Chaudière à vapeur. La présente invention a pour objet une chaudière à vapeur, à foyer métallique, dont le foyer est commun à deux corps à tubes de fumée, placés de part et d'autre du foyer.
Cette chaudière présente la particularité que les parois transversales du foyer sont de largeur suffisante pour permettre d'y raccorder les corps à tubes de fumée, dont les axes longitudinaux sont parallèles entre-eux, au moins une porte de chargement, dont le cadre n'est pas situé dans un plan parallèle aux faisceaux tubulaires étant disposée de chaque côté de ces derniers.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemple, quelques formes d'exécution de l'objet de l'invention.
Fig. 1 est une coupe longitudinale schéma tique d'une chaudière à deux corps à tubes de fumée alignés; Fig. 2 est une coupe transversale suivant 2-2 à la fig. 1, en supposant que l'enveloppe des corps de chaudière présente une section circulaire; Fig. 3 est aussi une coupe transversale suivant .0-2 à la fig. 1, mais l'enveloppe des corps de chaudière étant supposée avoir une section ovale; Fig. 4 et 5 sont respectivement une coupe verticale et une coupe horizontale montrant un détail d'un des corps à tubes de fumée;
Fig. 6, 7 et 8 sont des coupes horizon tales schématiques représentant plusieurs formes de chaudières à corps à tubes de fumée dont les axes longitudinaux centraux coïncident, respectivement ne coïncident pas, avec l'axe longitudinal de la chaudière et avec les parois du foyer différemment orientées; Fig. 9 est un plan d'une locomotive, avec une coupe horizontale d'une chaudière, dans laquelle les axes longitudinaux des deux corps à tubes de fumée sont déplacés par rapport à l'axe longitudinal de la chaudière; Fig. 10 est une coupe verticale de ladite locomotive, les corps à tubes de fumée de la chaudière étant de section aplatie sur les côtés;
Fig. 11 et 12 sont un plan et une coupe verticale analogues aux fig. 9 et 10, mais se rapportant au cas où les axes longitudinaux des deux corps à tubes de fumée coïncident avec l'axe géométrique de la chaudière et de la locomotive; Fig. 13, 14 et 15 sont des coupes longi tudinales montrant plusieurs autres formes de chaudières dans lesquelles les axes longi tudinaux des corps à tubes de fumée ne coïncident pas avec l'axe longitudinal géomé trique de la chaudière, et dans lesquelles le foyer est traversé par deux parois internes formant une cloison de subdivision ayant des orientations diverses;
Fig. 16 est une coupe suivant XIV-XIV à la fig. 14, les deux parois internes du foyer étant raccordées entre elles au-dessus du niveau de la grille du foyer; Fig. 17 est aussi une coupe suivant XIV-XIV à la fig. 14, mais montrant, à titre de variante, le raccordement entre les deux parois internes du foyer situé au niveau de la grille de celui-ci; Fig. 18 est une coupe suivant XV-XV à la fig. 15, la subdivision du foyer étant obtenue au moyen d'un faisceau tubulaire à eau;
Fig. 19 et 20 sont deux plans représen tant des planchers de locomotives, la chau dière étant du type précédent, mais diverse ment disposée dans les deux figures par rapport â ces planchers.
Dans la fig. 1 du dessin, 1 est un foyer métallique dont les parois 2 enferment la chambre de combustion, tandis que les parois 3 constituent l'enveloppe du foyer. Le foyer 1 est commun aux deux corps 4 et à tubes de fumée 6 et 7 et est pourvu de plaques de tête transversales 8 et 9 de largeur suffisante pour y appliquer les portes 10 pour le chargement du charbon. Ces portes sont au nombre de quatre, mais elles pour raient se réduire à une seule sur chaque côté. En fig. 1, les plaques 8 et 9 sont disposées perpendiculairement aux génératrices horizon tales des corps 4 et 5, mais elles sont d'autres conformations dans les variantes représentées aux fig. 6, 7 et 8.
Les corps de chaudière 4 et 5 ont une section transversale circulaire en fig. 2, par contre une section ovale en fig. 3. Dans ce dernier cas, l'indéformabilité des parois plus ou moins plates est assurée au moyen de renforts formés de tirants désignés par 1.1 eri élévation à la<B>fi-.</B> 4 et en plan à la fig. 5. Les extrémités des tirants 11 sont fixées au moyen des tourillons 12 aux fourches 13 rivées à la paroi des corps 4 et 5.
Dans les tirants 11 sont prévus des trous 14 de dia mètre suffisant pour laisser passer des tubes de fumée et permettre en même temps la circu lation de l'eau autour de ces tubes.
Les corps 4 et 5 sont raccordés aux plaques transversales 8 et 9 par l'enveloppe du foyer de façon que les projections 15 et 16 de leurs axes longitudinaux coïncident avec la ligne c-c représentant l'axe longi tudinal du foyer, comme à la fig. 6, oui de façon que lesdites projections 15 et 16 ne coïncident pas avec la ligne c-c, mais en sont décalées latéralement d'une distance d (fig. 7 et 8).
Les fig. 9, 10, 11 et 12 représentent, à titre d'exemple, une forme de chaudière avec les axes des corps et du foyer en coïncidence et en décalage dans une locomotive.
17 et 18 marquent en plan les limites due la locomotive ne doit pas dépasser en raison du gabarit de chargement des chemins de fer.
Les surfaces 19, 20, 21, 22, 23, 24 ha churées donnent une idée de l'espace à la disposition du chauffeur pour charger le char bon et manoeuvrer les outils de chauffe.
Les surfaces 25, 26, 27, 28, 29, 30 dé signent l'espace utilisé comme soutes à char bon. Des plans inclinés amènent le charbon à portée de la pelle du chauffeur qui n'est plus obligé de se tourner pour prendre le charbon comme c'est le cas sur les locomo tives actuelles.
Les chaudières décrites présentent sur les autres actuellement connues les avantages suivants 1 Possibilité d'installer dans des espaces disponibles à largeur limitée une chaudière possédant une grande surface de chauffe et une grande section de passage pour les gaz chauds, ainsi que possibilité d'employer plus d'un chauffeur, chaque chauffeur ayant à sa disposition un espace considérable pour le service du foyer.
Cela permet de maintenir facilement en bon état de nettoyage les in terstices pour le passage de l'air entre les barreaux de la grille du foyer, ce qui est important pour des locomotives à vapeur, une des causes principales limitant leur temps de marche étant notoirement l'impossibilité dans laquelle se trouve le chauffeur de songer en même temps comme il le faudrait .au chargement de la grille et au décrassage des barreaux de celle-ci.
2 Les outils de chauffe peuvent être convenablement logés le long des corps à tubes de fumée; ils peuvent être supportés et balancés sur un support mobile de manière à permettre au chauffeur de se servir, sans se fatiguer à l'excès, d'outils plus lourd et plus résistants au feu et par conséquent mieux aptes à surmonter les difficultés qu'on ren contre dans l'élimination du mâchefer.
3 Le chauffeur a le charbon à portée de sa pelle, tandis que sur les locomotives actuelles il est obligé de se tourner pour le prendre.
Dans les fig. 13, 14 et 15, on a indiqué. en 31 le foyer métallique, c'est-à-dire l'en semble formé par la boîte à feu proprement dite et par son enveloppe, cri 32 les parois transversales du foyer, en 33 les parois lon gitudinales de celui-ci, en 34 l'enveloppe du foyer; en 35 les portes du foyer placées latéralement pour le chargement du charbon dans le sens longitudinal. 36 (fig. 13 et 14) sont des parois internes de subdivision du foyer, se raccordant aux parois transversales 32; elles donnent lieu à une augmentation de la surface de chauffe et à la formation entre elles d'un canal longitudinal intermédiaire qui relie la chambre à eau de l'un avec celle de l'autre corps à tubes de fumée.
La fig. 13 montre ces parois internes 36 orientées parallèlement à l'axe longitudinal a-a de la chaudière. La fig. 14 montre les parois internes 36 faisant un angle avec le dit axe.
Les fig. 15 et 18 représentent en plan, respectivement en coupe verticale suivant XV-XV de la fig. 15 une chaudière avec un bouilleur auxiliaire 37 placé au niveau de la grille dans les parois 33. L'extrémité infé rieure 38 de tubes à eau verticaux 39 est mandrinée dans le bouilleur 3T, tandis que leur extrémité supérieure 40 est mandrinée dans le ciel du foyer, ces tubes à eau formant un faisceau tubulaire à eau subdivisant l'in térieur du foyer.
Les fig. 16 et 1,7 montrent l'une (fig. 16) en coupe verticale suivant XIV-XIV de la fig. 14 la disposition où les deux parois in ternes 36 du foyer sont raccordées entre elles à une certaine hauteur b au-dessus du niveau de 'la grille, et l'autre (fig. 17) la disposition où le raccordement desdites parois 36 entre elles est établi au niveau de la grille, sur le châssis de base comme pour les parois 33 et 34.
Les lignes 42 et 43 aux fig. 19 et 20 marquent les limites en largeur imposées par le gabarit de chargement des chemins de fer. Les lignes c-c et d-d représentent respec tivement, l'axe transversal et l'axe longitudinal de la locomotive, les lignes e-e sont les axes longitudinaux des corps à tubes de fumée; 45 sont les portes du foyer placées de côté des corps à tubes de fumée pour le charge ment du charbon dans le sens longitudinal.
Dans la chaudière représentée à la fig. 19, les axes transversal et longitudinal de la chaudière coïncident avec les lignes c-c et d-d.
La chaudière représentée à la fig. 20 est disposée de telle manière que son axe trans versal<I>f -f</I> et son axe longitudinal y-g forment en plan horizontal un certain angle <I>la</I> avec les lignes c-c et d-e.