éventuellement des dispositifs intercalaires qui peuvent être constitués par des éléments semi-tubulaires. Cette solution sem-
<EMI ID=8.1>
sives ne résistent pas longtemps aux forces mises en oeuvre et perdent rapidement soit leurs propriétés protectrices, et ceci à cause
<EMI ID=9.1>
Le but de l'invention est de fournir un dispositif intercalaire qui soit en mesure de bloquer d'une manière extrêmement soli-
<EMI ID=10.1>
leur zone de croisement, en intensifiant d'une manière efficace les effets de rotation des balles "coupées" ou "amorties", et qui permette en même temps de protéger les cordes contre l'usure.
Ce but est atteint selon l'invention au moyen d'un dispositif du genre cité au début, caractérisé en ce que les faces internes de chaque rainure du corps comportent des saillies destinées à s'imprimer dans le tronçon de corde correspondant.
Le dispositif intercalaire selon l'invention permet d'obtenir un blocage mécanique "positif" grâce au fait que les saillies prévues dans les rainures s'impriment dans les cordes sous l'action des composantes de force dues à la tension des cordes,
<EMI ID=11.1>
tendance à repousser les cordes vers le fond des rainures. De cette manière on empêche le coulissement réciproque entre les cordes et le dispositif intercalaire, et les cordes sont maintenues en position correcte.
En interposant les dispositifs intercalaires selon l'invention à tous les croisements d'une vaste zone centrale du cordage d'une raquette et en laissant au contraire dépourvue de ces dispositifs la zone périphérique de ce cordage, l'on obtient d'une part l'avantage que la partie du cordage qui travaille effectivement à la suite du choc avec la balle est constituée par toute la zone centrale et non seulement par celle qui entre en contact avec la balle, ce qui fait que l'efficacité d'un coup, même pour un impact excentré, reste toujours sensiblement la môme dans toute la zone centrale.
D'autre part, le comportement élastique du cordage dans la zone périphérique dépourvue de dispositifs intercalaires n'est pas influencé sensiblement par le blooage des cordes dans la zone centrale, car l'application des dispositifs est faite habituellement non pas au cours de la pose du cordage, mais sur un cordage déjà réalisé. Dans ce cas, toute la zone périphérique garde sa tension et son élasticité d'origine.
Le comportement d'un cordage pourvu des dispositifs intercalaires selon l'invention est comparable à celui d'un tapis à ressort' ou "trampoline" : la zone centrale, dans laquelle les cordes sont solidement bloquées, se comporte comme la toile du tapis, tandis que la zone périphérique, dans laquelle les cordes sont libres, se comporte comme les liens élastiques de suspension de la toile.
Un mode de réalisation préféré du dispositif selon l'invention sera maintenant donné avec référence aux dessins annexés, donnés à titre d'exemple non-limitatif et dans lesquels:
- la fig. 1 est une vue en élévation d'une raquette dont le cordage, dans sa zone centrale, est pourvu de dispositifs selon l'invention,
- la fig. 2 est une vue en perspective, à plus grande échelle , de quelques cordes entrecroisées dans la zone centrale du cordage, dans laquelle les croisements sont pourvus de dispositifs selon l'invention,
- la fig. 3 est une vue en perspective d'un des dispositifs représentés en fig. 2, à une échelle encore plus grande,
- la fig. 4 est une vue en plan de ce môme dispositif,
- la fig. 5 est une vue latérale avec une corde insérée dans une des rainures, et
- la fig. 6 est une vue en coupe selon la ligne VI-VI en fig.5.
En se référant à la fige 1, une raquette R est pourvue, dans toute la zoné centrale A de son cordage, de dispositifs selon l'invention à chacun des croisements des cordes longitudinales et transversales. Dans un but de simplification seuls les dispositifs D
<EMI ID=12.1>
points, la forme la plus avantageuse de cette zoné étant celle d'un octogone.
En fig. 2 sont représentés trois dispositifs D selon l'invention, qui sont appliqués aux croisements correspondants des cor-
<EMI ID=13.1>
En se référant aux figures 3 à 6 , ainsi qu'à la fig. 2, chaque dispositif D consiste en un corps réalisé en matériau rigide ou semi-rigide, une matière plastique de préférence, telle qu'une résine acétale ou polyamide, mais qui peut être également en métal, ledit corps ayant une forme en barillet, très proche d'une forme cylindrique.
Dans ledit corps sont ménagées deux rainures opposées 10 et
<EMI ID=14.1>
indiqué en figures 5 et 6.
Les deux rainures 10 et 12 sont identiques et présentent deux flancs plans symétriques 14 et 16 qui, de préférence, convergent vers le fond 18 de la rainure. Ce dernier a un profil en arc de cercle qui est raccordé tangentiellement au profil des deux flancs.
Les deux faces d'extrémité dudit corps sur lesquelles débouchent les rainures consistent de préférence en une paire de demifaces 20, 22 inclinées vers la rainure et faisant entre elles un angle dièdre très ouvert, de 1500 par exemple. Ces demi-faces inclinées 20 et 22 constituent des surfaces de guidage qui favorisent l'introduction de la corde dans la rainure.
Selon l'invention, dans chaque rainure 10 et 12 sont prévues des saillies anguleuses, au nombre de trois dans l'exemple <EMI ID=15.1>
tion des saillies dans les dessins est celle préférée, dans laquelle deux saillies 24 et 26 sont situées au voisinage de chaque extrémité de la rainure et d'un coté de son plan médian longitudinal et
<EMI ID=16.1>
de l'autre coté de son plan médian longitudinal.
Dans la réalisation préférée également, chaque saillie 24,
26, 28 a une forme en dièdre ayant une arête qui s'étend dans un plan transversal par rapport à l'axe de la rainure et qui est inolinée par rapport au plan médian longitudinal de la rainure, en prenant naissance au fond 18 et se terminant en un point intermédiaire de l'un des deux flancs 14 ou 16.
De cette manière on obtient un blocage réciproque extramement solide de chaque paire de cordes qui s'entrecroisent et du dispositif intercalaire correspondant, du fait que les saillies prévues dans les rainures s'impriment dans les cordes engagées dans ces rainures, en empochant la corde et le dispositif de coulisser l'un par rapport à l'autre et en maintenant de ce fait les cordes en position correcte.
Au blocage réciproque susdit contribuent les flancs con-
<EMI ID=17.1>
5 et 6) vers une position centrée au fond de la rainure. Ceci assure l'engagement de la corde avec les saillies situées des deux cotés et une légère déformation de ladite corde, cette déformation étant due à son coincement entre les flancs 14 et -16.
<EMI ID=18.1> saillies 26 et 28 s'impriment à la manière de dents dans la matière naturelle ou synthétique de , la corde.
<EMI ID=19.1>
saillies anguleuses telles que 24, 26 et 28, bien que celles-ci s'impriment dans les cordes. Ceci est probablement dû au fait que les cordes ne peuvent pas coulisser dans les rainures.
En ce qui concerne le blocage des cordes, des résultats <EMI ID=20.1>
que 24, 26 et 28 était de l'ordre de 60[deg.].
<EMI ID=21.1>
de 1,5 mm, c'est-à-dire supérieur au diamètre usuel d'une corde pour raquettes de tennis du calibre 9, ce dernier diamètre étant de 1,4 mm environ. La profondeur h (fig. 5) de la rainure était
<EMI ID=22.1>
ce qui équivalait à une largeur w de la rainure, à l'endroit où les flancs 14 et 16 et le fond 18 se raccordent, de l'ordre de 0,9 mm.
Les dispositifs intercalaires selon l'invention ont de préférence une dimension diamètrale ou longueur des rainures L
(fig. 4) qui est comprise entre 3 et 4 mm environ.
Les matériaux réalisés pour les dispositifs intercalaires D et la distance d entre les fonds des rainures croisées peuvent varier selon l'usage auquel la raquette est destinée. Pour des cordages destinés à un jeu long ou d'attaque il convient d'utiliser des dispositifs intercalaires D en matériel relativement dur, par exemple en résine acétale. tandis que pour des cordages destinés à un jeu court ou de défense il convient par contre d'utiliser des dispositifs intercalaires D en matériel relativement mou, par exemple en résine-polyamide. En effet, des dispositifs en matériaux ayant des modules d'élasticité différents
(au cisaillement, -à la torsion etc.) contribuent plus au moins
<EMI ID=23.1>
energie élastique en plus de celle absorbée et restituée par le cordage et par le châssis de la raquette. Des distances d différentes entre les fonds des rainures croisées donnent lieu à des efforts de blocage plus ou moins importants, que l'on peut utiliser pour modifier en conséquence la tension du cordage dans sa zone bloquée par les dispositifs intercalaires. Ladite distance entre les fonds peut varier en pratique-entre 0 et 0,4 mm-environ.
Une raquette normale ayant un cordage en boyau naturel muni de dispositifs intercalaires en résine polyamide a été soumise en laboratoire à un essai de résistance des cordes au moyen d'une machine spécialement conçue. Le manche de la raquette était fixé à un bras mécanique qui permettait au cordage de percuter une balle de tennis selon des angles différents avec une pression moyenne de
<EMI ID=24.1>
Après un essai continu de 8h 27' l'examen de la raquette a révélé une usure des dispositifs intercalaires, mais aucune rupture de cordes.
Le infime essai effectué sur une raquette pourvue de cordes identiques , mais sans dispositifs intercalaires, a montré que le
<EMI ID=25.1>
essai et que les premières ruptures des cordes avaient lieu 1h 12' après le début de l'essai.
Une autre machine spécialement conçue a permis d'effectuer, sur des raquettes et des cordages de types différents et dans les
<EMI ID=26.1>
directionnel de la balle, ainsi que des essais d'impact tangentiel (' effets de rotation de la balle).
Dans les essais de portée et de contrôle directionnel sans dispositifs intercalaires les points d'arrivée de la balle au sol étaient distribués à l'intérieur d'un cercle de 236 cm de diamètre environ, dont le centre se trouvait à 13,6 m environ du point du lancement de la balle et était décalé d'environ 1,5[deg.] à gauche par rapport à l'axe de lancement. Dans les mêmes essais avec les dispositifs intercalaires, les points d'arrivée étaient distribués
à l'intérieur d'un cercle d'environ 62 cm de diamètre seulement,
<EMI ID=27.1>
ment et était décalé d'environ 0,3[deg.] à droite par rapport à l'axe de lancement.
Dans les essais d'impact tangentiel, réalisés en imprimant à la balle un effet de rotation vers la droite, les points d'arrivée de la balle au sol, sans les dispositifs intercalaires, étaient distribués à l'intérieur d'un cercle de 225 cm de diamètre environ, dont le centre se trouvait à 12,4 m environ du point de lancement et était décalé d'environ 2,5[deg.] à droite par rapport à l'axe de lancement, tandis qu'avec les dispositifs intercalaires selon l'invention les pointe d'arrivée de la balle étaient distribués à l'intérieur d'un cercle d'environ 60 cm de diamètre seulement, dont le centre se trouvait à 13,6 m environ du point de lan-
<EMI ID=28.1>
rapport à l'axe de lancement.
<EMI ID=29.1>
1. Dispositif intercalaire applicable aux croisements des cordes des raquettes de tennis, ce dispositif étant constitué par un corps
en matériel sensiblement rigide et qui est destiné à être interposé entre deux cordes qui s'entrecroisent, dans leur zone de croisement, ledit corps comportant une paire de rainures opposées, lesquelles s'étendent dans
des directions perpendiculaires entre elles, chacune desdites rainures étant susceptible de recevoir un tronçon d'une corde et chacune
desdites rainures ayant une profondeur telle que le tronçon de corde se trouvant dans cette rainure ne dépasse pas à l'extérieur du
<EMI ID=30.1>
(10, 12) du corps comportent des saillies (24, 26, 28) destinées à s'imprimer dans le tronçon de corde (C ) correspondant.