Appareil permettant de contrôler la marche d'une machine. La présente invention a pour objet un appareil permettant de contrôler la marche d'une machine et comportant à cet effet un rouleau animé d'un mouvement de rotation uniforme par un mouvement d'horlogerie et recouvert d'une feuille d'inscription convena blement divisée, une série de leviers oscillants disposés pour produire une inscription sur cette feuille et montés de façon à pouvoir osciller, d'une part, dans un plan parallèle à l'aie du rouleau, et d'autre part, dans un plan perpendiculaire à cet axe, un tambour à cames mis en rotation par le mouvement d'horlogerie et dont les cames sont adaptées pour amener les différents leviers à tour de rôle en contact avec la feuille chacun pen dant un tour dudit rouleau,
et un mécanisme commandé par la machine et adapté pour imprimer à tous les leviers à la fois, paral lèlement à l'axe du rouleau, un mouvement de va-et-vient d'amplitude constante, à une vitesse qui dépend de celle d'un organe ap proprié de la machine.
Les traits tracés sur la feuille successi vement par les différents leviers présenteront pendant le repos de la machine, une forme rectiligne (la feuille étant supposée dévelop pée) et, au moins pendant une partie de la marche de la machine, une forme ondulée, de sorte qu'il sera possible de contrôler, d'après la position, le nombre et l'espace ment des ondulations, différentes conditions de marche de la machine.
S'il s'agit par exemple d'un véhicule, automobile ou non, on pourra enregistrer à l'aide de cet appareil la vitesse réalisée par le véhicule, le nombre de kilomètres effec tués, les arrêts qu'il a faits et leur durée, l'heure à laquelle il est sorti on rentré etc.
Le dessin annexé représente, à titre d'exem ple, une forme d'exécution d'un appareil sui vant l'invention appliqué au contrôle de la marche d'un véhicule.
La fig. 1 en est une vue de face, la fig. 2 une vue de côté et la fig. 3 un plan, cer taines parties étant brisées ou enlevées pour plus de clarté.
1 désigne un cylindre sur lequel est en roulée une feuille de papier métallisé ou de papier paraffiné ou similaire, quadrillée par exemple de façon à être divisée dans le sens de la largeur en vingt-quatre bandes corres pondant à vingt quatre heures et dans le sens de l'enroulement en soixante bandes correspondant à soixante minutes.
Ce cylindre, commandé par un mouvement d'horlogerie non représenté., fait une révolu tion entière par heure.
Des leviers 2 (dont deux seulement sont représentés) portent soit des crayons d'argent 3 pour le papier métallisé, soit de simples pointes pour le papier paraffiné ou tout autre dispositif d'inscription; ils sont articulés par des axes 4 sur des pièces â qui sont elles- mêmes mobiles autour d'une tringle longitu dinale 6 parallèle à l'axe du cylindre 1.
Des ressorts de rappel 7 attachés à une barre 8 tiennent constamment les extrémités supérieures des leviers 2 écartées du rouleau 1 et appuient au contraire leurs autres extré mités pourvues de galets ou de billes 10 sur un tambour 11 dont l'axe est parallèle à celui du rouleau 1.
Ce tambour porte vingt-quatre bossages 12 disposés suivant une spire d'hélice et de manière à agir successivement sur les vingt- quatre leviers 2 pendant une révolution du tambour.
Chacun des leviers 2 sera ainsi actionnê par le bossage correspondant 12 pendant une heure, et, par conséquent mis cri contact avec le rouleau 1, pendant un tour de celui-ci.
D'autre part, une barre coulissante 13, munie de dents 14 ou de fourchettes, est disposée pour actio_iner tous les leviers 2 à la fois en les faisant osciller dans un plan parallèle à l'axe du rouleau 1.
Cette barre 13 est munie d'un ergot 15 qui est engagé dans une rainure oblique 16 d'un tambour 17, tournant en corrélation avec les roues du véhicule par exemple à raison de un tour par kilomètre parcouru. La lec ture des traces produites sur le rouleau 1 par les leviers mis successivement en contact avec lui chacun pendant une heure fera con naître l'utilisation qui a été faite du véhicule; les lignes droites indiqueront les arrêts et leur durée, les lignes sinueuses le nombre de kilomètres effectués, chaque ondulation com- pl.éte correspondant à un kilomètre.
Le tambour 17 pourra être relié par une transmission quelconque, câble flexible ou autre, soit aux roues, soit au pont arrière, s'il s'agit d'une automobile, soit à tout autre organe du véhicule.
Lorsque le rouleau 1 aura fait un tour complet, le tambour 11 aura tourné d'un vingt quatriéme.de tour, le levier 2 en action ces sera d'être déplacé par le bossage respectif 12 et, rappelé par le ressort 7, s'écartera de la surface du rouleau 1; en même temps le levier 2 suivant, poussé par le bossage 12 voisin, se placera à son tour en position d'inscription.
On pourra, pour faciliter le réglage et la mise à l'heure exacte, par exemple comman der par la rotation du tambour<B>11,</B> des ai guilles indiquant l'heure sur un cadran, et monter le tambour et éventuellement aussi le rouleau à cames avec débrayage.
Cet appareil peut être utilisé seul ou en combinaison avec d'autres appareils tels que taximètres indicateurs de vitesse ou similaires.
Bien entendu. selon les machines à con trôler, l'appareil pourra être agencé de faon particulière et les différents organes pourront en conséquence être remplacés par tous autres équivalents.
Par exemple, s'il s'agit de contrôler la vitesse d'une machine àfonctionnement continu, le tambour 17 pourra être relié constamment à un organe rotatif quelconque de la machine ou bien la barre dentée 13 pourra être reliée constamment à un organe à mouvement al ternatif de cette machine. S'il s'agit de contrôler la durée d'opérations effectuées par la machine d'une manière discontinue sans arrêt de cette machine entre les opérations, la barre dentée 13 devra être mise en mou vement seulement pendant la durée de ces opérations, par exemple grâce à l'embrayage automatique de la transmission qui actionne le tambour 17 au commencement de l'opéra tion et au débrayage de cette transmission à la fin de l'opération.