Dispositif de commande pour appareils indicateurs de vitesse. La présente invention se rapporte à un perfectionnement apporté aux appareils indi cateurs de vitesse, ce perfectionnement inté ressant plus particulièrement les appareils du type dans lequel certains organes peuvent réagir périodiquement avec une force notabl sur l'organe de commande de l'appareil, ces réactions pouvant en effet, dans certains cas créer dans cet organe de commande, par exemple dans le câble flexible. des vibrations qui rendraient l'appareil instable ou pourraient même en fausser les indications.
L'invention a pour objet Lin dispositif de commande pour appareils indicateurs de vi tesse, caractérisé en ce qu'il comporte un volant recevant le mouvement de l'organe de commande de l'appareil et transmettant ce mouvement audit appareil, ce volant étant relié audit organe de commande par l'inter médiaire d'urr accouplement élastique.
Dans ces conditions, les réactions des or ganes du tachymètre les uns sur les autres, qui tendent à être transmises aux organes de commande, par exemple au câble flexible, sont amorties par l'inertie du volant et le jeu des organes élastiques, de sorte que les effets nuisibles de ces réactions sont sensible ment diminués et même supprimés.
Bien entendu, un tel dispositif amortit en même temps les variations irrégulières brusques qui peuvent provenir des organes de trans mission du mouvement dont on veut mesurer la vitesse, et qui se produisent souvent lors qu'on emploie des transmissions flexibles.
Au dessin annexé représenté, à titre d'exemple La fig. 1 est une vue en plan d'une forme d'exécution du dispositif suivant l'invention, appliqué en particulier à un appareil indica teur de vitesse du type décrit dans le bre vet n 98953; La fig.2 est une coupe suivant 2-2 (fig. 1) ; La fig. 3 est .une vue de détail de l'accro chage du ressort formant roue libre; La fig. 4 est une vue en plan d'un accou plement muni d'un ressort à boudin; La fig. 5 est une vue analogue à la fig. 4 d'une modification de construction;
La fig. 6 est une coupe suivant 6-6 (fig. 4); La fig. 7 est une vue cri plan d'un accouple ment muni d'un ressort à lame; La fig. 8 est une vue en élévation d'une variante avec coupe partielle; La fig. 9 est une vue en plan de cette variante; La fig. 10 est une vue en élévation d'une autre variante; La fig. 11 est une vue en plan corres pondante; La fig. 12 est une vue en élévation avec coupe partielle d'une variante montrant l'ap plication de l'invention à un indicateur de vitesse magnétique; La fig. 13 est une vue en plan corres pondante;
La fig. 14 montre en coupe verticale une boîte contenant l'ensemble du volant et de l'organe élastique; La fig. 15 est urne coupe horizontale sui vant la ligne 15-15 de la fig. 14; La fig. 16 est une variante de la fig. 14, et La fig. 17 est une coupe horizontale sui vant la ligne 17-17 de la fig. 16.
L'appareil indicateur de vitesse lui-même est constitué comme indiqué dans le brevet mentionné ci-dessus, c'est-à-dire comprend une roue de commande 4 et un balancier 6 muni d'un ressort spiral 7 montés sur le bâti 1. La roue 4 est actionnée par le pignon 30 d'un mouvement continu dont la vitesse est proportionnelle à la vitesse à mesurer et cette roue porte un levier 11 qui pivote en 12 sur la roue et est constamment sous l'ac tion d'un ressort r. Ce levier est traversé par un doigt 13 perpendiculaire à son plan et dont la partie située au-dessous du levier porte sur une came 20.
Un toc 5 lié par une friction au balancier 6 peut être entraîné, avec le balancier, par la roue 4 lorsque le doigt 13 est en contact avec lui, comme in diqué sur la fig. 1, mais lorsque le bossage 20 de la came soulève le levier 11, le doigt 13 libère lé toc 5 et le balancier 6 qui re viennent en arrière sous l'action du ressort spiral 7. L'aiguille indicatrice 9 est munie d'un bras 8, perpendiculaire au plan de la figure et qui peut être entraîné soit par le crochet v du levier pivotant 11, dans le sens de rotation de la roue 4, soit par le toc 5, en sens inverse. du premier.
Il est décrit dans le brevet indiqué ci-dessus que, lorsque le toc revient en arrière avec le balancier sous l'action du ressort 7, et rencontre le doigt 13 qui tourne d'un mouvement continu à une vitesse proportionnelle à la vitesse à mesurer, le bras 8 de l'aiguille indicatrice se trouve à la fois libéré du toc .5 et du levier 11 et reste fixe, sa position pouvant alors servir à définir la vitesse à mesurer. ,Mais au moment de la rencontre du toc 5 et du doigt 13 tournant en sens inverse l'un de l'autre, il se produit évidemment un choc qui est d'autant plus important que les vi tesses auxquelles tournent ces deux organes sont plus grandes.
Ce choc sur le doigt 13 peut se transmettre par le levier 11 à. la roue 4, puis au pignon 30, .puis au câble flexible qui commande généralement ce der nier. Des vibrations nuisibles au bon fornc- tionnement de l'appareil peuvent ainsi être amorcées grâce à l'élasticité du flexible.
Dans le but d'éviter de telles vibrations, un volant 31 est rendu solidaire du pignon 30, au moyen d'ergots 32. Ce volant peut tourner librement sur une extrémité de l'arbre 33 dont l'autre extrémité est commandée par exemple par le flexible 34 transmettant le mouvement dont on veut mesurer la vitesse. Le volant 31 comporte un évidement 35 for- niant le barillet d'un ressort spiral 36 fixé par une queue 37 sur le volant ou frottant simplement sur le volant<B>comme</B> on le verra plus loin. Le ressort spiral est fixé par son autre extrémité au crochet 38 d'un têton 39 de l'extrémité de l'arbre 33 sur laquelle tourne le volant.
On comprend alors que dans ces condi tions, le câble flexible 34 étant relié au pi gnon 30 et<B>ii,</B> la roue 4 de commande de l'appareil par l'intermédiaire du volant 31 et du ressort 36, toutes les réactions créées lorsque le toc 5 rencontre le doigt 13 pour être de nouveau remonté par celui-ci, sont absorbées par l'inertie du volant et le ressort et ne sont pas transmises au câble flexible qui conserve ainsi son mouvement régulier de transmission.
La forme d'exécution du dispositif dé crite ci-dessus n'est donnée qu'à titre d'exemple, mais ce dispositif peut être exécuté de mul tiples façons différentes dans lesquelles l'inertie d'un volant est associée à l'élasticité d'un organe élastique.
Par exemple dans l'accouplement repré senté sur les fig. 4 et 6, 1 représente le bâti de l'appareil stabilisateur, 31 le volant, 33 l'arbre qui reçoit le mouvement de l'organe intermédiaire de transmission : 40 est l'arbre qui communique ce mouvement à l'appareil indicateur de vitesse. L'accouplement est ici constitué par deux ressorts à boudin 42 fixés d'une part, sur le volant 31 par deux ergots 43 et, d'autre part, sur un bras 44 solidaire lui-même de l'arbre 33.
Dans la construction représentée sur la fig. 5 on n'emploie qu'un seul ressort 421, et sur la fig. 7, la liaison élastique est constituée par une lame de ressort 45 solidaire de l'arbre 33 et venant entraîner le volant 31 par l'intermédiaire de deux doigts 46.
On comprend que le fonctionnement des dispositifs représentés sur les fig. 4 à 7 est le même que celui du dispositif des fig. 1 et 2.
Dans le cas des fig. 1 et 2, le ressort spiral 36 peut être lié rigidement à ses deux extrémités d'une part, au têton 39 et d'autre part, au volant 31, ou bien il peut être relié par l'intermédiaire d'un dispositif de roue libre, c'est-à-dire ne permettant la transmission du mouvement que dans le sens du mouve ment. Cette - roue libre peut, par exemple, être simplement constituée par l'ergot 38 d'accrochage du têton 39 et un oeil 36n pra tiqué dans le ressort spiral comme représenté sur la fig. 3.
Le ressort spiral pourrait égale ment être relié au volant par l'intermédiaire d'une friction susceptible de déraper par suite d'une réaction brusque provenant de la roue 4. Bien entendu, dans chaque cas la masse du volant 31 et la force du ou des ressorts seront déterminées suivant la valeur des réactions maxima prévues entre le toc 5 et le doigt 13, c'est-à-dire- la roue 4.
Le volant et l'organe élastique ne sont pas nécessairement en rapport directl'un avecl'autre; à la fig. 8, la roue dentée 4 est suffisamment lourde pour former volant faisant office du volant 31 des fig. 1 à 7, calé sur le pignon 30. Suivant la réalisation de la fig. 8, le ressort 36 constituant l'organe élastique de liaison est monté dans un ba rillet 50 sans masse utile et solidaire du pi gnon 30 commandant la roue 4, l'extrémité intérieure de ce ressort étant solidaire de l'arbre 33.
L'organe élastique de liaison demeurant séparé du volant, celui-ci peut être entraîné par la roue dentée 4 par exemple au moyen d'un pignon multiplicateur 47, comme repré senté aug fig. 10 et 11; cette disposition permet d'augmenter la vitesse de rotation du volant indiqué par 48 et, par conséquent, de réduire ses dimensions. Les fig. 10 et 11 montrent en outre l'organe élastique constitué par un ressort à boudin 49 fixé d'une part, sur la pièce 39 solidaire de l'arbre 33 et, d'autre part, sur le pignon 30.
D'une façon générale, si, dans tir) appareil indicateur de vitesse, un organe quelconque servant au fonctionnement normal- de cet appareil a, dans ces conditions une inertie suffisante pour jouer le rôle du volant 31, il suffit de lui adjoindre un organe élastique de liaison analogue à ceux déjà décrits, en rapport direct ou non avec lui, pour réaliser un appareil suivant l'invention.
On peut citer par exemple les appareils indicateurs de vitesse à système magnétique dans lesquels tourne un aimant présentant nécessairement une certaine masse. Dans un tel appareil, l'aimant tournant peut jouer le rôle de volant et il suffit d'interposer entre cet aimant et la commande de l'appareil un organe élastique analogue à ceux précédem ment décrits pour incorporer à cet appareil le dispositif faisant l'objet de l'invention. Les fig. 12 et 13 ci-annexées montrent, à titre d'exemple, un appareil indicateur de vitesse magnétique dans lequel l'aimant tour nant 51 joue le rôle de volant, cet aimant étant entraîné par l'arbre 33 avec interposi tion du ressort 52 logé dans le barillet 53.
On remarquera d'ailleurs que le volant et l'organe élastique de liaison ou d'accouplement, qui constituent un ensemble stabilisateur, peuvent être rendus complètement ind6pen- dants de l'appareil à stabiliser; on peut donc disposer ledit ensemble stabilisateur dans une boîte montée en avant de l'arbre de com mande de l'appareil et à laquelle vient aboutir par exemple le flexible de commande.
Les fig. 14 et 15 montrent une telle boîte indépendante 54, dans laquelle le volant 55, formant barillet pour le ressort 56, est soli daire de l'arbre 57, tandis que ledit ressort 56 est solidaire de l'arbre 58 ; l'arbre 57 se fixe sur l'appareil indicateur, taudis que l'arbre 58 reçoit le flexible ou autre organe de commande connecté au mécanisme dont on veut mesurer la vitesse.
Les fig. 16 et 17 montrent une variante de la boîte des fig. 14 et 15, suivant laquelle l'ensemble stabilisateur comporte un volant 59 à vitesse multipliée et masse réduite. La roue 60 porte le barillet 61 du ressort 56 fixé sur l'arbre 58 et entraîne le pignon 63 solidaire du volant 59; ce pignon 62 entraîne à son tour la roue 64 calée sur l'arbre 57.