CH117299A - Procédé de fabrication d'un béton à agglomérant non hydraulique. - Google Patents

Procédé de fabrication d'un béton à agglomérant non hydraulique.

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CH117299A
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  Procédé de fabrication d'un béton à agglomérant non hydraulique.    On a déjà formé des bétons, dits bétons  d'asphalte, en mélangeant de l'asphalte on  produits analogues tels que bitumes, brais,  etc., avec des matières minérales. Les pro  duits ainsi obtenus ne conviennent pas pour  la préparation de cuves, tuyaux, etc., qui  doivent pouvoir supporter sans se déformer,  des pressions à des températures     sen,#ible-          ment    plus hautes     qué    celles ordinaires. Le  choix de matières à employer était basé sur  le point de ramollissement desdits liants.

   Le  point de ramollissement a été déterminé  jusqu'ici par des méthodes empiriques qui  conviennent pour les asphaltes, car il s'agit  simplement dans la technique ordinaire des  asphaltes, de savoir si à une température  déterminée l'asphalte aura encore une cer  taine résistance, de façon à ne pas enfoncer  si on marche dessus; en effet. dans la tech  nique des asphaltes on exige que le produit  ne soit pas trop dur en hiver ni trop mou  en été.  



  La présente invention concerne un nou  veau procédé pour la formation de béton,  dans lequel on mélange, à chaud, à des ma-         tières    minérales, un liant fusible dont la  "température critique" est supérieure à 40   C.  On peut obtenir ainsi des bétons ayant une  grande résistance mécanique, semblable et  même supérieure à celle du béton de ciment.  Les inventeurs ont en effet reconnu que les  liants fusibles, comme les brais, les asphaltes,  les bitumes, etc., outre le point de fusion et  le point de ramollissement déterminés par la  méthode     Krâmer    et     Sarnow,    ou toute autre  méthode, présentent en général un point de  changement d'état spécial que les inventeurs  appellent la "température critique".  



  Si on prend un asphalte quelconque, par  exemple celui de Travers qui se vend sous  forme de pains, cet asphalte a un point .de  ramollissement de 50   C environ<B>;</B> si on pré  pare un béton avec cet asphalte, en le mé  langeant à chaud à de la pierre, du sable et  éventuellement de la poudre, et qu'on coule  une barre qui sera soumise à une certaine  charge, à la température de 5 à 10   C par  exemple, cette barre fléchira avec le temps,  et cela malgré que le point de ramollissement  de cet asphalte, déterminé par les méthodes      connues, soit au-dessus de 40  C. Par contre,  si on refroidit cette barre de béton d'asphalte  au-dessous de -15 ou -20 C, on obtient  un nouvel état du liant fusible, qui se carac  térisé par le fait que si on soumet la barre  à une charge, elle ne fléchit pas et reste  rigide comme une barre en béton de ciment  ou en fer.

   La température au-dessous de la  quelle les bétons préparés avec des liants  fusibles ne se comportent plus comme un  produit plastique est appelée par les inven  teurs la "température critique" du liant em  ployé, c'est-à-dire la température à laquelle  les bétons préparés à l'aide de ce liant, selon  la     présente    invention, ont encore leurs résis  tances à la flexion, à la compression et à la  traction.  



  Il existe des asphaltes ou des résidus de  pétrole qui ont un point de ramollissement       Krâmer    et     Sarnow    de 120   C et plus, tandis  que leur température critique est seulement  de 20   C; d'autres bitumes ont un point de  ramollissement     Krâmer    et     Sarnow    de 80   C  et une température critique de 20   C. On voit  par là qu'il n'y a aucun rapport entre la  température critique et le point de ramollis  sement déterminé d'après la méthode de       Krâmer    et     Sarnow    ou d'après une autre  méthode.  



  Les inventeurs ont reconnu en outre que  dans la pratique, les liants employés pour  ces nouveaux bétons doivent avoir une tem  pérature critique au-dessus de     40"    C; ceci  distingue nettement les nouveaux produits  des bétons d'asphalte préparés jusqu'à pré  sent. En pratique, les liants fusibles préparés  par les inventeurs ont de préférence une  température critique d'environ<B>80'</B> C et dans  certains cas da     120"    C et au-dessus.  



  La détermination de la température cri  tique, comme on le conçoit, joue un grand  rôle dans la technique des nouveaux bétons;  il est en     effet    d'une grande importance pour  un industriel d'être absolument sûr que le  liant qu'il a choisi gardera ses résistances  mécaniques à des températures allant de 40  à 120<B>0</B> C.

      Il existe déjà une méthode qui sert à       reconnaitre    le moment où les liants fusibles  passent de l'état solide et dur à l'état     semi-          fluide;    mais cette méthode, qui est la mé  thode Brinell, ne peut pas être employée  pour tous les liants fusibles; elle donne, par  exemple, des résultats satisfaisants pour  l'examen des brais de goudron, mais aucun  résultat précis pour l'examen des brais de  pétrole par exemple.

   Les inventeurs ont donc  dû trouver d'autres méthodes permettant,  d'une faon générale, la détermination exacte  de la température critique des liants     fusibles.     Voici, à titre d'exemple, deux méthodes em  ployées par les inventeurs, méthodes qui  donnent des résultats précis avec tous les  liants essayés     jusqu'ici.     



       Eceinple   <I>I:</I>  On prépare un béton ou un mortier en  mélangeant le brai que l'on étudie avec la  poudre de pierre, du sable et éventuellement  du gravier, et l'on en fait des plots de  16     X    4     X    4 cm. Ces plots sont placés     danq     un appareil qui en supporte les deux extré  mités et laisse le milieu libre; on exerce  alors au milieu du plot, au moyen d'un res  sort calibré, par exemple, une pression cor  respondant à une charge de 30 à 100 kg  suivant les cas. Ces plots sont alors plongés  dans de l'eau ou, lorsqu'on veut dépasser la  température de<B>100",</B> dans de la glycérine,  chauffée à la température voulue, durant un  laps de temps qui peut varier entre deux  jours et une semaine.

   Il est généralement  suffisant de laisser les plots pendant deux  jours à la     température    d'examen. On cons  tate que, aussi longtemps que la température.  à laquelle le liant examiné est inférieure à  la température critique     dudit    liant, les plots  ne subissent aucune déformation et restent       tout-à-fait    droits; par contre, dès que l'on  dépasse même légèrement, la température  critique du liant, on voit le plot s'infléchir  après un laps de temps plus ou moins long,  et, si l'on prolonge l'expérience ou élève  encore plus la température, le plot, après  s'être courbé     fortement,    se casse en son milieu.

        Cet essai est un essai pratique correspondant  à ce qui se passe     lorsque    des ouvrages, tels  que les tuyaux, ont été construits avec l'un  des bétons en question et se trouvent soumis  à une charge en. même temps qu'à une élé  vation de la température, comme c'est le cas  lorsque des tuyaux ont été entassés les uns  sur les autres et restent un certain temps  exposés au soleil.  



  Le seul défaut de la méthode ci-dessus  décrite est que forcément elle demande un  temps assez long. Supposons, en effet, que  l'on ait examiné à diverses températures, en  montant chaque fois de     511    C, un brai dont la  température critique est de<B>1000</B> C, et qu'on  ait commencé l'examen vers 70   C, il faudra  près de deux semaines pour terminer l'examen.  



  Cette méthode est la meilleure en ce sens  que les conditions d'examen se rapprochent  beaucoup des conditions de la pratique. On  peut, pour gagner du temps, la remplacer  par la méthode au     pénétromètre.     



       L'xeinple        ZI:     Comme on le sait, le     pénétromètre,    par  exemple celui de la Maison Baird  &      Tatlock          Ltd.    de Londres, muni d'une aiguille ronde  est utilisé d'habitude pour l'examen des  asphaltes et des corps analogues. Ces corps  sont     semi-fluides    et donc plastiques aux tem  pératures auxquelles on les emploie et les  examine.<B>Il</B> suffit d'une faible charge qui est  habituellement de 100 à 200 gr, pour faire  pénétrer l'aiguille du     pénétromètre    dans le  produit que l'on examine.

   On a reconnu que  pour examiner au     pénétromètre    des produits  durs et non     semi-fluides,    il était nécessaire  de porter cette charge à 2 et même à 3 kg  et d'utiliser de préférence une aiguille de 1 mm  de diamètre étirée en une fine pointe conique  d'environ 4 mm de longueur.  



  On opère par exemple de la façon sui  vante  On coule dans des godets le brai que l'on  veut examiner et plonge ces godets, durant  quelques heures, dans de l'eau portée pour  chacun d'eux à une température     différente;       quelques minutes avant de procéder à l'exa  men, on plonge aussi l'aiguille du     @pénétro-          mètre    dans l'eau, afin qu'elle ait rigoureuse  ment la même température que le brai. On  apporte alors le godet, qui bien -entendu reste  plongé dans l'eau chaude, sous l'aiguille du       pénétromètre    et actionne l'appareil.

   On note  pour chacune des températures la profondeur  de pénétration de l'aiguille et établit un  graphique, en portant les températures aux  abcisses et les profondeurs de pénétration  correspondantes aux ordonnées. On relie par  une ligne les points ainsi déterminés; on  remarque alors que la ligne qui passe par  tous ces points reste droite aussi longtemps  que le brai examiné est encore dur; au point  correspondant à la température à laquelle le  brai commence à devenir     semi-fluide    (tempé  rature critique) la courbe s'infléchit, comme  le fait la courbe des duretés Brinell dans le  cas où la méthode Brinell peut être employée.  



  Pour obtenir soit à partir des brais de  pétrole, des brais à gaz ou du commerce,  soit à partir du goudron, des brais convenant  pour la fabrication de bétons qui doivent  garder leurs propriétés de résistance méca  nique jusqu'aux environs de 100   C, on a  reconnu qu'il est avantageux de les soumettre  à une distillation dans le vide, en utilisant  une cornue munie d'un agitateur; il est avan  tageux aussi, et particulièrement pour les  brais de pétrole, d'introduire dans la cornue,  au cours de la distillation, de la vapeur de  préférence surchauffée. On arrive ainsi à éli  miner les huiles que contiennent tous les  brais du commerce et à cause desquelles ces  brais deviennent     _semi-fluides    dès que la tem  pérature s'élève, et en tous cas bien avant  100  C.  



  Les inventeurs ont aussi reconnu qu'il  était souvent avantageux de faire des mé  langes de brais; on peut par exemple mé  langer un brai de gaz à température critique  élevée avec un brai de pétrole dont la tem  pérature critique est plus basse.  



  Il est plus facile d'obtenir des brais de  goudron dont la     température    critique est très  élevée (aux environs de<B>1001)</B> que des brais      de pétrole possédant cette même propriété;  par contre, ainsi qu'il a été constaté, on peut,  si l'on a fabriqué un brai     d-e    pétrole dont la  température critique est un peu inférieure à  celle que l'on désire obtenir, atteindre le  résultat désiré en     incorporânt    à ce brai de  pétrole un certain     pourcent    d'un brai de gaz  dont la température critique est plus élevée.  



  Voici par exemple comment .on peut pro  céder pour la préparation d'un béton selon  la présente invention:  On prépare d'abord le brai spécial en  soumettant un brai de pétrole à une distilla  tion à environ 3400 C sous une pression  absolue d'environ 20 mm de mercure en pré  sence d'un courant de vapeur et en agitant  continuellement la masse.

   Le brai spécial  ainsi obtenu est mélangé à chaud à de la  poudre calcaire fine, du gros sable et des  pierres concassées dans les proportions sui  vantes:  
EMI0004.0004     
  
    Brai <SEP> spécial <SEP> 100 <SEP> parties <SEP> en <SEP> poids.
<tb>  Poudre <SEP> fine <SEP> 300 <SEP> " <SEP> " <SEP> "
<tb>  Sable <SEP> 380
<tb>  Pierres <SEP> concassées <SEP> 450 <SEP> " <SEP> " <SEP> "       Le béton ainsi préparé est coulé à chaud  dans des moules pour en faire des objets tels       que    des tuyaux par exemple.  



  La     gilsonite    ou des produits analogues  peuvent être mélangés à un brai qui serait  trop tendre pour être employé seul à la  fabrication de béton selon la présente in  vention.  



  On a également trouvé que du coke très  dur pouvait être employé comme matière  minérale. On obtient ainsi un béton d'une  grande légèreté, mais dont la proportion de  brai dans sa composition est alors plus grande  que lorsqu'on emploie d'autres matières mi  nérales.  



  Il n'est pas toujours nécessaire que le  nouveau produit contienne comme matières  minérales les trois éléments, soit poudre,  sable et pierres. On peut, pour certains cas,    préparer des mélanges en employant le brai,  la poudre et le sable seulement, ou bien le  brai, la .poudre et les pierres seulement.

Claims (1)

  1. REVENDICATIONS ; I Procédé pour la fabrication d'un béton à agglomérant non hydraulique, caractérisé par le fait qu'on mélange, à chaud, à des matières minérales, un liant fusible, dont la "température critique" est supérieure à 40 C. II Béton fabriqué selon la revendication I, caractérisé en ce qu'il comporte, comme agglomérant, un liant fusible dont la "tem- pérature critique', est supérieure à 40 C. <B>SOUS-REVENDICATIONS:</B> 1 Procédé selon la revendication I, dans lequel le produit fusible est constitué par un brai que l'on a durci.
    2 Procédé selon la revendication I et la sous- revendication 1, dans lequel le produit fusible est constitué par un brai de goudron sou mis préalablement à une distillation dans le vide. 3 Procédé selon la revendication I et la sous- revendication 1, dans lequel le produit fusible est constitué par titi brai de pétrole soumis préalablement à une distillation dans le vide en présence de vapeurs surchauffées. 4 Procédé selon la revendication I, dans lequel le produit fusible est constitué par un mé lange de brais.
    5 Procédé selon la revendication I et la sous- revendication 4, dans lequel le produit fusible est constitué par tin mélange d'un brai de gaz à température critique élevée à un brai de pétrole, dont la température critique est plus basse.
CH117299D 1924-04-16 1925-04-01 Procédé de fabrication d'un béton à agglomérant non hydraulique. CH117299A (fr)

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