Glace pour phare. La présente invention a pour objet une glace pour phare capable de donner à longue distance un éclairage non éblouissant en uti lisant judicieusement toute la lumière émise par une source lumineuse, cette glace étant applicable notamment aux phares de véhicules et, plus particulièrement, aux phares de voi tures automobiles ou de locomotives dans les quels cette source lumineuse est placée au foyer ou près du foyer d'un réflecteur.
La glace, objet de l'invention, est consti tuée par un disque en matière réfringente comportant sur au moins l'une de ses faces deux séries de saillies semi-annulaires ca pables de réfracter les rayons lumineux, l'une de ces séries étant située au-dessus du plan horizontal passant par le centre du disque, l'autre au-dessous de ce même plan, et cha cune de ces séries fournissant en avant de la glace des rayons lumineux dirigés à longue distance vers le sol et non gênants pour les personnes situées en avant de cette glace.
Une glace de ce genre peut être établie de nombreuses façons, à titre d'exemples, il sera signalé notàmment que la glace peut être plane sur l'une de ses faces et que, sur la face opposée: <I>a)</I> Les saillies réfringentes semi-annu- laires peuvent être limitées à l'aide de demi- anneaux dont chacun comporte une surface courbe de forme appropriée, telle qu'une sur face tronconique; b) Une bande réfractrice s'étendant entre les deux séries de saillies peut être limitée par une surface plane faisant un angle ex trêmement faible avec la face plane opposée de la glace.
I1 va sans dire qu'une glace présentant des propriétés optiques équivalentes à celles d'une glace ainsi établie pourrait ne compor ter aucune face plane et être constituée avec deux faces identiques ou non dont chacune comporterait des saillies géométriques.don- nant un résultat équivalent à celui fourni par le type précité de glace à face plane.
Les saillies réfringentes semi-annulaires des deux séries précitées peuvent être, de pré férence, établies de manière telle que les arcs de cercle qui les limitent soient concentriques; les arcs des saillies des deux séries peuvent avoir un centre commun coïncidant avec le centre de la glace, mais de meilleurs résultats sont obtenus lorsque le centre clés arcs de l'une des séries est différent du centre des arcs de l'autre série et, notamment, lorsque la série des saillies réfringentes semi-annu- laires supérieures a son centre au-dessus du centre du disque et la série des saillies réfrin gentes serni-aunulaires inférieures a son centre au-dessous du centre du disque;
de préfé rence, la série des saillies réfringentes supé rieures a son centre sur le bord supérieur de la bande réfractrice intermédiaire et la série des saillies réfringentes inférieures à son cen tre sur le bord inférieur de la. même bande réfractrice intermédiaire.
En outre, en vue d'éviter la formation des zones annulaires sombres auxquelles peu vent_ donner naissance des saillies réfringen tes semi-annulaires à surface tronconiques, on peut établir également toutes ou partie des aillies réfringentes semi-annulaires avec clés s<B>s</B> surfaces toriques, c'est-à-dire dont les généra trices sont constituées par des arcs de cercle, de manière à assurer une répartition plus uniforme de la lumière clans le champ lumi neux fourni par la glace.
Enfin, comme formes d'exécution de la glace, il y a encore à mentionner celles sui vant lesquelles: 10 Dans chacune des séries de saillies ré fringentes semi-annulaires à surface de révo lution, les diverses saillies de chaque série peuvent réfracter les rayons lumineux inéga lement;
par exemple, les saillies les plus voi sines du centre du disque réfractent les rayons clé la. manière précédemment exposée, tandis que les saillies les plus voisines de la pé riphérie réfractent les rayons à. une plus Jon- gué distance du sol, de manière à renforcer l'éclairage à longue distacne donné par la fenêtre ou bande neutre, plusieurs clé ces saillies pouvant, clans ce but, être fusionnées en une seule.
20 Chacune des séries des saillies réfrin gentes semi-annulaires à surfaces de révolu tion ne peut occuper que la partie centrale de la surface de la glace située du côté cor respondant de la bande réfractrice horizon tale, les rayons lumineux tombant sur la par tie périphérique correspondante de la surface de la glace étant alors rabattus vers le sol à travers cette partie périphérique de manière à renforcer l'éclairage à longue distance donné par la fenêtre ou bande neutre.
Dans ce but, cette partie périphérique de la glace peut, comme cette fenêtre ou bande neutre, être constituée par un prisme à faces planes qui donne aux rayons lumineux une réfrac tion égale à celle donnée par cette fenêtre: ou bien, cette partie périphérique de la. glace et. la fenêtre peuvent être constituées par une glace à. faces parallèles à la condition clé donner à l'axe du réflecteur du phare et à cette glace l'inclinaison nécessaire pour obte nir le rabattement désiré de ces rayons vers le sol.
Le dessin ci-joint représente, schémati- eluement et à titre d'exemple, plusieurs for mes d'exécution de l'objet de l'invention. Dans ces dessins: La fig. 1 montre, en élévation, la pre mière forme d'exécution vue du côté de sa face interne; La fig. ? est une coupe verticale d'un phare muni de cette glace; La. fil. représente la glace vue de côté; La fig. .1 donne, à. plus grande échelle, une coupe transversale partielle de cette même glace;
La fig. 5 est une coupe verticale d'une autre forme d'exécution montée sur un phare dans lequel la :source lumineuse est disposée au foyer du réflecteur,- La . fig. 6 est une coupe verticale d'une glace conforme à celle des fig. 1 à 3 montée sur un phare dont la source lumineuse est au foyer du réflecteur; La fi". 7 est une coupe horizontale faite sensiblement suivant la. ligne 7-7 clé la.
fig. 6; La fil-. 8 cst une coupe horizontale faite suivant la. ligne 8-8 clé la fig. 6; La fig. 9 est une coupe similaire à celle des fig. 7 et 8,, mais prise suivant une ligne équidistante des lignes 7-7 et 8-8 de la fig. 6, c'est-à-dire suivant une ligne passant par le centre @de la fenêtre de la glace; La fig. 10 est une coupe verticale mon trant la déviation des rayons lumineux lors que la source lumineuse est légèrement en arrière du foyer du réflecteur;
La fig. 11 est une coupe semblable à la précédente, mais avec la source lumineuse placée en avant du foyer; La fig. 12 montre, schématiquement et détachée des autres éléments, la zone neutre intermédiaire de la glace; La fig. 13 est une coupe horizontale d'un phare à réflecteur parabolique dont la.
:.ource lumineuse est constituée par un fila ment en forme de V, ce filament étant sup posé agrandi et disposé de telle sorte que l'espace compris entre ses parties consti tuantes se trouve dans le plan horizontal passant par le foyer du réflecteur; La fig. 14 est une coupe verticale du phare représenté fig. 13; La fig. 15 montre, en élévation, une au tre forme d'exécution de la glace; La fig. 16 est une coupe verticale d'une glace établie d'après le type de la fig. 15 et montée dans un phare;
La fig. 17 est une coupe verticale d'une glace établie d'après le type de la fig. 15 et montée dans un autre phare; La fig. 18 est une vue, en élévation, d'une autre forme d'exécution de la glace; Les fi'-'. 19, 20 et 21 sont des coupes à plus grande échelle suivant les lignes<I>A- A,</I> B-B, C-C de la glace de la fig. 18. Dans ces diverses figures, les mêmes numéros de référence désignent les mêmes éléments En se référant aux fig. 1 à 4, 10 est une glace, dont la surface 11 est constituée par une surface plane.
Pour éviter l'encrassement et également, pour faciliter le nettoyage de la glace, cette surface plane 11 est tournée vers l'extérieur du phare 15. Elle pourrait aussi être tour née vers l'intérieur du phare. La face opposée comporte deux séries de saillies 12 et 121 réfractant les rayons qu'elles reçoivent de la source lumineuse; l'une de ces séries 12 est située au-dessus du centre de la glace et l'autre, 121, au-dessous de ce même centre.
Entre ces deux séries, se trouve la "bande neutre',\. ou "fenêtre" 14; cette bande neutre est disposée de manière .à séparer l'une de l'autre les séries de saillies réfringentes 12 et 12'; elle comprend le centre du disque 10 et s'étend, en outre, sensiblement au-dessus et au-dessous -de ce centre.
Dans chaque série 12 ou 121, chacune des saillies réfringentes est limitée par des frag ments de surfaces de révolution d'axe normal au plan de la, face 11, l'une de ces surfaces étant un cylindre de génératrice a resp. al, l'autre un tronc de cône -de génératrice b resp. b', ces surfaces se coupant ainsi sui vant un arc de cercle c resp. c'; dans cha cune de ces séries, les ares de cercle c resp. c' sont concentriques les uns aux autres.
Par un choix judicieux de l'inclinaison des génératrices b b1 des saillies réfringentes par rapport à la face plnae 11, on réalise une réfraction convenable des rayons lumi neux par rapport au sol;
ce résultat est ob tenu en établissant les diverses saillies ré fringentes de telle manière que, en coupe verticale de la glace, celles de la série supé rieure 12 se présentent sous la forme de sec tions prismatiques dont les bases a sont diri gées vers le bas, c'est-à-dire vers le centre de la glace et celles de la série inférieure 121 se présentent aussi sous la forme de sections prismatiques dont les bases al sont dirigées vers le bas, c'est-à-dire vers la circonférence de la glace.
Pour éviter qu'il se forme sur la route des taches sombres annulaires et assurer une répartition aussi uniforme que possible -de la lumière, il est préférable que les géné ratrices b b1 de certaines saillies 12, et 121 aient une forme arquée, les rayons de cour bure de ces génératrices étant établis selon le degré de diffusion des rayons lumineux que l'on désire obtenir. La largeur des anneaux formant les saillies réfringentes 12 et 121 peut varier avec le diamètre de la glace, mais, de pré férence, dans une même glace, toutes les saillies annulaires ont une largeur sensible ment uniforme.
L'inclinaison des génératrices b b@ des deux séries de saillies 12 et 121 peut varier légèrement dans chacune de ces séries, cette inclinaison pouvant augmenter progressive ment à partir de la périphérie de la glace vers le centre de celle-ci, sur une surface annulaire de 2,5 mm de large par exemple. Cependant, l'inclinaison maxima :des faces b b1 de ces saillies, autant que celles-ci ont une section prismatique et autant que la lar geur des anneaux est voisine de 7 mm, est. telle que la longueur de la base c de ceux ci excède rarement 0;625 mm.
Lorsque les génératrices b P des saillie ont une forme courbe, les bases de ces sail lies varient plus ou moins selon le degré de courbure de ces génératrices et le degré de diffusion donnée aux rayons transmis par les saillies réfringentes correspondantes.
Il est préférable que la glace comporte en majeure partie des saillies dont les sur faces b P ont la forme d'un arc de cercle, cet arc pouvant avoir pratiquement un dia mètre de courbure de 150 mm, mais qui petit être plus petit ou plus grand selon le degré de diffusion et d'épanouissement désiré.
Les surfaces -des tores donnés par ces gé nératrices arquées seront caractérisées par leur hauteur a: qui sera de 0,625 mm augmen tée de la. quantité correspondant à la courbure du tore, ce qui pourra, donner, par exemple, 0.S75 mm.
Les cotes ci-dessus supposent des an neaux ayant une largeur de 6 à 7 mm.
Les saillies se trouvant près du bord de la glace, saillies dont les surfaces b b1 peu vent être de forme purement conique pour ront avoir, au bord de la glace, une liatt- t.eur a de 0,1875 mm, hauteur qui augmen tera progressivement pour atteindre, à 25 mm de ce bord,<B>la</B> plus haute valeur, laquelle, comme il a, été dit plus haut, ne dépassera sensiblement 0,6:35 111m, clans le cas de saillies dont les surfaces b b1 sont des surfaces co niques.
Vers le centre de<B>la</B> glace, les saillies coniques pourront être plus aplaties puisque les rayons verticaux arrivant près du cen tre -de la glace e rapprochent davantage de la direction horizontale et n'ont pas besoin d'être réfractés d'un même angle que les rayons arrivant prè.de la périphérie (le la glace.
Toutefois, les faces internes de toutes ces saillies seront, ït peu près parallèles dans toute la partie de la. surface intérieure de la glace qui est en -dehors de la zone neutre pré- citée.
Les surfaces des deux séries de saillies réfringentes 12 et<B>12'</B> peuvent être coin- munes et confondues avec le centre même de la glace; mais alors, la réfraction latérale de la lumière peut être insuffisante, car la bande intermédiaire ne donne pas de réfrac tion latérale des rayons lumineux.
Pour cette rai#;oat, il est préférable coatnae cela est représenté fig. 1, de disposer le cen tre des saillies 12 au point de croisement. du diamètre vertical de la. 'glace et du bord supérieur de la, bande intermédiaire et le centre commun des saillies 121 au point de croisement du diamètre vertical -de la glace et du bord inférieur horizontal de la bande intermédiaire.
De la sorte, on obtient une réfraction latérale de la lumière pratiquement suffi sante.
La glace 10 est: munie d'une bande annat- laire marginale 12) 11r::ent.ant une surface dépolie ou rugueuse dont une partie petit être utilisée pour diffuser les rayons trans- mis sans toutefois les réfracter sensiblement.
et dont l'autre partie, celle la plus voisine du bord, reçoit une garniture annulaire cons tituée par une matière compressible capable d'épouser les ru-osités de cette surface, pour assurer une meilleure immobilisation de la lentille dans la. monture du phare.
La glace 10 est montée sur un réflecteur parabolique 15 dont la source lumineuse est constituée par une ampoule électrique 16. Etant donné qu'il peut y avoir des va riations dans la construction -du réflecteur et dans la position de la source lumineuse par rapport au foyer de ces réflecteurs, ainsi due dans les dimensions des éléments cons titutifs du phare, ceux-ci ne sont indiqués que de manière schématique.
Dans les schémas donnés et plus parti culièrement dans les fig. 1-3 et 14, le type de filament représenté est un filament en forme de V disposé de telle sorte que l'es pace compris entre ses branches soit situé dans le plan horizontal passant par le foyer du -réflecteur.
Les phares du type représenté permet tent de placer la source lumineuse aussi près que possible du foyer du réflecteur, ou bien, un peu en arrière (fig. 10) ou un peu en avant de ce foyer (fig, 11).
Lorsque le filament est disposé au foyer du réflecteur ou près de ce foyer, il n'est pas possible d'employer devant le réflecteur une simple glace lisse, car, avec -des fila ments de longueur courante dans l'industrie, l'écartement des rayons déterminerait une concentration de la lumière sur un point et il n'y aurait pas assez d'épanouissement pour éclairer la route ni à proximité du véhicule, ni à une distance sensible en avant de ce lui-ci.
Aussi, dans ces conditions, il est préfé rable .de placer le filament, soit un peu en arrière du foyer du réflecteur de façon à provoquer l'épanouissement de rayons en un cône lumineux, soit un peu en avant de ce foyer de manière à obtenir une zone lumi neuse épanouie en ce sens que dans le pre mier cas (position en avant du foyer), les rayons se croisent, tandis qu'avec le filament placé en arrière -du foyer, le cône lumineux se compose de rayons réfléchis directement.
Lorsque le filament est placé au foyer d'un réflecteur pourvu de la glace précitée, les éléments réfringents supérieurs et les saillies réfringentes inférieures donnent deux cônes de lumière superposés qui s'épanouis sent latéralement. En raison de cet épanouissement latéral en avant @du véhicule, ces cônes ne donnent qu'un éclairage réduit de la route.
Au contraire, les rayons qui traversent la zone intermédiaire 14 n'ont pas d'épanouis sement latéral et viennent, par suite, ren forcer l'éclairage direct de la route, de la sorte, la zone éclairée par le phare s'étend à une plus grande distance de celui-ci; ces rayons augmentent donc la longueur de la route éclairée par le phare, avantage très im portant pour un appareil de ce genre.
Comme cela a déj'a été indiqué, la zone 14 de la glace ci-dessus décrite est de forme telle-que. si elle réfracte les rayons lumineux, la déviation angulaire qu'elle fait subir à ces rayons est cependant toujours inférieure à celle due aux saillies 12 et 121.
La section transversale de cette zone est telle qu'elle n'a d'autre effet que de rabat tre parallèlement au sol ou vers le sol les rayons qui pourraient s'écarter de cette di rection; cette zone peut occuper, par exem ple, environ le sixième de la surface de la glace et, comme cela a été dit., elle contribue fortement à augmenter la longueur de la partie de la route éclairée parle phare, si l'on compare cette longueur à celle de la partie de la route éclairée par les saillies 12 et 121 seuls.
La glace ci-dessus décrite donne donc un éclairage suffisant à distance à travers la zone intermédiaire comprenant le diamètre horizontal de la glace et, en outre, un éclai rage latéral<B>-dû</B> aux rayons qui s'épanouis sent latéralement à travers les deux séries de saillies réfringentes 12 et 121 au-dessus et au-dessous de cette zone.
Comme le montre clairement la fig. G, tous les rayons passant à travers les sail lies 12 et 121 sont rabattus et, au contraire. ceux qui traversent la zone 14 demeurent horizontaux ou à peu près horizontaux sur une distance considérable en avant du phare, augmentant ainsi l'éclairage immédiat en avant du véhicule; si cette zone 14 était sup primée, ainsi que cela a été supposé dans la fig. 5, cet éclairage en avant -du véhicule serait réduit dans une certaine limite, en rai son de la réfraction latérale des faisceaux fournis par les saillies 12 et 1.21.
Les fig. 7 et 8 montrent en plan, com ment se fait cette réfraction latérale des rayons traversant les saillies 12 et 121, et la fi-. 9 montre que les rayons qui passent à travers la zone 14 n'ont qu'une réfraction latérale très restreinte et peuvent, par suite, assurer l'éclairage maximum de la route immédiatement en avant du véhicule et à une distance considérable ide celui-ci.
Ces fig. 5 à 9 supposent la source de lumière placée aussi près que possible du foyer du réflecteur. En modifiant l'emplace ment de cette source par rapport au réflec teur, on peut obtenir que les rayons passant à travers l'une ou l'autre des cieux séries de saillies réfringentes, soit la série supérieure, soit la série inférieure, donnent un faisceau lumineux éclairant à langue distance. Par exemple, la fig. 10 montre les rayons pro jetés par la glace lorsque la source lumineuse (filament de l'ampoule) est ' placée un peu en arrière -du foyer et la fil.
11 donne un dessin similaire montrant le résultat obtenu en plaçant la source lumineuse un peu en avant du foyer.
La fi-. 12 montre que la. zone neutre de la glace est constituée par un prisme dont l'angle au sommet est très faible.
Dans la pratique, si cette zone 14 a. une largeur de 25 mm, _l'épaisseur du prisme à. sa base est de 0,25 mm à 0,50 mm supérieure à son épaisseur au sommet, ou bien l'angle au sommet de ce prisme peut avoir une valeur d'un à, six degrés.
Dans les fig. 13 et 14, on a ,représenté la réfraction des rayons lumineux renvoyés par le réflecteur dans le cas où la source lu mineuse est constituée par un filament en forme de V; pour montrer plus clairement l'effet du réflecteur sur les rayons lumi neux, le filament a été supposé sensiblement plus grand que les filaments utilisés en réalité. Dans ces figures, il y a lieu de re marquer les faisceaux -de rayons émis par le filament en forme de V lorsque celui-ci est correctement placé dans le phare ou le ré flecteur, c'est-à-dire lorsque celui-ci est cor rectement situé dans le plan passant par le foyer du réflecteur et le diamètre horizontal de la glace.
La fig. 13 montre que, en coupe horizon tale, parmi les faisceaux clé rayons émis par le filament et reçus par le réflecteur, ceux qui ont la, plus grande divergence sont ceux qui frappent au sommet du réflecteur, et que la divergence (le ces faisceaux diminue progressivement au fur et à mesure que l'on s'éloigne du- sommet du réflecteur pour s'ap procher de sa périphérie.
La fig. 14, au contraire, montre que, en coupe verticale, les faisceaux de raçonémis par le filament, frappant le sommet du réflecteur ont. la di vergence minima., car ils se projettent suivant la même ligne que le filament et que cette divergence augmente en partant du sommet du réflecteur pour atteindre son maximuiii,
suivant la normale au plan du filament et diminuer ensuite un peu lorsqu'on s'approche du bord du réflecteur. Dtant donnée Ia forme en<B>V</B> du filament et l'emplacement convenable de ce filament dans le réflecteur, on peut construire une glace ayant une zone neutre de dimensions appréciables, passant par sou centre et si l'on veut, on peut conserver la lumière passant par cette zone pour réaliser l'éclairage à distance sans augmenter la, réfraction du faisceau lumineux, et en ra battant les rayons jute dans la mesure né cessaire pour ramener au moins à l'horizon tale les rayons montants.
La fig. 14 montre que, même en employant un filament agrandi, tel que celui qui est représenté dans cette figure et la. précédente, le faisceau lu mineux arrivant sur<B>la</B> zone neutre ne con tient qu'une très faible proportion de rayons réfléchis vers le haut ou vers 1e bas, et il suffit de donner ïï, cette zone la section transversale déjà d%crite pour empêcher ces rayons de dépasser le plan horizontal.
r2 condition d'employer un filament par fait et de le placer correctement., il n'est. pas nécessaire de donner au phare hors du plan vertical absolu, une inclinaison supérieure à <B>100</B> mm comptée sur une distance de <B>7.62.)</B> in. Ltant donné que les filaments sont :
souvent plus longs qu'ils ont été prévus ou calculés et due parfois, aussi, ils présen- lcnt clés irrégularités et des défauts, dans la pratique, on est parfois obligé d'incliner les phares pour empêcher les reflets de dépasser la hauteur du plan horizontal passant par le centre du phare. Il est évident que le degré d'inclinaison nécessaire dépend du genre de filament employé et aussi de son emplace ment. correct ou non, par rapport au foyer du réflecteur.
Si l'on emploie un filament en forme de V dont la longueur ne dépasse pas 3 mm et si ce filament est bien placé par rapport au réflecteur ou au foyer, il n'est pas nécessaire d'incliner un phare muni de la- glace ci-dessus décrite; mais si, au contraire, le filament ne répond pas aux conditions requises et si, par ailleurs., il n'a pas les proportions correctes, il peut être utile d'in cliner quelque peu le phare.
Ainsi que cela a été indiqué, toutes les saillies réfringentes semi-annulaires 12 et 121 peuvent aussi être établies avec des puis sances réfractives différentes les unes des autres, les saillies les plus.
voisines du centre de la glace étant, par exemple, identiques à celles précédemment définies, tandis que les saillies les plus voisines de la périphé rique ont une puissance réfractive moindre de manière à ce que ces saillies périphé riques donnent des rayons réfractés à plus longue distance que ceux fournis par les saillies centrales, par exemple, les saillies ré fringentes les plus voisines du centre sont établies comme cela a été ci-dessus décrit et les saillies suivantes, à partir de la onzième, ont une puissance réfractive moindre.
Ou bien, encore, comme le montre la fig. 15, les deux séries de saillies semi-an- nulaires 12 et 121, en nombre réduit, sont elles-mêmes entourées par une bordure pé riphérique 16, 161 dont la face interne plane (fig. 17 et 18) n'est que le prolongement de la face interne de la zone intermédiaire 14, clans le but de réfracter vers le sol tous les rayons frappant cette zone intermédiaire et la bordure.
On peut, en effet, constater qu'en utili sant une telle glace tous les rayons lumi neux renvoyés par le réflecteur 15 et frap pant les zones 14, 16, 161 ont une inclinai son ascendante inférieure .à celle des rayons frappant les zones 12 et 121, inclinaison qui, par exemple, peut ne pas excéder<B>10</B> 9'; il s'ensuit qu'en constituant les zones 14, 16 et 161 de la lentille à l'aide .d'un prisme unique (fig. 16) réfractant tous ces rayons vers le sol de la quantité voulue, il est pos sible d'obtenir, en avant du phare et des faisceaux de lumière réfléchie dus aux sail lies 12 et 121, un éclairage à longue dis tance de la route.
Tous les rayons frappant les saillies 12 et 121 ont une inclinaison ascendante supérieure à celle des précédentes et qui pourra aller, par exemple, jusqu'à 20 18'.
Au lieu<B>dé</B> constituer ces zones 14, 16, 161 à l'aide d'un prisme, on peut également (fig. 17) constituer ces parties de la. glace à l'aide .d'une glace à faces parallèles, le ré flecteur 15 étant alors disposé, non avec son axe horizontal, mais avec son axe légère ment incliné vers le sol.
Les fig. 18 à 2-1 se réfèrent à une autre variante de la glace, variante qui convient plus spécialement aux phares dans - lesquels le filament a une forme autre que la forme en V précitée ou est disposé d'une manière autre que celle ci-dessus indiquée.
Suivant ces figures, chaque série de saillies réfringentes 12 et 121 est formée par des saillies centrales 12.,, et 12,1y de même largeur que celles ci-dessus décrites et faible et par une saillie réfringente p6riphé- rique <B>1%,</B> 12' de grande largeur et de puis sance réfractive inférieure à celle des pré cédentes; la saillie supérieure<B>12,</B> a., comme chacune des saillies 12, sa base orientée vers le centre de la glace (fig. 19 et 20) et la saillie inférieure 12' a., comme cha cune des saillies 121, sa base orientée vers la périphérie de la glace (fig. 19 et 21).