Pile du genre "Hollânder" pour le traitement des matières fibreuses employées dans la fabrication du papier. La présente invention a pour objet une pile du genre ,>Hollander" pour le traitement des matières fibreuses employées dans la fa brication du papier, caractérisée par le fait que le cylindre à couteaux tournant contre le plateau-:cou:che, est logé dans une enveloppe qui forme une chambre avec conduits d'en trée et de sortie. de la matière, placés de part et d'autre du cylindre et communiquant avec le récipient .de circulation de la matière, des moyens étant- prévus pour aspirer l'air sur l'un des côtés du cylindre et le tout étant établi de façon :
que cette aspiration crée une élévation du niveau de la matière dans la chambre du côté de son entrée entre le cylin dre et le plateau-:couche.
Le dessin annexé donne, à titre d'exemple, plusieurs formes d'exécution de l'objet de la présente invention.
La fig. 1 est une élévation en coupe d'une première forme :d'exécution; La fig. 2 en est une vue en plan; La fig. 3 est une coupe verticale d'une seconde forme d'exécution constituant une pile à circulation horizontale; La fig. 4 est une coupe verticale d'une troisième forme d'exécution.
Dans la première forme d'exécution, la pile comporte un récipient de circulation A en U à l'extrémité supérieure duquel est fixé un plateau couche B et un cylindre C por tant les couteaux. Sur ce récipient est dis posée une enveloppe formant :couvercle; mu nie d'une ouverture D avec dispositif de fermeture hermétique. Le cylindre à cou teaux et le plateau sont enfermés dans cette enveloppe, qui -est étanche, excepté aux points de communication avec. le récipient. L'enveloppe porte une série de trous ou de fentes dans lesquels débouche le tuyau J muni d'un robinet à trois voies F pour don ner accès à l'air, à la vapeur ou autre fluide à admettre suivant les besoins.
La partie supérieure de l'enveloppe, concentrique au cylindre, laisse seulement un petit espace libre entre elle et ce dernier et se prolonge jusqu'à une petite distance du plateau; une lame G ou autre pièce réglable est prévue .pour empêcher l'air de passer au-dessus du cylindre vers le côté d'entrée de la pulpe. Un volet H est disposé dans le passage de sortie de telle façon que la, plus légère con- tre-pression en ferme momentanément l'ou verture, de plus, les ouvertures pratiquées dans le couvercle sont reliées à un tuyau K muni également d'un robinet à trois voies semblables au robinet F.
D'un côté du cylindre, le couvercle est disposé de façon à former une chambre M dont la. partie inférieure forme conduit allant au récipient. Dans le haut de cette chambre se trouve une ouverture N fermée par un couvercle étanche, portant un tuyau 0 muni d'une valve, ce tuyau communiquant avec une machine à faire le vide ou un réservoir à ride non montré sur le dessin.
En arrière et en avant du cylindre, les côtés de l'enveloppe du plateau peuvent être disposés de façon à former une ou des lèvres R-R.
Pour empêcher que des particules s'échap pant du cylindre par la rotation de celui-ci entravent la circulation de la matière, une chicane P (fig. 1) fixée clans la chambre a pour but de briser la force avec laquelle l'air, l'eau et la pulpe jaillissent du cylindre.
Il peut y avoir deux ou plusieurs pla teaux couches réglables dans le sens radial du cylindre, ou bien les plateaux peuvent être fixés et le cylindre réglable par rapport aux plateaux, comme dans le cars des piles hollandaises ordinaires. Les deux extrémités du cylindre sont de préférence munies de garnitures S' étanches à l'air, disposées de fa çon à permettre un léger déplacement du cy lindre de haut en bas, déplacement commandé par les volants V', actionnant les vis V re liées aux coussinets du cylindre.
Le conduit en arrière du cylindre plonge vers le bas et est hermétiquement fermé par la masse liquide pendant le travail de la pile.
Pour empêcher le retour en arrière de la matière dans le conduit, un clapet Gl est dis posé de façon à se fermer automatiquement au moindre mouvement de retour de la ma tière.
Des tuyaux de communication 7-Z polir. injecter l'air, la vapeur ou le liquide sont disposés en différent; endroits du récipient, du conduit et de la chambre, ainsi que des vitres d'observation fi" et des lampes élec triques X.
Dans la #secoiide forme d'exécution (fig. 3), la circulation de la, matière a lieu dans une auge ouverte, mais il est à remarquer que la matière est à un niveau tel qu'elle obture elle-même la partie inférieur(, du conduit d'arrivée.
Dans la troisième forme dexécution (fig. 4), le fond du récipient a une inclinai son qui assure l'écoulement égal de la, matière provenant du côté de sortie et allant vers le côté d'entrée du cylindre. II y a. moins de frottement et pas de seporation entre le so lide et le liquide, ce qui assure une circulation rapide et parfaite.
Le fonctionnement (le l'appareil décrit est le suivant: Le cylindre est mis en mouvement, le ré cipient étant rempli partiellement d'eau et de pulpe, après quoi la. valve du tuyau à faire le vide est ouverte et, l'air en partie extrait de la chambre ?61. La pression atmos phérique agit sur la surface du liquide clans le récipient du côté de sortie du cylindre en élevant la matière à travers le conduit sur le côté d'entrée de la chambre <B>31</B> par suite du vide produit dans cette chambre de façon à former un niveau constant de matière.
Les interstices des couteaux du cylindre se remplissent immédiatement de matière qui est foulée entre le cylindre et le plateau- couche d'où elle est projetée par l'ouverture d'avant, le volet, ayant été ouvert par la poussée du liquide et de la, pulpe. La matière après avoir franchi le plateau tombe ou glisse dans le récipient pour renouveler le cycle de l'opération.