Procédé et dispositif d'ancrage, dans du béton, d'une barre métallique crénelée
PROCEDE ET DISPOSITIF D'ANCRAGE, DANS DU BETON, D'UNEBARRE METALLIQUE CRENELEE
L'invention concerne un procédé et un dispositif d'ancrage, dans du béton, d'une barre métallique crénelée.
On sait que l'ancrage de barres d'armature dans du béton se pratique ordinairement - généralement sur le chantier - en cintrant l'extrémité des barres. Cette pratique est convenable, comme l'a montré un long usage, mais dans le cas de barres de gros diamètre, par exemple de plus de 25 mm, notamment de 32 mm et de 40 mm, telles qu'on les utilise actuellement dans des travaux importants, cette façon d'opérer est d'autant moins praticable que la barre est plus grosse. Ces barres de gros diamètre sont généralement crénelées.
Pour écarter les difficultés qui se présentent ainsi, on a imaginé de fileter l'extrémité des barres et d'y placer des plaquettes transversales à la barre et retenues par des écrous vissés sur celle-ci. Cette pratique est évidemment coûteuse et prend du temps.
L'invention porte remède aux inconvénients des procédés et des dispositifs connus.
Le procédé d'ancrage, dans le béton, de barres d'armature crénelées, dans lequel on fixe, à l'extrémité d'une barre à ancrer, une plaquette transversale à la direction longitudinale de la barre, se caractérise, suivant l'invention, en ce qu'on sertit sur la barre, au voisinage de son extrémité et autour de plusieurs créne-lures de celle-ci, un premier manchon en métal d'une dureté inférieure à celle du métal de la barre, on enfile sur la barre une plaquette percée d'un trou jusqu'à faire porter la plaquette contre le premier manchon serti, on enfile sur une partie de la barre s'étendant au-delà de la plaquette un deuxième manchon du même type que le premier manchon, de façon que ce second manchon soit appliqué par l'une de ses extrémités contre la plaquette et on sertit le deuxième manchon sur la barre,
de manière à faire fluer le métal dudit second manchon serti contre la plaquette et à serrer ainsi fortement celle-ci entre les deux manchons. Le sertissage de chacun des manchons sur la barre d'armature peut s'effectuer en plusieurs passes successives. Ainsi, on sertit d'abord l'extrémité du second manchon opposée à celle appliquée contre la plaquette, après quoi on procède à au moins un sertissage additionnel sur des parties du deuxième manchon de plus en plus proches de la plaquette, de façon à assurer le fluage du métal du deuxième manchon dans la direction de la plaquette.
Le dispositif pour la mise en oeuvre du procédé suivant l'invention comprend deux manchons d'un métal d'une dureté inférieure à celle d'une barre d'armature crénelée à ancrer dans du béton, ces manchons étant sertis, sur au moins une partie de leur longueur, sur la barre d'armature, et une plaquette percée d'un trou et serrée fermement entre les deux manchons sertis sur la barre.
D'autres particularités et détails de l'invention ressortiront de la description suivante de deux formes de réalisation illustratives, dans laquelle il est fait référence aux dessins ci-annexés, dans lesquels :
- la figure 1 est une vue en élévation latérale avec coupe partielle d'une première forme de réalisation de l'invention, et
- la figure 2 est une vue analogue à celle de la figure 1, montrant une seconde forme de réalisation de l'invention.
Dans la première forme de réalisation de l'invention, représentée à la figure 1, on voit en 1 une partie d'une barre en acier crénelée d'armature sur laquelle on a désiré fixer une plaquette d'ancrage 2, cette plaquette étant percée d'un trou central 6 qui permet de l'enfiler sur la barre 1. Un premier manchon 3, d'un métal plus tendre que celui de la barre crénelée 1, est enfilé sur la barre et serti sur celle-ci en exerçant sur la surface extérieure du manchon des forces radiales
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autour des crénelures 7 qui pénètrent dans la matière du manchon 3. Lorsque le manchon 3 est ainsi fixé, on enfile la plaquette 2 sur la partie de la barre 1 que l'on a laissé dépasser au-delà du manchon 3. On enfile ensuite sur l'extrémité libre 8 de la barre un manchon 4 analogue au manchon 3, en appliquant le manchon 4 contre la plaquette 2, celle-ci prenant appui sur le manchon 3. On sertit ensuite le manchon 4 sur l'extrémité de la barre en
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comme le faisait celui du manchon 3 et l'écoulement de la matière ou fluage du deuxième manchon, qui se produit inévitablement à cette occasion, exerce ici sur la plaquette 2 et suivant les flèches f, des forces de pression. L'effet de ces forces est de serrer fortement la plaquette 2 entre les manchons 3 et 4. Le sertissage du deuxième manchon 4 se fait avantageusement en plusieurs passes successives. Ainsi, on sertit d'abord l'extrémité du deuxième manchon 4 voisine de l'extrémité libre 8 de la barre d'armature 1, après quoi on sertit, en une ou plusieurs passes additionnelles, des parties du manchon 4 de plus en plus proches de la plaquette 2, chacune de ces passes additionnelles de sertissage provoquant un fluage de la matière constitutive du manchon 4 vers la plaquette 2 dans la direction des flèches f.
A la figure 1, le deuxième manchon 4 n'est pas serti dans sa partie 9 proche de la plaquette 2. Ceci est dû au fait que l'outil de sertissage ne permet pas, à cause de la présence de la plaquette 2, de sertir le deuxième manchon 4 sur toute sa longueur sur la barre d'armature 1.
Les manchons 3 et 4 peuvent présenter des longueurs identiques ou différentes. Dans la forme de réalisation montrée à la figure 1, le deuxième manchon 4 est plus long que le manchon 3, ce dernier manchon 3 étant serti sur toute sa longueur sur la barre d'armature 1.
La deuxième forme de réalisation de l'invention est représentée à la figure 2. Dans ce cas, le premier manchon serti sur la barre d'armature crénelée 1 est le manchon 3 qui a été serti sur toute sa longueur sur l'extrémité libre 8 de cette barre 1 avant l'enfilage sur celle-ci de la plaquette trouée 2. Le deuxième manchon serti sur la barre 1 est le manchon 4 qui est enfilé sur la barre 1 jusqu'à être en contact avec la plaquette 2, puis serti en plusieurs passes, en commençant par son extrémité 9 opposée à son extrémité 10 appliquée contre la plaquette 2.
Après la première passe de sertissage du deuxième manchon 4, le ou les sertissages effectués sur des parties du manchon 4 de plus en plus proches de la plaquette 2 ont pour effet de provoquer un fluage, dans la direction des flèches f, de la matière constitutive de ce manchon 4, de sorte que finalement la plaquette 2 est fermement serrée entre les deux manchons 3 et 4.
La deuxième forme de réalisation de l'invention, montrée à la figure 2, peut être préférée, lorsque l'extrémité libre 8 de la barre 1 est proche d'une paroi d'un coffrage.
Il est évident que les opérations de fixation de la plaquette 2 sur la barre 1 peuvent avoir lieu sur un chantier ou en atelier. Dans ce dernier cas, on peut utiliser avantageusement la forme de réalisation illustrée à la figure 1.
La plaquette 2 peut avoir une forme circulaire ou polygonale. Elle peut également présenter des rebords périphériques.
REVENDICATIONS
1. Procédé d'ancrage, dans du béton, de barres d'armature crénelées, dans lequel on fixe, à l'extrémité d'une barre à ancrer, une plaquette (2) transversale à la direction longitudinale de la barre d'armature (1), caractérisé en ce qu'on sertit sur la barre (1), au voisinage d'au moins une de ses extrémités et autour de plusieurs crénelures de celle-ci, un premier manchon (3,4) en métal d'une dureté inférieure à celle du métal de la barre, on enfile sur la barre une plaquette (2) percée d'un trou (6) jusqu'à faire porter la plaquette contre le premier manchon serti, on enfile sur une partie de la barre s'étendant au-delà de la plaquette (2) un deuxième manchon (4,3) analogue au premier manchon, de façon que ce second manchon soit appliqué par l'une de ses extrémités contre la plaquette (2) et on sertit le deuxième manchon (4,3) sur la barre (1),
en provoquant un fluage du métal du manchon serti en dernier lieu contre la plaquette (2), de manière
à serrer fortement cette plaquette (2) entre les deux manchons (3,4).