Arrière-train à siège en remorque pour machines agricoles à essieu unique. Il existe plusieurs types de machines agri coles qui n'ont qu'un seul essieu, à la fois porteur et moteur. La machine est maintenue en équilibre pendant son travail par le con ducteur qui marche derrière ou de côté, et qui la soutient et la dirige au moyen d'un ou de deux brancards analogues aux mancherons des anciennes charrures.
Le ou les bran cards, qui servent à maintenir en équilibre et à diriger ce genre de machines agricoles, peuvent en général être fixés dans trois posi tions angulaires différentes: une position cen trale, une position à droite et une position à gauche, de façon que le conducteur qui tient les brancards et marche derrière la machine, puisse la diriger en se plaçant derrière le centre, ou en se plaçant derrière à droite, ou derrière à gauche du centre de la machine.
Le but de la présente invention est de permettre au conducteur de soutenir et de diriger la machine au moyen d'un brancard, dans l'une ou l'autre de plu sieurs positions de celui-ci, mais en se trou vant assis sur un siège remorqué par la ma chine. Pour atteindre ce but, le siège devra pouvoir suivre automatiquement les change- ments de position du brancard, pour permet tre au conducteur de diriger la machine pen dant la marche même.
A cet effet, dans l'objet de l'invention, le siège de l'arrière-train est monté sur un bras de support articulé à l'avant par un joint uni versel au corps de la machine près du centre de l'essieu unique de celle-ci et reposant à l'arrière sur une roue auxiliaire orientable, alors qu'une liaison mécanique est établie en tre le brancard et la roue auxiliaire pour obliger celle-ci, avec le bras à siège, à suivre les déplacements angulaires du brancard et à s'orienter toujours parallèlement aux roues de l'essieu unique de la machine dans les dif férentes positions angulaires fixes du bran card.
La liaison mécanique entre le brancard et la roue auxiliaire peut être réalisée très simplement au moyen d'un levier ou timon relié à un pivot vertical d'orientation de la roue auxiliaire et articulé à une partie @du brancard.
Au .dessin ci-annexé, donné à titre .d'exemple: La fig. 1 représente schématiquement une forme d'exécution de l'objet de l'invention dans une machine agricole à essieu unique, moteur et porteur, vue de côté en élévation. Pour rendre cette figure plus compréhensible, on a supposé que la roue motrice de gauche était enlevée; Les fig. 2 à 6 représentent la même ma chine, vue en plan, dans diverses positions de marche. Dans toutes ces fibres, a représente le corps de la machine, b l'essieu moteur avec ses roues r1 r2. c est le brancard terminé par deux poignées. Ce brancard est mobile sur le corps a autour du joint universel d, repré senté schématiquement par une sphère.
Il peut être fixé, au moyen d'un mécanisme qui n'a pas été représenté sur les figures, dans trois positions angulaires principales, de droite, centrale et de gauche, désignées par les lettres x y z et déterminées par un sec teur fixe e, solidaire du corps de la machine. f est un bras de support dont l'extrémité an térieure est mobile sur le corps a autour du joint universel y, représenté schématiquement par une sphère. Le bras de support est muni, à l'autre extrémité, d'une douille verticale q, dans laquelle pivote le pivot vertical d'orien tation l qui porte la roue auxiliaire k an moyen d'une fourche t. A l'extrémité supé rieure du pivot l est monté un levier m, qui est articulé, par un joint universel o, à une barre n, laquelle descend du brancard c dont elle est solidaire.
La douille q supporte le siège p par l'intermédiaire du bras u. Comme le brancard c doit demeurer mobile dans le plan vertical, puisque c'est par ce brancard due le conducteur incline plus ou moins la machine autour de l'essieu b, le levier m sera articulé à l'extrémité du pivot l, comme on le voit en fig. 1, mais dans le plan vertical seulement, ou bien, à titre de variante, le le vier m pourra être rigidement fixé au pivot l, mais alors la barre n pourra coulisser en o par rapport au levier m. s est la bride terminale du corps de la, ma chine, à laquelle on peut adapter une charrue, ou une fraise rotative, ou n'importe quel ou til agricole, non représenté sur les figures.
Le fonctionnement s'explique à l'examen des différentes figures: Dans la fig, 2, le brancard c est fixé dans la position centrale, marquée par le point y du secteur e fixé au corps de la machine. La barre n étant verti cale, se confond en plan avec le brancard c, et le levier m se confond en plan également avec ledit brancard. Il s'ensuit que la roue auxi liaire le, qui demeure constamment dans le plan vertical du levier m, se trouve bien diri gée parallèlement aux roues r1 r2 de l'essieu principal.
Dans la fig. 3, le brancard c est fixé dans la position à droite, soit au point x du sec teur e. On voit que dans cette position, grâce au joint universel o, la roue auxiliaire k est également parallèle aux roues r1 r2 de l'essieu principal. La machine se dirige donc en ligue droite, le conducteur étant assis sur son siège p, qui est remorqué derrière et à droite. Si la machine agricole tire une charrue, ou un semoir, ou une fraise à outils rotatifs, la roue auxiliaire k qui soutient le siège du conduc teur pourra ainsi rouler sur la terre non tra vaillée, ou non ensemencée, ce qui ne pourrait naturellement pas être le cas dans la position centrale indiquée sur la fig. 2.
De son siège le conducteur pourra régler l'inclinaison de la machine sur son essieu, en relevant ou en abaissant les poignées du brancard c, ce qui est essentiel dans le cas où la machine est une fraise agricole rotative.
Si maintenant le conducteur veut diriger la machine, par exemple vers la droite, il poussera à gauche les poignées du brancard c, et la machine se trouvera dans la position indiquée sur la fig. 4. Puisque le brancard est solidaire du corps de la machine, par l'in termédiaire du secteur e, le corps de la ma chine tournera sous l'impulsion du brancard, et ses roues r1 et r2 seront dès lors dirigées à droite. Au contraire, la roue auxiliaire k sera orientée à gauche, toujours dans le plan vertical du levier iii, qui est obligé de suivre le mouvement du joint o vers la gauche. Il s'ensuit que toute la machine tournera à droite, autour du centre momentané de rota tion A, formé par la rencontre des axes pro longés des roues r1 r2 et de la roue auxiliaire k.
Si maintenant le conducteur, étant assis dans la position ,,à droite" de la fig. 3, veut passer à la position ,,à gauche", il décrochera le brancard du secteur fixe e, au moyen d'un mécanisme quelconque, non représenté sur les figures, et poussera le brancard à gauche, dans la direction de la nouvelle position qu'il veut atteindre, comme on le voit sur la fig. 5. Le brancard c n'étant plus fixé au secteur e, n'a plus d'action sur la machine, laquelle con tinue, par conséquent, à cheminer en ligne droite. Mais la roue auxiliaire k s'oriente à gauche, puisque le levier in suit la direction du joint o, solidaire du brancard.
La machine continuant à avancer en ligne droite, la roue auxiliaire k suivra vers la gauche la trace marquée par les lignes pointillées sur la fig. 5, et tout le bras f tournera autour du joint g, jusqu'à prendre la position ,,à gauche" indi quée sur la fig. 6. A ce moment, le conduc teur fixera de nouveau son brancard dans le secteur e, au point z de ce secteur. Et comme on le voit sur la fig. 6, la roue auxiliaire k sera redevenue parallèle aux roues principales r1 r2. Dans ces conditions le conducteur pourra de nouveau diriger la machine à droite ou à gauche, en poussant le brancard à gauche ou à droite, comme il a été expli qué à propos de la fig. 4.