Procédé pour la fabrication de chaussures confectionnées sur trépointe et chaussure fabriquée selon ce procédé. L'invention comprend un procédé pour la fabrication clé chaussures confectionnées sur trépointe et une chaussure fabriquée selon ce procédé.
On a fabriqué jusqu'ici ,de telles chaus sures suivant deux procédés différents: Dans l'un de ces procédés connus, on pra tique dans la tranche b de la semelle inté rieure ou première (fig. 2) tout le tour de celle-ci une entaille c ayant par exemple de 5 à 7 mm de profondeur, parallèle aux faces supérieure d et inférieure e de cette semelle, qui est représentée sens dessus dessous;
puis on fait opérer une rotation de 90 vers le haut (fig. 3) à la lèvre inférieure f, tandis que la lèvre supérieure g demeure immobile de sorte qu'une gorge<I>la</I> en angle dièdre droit se forme entre<I>f</I> et<I>g;</I> on recouvre alors la face inférieure e de la semelle 1, la lèvre f et la face inférieure de la lèvre y d'une toile collée i destinée à maintenir le tout à la forme donnée.
On loge ensuite la partie inférieure de la tige 7 et la trépointe 6 dans la gorge h pour les<I>y</I> coudre en j à la lèvre<I>f</I> (fig. 4); enfin on applique la semelle extérieure 9 sur la semelle 1 en relevant légèrement la lèvre g et on coud la trépointe en k à cette semelle extérieure- 9 (fig. 5). Comme on s'en rend compte par l'inspection de cette dernière fi gure il reste entre les deux semelles 1, 9, un espace vide 1, correspondant à la hauteur de la lèvre f et qu'on doit combler, avant d'ap pliquer les deux semelles 9, 1 l'une sur l'au tre, à l'aide d'une matière de remplissage ma telle que du liège, des déchets de cuir.
Pour diminuer la hauteur de l'espace 1, on coupe la partie inférieure de la lèvre f, ce qui dimi nue la résistance de celle-ci, si bien que la semelle intérieure 1 souvent même s'arrache.
Pour parer à cet inconvénient, on ne pra tique plus dans la semelle intérieure, selon le second procédé connu, une seule entaille c partant de sa tranche b et parallèle à ses faces, mais bien deux entailles c, 2 (fig. 1 et 6); l'une, c, est disposée comme précédem ment et l'autre, 2, part de la face inférieure e de la semelle 1, à une certaine distance de la tranche de celle-ci pour arriver obli- quement de l'intérieur vers l'extérieur à la hauteur de l'entaille c et s'arrêter à une petite distance de cette dernière.
On abaisse les deux extrémités p d de la pièce o ainsi isolée pour en former une sorte de gouttière (fig. 7) présentant une fermeté suffisante pour qu'il ne soit pas nécessaire d'entoiler la semelle 1. On coud alors la tige 7 et la trépointe 6 en j à cette semelle inté rieure 1 (fig. 8) sur laquelle on applique la semelle extérieure 9 à laquelle on coud la trépointe 6 en l- (fib. 9). Ici aussi il reste entre 1 et 9 un espace vide l qu'il faut garnir d'une matière de. remplissage iii. Pour dimi nuer la hauteur de cet espace, on coupe la partie inférieure de l'extrémité q, ce qui af faiblit sensiblement la résistance de la par tie o.
Les procédés décrits ont donc l'inconvé nient d'exiger tous deux l'emploi d'une ma tière de remplissage ris. alourdissant la chaus sure et d'affaiblir sensiblement la fixation de la semelle intérieure i..
Les divers inconvénients indiqués sont évités dans le procédé faisant partie de l'in vention, grâce au fait. qu'on pratique sur le pourtour de<B>la</B> semelle intérieure deux entail les obliques extérieure et intérieure se trou vant à. des niveaux différents et permet tant de fixer la trépointe de façon que la se melle extérieure s'applique sur la semelle in térieure sans qu'il demeure un espace libre entre les deux.
La chaussure est caractérisée par le fait que sa, semelle intérieure présente sur son pourtour deux entailles obliques extérieure et intérieure se trouvant à des niveaux dif férents et que les deux semelles intérie-are et; extérieure sont en contact sur toute l'étcndue de leurs faces en regard, sans interposition d'une matière de remplissage.
Les fig. 10 à. 13 du dessin annexé repré sentent schématiquement, à titre d'exemple, une chaussure selon l'invention à différentes phases de sa fabrication; Les fig. 10 et 11 sont deux coupes â grande échelle de la semelle intérieure, la première étant faite suivant la ligne 10-10 de la fig. 1; La fig. 12 est une coupe à grande échelle des semelles intérieure et extérieure, avec la trépointe; La fig. 13 se rapporte à une variante. Sur les fig. 10 à. 13, la ou les semelles sont sens dessus-dessous.
On s'y prend par exemple comme suit pour fabriquer la partie représentée de la chaussure ci-dessus: On pratique tout le tour de la semelle in térieure 1 deux entailles 2, 3 (fig. 1 et 10). L'entaille 2, semblable à l'entaille ? décrite plus haut, part de la face inférieure e de la semelle 1, à une certaine distance de la tranche b de celle-ci pour arriver obliquement de l'intérieur vers l'extérieur et s'arrêter à un tiers environ de l'épaisseur de 1. Quant à l'entaille 3, elle part de la tranche b de la.
semelle 1, mais nu lieu d'être horizontale comme l'entaille c .des fib. 3 à 9, elle se dirige obliquement vers la face inférieure e de la se melle 1 pour s'arrêter à une distance 1? de l'extrémité supérieure de l'entaille ?, nu tiers environ de l'épaisseur de la semelle 1.
On isole ainsi dans 1 une partie 1-1 ayant la formé générale d'un triangle rectangle et re liée au reste de 1 par le pont 1? qui est dis posé obliquement. (>n abaisse les deux extré mités 4, 5 de cette partie 14 pour en former une sorte de gouttière (fig. 11), puis on coud <B>la</B> trépointe 6 et; la tige 7 à la semelle 1 en 8, <B>la</B> couture traversant le pont 12; en choisis sant une aiguille courbe ayant un rayon de courbure convenable, on arrive à ce que la couture soit dans<B>la</B> direction du pont 12 et; à ce que la trépointe 6 pénètre jusqu'au fond de l'entaille béante 3.
On ramène ensuite l'ex trémité 4 à, sa position initiale, on coupe par tiellement l'extrémité 5 et on place la, semelle 1, avec la tige î et la trépointe 6 qui y sont fixées, sur une machine ad hoc; celle-ci apla tit 1. et 6 qui forment une surface unie sur laquelle on coud la semelle extérieure 9 en <B>10</B> (fig. 12);<B>la</B> semelle intérieure 1, la tige î et la trépointe 6 sont ainsi fixées à la se melle extérieure 9. Au lieu de coudre la semelle extérieure 9 à la suinelle intérieure 1, on peut la coller (fib. 1@3).
Un su rend compte par l'examen compara tif des diverses figures du dessin que le uode d'exécution décrit du procédé selon l'inven tion présente divers avantages sur les deux procédés connus: La couture 8, par suite de la disposition des entailles 2, 3, a une posi Lion oblique et agit par conséquent sur une épaisseur suffisant du cuir de la semelle 1. L'extrémité 4 de la partie 14 reprend sa po sition initiale après la fixation de la trépointe 6 et de la tige 7. L'extrémité 5 de cette par tie 14 peut être coupée sans préjudice pour la. solidité de la couture 8.
Les deux semelles 1, ;) sont appliquées directement l'une sur l'autre sur toute l'étendue de leurs faces en regard, ce qui dispense de l'entoilage i et; du remplissage m. Du fait que les fonds des en tailles 2, 3 se trouvent, à des hauteurs diffé rentes, l'aiguille courbe mentionnée plus haut occupe une position différent de celle qu'elle a dans le second procédé connu, où les deux fonds sont à la même hauteur; il s'en suit que, lorsqu'on fabrique de la forte chaus sure ayant une tige, une doublure et une trépointe en cuir épais, la trépointe est re poussée horizontalement dans l'entaille 3 se lon le mode d'exécution décrit du procédé, se qui est fort utile, tandis que le procédé connu indique qu'elle est repoussée vers le haut.
Pour plus de clarté, la tige 7 a été repré sentée sans doublure sur les diverses figures du dessin, mais il est évident qu'elle peut en comporter une.