Procédé pour fixer ou remplacer
une boucle de suspension dans de
la fonte La présente invention est relative à un procédé pour fixer ou remplacer une boucle de suspension appelée communément .crocheta sur un bouchon de lingotière ou sur le corps d'une coquille de coulée.
Les lingotières sont des moules en fonte à parois épaisses de section ronde, carrée ou rectangulaire. On y coule l'acier liquide élaboré dans les poches de coulée. Leur capacité varie de quelques centaines de kilos à 200t et plus.
Avant la coulée en lingotière, le métal en poche peut être soumis à différents traitements de dégazage sous vide partiel ou par entraînement par l'argon. La coulée en lingotière peut également être réalisée sous vide.
Il est courant de protéger l'acier d'une légère réoxydation, en couvrant la lingotière d'un couvercle ou bouchon, constitué généralement d'une épaisse plaque de fonte munie de rebords en saillie et de boucles de suspension.
Le couvercle est maintenu en place sur la lingotière à l'aide d'une barre en acier ou à l'aide d'une paire de coins introduits diamétralement au couvercle au travers des boucles de suspension dans des étriers de fixation, montés sur le bord supérieur de la lingotière.
Les boucles de suspension sont soumises à de sévères contraintes mécaniques au cours de nombreuses manipulations. Les couvercles adhèrent parfois très solidement à la lingotière, lorsque des projections de métal se solidifient sur le bord de contact du couvercle. Pour soulever le couvercle, on utilise généralement des engins de levage. De ce fait, les ruptures de boucles de suspension trop sollicitées ne sont pas rares. Généralement la boucle est arrachée de la paroi de la lingotière. La réparation est difficile parce que cette boucle, qui est ancrée dans la paroi de fonte de la pièce moulée lors de sa fabrication, ne peut pas être refixée à la lingotière par soudage. Il faut faire appel à des artifices.
Un procédé connu de réparation d'une boucle de suspension qui aurait été arrachée de la lingotière ou de son couvercle, consiste à solidariser à l'aide de boulons filetés, une plaque pourvue d'une boucle de suspension.
La boucle est constituée d'un étrier en acier dont on soude les extrémités à la plaque par un cordon de soudure annulaire entourant chaque branche.
Les boulons filetés sont vissés dans des trous taraudés réalisés de manière analogue à celle décrite dans
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fissures, fêlures ou tapures dans une lingotière.
Le soudage d'un étrier sur une plaque d'acier par un simple cordon de soudure à l'embase de chaque extrémité de l'étrier, ne confère cependant pas une solidité suffisante à l'ensemble à traiter.
Pour obtenir une résistance plus importante, il faut renforcer les- soudures de fixation. On y parvient de manière connue, en forant dans la plaque d'acier deux trous à une distance correspondant à l'écartement des extrémités de l'étrier et en réalisant un cordon de soudure de chaque côté de la plaque d'acier, pour chacune des extrémités de l'étrier de manière à souder chaque branche deux fois de part et d'autre de la plaque. Elle nécessite donc la réalisation de quatre soudures.
En outre, il faut fixer la plaquette au couvercle. Cette fixation se réalise généralement à l'aide d'embouts filetés que l'on introduit dans des trous taraudés, comme expliqué ci-dessus.
On voit donc qu'il s'agit d'une réparation coûteuse et en matériel et en main-d'oeuvre.
Ce procédé est inutilisable lorsque la surface sur laquelle doit être fixée la plaquette-support, est bombée.
Un autre procédé pour réparer les boucles de suspension ou les étriers de fixation consiste à fixer sur le rebord des couvercles ou sur les faces latérales, des lingotières des pièces plates munies d'un oeillet ainsi que de deux trous de fixation.
L'assemblage de ces pièces s'effectue de manière connue à l'aide de boulons filetés que l'on introduit dans des trous taraudés.
L'inconvénient de ce procédé connu réside dans le fait que la réalisation des trous taraudés dans une paire de faces opposées exige un retournement des lingotières au cours de la réparation. Cela implique une mobilisation de l'appareil de levage et une manipulation supplémentaire non rentable.
La présente invention vise à remédier à ces inconvénients. Elle propose un procédé simple et économique pour réparer les couvercles des lingotières dont les boucles de suspension sont défectueuses.
Dans ce but, on réalise dans la paroi du couvercle ou du bord du corps de la lingotière, deux trous voisins distants l'un de l'autre d'une distance environ égale à l'empattement du crochet défectueux, trous que l'on taraude et dans chacun desquels on introduit un crampon fileté recourbé, que l'on dispose symétriquement par rapport à un plan médiateur du segment de droite reliant les deux trous, de manière à former un étrier, constitué de deux semi-appendices qu'il suffit de relier entre eux par une soudure.
Selon une particularité de l'invention, on réalise des trous taraudés d'un diamètre compris entre 28 et 60 mm distants d'environ 5 à 20 cm.
D'autres détails et particularités de l'invention apparaîtront au cours de la description des dessins annexés au présent mémoire, qui illustrent de manière schématique et à titre d'exemple seulement une forme de réalisation de l'invention.
Dans ces dessins : - la figure 1 est une vue en perspective d'une lingotière munie latéralement d'oreilles de strippage et recouverte d'un couvercle muni de deux boucles de suspension;
- la figure 2 est une vue détaillée de la tête d'une lingotière en bouteille sur laquelle est maintenue en place, à l'aide d'une barre d'acier traversant deux étriers, un couvercle muni de boucles de suspension;
- les figures 3 à 7 illustrent les diverses opérations en vue de réparer une lingotière défectueuse.
Dans ces figures, les mêmes notations de référence désignent des éléments identiques ou analogues.
Le procédé selon l'invention pour réparer une boucle de suspension 1 se distingue des procédés connus par le fait que la fixation des éléments de fixation est réalisée immédiatement sur le couvercle 2 ou sur la lingotière 3, sans l'entremise de pièces intermédiaires.
Le couvercle défectueux 2 est posé sur le sol ou sur la lingotière dans le parc à lingotières ou l'atelier de réparations et d'entretien non couvert. Si la réparation porte sur la lingotière, celle-ci est posée debout dans le lieu susdit destiné aux réparations des lingotières.
Le procédé de réparation comporte les étapes suivantes.
A l'aide d'une taraudeuse 4, montée de préférence sur un portique 5 comportant un chariot 6 à mouvement transversal et longitudinal, comme décrit dans le brevet belge N[deg.] 802 282, on ménage dans la paroi de fonte d'un couvercle 2, des trous verticaux 7, que l'on taraude à l'aide de broches filetées. Le diamètre des trous et le filetage correspondent généralement aux dimensions M39, M42 ou davantage.
Le dispositif de taraudage décrit permet de réaliser des trous taraudés verticaux à des endroits précis. On réalise deux trous voisins, distants l'un de l'autre d'une distance correspondant à l'empattement de la boucle de suspension 1 que l'on désire obtenir (Figure 3).
Dans chacun des trous 7, on introduit un crampon fileté recourbé 8 que l'on enfonce par vissage à une profondeur égale dans le couvercle 2 (Figures 4 à 6).
Lorsqu'il sont mis en place, les crampons 8 forment des semi-appendices symétriques constituant les branches d'un étrier de fixation 9. Comme ces crampons 8 sont réalisés en acier, il est possible de les solidariser par soudage en 10 selon les techniques connues, de manière à former une entité homogène sous l'aspect d'une boucle fermée, susceptible de résister à des efforts de traction importants. (Figure 7).
Comme la taraudeuse est toujours dirigée vers le bas, le procédé susdit cadre bien avec le procédé de réparation des lingotières, selon lequel on fixe des plaques pour le crampage de fissures, de fêlures ou de tapures.
La réparation ne nécessite que deux crampons filetés, de préférence identiques, formant les branches de l'étrier 9.
L'ancrage de l'étrier ainsi réalisé est solide. La solidité est comparable à celle obtenue lors de la fabrication lorsque la boucle de suspension est noyée dans la fonte.
La réparation est bien plus nette que celle obtenue par les procédés connus. De plus, elle est rapide, car il ne faut pas retourner la lingotière. Celle-ci peut rester en place pendant toute la réparation.
Il est évident que l'invention n'est pas limitée à la forme de réalisation décrite ci-dessus et que de nombreuses modifications peuvent être apportées sans soustraire celle-ci du cadre des revendications suivantes.
Ainsi, les crampons filetés recourbés, que l'on visse dans les trous taraudés de manière à constituer des branches symétriques d'un étrier de fixation, peuvent être différents entre eux. Le premier peut être replié en équerre ou en forme de canne et le second être droit ou asymétrique.
REVENDICATIONS
1. Procédé pour fixer ou remplacer une boucle de suspension sur un bouchon (2) de lingotière (3) ou sur le corps d'une lingotière (3) ou la coquille de coulée, caractérisé en ce qu'on réalise dans la paroi du couvercle
(2) ou du bord du corps de la lingotière (3) deux trous
(7) . voisins distants l'un de l'autre d'environ 5 à 20 cm que l'on taraude et dans chacun desquels on introduit un crampon fileté (8) recourbé que l'on dispose symétriquement par rapport à un plan médiateur du segment de droite reliant les deux trous, de manière à former un étrier (9), constituée de deux semi-appendices qu'il suffit de relier entre eux en (10) par des techniques de soudage connues en soi, de manière à former une entité homogène sous l'aspect d'une boucle de suspension.