Evaporateur réglable à flux continu et à grand rendement pour radiateur de chauffage central. Les systèmes actuels d'évaporateurs, dé rivent de deux principes. L'un utilise le ba- laiement de la surface de l'eau contenue dans l'évaporateur par un courant d'air chaud venant du radiateur par une ouverture pra tiquée soit dans le milieu du fond de l'évapo rateur, soit sous le couvercle auquel on donne, à l'arrière, la forme d'un auvent. L'autre principe utilise l'évaporation naturelle, activée par l'air chaud, de l'eau contenue dans un panneau poreux tendu à plat entre deux ré servoirs longitudinaux de l'évaporateur, dans lesquels il plonge par ses extrémités.
On se rend compte que, dans le premier cas, l'évaporation n'étant que naturelle, etle courant d'air ne balayant qu'indirectement la surface libre de l'eau, le rendement ne peut être que minime. Dans le second cas, ce rendement est meilleur, mais l'air chaud reste emprisonné sous le panneau; d'autre part, la provision d'eau dans les réservoirs ne peut être que faible si l'on veut donner au panneau une grande étendue, ce qui oblige en outre l'eau à venir de trop loin pour atteindre sûrement le milieu du panneau.
L'invention a pour objet un évaporateur réglable à flux continu et à grand rendement, pour radiateur de chauffage central. Il est caractérisé par le fait qu'il comporte; de chaque côté du plan médian, une cheminée parallèle à ce plan, traversant le fond de l'évaporateur, et un panneau poreux plissable plongeant dans l'eau par des fanions, ce panneau étant tendu de dessus la cheminée vers le haut du plan médian de l'évaporateur, le fond de l'évapo rateur présentant une grande surface de con tact avec l'eau. L'air humidifié au contact des panneaux et celui qui se trouve à la sur face libre de l'eau peuvent ainsi être entraînés vers la voie d'appel que laissent entre eux les bords libres des panneaux.
Les cheminées peuvent être disposées soit à une certaine distance des parois longitudi nales, soit de telle façon que celles-ci et les parois latérales de l'évaporateur délimitent les cheminées sur trois de leurs faces. Dans le premier cas, les panneaux présentent des fanions plongeant par l'arrière dans l'eau se trouvant entre les cheminées et les parois longitudinales de l'évaporateur. Dans le second cas, ces fanions n'existent pas et les panneaux s'arrêtent aux parois longitudinales.
L'évaporation naturelle de l'eau amenée aux panneaux par les fanions que portent avantageusement les panneaux sur leurs bords parallèles aux petits côtés de l'évaporateur est activée par le flux d'air chaud balayant leur face inférieure; ces panneaux peuvent encore comporter d'autres fanions placés à des intervalles à déterminer selon les dimensions de l'évaporateur et plongeant dans l'eau entre les fanions extrêmes, ces fanions supplémen taires étant disposés dans le sens du flux d'air sous les panneaux ou même obliquement à ce dernier, l'angle de leur plan avec celui d'un filet du flux d'air restant inférieur à un droit. Si ces fanions sont suffisamment hauts, on peut aussi les joindre deux à deux, alter nativement à mi-hauteur et à leurs extrémités libres.
On forme ainsi des canaux à parois humides où peut circuler le flux d'air chaud, ce qui augmente encore le rendement. On arrive au même résultat en plissant plus ou moins les panneaux et les fanions, car on augmente ainsi leur surface active.
L'eau contenue dans l'évaporateur pren drait plus facilement la température du ra diateur si l'on accroissait sa surface de contact avec le fond chaud. Ceci peut être obtenu soit en ondulant ou plissant le fond, soit, s'il est uni, en munissant sa face interne de nervures métalliques rapportées.
Ces formes d'exécution particulières as surent non seulement un flux de chaleur sans tourbillons, c'est-à-dire continu, mais aussi une grande surface de panneaux abondamment alimentés en eau et, de plus, une grande sur face de contact du fond avec l'eau qui est ainsi portée à la plus haute température pos sible. Toutes ces conditions garantissent un grand rendement de l'évaporateur, ainsi que le prouvent les essais.
On pourrait régler l'évaporation par oc clusion partielle des cheminées ou modifica- tion de la surface active des panneaux. Le premier réglage peut être réalisé en rendant mobile, vers le bas ou vers la cheminée cor respondante, la tringle porteuse de l'extrémité libre médiane de chaque panneau; le second réglage peut être obtenu en serrant les uns contre les autres les plis des panneaux le long de leurs tringles porteuses.
Le dessin représente, à titre d'exemples, deux formes d'exécution de l'évaporateur; les fig. 1, 2 et 3 se rapportent à la première forme d'exécution dans laquelle les cheminées sont situées à une certaine distance des parois longitudinales, avec réglage de l'évaporation par occlusion partielle des cheminées. La fig.4 est une vue partielle latérale en coupe de la deuxième forme d'exécution dans laquelle les cheminées sont limitées sur trois de leurs faces par les parois de l'évaporateur.
La fig. 1 représente la première forme d'exécution en élévation avec coupe médiane sur la partie gauche; la fig. 2 en est un plan, sans couvercle sur la moitié supérieure de la partie gauche et sans panneau sur la moitié inférieure; la fig. 3 en est une coupe trans versale suivant la ligne I-I de la fig. 1. Dans les deux formes d'exécution, les pan neaux et fanions de l'une et l'autre moitié de l'évaporateur sont taillés en une seule pièce.
Sur les différentes figures, a est le corps de l'évaporateur; son fond est percé de deux cheminées b et c sortant de l'eau en face de panneaux de toile d et e. Dans la forme d'exé cution des fig. 1, 2 et 3, les panneaux sont munis de fanions spéciaux d' et e' plongeant dans l'eau entre les cheminées et les parois longitudinales. Dans les deux formes d'exé cution, les panneaux sont munis de fanions <I>f, y, h</I> et<I>i.</I> Ces panneaux sont supportés par des tringles<I>k, 1,</I> in et<I>n.</I> o est un cou vercle abondamment ajouré. Le fond de l'éva porateur est muni de nervures<I>p, q, r, s</I> et<I>1,</I> rapportées sur la face interne.
Les tringles 1 et in peuvent être déplacées vers le bas dans leurs supports l', l", et m', in".
L'air chaud venant du radiateur, sur lequel est posé l'évaporateur, s'engage dans les cheminées et suit les panneaux qui sont plis- sés dans le sens du flux d'air; il entraîne par succion la vapeur recouvrant la surface libre de l'eau ainsi que celle dont il se charge au contact des panneaux et sort entre les bords libres des panneaux. Il y rejoint le courant de vapeur d'eau qui se dégage des panneaux par leur face supérieure. Ces deux flux, toujours dirigés vers le haut sans brisure ni retour, c'est-à-dire continus, créent ainsi titi appel d'air concourant à l'évaporation.
On règle l'évaporation en déplaçant les trin gles<I>d</I> et in vers le bas, dans leurs supports, ce qui occlut partiellement les cheminées. On peut produire le même effet en serrant les uns coutre les autres les plis des panneaux le long des tringles porteuses, à la manière de rideaux, ce qui modifie la surface active de ces panneaux.
Sur la fig. 4, la paroi longitudinale cc' et les parois latérales de l'évaporateur limitent la cheminée b sur trois côtés. On voit que, dans ce cas, le panneau d s'arrête, à l'arrière, à la paroi a', et n'est pas muni d'un fanion d' comme dans la première forme d'exécution.