Machine pour le blanchissage du linge. L'objet de la présente invention est une machine pour le blanchissage du linge, com portant des supports permettant de maintenir déployé verticalement, dans un espace clos, du linge à blanchir, clans l'espace clos sus dit étant placé au moins un réservoir con tenant un liquide employé pour le blanchis sage, lequel étant, au moyen d'une pompe;
dirigé par des tuyaux de projection sur le linge à blanchir susmentionné, les jets ainsi obtenus frappant le linge au même point en s'écrasant l'un contre l'autre, .ladite ma chine comportant en outre un appareil de chauffage, chauffant le liquide employé pour le blanchissage, ainsi que de l'air pour le séchage des .objets blanchis, le tout étant établi de telle sorte que le linge à blanchir, placé dans l'espace clos, puisse être soumis à la projection du liquide employé pour le blanchissage ainsi qu'à l'action de l'air chaud pour le séchage.
Le linge peut être frappé simultanément en chacun de ses points et sur chacun de ses côtés par un nombre quelconque de jets.
Les tuyaux servant à, la projection -de ces jets peuvent être indépendants les uns des autres, figes ou mobiles ou être disposés en série sur une ou plusieurs rampes figes ou mobiles.
Le linge serré entre les jets ne bougera pas et la puissance de lavage des jets sera augmentée dans une très grande proportion.
On peut prévoir également qu'une ou plu sieurs rampes peuvent être garnies de crin, etc. de manière à former brosse. Le brossage du linge pourrait ainsi ajouter son action à celle des jets de manière à obtenir un lavage parfait.
Durant la phase de séchage que l'on peut obtenir, par exemple par combustion, au- dessous du linge, de gaz, charbon de bois, etc. ou à l'aide de résistances électriques émettant une chaleur déterminée ou encore en soufflant ou aspirant de l'air ambiant ou réchauffé par un procédé quelconque, des rampes peuvent être disposées pour gratter légèrement sur le linge en cours de séchage de manière à en obtenir le repassage. Ces rampes peuvent, elles-mêmes, être parcou rues par un gaz chaud élevant leur tempé rature au point favorable à ce repassage. Les fig. 1 à 7 du dessin annexé mon trent, à titre d'exemple, deux formes d'exé cution de l'objet de l'invention.
Selon une première forme d'exécution, la fig. 1 est une vue de côté, partie en coupe, partie en élévation; La fig. 2 est une vue en perspective du dispositif mécanique intérieur de la machine; La fig. 3 est une vue de détail montrant en coupe le dispositif de distribution de li quide; La fig. 4 est une vue de détail du cliquet de la commande de distribution de liquide; La fig. 5 est une vue de côté et en coupe de l'ensemble des organes de la machine; Les fig. 6 et 7 sont des vues de détail d'organes de distribution de liquide; Les fig. 8 et 9 sont des vues de détail du mode d'accrochage du linge sur les cadres-support.
La fig. 10 est une vue de détail mon trant la disposition d'une grande pièce d'é toffe sur les cadres.
La fig. 11 est une vue d'ensemble des appareils réglant la projection des liquides, le chauffage, l'émission d'air, etc. qui sont déplacés par le passage des dispositifs fai sant saillie de la bande sans fin; La fig. 12 est une vue de détail du dis positif de commande actionnant les robinets et les autres organes de distribution; La fig. 13 est une vue en plan d'un dis positif servant à effectuer le repassage du linge; Selon une deuxième forme- d'exécution, la fig. 14 est une vue, partie en élévation, par tie en coupe d'une variante de la machine; La fig. 15 est une vue en plan de la par tie inférieure de cette machine; La fig. 16 est une vue en coupe d'un ap pareil de chauffage; La fig. 17 est une vue en coupe d'un dis positif pour la production de l'air chaud.
Selon la première forme d'exécution, dans un espace clos A, B, C, D, E, F de di mensions appropriées à la grandeur des piè ces à laver ou à blanchir, sont disposés les cadres d'étendage G -H en nombre varia- blé. Ces cadres sont constitués par deux par ties en forme d'' U dont l'une est figée à de meure sur le côté de l'appareil à l'aide de pattes I et dont l'autre partie s'emboîte et coulisse sur la première. La partie mobile est soutenue et guidée par les tasseaux den telés J.
Au-dessous de ces cadres est placée une grille constituée par des éléments de brû leurs à gaz K ou des tiroirs dans lesquels brûle du charbon de bois. Ces brûleurs de l'extérieur comprennent une partie centrale qui est la rampe à gaz ou la grille conte nant le charbon de bois, une enveloppe en deux parties semi-circulaires de rayon dif férent mettant le combustible à l'-abri 4es pojections de liquides tout en permettant l'arrivée de l'air extérieur nécessaire à la combustion et l'évacuation des gaz brûlés.
Entre les cadres et l'appareil de chauf fage g se déplace un chariot baladeur L, destiné à supporter le linge à blanchir, mo bile sur un axe M portant .deux filets de vis inverses, raccordés à leur extrémité .de ma nière à former une vis sans fin 1y1. Ce char- riot baladeur est maintenu vertical par les deux coulisseaux, mobiles eux-mêmes dans le sens latéral sur deux axes cylindriques 0.
Les filets d'entraînement de la vis sans fin sont de profondeur inégale et la différence de profondeur de ces filets, est égale à 1a moitié de l'écartement existant .entre les trous d:'arro-sage P. Cela a pour but -de rendre le baladeur mobile clans le sens vertical et faire que la par tie du linge comprise entre deux jets suc cessifs, qui n'a pas été battue dans un dé placement du baladeur de - A à B, le soit quand le baladeur revient de B à A.
On pourrait obtenir le même résultat en rendant les cadres d'étendage mobiles dans 12 sens vertical.
Ce chariot baladeur porte les tubes Q de section ovale en nombre tel que l'intervalle entre les cadres et l'intérieur de chaque ca dre soit-parcouru par un tube. Chaque tube porte,- de chaque côté -de son petit rayon, une série de trous, de diamètre progressif en partant du bas et distants les uns des au tres d'axe en axe de trois à cinq fois leur diamètre. Tous ces tubes sont raccordés à un distributeur B.
Dans le but de réduire la section d'écou lement qui serait par trop considérable, dans un appareil ménager, car cela nécessiterait l'emploi d'un moteur et d'une pompe de puissance telle qu'il ne serait pas possible de le brancher sur les circuits d'éclairage de la plupart des locaux d'habitation, on peut faire que les émissions de liquide n'aient lieu qu'alternativement. A cet effet, les tubes Q sont formés par deux tubes de section ap propriée accolés l'un à l'autre et raccordés, deux à deux, à une tête de fourche S. Cha que fourche est reliée à un orifice T d'une culasse fixe U. La distribution de l'eau, suc cessivement dans chacun de ces orifices T, est obtenue à l'aide du barillet B solidaire d'un axe creux V par lequel a lieu l'arrivée d'eau. L'assemblage du barillet contre la cu lasse est assurée par un ressort de poussée X.
On pourrait, d'ailleurs, remplacer cette disposition par un boisseau conique tournant dans une cuvette fixe portant les orifices de répartition d'eau aux fourches.
L'extrémité du tuyau coudé V est reliée par une genouillère Y à une conduite d'a menée d'eau de la pompe Z. Cette conduite mobile, encore en 1 est formée de deux tubes de section appropriée coulissant l'un sur l'au tre, et pouvant, par conséquent, s'allonger ou se raccourcir pour suivre le baladeur dans sa course. Sur le chariot du baladeur L est fixée une roue à rochet 2. Quand le chariot bala deur L se déplace dans un sens quelconque, le levier Z prend une position inclinée in verse à la marche du chariot baladeur. Il en résulte que le levier Z fait pression sur la douille 4 de la couronne 6 et la ramène en arrière en comprimant le ressort qui ap puie sur la douille 7, servant, ainsi que les guides 8 et 9, au guidage de la pièce 6.
Le ressort étant comprimé, accroche la cou ronne 6 au moyen du cliquet d'entraînement 10 qui s'engage dans une encoche 11 de la couronne 6. En même temps, le cliquet 12 change de dent en vue de la phase suivante. 13 est un contre-cliquet empêchant tout re tour en arrière du dispositif.
Quand le bala deur L revient dans l'autre sens, le levier -Z prend la position inverse et par son ergot 14 vient soulever la .gâchette 10 pour la déga ger -de l'encoche 11: Le ressort 5 se détend, fait faire un huitième de tour au cliquet 12 qui entraîne, d'une même course, la roue à rochet 2. Le mouvement est limité par le tenon 15 qui rencontre la butée 16.
Les tubes Q pouvant se déplacer entre les cadres sont de longueur suffisante pour arroser le dessus du linge portant sur ces cadres en 17.
La partie inférieure de l'espace clos A, <I>B, C, D,</I> E, F est étanche pour former un réservoir à liquide 18.
En dessous sont disposés le moteur élec trique 19, la pompe centrifuge 20 de refou lement d'eau, le filtre 21, la vis sans fin 22 actionnant la vis M du chariot baladeur.
L'automatisme de la machine décrite est assuré par le ruban sans fin 23 roulant sur les galets 24 et est entraîné par l'extrémité 2,5 du drille pourvus de dents. Le ruban 23 se déplace d'une longueur déterminée par minute et aux intervalles de temps néces saire à l'accomplissement de chaque opéra tion grâce aux curseurs 26 dont la fonction est d'augmenter la largeur du ruban aux points où ils sont fixés. Ces curseurs 20 sont de largeurs -différentes selon le travail qu'il ont à accomplir.
En 27, 28, 29, 30 sont disposés les robinets commandant 28, l'arri vée de l'eau claire, 29 le tuyau d'écoulement de l'eau de javelle, 30 le tuyau d'écoulement <B>du</B> bleu azur, 27 le robinet à double voie, as surant: soit l'évacuation des eaux à. éva cuer, soit leur retour sur le linge 31, l'in terrupteur électrique arrêtant le fonctionne ment du moteur. Les boisseaux de ces di vers robinets comportent chacun des ailettes destinées à venir en prise avec les dispositifs faisant saillie de la bande 23 de manière à .
pouvoir être .déplacés de un quart de tour. Ce quart de tour correspond à l'ouverture ou à la fermeture du robinet actionné ou à la rup- tured'un circuit électrique, dans lequel est branché un moteur.
En 32 et 33 sont les réservoirs contenant de l'eau de javelle et du bleu à azurer le linge. En 34 est la conduite permettant le branchement de tuyaux d'évacuation dans une cheminée ou à l'extérieur de la vapeur d'eau en excès dans l'appareil.
L'appareil étant raccordé avec la canali sation d'arrivée d'eau, la conduite de gaz, la canalisation électrique et l'évacuation des eaux rejetées étant assurée, il suffit d'ouvrir la porte latérale 35, et cle sortir le dernier cadre d'étendage.
Le linge 36 est déployé comme l'indique la fig. 8 et est fixé à l'aide de pinces à linge ou d'épingles. On peut raccorder les pièces les unes après les autres ou se servir des an gles mobiles 37 sur lesquelles on fixe le linge.
Quand la pièce est très grande, un drap de lit, par exemple, pour être entièrement déployée sur un seul cadre de l'appareil dont on se sert, on peut la disposer comme il est indiqué en 38. On peut aussi garnir les ca dres les uns après les autres et les placer au fur et à mesure dans la machine à laver.
On ouvre le robinet 28 d'arrivée d'eau claire et on remplit le réservoir 18 jusqu'au niveau- marqué, puis on verse dans cette eau le savon et la soude préalablement dissous dans un peu d'eau et on met la porte 35 en place et on la ferme. Puis on verse ensuite le bleu et la javelle dans leur réservoir res pectif 32 et 33. On allume les brûleurs K ou le charbon et on met le moteur en marche en tournant l'interrupteur 31.
Le moteur 19 étant en marche actionne la pompe 20 calée sur l'arbre, et par sa vis sans fin 22, la vis sans fin 1 du chariot ba ladeur L. Dès que la vis M tourne, le pignon 25 entraîne le ruban et lui fait commencer sa révolution.
L'eau du réservoir 18 est refoulée par la la pompe 20 dans la conduite articulée Z ar rivant au chariot baladeur L. Cette eau pé- nètre dans les deux tubes de la fourche en ce moment en communication avec le baril let R et l'eau froide savonneuse est projetée sur le linge par toutes les ouvertures portées par les deux tubes Q.
La vis sans fin M tournant, le chariot baladeur L est entraîné, et arrive à fond de course; le cliquet 2 est amené par le tube d'arrivée d'eau Z, qui forme levi r et ra mène la douille 4 du cliquet en a,rre_ en comprimant le ressort 5. La position de la roue à rochet 2 est assurée par le cliquet d'entraînement 10 qui entre dans l'encoche 11, fig. 4. En même temps, le cliquet vient .en prise avec une dent de la. roue à rochet 2.
Le tenon 50, fig. 5, porté par l'étrier 51 circule dans les, rainures hélicoïdales de la vis sans fin<I>1V1</I> -et .change alors de rainures.. La nouvelle rainure étant plus ou moins pro fonde que celle qu'il vient de parcourir, le chariot baladeur tout entier va s'abaisser ou s'élever avant de revenir enn arrière.
L'eau projetée sur le linge ruisselle à sa surface et vient tomber sur la grille formée par les brûleurs g. Elle s'échauffe à ce con tact avant de retomber .dans le réservoir 18 où elle sera reprise par la pompe 20 pour ac complir un nouveau circuit après avoir tra versé un filtre destiné à arrêter les impu retés résultant du lavage.
Le chariot baladeur L arrive à fond de course et le tube d'arrivée d'eau Z dégage le cliquet 10 de l'encoche 11 en- la soulevant. Le cliquet 12 devenu libre pivote sous l'ac tion de son ressort 5 qui se détend et fait tourner d'une dent la roue du rochet 2. L'o rifice du barillet 4 entre en communication avec un nouvel orifice de la culasse U et l'eau de lavage. sera projetée sur le linge du cadre suivant comme il vient d'être dit.
Le mouvement du chariot baladeur L est assez rapide pour que cette succession d'ar rosage affecte tout le linge dans un temps très court.
Le lavage va continuer ainsi pendant tout le temps nécessaire à l'obtention d'un lavage parfait. La durée de cette phase peut d'ailleurs varier de quelques -minutes à plu sieurs heures et s'obtient en réglant l'empla cement du dispositif 52 de la bande 23.
Le lavage débute à l'eau froide savon neuse pour débarrasser le linge des pous sières et des parties albumineuses dont il est chargé. L'eau s'échauffe progressive ment pour atteindre une température proche de l'ébullition. Ce sont les conditions à rem plir pour obtenir un bon lavage.
Pendant que cette première phase du la vage s'effectue, le ruban 23 continue sa ro tation. Au moment déterminé, le curseur 52 prend appui sur l'ailette du robinet à dou ble voie 27, fig. 2, et lui fiait décrire un quart de tour. L'eau de lessive refoulée par la pompe 20 s'écoule par la conduite d'évacua tion 53 qui la déverse au point voulu.
Le dispositif 52 continue à se déplacer, tandis que l'eau de lessive est évacuée. A la fin de cette évacuation, le même dispositif vient faire tourner l'ailette de la conduite d'arrivée d'eau claire 28. L'eau claire tombe clans le réservoir 18 qu'elle rince et est éva cuée jusqu'à ce que le dispositif 54 arrive contre l'ailette 27 qu'il fait tourner. L'eau cesse alors d'être évacuée pour être projetée sur le linge comme cela a lieu pour l'eau de lessive. Ce rinçage a lieu à l'eau réchauffée, ce qui facilite le rinçage.
Pendant que le rinçage s'effectue, le dis positif 54 vient prendre appui sur l'ailette 28, la fait tourner et coupe l'arrivée d'eau claire.
Au bout d'un laps de temps déterminé, les dispositifs 55 et 56 viennent faire éva cuer cette eau de rinçage pour la remplacer par une nouvelle quantité d'eau claire. Un deuxième rinçage a donc ainsi lieu.
Quand le deuxième rinçage est accompli, les dispositifs 57 et 58 passent à leur tour, le premier qui est d'un diamètre supérieur aux précédents, fait d'abord ouvrir le robi net 27, évacuation de l'eau, le robinet 28, arrivée d'eau claire, et le robinet 29 qui com mande l'écoulement de l'eau de javelle, tandis que le dispositif 58, du même dia mètre due les dispositifs 52, 54, 55, 56, fait fermer l'évacuation d'abord puis l'arrivéé d'eau claire.
Quand le robinet 29 a été ouvert, l'eau de javelle du réservoir 32 s'est écoulée d'ans l'eau claire du réservoir 18 à laquelle elle s'est mélangée. Cette eau javellée est à son tour projetée sur le linge et ce pendant un laps de temps déterminé.
Quand cette phase du blanchiment est écoulée, les dispositifs 59 et 60 viennent en provoquer l'évacuation et ouvrir l'arrivée d'eau claire de manière qu'un nouveau rin çage s'effectue; ce rinçage effectué, les dis positifs 61 et 62 viennent respectivement .ou vrir le robinet 27, évacuation de l'eau, le ro binet 28, arrivée .d'eau claire, et le robinet 30 qui commande l'écoulement du bleu azur, tandis que le curseur 62 fait fermer l'éva cuation puis l'arrivée d'eau claire.
La même phase de travail que pour la javellisation se produit et l'azurage s'ef fectue.
Quand le temps nécessaire à l'azurage est terminé, le dispositif 63 plus petit que tous les autres et le dernier vient faire tour ner le robinet 27. L'eau teintée de bleu est évacuée et le robinet reste ouvert. La phase du séchage .commence.
Le séchage s'effectue par soufflage ou aspiration d'air extérieur à travers le linge au moyen d'un ventilateur. Cet air peut être à la température ambiante ou réehauffé et desséché par circulation à travers les brîi- leurs de l'appareil.
Dans la forme d'exécution décrite, le sé chage est obtenu par la seule combustion du .gaz ou du charbon de bois, dans les brûleurs K, les ga-z chauds de la combustion s'élevant dans l'appareil du fait seul de leur densité. Ils se chargent d'humidité au contact du linge avant de s'évacuer par le conduit 34, fig. 5, provoquant ainsi la dessication com plète du linge.
Pendant que le séchage s'opère, le dispo sitif 52 vient prendre appui sur l'ailette 64 et ouvre le robinet du compte-gouttes assu rant la. fermeture,du robinet à gaz 65, fig. 5. Dès que ce robinet est ouvert, l'eau s'écoule goutte à goutte dans le réservoir 66, la rup ture d'équilibre se produisant; le levier de fermeture s'abaissera sous l'action du contre poids 57 fermant ainsi l'arrivée du gaz aux brûleurs K en mettant fin à la phase du sé chage.
Après avoir ouvert le robinet 64, fig. 5, le dispositif 52 vient prendre appui sur l'ai lette de l'interrupteur 31 provoquant la rup ture du circuit et l'arrêt du moteur.
Pour les machines à laver de grandes dimen sions, c'est-à-dire celles dans lesquels chaque tube servant à la projection des liquides est indépendant au lieu d'être, comme ici, réunis par deux, le repassage s'effectue de<B>la</B> façon suivante, que les tubes soient horizontaux ou verticaux: Après que le dispositif 63 a provoqué l'ouverture du robinet d'évacuation 27 du bleu, le dispositif 52 vient agir sur un bras de levier 70, fig. 13, et lui fait prendre la position marquée. Il en résulte que la pièce 71 portée par le baladeur L viendra à la fin de sa course avant porter contre ce bras de levier. Le levier 70 ne cédant pas, ce sera la pièce 71 qui pivotera, amenant le pivote ment sur un quart de tour de tous les tubes K'.
Ces tubes de section ovale ont leur grand diamètre supérieur à l'écartement existant entre les pièces de linge étendues. Il en ré sultera que les deux extrémités de chaque tube prendront appui sur le linge et qu'ils le repasseront sur chacune de ses faces.
Si le séchage a lieu par air chaud souf flé, on peut concevoir que cet air circulant, comme l'a fait l'eau dans les tubes, les échauffe suffisamment pour faciliter l'ac tion du repassage.
Quand le temps nécessaire au séchage et au repassage du linge est écoulé, le dispositif 52 vient prendre appui sur une ailette com mandant à la fois l'arrivée du gaz et l'inter rupteur du courant provoquant ainsi l'arrêt complet de l'appareil.
Le procédé de lavage décrit donne lieu aux variantes de constructions énoncées ci après- Un appareil, dans lequel le linge entière ment immobilisé sur des tringles d'étendage ou ,des claies à l'aide de pinces ou d'épingles; a sa surface entière, recto et verso, .frappée par des jets mobiles formant rampes qui se déplacent ou n'émettent de liquide ou gaz que simultanément ou alternativement.
Le déplacement de ces jets disposés hori zontalement ou verticalement peut avoir lieu selon un plan vertical ou horizontal ou en core autour d'une de leur extrémité articu lée de manière à décrire un cercle -ou une por tion de cercle.
L'inverse -de 'ce qui précède; les jets peu vent être fixés et le linge peut se déplacer simultanément ou alternativement, soit en roulant comme une courroie sans fin, soit en s'abaissant et en s'élevant de manière à pré senter chacun des points de la surface de chacun de ses côtés aux jets de liquide ou de gaz, ou encore les deux mouvements ci-des sus décrits peuvent être combinés -de manière que les jets et le linge soient tous. deux mo biles en même temps ou alternativement.
Dans les appareils industriels on peut, ,dans le but d'augmenter le rendement, faire que tous les cadres d'étendage soient montés sur un .chariot permettant l'introduction ra pide du linge préalablement disposé sur les cadres dans l'appareil. A la fin. du lavage, le chariot Pt les cadres avec le linge qu'ils supportent seraient ainsi retirés de l'appa reil pour être remplacés par. un autre cha riot porteur d'une nouvelle quantité de linge à laver.
Ce procédé pourrait être complété de la façon suivante, de façon à utiliser au maxi mum le rendement de l'appareil: L'appareil ne serait utilisé que pour le lavage proprement .dit, le séchage étant ob tenu en dehors -de l'appareil de la façon sui vante: Le chariot porteur du linge lavé retiré de l'appareil est remplacé par un autre cha riot porteur d'une nouvelle quantité de linge sale. Le chariot retiré de l'appareil est amené au-dessus de rampes portant des ajutages par lesquels se fait l'arrivée d'air chaud soufflé par un ventilateur. Un rideau est disposé, tout autour des cadres portant le linge à sécher, de manière à constituer une chemi née.
On comprendra parfaitement que, dans ces conditions, le séchage du linge pourra être obtenu puisque l'air chaud arrivant par le bas s'élèvera dans la cheminée ainsi for mée par le rideau en léchant le linge à sé cher disposé sur les cadres d'étendage.
Une deuxième forme d'exécution repré sentée par les fig. 14 à 17 présente une dis position circulaire des organes supportant le linge, lesquels se déplacent circulairement devant les organes accomplissant les diffé rentes opérations du blanchissage.
Cette machine se compose d'un socle l' sur lequel est maintenue, par l'intermédiaire des pieds 3', une cuve 2'. Des consoles 4' sur montent chacun des pieds 3', assurant ainsi la fixation de la cuve 2' et des brides 5' maintiennent fortement les pieds 3' sur le socle l'. Sous la cuve 2' et terminant cette cuve à la partie inférieure est disposé un puisard 37' qui porte fixé à sa base un man chon 7' vissé sur une pièce 6' en forme de T servant de départ au tube d'aspiration 37', et au tube de vidange 17'. Sur la cuve 2' est aussi disposée une rampe à gaz 8', destinée à chauffer l'eau que contient la cuve, la quantité d'eau étant déterminée par la pra tique. Une autre rampe à gaz 9' est égale ment disposée sous la cuve 2', cette dernière rampe est utilisée pour le séchage du linge.
A cet effet, des tubes 10' sont placés circu lairement sur le fond de la cuve 2', provo quant ainsi un fort appel d'air pendant le fonctionnement de la rampe à gaz 9'. Tou jours sous la cuve 2', mais pouvant égale ment être placé en tout autre endroit conve nable, est disposée une pompe centrifuge 34' actionnée par un moteur destinée à aspirer l'eau contenue dans le puisard 37'. Cette eau, avant d'être aspirée, est filtrée par une cré pine 35', fixée au moyen d'une tige filetée 35" sur laquelle se visse le bouton 36'.
L'eau aspirée est refoulée dans le tube d'alimenta tion 11' sur lequel sont fixés les tubes 12', 13', 15', 15' et 15' fermés à leur partie supérieure par des bouchons 14' et 16', les bouchons 16' portant des orifices 16" Au centre de la machine est placé un tube vertical 18' mobile dans la douille d'en traînement 28' maintenue par l'écrou -29'. Le tube vertical 18' repose sur une came 23' par l'intermédiaire d'une bille 59'. L'ensem ble de ces pièces est renfermé dans le carter 19' où se trouvent également les différentes pièces formant réducteur de vitesse, un cha peau 20' recouvre le carter 19' à la partie supérieure. Le réducteur de vitesse se com pose de roues tangentes 21' et 21", .des vis sans fin 22' et 22", de la came 23, et des pi gnons coniques 24' et 25'.
Ce dispositif est actionné par les roues 32' et 33' reliées l'une à l'autre par la chaîne 58', la roue 33' étant montée sur l'arbre du moteur. actionnant la pompe.
A la partie supérieure de l'arbre 18' est fixé par la clavette 60' le moyeu 41' qui porte des pièces 42' articulées en- 56'. Sur les pièces 42 sont fixés, par un moyen quel conque, des bras 43' portant les crochets 45' vissés les uns ,dans un piston 48' et les autres dans un. poussoir 49', chassés vers l'extérieur par des ressorts 46' et 47'. Les crochets 45' maintiennent des couronnes d'étendage 44'. Un ou plusieurs des bras 43' peuvent être li bérés en exerçant une pression sur les poussoirs 49'. La partie supérieure de l'appareil est fermée au moyen d'un couvercle 38' ayant un de ses côtés .mobile. Ce couvercle est sup porté par des tubes 39' et par le tube d'ar rosage 12'.
L'ensemble de l'appareil, sur toute sa hauteur, est fermé par une toile im perméable 57' accrochée sur le pourtour du couvercle 38'. Cette toile peut être fermée sur elle-même dans le sens vertical. Une col lerette 61' assure l'étanchéité du joint formé par l'entrée de l'arbre 18' dans la douille 62'.
Un appareil de chauffage amovible re présenté sur la'fig. 16 permet de rempla cer le gaz pour le chauffage de l'eau em ployée pour le lavage du linge. Cet appa reil se compose d'un foyer 63' et d'un récipient 64', raccordé avec le tuyau 17', de l'appareil à laver, au moyén du raccord 65'. D'autre part, le tuyau d'as piration 37' est raccordé avec le récipient 64' au moyen du raccord 66', Un autre dis positif peut remplacer, sur le foyer 63', le dispositif décrit ci-dessus, pour la produc tion de l'air chaud nécessaire au séchage .du linge. Ce dispositif est formé d'un couvercle 67' sur lequel est fixé le serpentin 68'.
L'air extérieur pénètre dans le serpentin par l'orifice 69' et son extrémité 70' s'em boîte dans l'extrémité de la rampe de sé chage 9', dont le diamètre est augmenté en conséquence.
La machine à blanchir le linge fonc tionne de la manière suivante: Le réservoir 2' est rempli d'eau jusqu'au niveau indiqué par un moyen quelconque. le tuyau d'évacuation étant préalablement fermé, et l'appareil étant supposé- monté comme il est représenté sur la fig. 14, ver sez ensuite dans ladite eau le savon et la 'soude constituant la lessive et allumer la rampe à gaz 8'. Dans cette position de l'ap pareil, la clavette 60' est enlevée pour per mettre le déplacement des couronnes 44' ser vant à suspendre le linge. Le linge est alors disposé sur les couronnes 44' et est main- ténu en place par les pinces 45'.
Les pièces de linge trop grandes sont mises en boudin dans, le sens de la longueur et passées par dessus les couronnes 44'; il suffit ensuite d'en fixer l'extrémité à l'aide des pinces à linge 45' sur l'un des cerceaux 44' et de dé ployer les pièces de linge. A la rencontre de l'un des bras 43', il faut exercer une pres sion sur le poussoir 49' de ce bras, de ma nière à dégager les crochets 45' et relever le bras. On continue de déployer le linge, puis le bras étant dépassé, on l'abaisse de manière que le linge soit maintenu par l'une des griffes 45'. Puis on continue à opérer de la même façon pour chaque bras à franchir, jusqu'à ce que l'étendage soit terminé. Pour faciliter la disposition du linge dans l'ap pareil, il est possible d'utiliser des sangles, ainsi que cela a été indiqué dans le cas pré cédent.
Le linge étant disposé sur l'appareil, il est nécessaire d'abaisser le couvercle qui a été soulevé pour faciliter l'étendage du linge et de réunir les extrémités de l'enveloppe de toile imperméable 57', son extrémité infé rieure pénétrant dans la cuve 2'. Ces prépa ratifs terminés. il suffit de mettre en marche le moteur électrique de la pompe 34' pour actionner la machine à laver au moment où l'eau contenue dans la cuve 2' atteint envi ron 50 à 60 do manière à ne pas provo quer la coagulation des parties albumineuses par suite d'une trop forte chaleur. La pompe du groupe 34' commençant à fonctionner as pire l'eau-par le tuyau 37' et la refoule dans la nourrice 11' et de là dans les tubes d'arro sage 12'. 13' et 15'.
L'eau est alors projetée sur les cieux faces du linge, à travers les ori fices-des tubes d'arrosage, en même temps que l'arbre 18' se met à tourner, entraîné par -les différents organes du réducteur de vitesse.
L'arbre 18 tourne à une vitesse réduite, pour éviter les effets de la, force centrifuge sur le linge. Pendant que .se produit l'arro sage du linge ainsi que son déplacement cir culaire, l'arbre 18' est soulevé par la came 23. Il résulte de ces divers mouvements que le linge est ainsi arrosé ,sur tous les points de sa surface et sur chacune de ses faces.
Après cette première opération, l'appa reil .est arrêté jusqu'à ce que l'eau de lessive arrive à complète ébullition. A ce moment, l'appareil est remis en marche jusqu'à -ce que l'.opération du linge soit terminée. L'eau de lessive est alors évacuée. Le robinet d'é vacuation -de l'eau est fermé et on remplace cette eau par de l'eau claire destinée au rin çage du linge. Cette opération .est répétée de la même manière qu'on a exécuté le lessi vage et on continue à arroser avec de l'eau contenant de l'eau de javelle.
Ceci étant fait, cette eau est évacuée et remplacée par une nouvelle eau de rinçage et on continue par l'azurage du linge. Cette eau est -évacuée puis on laisse le robinet d'évacuation ouvert, on arrête le moteur de la pompe 34' et on éteint la rampe de chauffage 8'. La rampe de sé chage 9' est allumée et la partie mobile du couvercle 38' est alors ouverte. La rampe 9' est disposée pour que chacun des becs qu'elle porte se trouve en regard d'une lanterne 10' de manière que l'air chaud en s'élevant cir cule entre les différentes couches du linge avant de s'échapper par l'ouverture du cou vercle 38'. Enfin, on ferme le gaz de la rampe 9' lorsque l'opération du séchage est terminée.
En augmentant la puissance de la pompe, on peut rapprocher les jets et supprimer le mouvement vertical alternatif de l'étendage. De même, on peut augmenter la rapidité du lavage en mettant deux ou plusieurs séries de tubes d'arrosage.