CH127789A - Procédé de préparation du lithopone. - Google Patents

Procédé de préparation du lithopone.

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  Procédé de préparation du     lithopone.       On sait que le     lithopone    est une couleur  blanche composée de sulfure de zinc et de  sulfate de baryum. Dans la fabrication  habituelle du     lithopone,    on mélange en pro  portions approximativement moléculaires des  solutions de sulfate de zinc     (ZnS04)    et de  sulfure de baryum     (Ba>S).    Il résulte du mé  lange de ces solutions un précipité blanc,  floconneux, lourd, consistant en un mélange  intime de sulfure -de zinc.

       (ZnS)    et de sulfate  de baryum     (BaSO,).    Le     coprécipitat    de sul  fure de zinc et de sulfate de baryum est lavé,  passé au filtre-presse et séché. Le produit  séché est connu dans l'industrie sous le nom  de     "lithopone    brut". Ce     lithopone    brut n'est  pas approprié pour être employé comme pein  ture, mais après avoir été chauffé, à savoir  à la température de 650 à<B>900'</B> C, puis su  bitement refroidi en le plongeant (éteignant)  dans de l'eau froide, ses propriétés physiques  sont suffisamment modifiées pour qu'il  puisse être employé comme     peinture.     



  Pour la fabrication, on mélange générale  ment les solutions de sulfate de zinc et de  sulfure de baryum dans des cuves ou des    tanks en bois. Ainsi,     dans    la pratique habi  tuelle de la fabrication du     lithopone,    on in  troduit une quantité déterminée d'avance de  solution ou de liqueur     au@    sulfate de zinc  dans le     tanl@    de précipitation et on ajoute en  suite graduellement- la solution ou la.     liqueur     de sulfure de baryum en remuant constam  ment jusqu'à ce que des essais montrent que  la réaction désirée est terminée.

   Habituelle  ment on poursuit l'addition de la solution de  sulfure -de     baryum,    jusqu'à ce que des essais  appropriés indiquent la présence d'un "excès"  de cette solution sur la quantité requise pour  satisfaire l'équation de la réaction suivante:       ZaS04        -I-        BaS    =     ZnS        -i-        BaS0,     Jusqu'à, présent,' on a déterminé l'excès  désiré de sulfure de baryum dans les liqueurs  réactionnelles et par conséquent le point final  de la précipitation en titrant, dans le filtrat  d'un     échantillon    du mélange (pâte brute)

   du  tank de précipitation la teneur en baryum       (titration    avec de l'acide sulfurique)' ou la te  neur de soufre du sulfure     (titration    avec de  l'iode ou avec une solution de chlorure .de  zinc).      Or, on a découvert que des     lithopones     bruts de propriétés uniformes ne peuvent pas  être obtenus lorsque l'excès de sulfure de  baryum et le point final de la réaction de  précipitation sont déterminés par les métho  des de     titration    habituellement employées  jusqu'ici.

   On a en effet trouvé que, dans la  pratique industrielle actuelle (toutes les au  tres     manipulations    et conditions     étant'    les  mêmes), des     lithopones    bruts de propriétés  physiques différentes peuvent se produire  lorsque la précipitation est exécutée dans des  conditions apparemment identiques, avec  identiquement le même excès de sulfure de  baryum à la fin de la réaction, comme cela  est indiqué par les     titrations    habituellement  employées jusqu'ici.  



  Il est en effet bien connu     qu'une    solution  aqueuse de sulfure de baryum ne contient  pas uniquement du sulfure de baryum     (BaS)     comme tel, mais qu'en solution le composé  chimique     "BaS"    est hydrolysé, de telle     sorte     que le baryum est présent dans la solution  comme hydrate de     baryum    (Ba [OH],,) et  comme     sulfhydrate        @d'e    baryum (Ba     [SH]    2).

    L'hydrolyse du sulfure de baryum, lorsqu'il  est dissous dans de l'eau, peut être exprimée  par l'équation suivante:       2BaS        -[-        2H=0    Ba     (0H)2        -I-    Ba     (SH)2.     On n'a pas reconnu jusqu'à maintenant,  dans l'industrie du     lithopone,    la dissociation  du sulfure de baryum, lorsqu'il est dissous  dans de l'eau;

   ou bien si elle l'a été, on l'a  considérée comme insignifiante ou sans im  portance.     Il    en est résulté que les méthodes  habituellement employées jusqu'ici pour déter  miner le soi-disant "excès de sulfure de ba  ryum" et par conséquent le point final de la  précipitation, ont     été    basées sur la supposi  tion que le baryum était présent à l'état de  composé chimique "sulfure de baryum". On  a tout au moins supposé qu'une détermina  tion, soit du baryum, soit du soufre du Sul  fure, indiquait d'une façon exacte "l'excès"  désiré de sulfure de     baryum    dans les liqueurs  de précipitation.  



  En conséquence, les méthodes employées  jusqu'ici pour déterminer le     point    final de la    réaction de     précipitation    en titrant l'excès de  baryum ou de soufre du sulfure sont sujettes  à caution et lors de la     fabrication    en grand  on ne peut pas s'y fier pour produire des     li-          thopones    bruts uniformes.

   Le facteur signi  ficatif pour déterminer le soi-disant "excès  en sulfure de     baryum"    n'est pas la quantité  de baryum ou de soufre du sulfure contenu  dans le filtrat de l'échantillon filtré de la  pâte brute comme supposé jusqu'ici, mais est  l'excès du baryum présent dans la solution  comme hydrate et comme     sulfhydrate.     



  On a également découvert que certaines  propriétés physiques -du     lithopone    fini, ainsi  que certaines manipulations de la fabrica  tion sont influencées par l'excès de baryum  exprimé comme hydrate et     sulfhydrate    et par  le rapport entre les ions     0'H    et     SH    dans la  pâte brute.  



  La présente invention a pour objet un  procédé de préparation du     lithopone,    selon  lequel on fait réagir l'une avec l'autre des  solutions de sulfate de zinc et de sulfure de  baryum.  



  Ce procédé est caractérisé en ce que l'on  opère de façon à, former une pâte brute de       lithopone    contenant une quantité d'hydrate  connue et déterminée à l'avance, en rapport  avec les propriétés que l'on désire donner  au     lithopone    fini.  



  La quantité d'hydrate ci-dessus indiquée  est généralement constituée par de l'hydrate  de baryum, bien que d'autres hydrates puis  sent remplacer en partie celui de     baryum.     



  On peut évidemment faire varier le rap  port entre l'hydrate et le     sulfhydrate    de  baryum restant dans la pâte brute à la fin  de la précipitation, ce qui développe égale  ment des propriétés physiques différentes  d'ans le produit fini.  



  Lorsque des minerais différents de ba  ryum (barytes) sont traités de la même fa  çon, ils donnent des solutions de sulfure de  baryum qui, lorsqu'elles sont précipitées avec  une même solution de sulfate de zinc, pro  duisent des     lithopones    bruts différents, né  cessitant une calcination et une manutention  générales différentes     d'un        bout    à l'autre de      leur fabrication. La seule différence trouvée  entre les diverses solutions de sulfure de ba  ryum est une variation entre les quantités de  soufre de sulfure et celles de baryum. Cette  variation détermine le rapport de l'hydrate  de baryum au     sulfhydrate    de baryum.

   On  peut considérer comme solution de sulfure de  baryum convenant bien pour la mise en     oeuvre     une solution dans laquelle le rapport du  baryum présent comme hydrate de baryum  au baryum présent comme     sulfhydrate    est  approximativement 53 à 47. Le baryum pré  sent comme     sulfhydrate    peut cependant va  rier en pratique de 44 à 51 %, tandis que le  baryum présent comme hydrate peut varier  d'une façon     correspondante    de 56 à 49 %.

   On  a. trouvé, toutes les autres conditions restant  les mêmes, que l'on peut obtenir les     lithopones     bruts pratiquement uniformes avec de telles  solutions,     pourvu    que les pâtes brutes une fois  précipitées contiennent pratiquement tou  jours la même quantité d'hydrate et le même  rapport entre l'hydrate de baryum et le     sulf-          hydrate    de baryum.  



  De plus, on a découvert que les propriétés  physiques (pouvoir d'absorption d'huile, al  calinité, force, pouvoir de recouvrement, fa  cilité avec laquelle on peut incorporer le     li-          thopone    dans l'huile, etc.) du     lithopone    fini  peuvent être plus ou moins développées, dans  une certaine mesure au moins, en faisant va  rier l'excès de baryum ou le rapport entre  l'hydrate et le     sulfhydrate    de la pâte brute  au point final de la précipitation, toutes les  autres conditions et manipulations étant les  mêmes.

   Ainsi, en général, plus la teneur en  hydrate de la pâte brute est forte (toutes les  autres conditions restant les mêmes), plus le  pouvoir d'absorption de l'huile du     lithopone     fini est faible et son degré d'alcalinité est  fort.  



  Lors du séchage du     lithopone    brut (après  avoir pressé au filtre la pâte brute) aussi bien  que lors de la calcination, le     sulfhydrate    de  baryum a tendance à s'oxyder, ce qui     dimi=     nue     l'alcalinité    du     lithopone    fini. D'autre  part, l'hydrate de baryum ne tend pas à. per  dre son alcalinité par oxydation. Donc avec    de l'hydrate présent en grandes proportions,  l'alcalinité reste approximativement constante  et l'uniformité du degré désiré d'alcalinité du       lithopone    fini est convenablement assurée.  



  Une augmentation du rapport des ions hy  drate aux ions     sulfhydrate   
EMI0003.0022  
   tend à ré  duire le pouvoir d'absorption d'huile du     li-          thopone    fini et à produire un vernis lisse et  alcalin à pouvoir mouillant. Cette augmen  tation tend également à augmenter la teneur  en oxyde de     zinc        (Zn0)    et par conséquent à  diminuer la teneur en sulfure de zinc     (ZnS)     et peut pour cela agir à fin contraire de l'ac  croissement du pouvoir de couverture ou de  résistance du produit fini.  



  Messieurs     Breyer,        Croll    et     Farber    ont  décrit dans le brevet des Etats-Unis       \To    1.411.645 du 4 avril 1-922 l'effet de .la  variation de la quantité d'électrolyte (telle  que des chlorures solubles) dans les liqueurs  de précipitation sur les manipulations de la  fabrication du     lithopone    et sur les propriétés  physiques (lu produit fini. L'inventeur a dé  couvert que des excès de baryum comme hy  drate et     sulfhydrate    et des rapports varia  bles entre l'hydrate et le     sulfhydrate    de la  pâte brute exercent pratiquement des effets  semblables, cependant à un degré moindre.

    Ainsi la température de     calcination    néces  saire pour donner au     lithopone    une résistance  satisfaisante est abaissée lorsque le rapport  de l'hydrate au     sulfhydrate    dans la pâte  brute est augmenté, les autres conditions res  tant les mêmes. D'une façon semblable, une  augmentation dans le rapport     hydrate-sulf-          hydrate    élève la température critique de la  résistance à la lumière.

   Par conséquent, tou  tes conditions restant les mêmes (en parti  culier la teneur en électrolyte des liqueurs  de précipitation), on peut effectuer dans une  certaine mesure un contrôle de la tempéra  ture de calcination par     titrage    du rapport  et de l'excès de     l'hydrate-sulfhydrate    de la  pâte brute.  



  En ce qui concerne la fabrication, les  avantages les plus importants obtenus par le  titrage de l'excès et du rapport hydrate-sulf-      hydrate sont la constance ou les variations  qu'ils     permettent    d'obtenir pour les propriétés  d'absorption de l'huile et pour l'alcalinité du       lithopone    fini.  



  L'effet des variations de l'excès et du  rapport     hydrate-sulfhydrate    sur les pro  priétés physiques du     lithopone    fini, aussi  bien que leur influence sur les manutentions  de la fabrication peuvent le mieux être dé  terminés par     une    série d'essais préliminaires._  Par exemple toutes autres     conditions    restant  les mêmes, on prépare des     lithopones    bruts  avec des excès et des rapports     hydrate-sulf-          hydrate    différents dans la pâte brute. Ces       lithopones    bruts sont calcinés dans les condi  tions connues et en faisant varier ces condi  tions, si on le désire.

   On détermine ainsi à  l'avance exactement quelles seront les qua  lités ou les propriétés d'un     lithopone    fini  aussi bien que la. manipulation requise lors du  séchage, de la calcination, etc.  



  En     pratique,    on détermine en premier lieu  l'effet sur les propriétés physiques du     litho-          pone    fini, de la variation de l'excès et du  rapport     hydrate-sulfhydrate    au point final  de la précipitation. On conduit ensuite la  précipitation de manière à obtenir au point  final de la réaction l'excès et le rapport vou  lus. On peut aussi déterminer à l'avance les  températures auxquelles le     lithopone    brut  peut être calciné, afin de développer la ré  sistance et la couleur désirée, aussi bien que  les températures qu'il ne faut pas dépasser  pour maintenir une résistance à la lumière  satisfaisante pour la peinture.  



  Voici, à     titre    d'exemple, une manière  d'opérer lors de la. mise en     oeuvre    du procédé:  On analyse au point de vue hydrate et       sulfhydrate    le filtrat provenant d'un échan  tillon de la pâte brute, après précipitation  complète du sulfate de zinc. Dans ce but, on  prélève et on filtre un échantillon approprié  de la pâte brute. Une fraction connue du fil  trat est alors titrée pour l'hydrate (OH) et  une autre fraction connue     dû.    filtrat est ana  lysée     quantitativement    pour le     sulfhydrate          (SH)    ou pour le soufre (S).

   De     cette    façon,    l'excès et le     rapport        hydrate-sulfhydrate    de la  pâte brute sont déterminés en même temps.  



  L est     évident    que n'importe quelles mé  thodes pour les déterminations de l'hydrate  et du     sulfhydrate    peuvent être employées.  On a trouvé pratique de titrer 25 cm' du fil  trat avec une solution
EMI0004.0029  
       -d'iode    pour la dé  termination du     sulfhydrate    et de titrer 250  cm' du filtrat avec     une        solution    d'acide  chlorhydrique 0,25     _N'        (HCl)    pour la déter  mination de l'hydrate.  



  On conduit le procédé de façon que l'ex  cès et le rapport     hydrate-sulfhydrate    dans  la pâte brute à la fin de la précipitation aient  des valeurs déterminées à l'avance dévelop  pant certaines propriétés physiques désirées  dans le     lithopone    fini ou permettant certai  nes     variations    au cours de 'la fabrication (en  particulier variations dans la, calcination).  



  Pour obtenir ces valeurs, on peut déter  miner à l'avance les quantités de solution     de-          sulfure    de baryum et de sulfate ,de zinc qu'il  faut mélanger, ou bien une fois la précipi  tation terminée, on peut, après     titration    de  l'excès et du rapport     hydrate-sulfhydrate     dans la pâte brute, ajouter au mélange réac  tionnel     une    quantité déterminée d'après les  résultats de la     titration    de l'une ou de l'au  tre des solutions employées.  



  Afin d'être très certain d'obtenir les résul  tats recherchés, on préfère combiner ces 'deux  manières de travailler, c'est-à-dire que l'on  détermine à l'avance les quantités de solu  tion à employer et la composition de cette  solution, puis une fois la précipitation effec  tuée, on corrige. S'il y a lieu, la composition  du mélange     réactionnel    ou même de la pâte  brute une fois emmagasinée selon les résul  tats des     titrations.     



  On prépare donc la solution de sulfure  clé baryum de façon qu'elle présente le rap  port     hydrate-sulfhydrate    désiré. La correc  tion habituelle pour     obtenir    ce résultat est d'a  jouter à     cette    solution de l'hydrate de baryum  (Ba     [OH],).        Cette        adjonction    peut aussi être       effectuée    à la pâte brute de     lithopone,    une  fois la     précipitation    de ce dernier terminée.      Par contre, si l'on désire diminuer le rapport       liydrate-sulfhydrate,    on peut ajouter à la  pâte brute de l'acide sulfurique.  



  Une fois la pâte brute obtenue avec l'ex  cès et le rapport     hydrate-sulfhydrate    désirés,  on l'emmagasine     pendant    une à huit heures  et si on désire conduire la fabrication avec  grande précision, on peut analyser à nouveau  la pâte<B>-</B>au point de vue hydrate et     sulf-          hydrate,    puis faire une correction s'il y a  lieu.  



  Le réglage et contrôle du baryum présent  comme hydrate et comme     sulfhydrate    dans la  solution de sulfure de baryum peut être exé  cuté de diverses manières. En général, lors  que l'on prépare cette solution à partir de  barytes à     forte    teneur en fer ou en manga  nèse, elle est relativement riche en hydrate  de baryum. En disposant de barytes de     diffé-          ientes    teneurs en fer et en manganèse ou en  l'un de ces métaux seulement, on peut pré  parer des solutions soit relativement fortes,  soit relativement faibles en hydrate.

   La va  riation de la teneur en hydrate de la solution  ,de sulfure de baryum peut également être  obtenue en partant de mélanges appropriés  de minerais de différentes teneurs en fer et  en manganèse, ou en manganèse seulement.  



  La teneur en hydrate de baryum -de la  solution de sulfure de baryum peut égale  ment être augmentée en chargeant les fours  de barytes avec des charges humides. En di  minuant la proportion du charbon dans la  charge des fours de barytes, on tend égale  ment à augmenter la     teneur    en hydrate de  baryum de la solution de sulfure de baryum       i        ésultante.    Ces expédients cependant risquent  de diminuer le rendement en baryum obtenu  du minerai.  



  En lessivant les cendres noires (produit  des fours de barytes), la première eau de la  vage contient une proportion relativement  forte de     sulfhydrate    de baryum; la seconde  eau contient moins de     sulfhydrate    de baryum  et plus d'hydrate de baryum et les eaux de  lavage subséquentes sont riches en hydrate  de baryum, particulièrement si l'on emploie  de l'eau chaude. En     conséquence,    le lessi-    vase augmente les teneurs en     hydrate    des  solutions.  



  En pratique, il est commode de procéder  comme suit pour l'analyse des solutions de  sulfure de baryum:  On met un échantillon     Ué    10 cm' de la  liqueur de sulfure de baryum (à environ  GO   C) dans un vase à filtration chaude (Be  cher) contenant 250 cm' d'eau. On y ajoute  trois gouttes de     phenolphtaléine    comme indi  cateur et on titre la solution avec de l'acide  chlorhydrique 0,35 N jusqu'à un point final  incolore. On ajoute alors trois gouttes d'in  dicateur au     mé        thylorange    à ce même échan  tillon et on titre avec de l'acide chlorhydri  que 0,35 N jusqu'à un point final donnant  une coloration légèrement rosée.

   La première  partie de cette analyse avec la     phénolphta-          léine    comme indicateur détermine le radical  basique fort (OH), tandis que la seconde  partie de l'analyse avec le     méthyl-orange     comme indicateur détermine le radical basi  que faible     (SH).    Si<I>a</I> et<I>b</I> représentent le  nombre des     cm'-    d'acide chlorhydrique em  ployé dans la première et respectivement  dans la seconde partie de l'analyse, il s'en  suit que les pourcentages de l'hydrate et du       sulfhydrate    dans la solution de baryum sont  calculés comme suit:

    pour-cent d'hydrate
EMI0005.0027  
    pour-cent de     sulfhydrate   
EMI0005.0029  
    Il est possible dans quelques cas d'obtenir  l'excès et le rapport prédéterminés     hydrate-          sulfhydrate    par des hydrates autres que celui  de baryum. En d'autres termes, bien que tous  les avantages de l'invention soient normale  ment assurés lorsque le rapport     hydrate-sulf-          hydrate    représente le rapport de baryum pré  sent comme hydrate au baryum présent  comme     sulfhydrate,    il est possible, dans quel  ques cas, de substituer d'autres hydrates (tels  que ceux de calcium, magnésium ou sodium)  à une partie de l'hydrate de baryum.  



  La     teneur    en humidité du     lithopone    brut  essoré influe tant soit peu sur les propriétés      physiques -du     lithopone    fini (plus particuliè  rement sur l'alcalinité et sur le pouvoir  mouillant) et cette teneur doit être prise en  considération. L'alcalinité du     lithopone    est  plus facilement maintenue constante au cours  de la fabrication jusqu'à l'obtention du pro  duit fini, lorsque le     lithopone    brut chargé  dans l'appareil de calcination n'est pas com  plètement sec.     t1.    ce propos, des teneurs en  humidité variant de 3 à 8 % ou même plus  dans le     lithopone    brut séché sont avantageu  ses.

   En séchant ainsi incomplètement le     litho-          pone    brut, et même si on le désire, en le cal  cinant en présence de vapeur et en l'éteignant  dans de l'eau alcaline ou encore en le trai  tant selon l'une de ces opérations seulement,  on peut empêcher la transformation du     sulf-          hydrate    se trouvant dans la pâte brute en  oxyde tout en obtenant les propriétés physi  ques désirées du     lithopone    fini.  



  Un autre facteur qu'il est! nécessaire de  considérer, qui contribue à l'alcalinité finale  du     lithopone    terminé et qui maintient l'uni  formité du produit fini, est     l'alcalinité    de l'eau  destinée à éteindre le     lithopone    ou même de  celle employée pour le moudre, aussi bien  que n'importe quelle eau de lavage. Lorsque  de telles eaux contiennent des carbonates de  magnésium et de calcium, ceux-ci sont disso  ciés en hydrate par ébullition et par consé  quent en éteignant le     lithopone    chaud et  même pendant     qu'on    le mont il se produit  des alcalis libres.

   En conséquence, lorsque les  eaux destinées à éteindre, à moudre ou à la  ver le     lithopone    sont alcalines, on doit pren  dre soin de maintenir cette alcalinité uni  forme. On peut compenser des variations de       cette    alcalinité en modifiant convenablement       l'excès    et la proportion de     l'hydrate-sulfhy-          drate    au point final de la précipitation.  



  Lorsque l'hydrate est présent dans la pâte  brute seulement comme     hydrate    de baryum  et lorsqu'il n'est pas nécessaire de détermi  ner exactement le soi-disant "excès de sul  fure  &  baryum", on peut analyser la pâte  seulement pour l'hydrate. Dans ce cas, la te  neur en     sulfhydrate    du     filtrat    obtenu d'un  échantillon de pâte brute peut, si on le dé-    sire, être calculée par différence entre le ba  ryum total en solution et l'hydrate titré. Il  est évident que ce calcul n'est pas exact si  la. solution contient d'autres hydrates que ce  lui de baryum et son inexactitude est d'au  tant plus grande que la proportion de l'hy  drate de baryum aux autres hydrates pré  sents dans la pâte brute est plus faible.

   Dans       certains    cas cependant (comme par exemple  dans ceux où un contrôle exact n'est pas né  cessaire et dans ceux où l'uniformité de l'al  calinité est particulièrement recherchée), le  contrôle de l'excès et du rapport     hydate-          sulfhydrate    et l'établissement dans la pâte  brute d'un excès et d'un rapport     hydrate-          sulfhydrate    déterminé à l'avance ou seule  ment l'établissement de cet excès au point  final de la précipitation peut être limité à la       titration    de l'hydrate.  



  Les exemples spécifiques suivants mon  trent la mise en     oeuvre    pratique du procédé:  <I>Exemple I:</I>  Cet exemple se rapporte spécialement à la       préparation    d'un     lithopone    de relativement  grand pouvoir d'absorption d'huile.  



  La solution de sulfate de zinc est approxi  mativement à 25       Bé    à 20   C et la solution  de sulfure de baryum approximativement à  13       Bé.    Les liqueurs de précipitation con  tiennent environ 0,4 gr (ou moins) de chlore  par litre de solution. La température des li  queurs pendant la précipitation est d'environ  de 65 à 70   C.  



  On ajoute 30 livres d'acide sulfurique à  30       Bé    dans le récipient de précipitation en  même temps que la solution de sulfate de  zinc (19,521 livres). Le gâteau de presse  formé de pâte brute contient     environ    50  d'eau. On sèche le     lithopone    brut pratiquement  complètement, c'est-à-dire que le séchage est  poussé jusqu'à ce que la teneur moyenne en  humidité soit au maximum     d'environ-    1 %. On  calcine alors le     lithopone    dans des cornues  verticales du type décrit dans le brevet  des Etats-Unis de     Singmaster    et     Breyer,     No 1.411.647 du 4 avril 1922.

   La tempéra-      turc de calcination est approximativement  <B>850'.</B> La     proportion    de l'hydrate au     sulf-          hydrate    dans la solution de sulfure de ba  ryum est exprimée par     l'équation    suivante:  
EMI0007.0005     
         Titration    avec une solution d'iode       N        I10    pour 25 cm' de filtrat obtenu  d'un échantillon de pâte brute:

    1,2-1,6 cm'    La précipitation est exécutée et comman  dée de façon à avoir dans la pâte brute au  point final de la réaction l'excès et le rapport       hydrate-sulfhydrate    indiqués et déterminés  par les     titrations    suivantes (on emploiera  pour celle à     1'11C1    de la     phénolphtaléine     comme indicateur)       Titration    avec une solution d'acide  chlorhydrique     0,2.5    N pour 250 cm'  de filtrat obtenu d'un échantillon de  pâte brute:  3-4 cm'         Exemple   <I>II:</I>  Cet exemple se     ,rapporte    à la production  d'un     lithopone    de pouvoir absorbant d'huile  moyen.  



  Les liqueurs de précipitation contiennent  0,4 à 0,5 gr de chlore par litre de solution  de sulfate de zinc d'environ 25       Bé    à 20   C.  



       Titration    avec une solution d'iode  N/10 pour 25 cm' de filtrat obtenu  d'un     échantillon    -de pâte brute:  <B>1,2-1,6</B> cm'  Les autres conditions sont essentiellement  les mêmes que dans l'exemple I, excepté que    Le rapport de l'hydrate au     sulfhydrate    dans  la solution de sulfure de baryum est exprimé  comme suit:  
EMI0007.0022     
    Les     titrations    sont les suivantes:       Titration    avec une solution d'acide  chlorhydrique 0,25 N pour 250 cm'  de filtrat obtenu d'un échantillon de  pâte brute (indicateur:     phénolphta-          léine)     3-6 cm'  la température de calcination peut être légè  rement inférieure.

           Exemple   <I>III:</I>  Cet exemple a trait à la production d'un       lithopone    de relativement faible pouvoir ab  sorbant d'huile.  



  Les liqueurs de précipitation contiennent  0,75 à. 1 gr 4e chlore par litre de solution  Les     titrations    sont les suivantes:       Titration    avec une solution     NI10     d'iode pour 25 cm' de     filtrat    obtenu  d'un     échantillon    ide pâte brute:  1,2-1,6 cm-    de sulfate de zinc d'environ 25       Bé    à 20   C.  La température de     calcination    est d'environ  750   C.

   Le rapport de l'hydrate au     sulfhy-          drate    dans la solution de sulfure de baryum  est le suivant:  
EMI0007.0038     
         Titration    avec de l'acide     chlorhydriquE     0,25 N pour 250 cm' de filtrat obtenu  d'un échantillon de pâte brute (indi  cateur:     phénolphtaléine):     6-9<B>cm'</B>      Les autres conditions sont pratiquement  les mêmes que dans l'exemple I.

Claims (1)

  1. REVENDICATION Procédé de préparation -du lithopone, selon lequel on fait réagir l'une avec l'au tre des solutions de sulfate de zinc et de sul fure de baryum, caractérisé en ce que l'on opère de façon à former une pâte brute de lithopone contenant une quantité d'hydrate connue et déterminée -à. l'avance, en rapport avec les propriétés que l'on désire donner au lithopone fini.
    SOUS-REVENDICATIONS 1 Procédé selon lev revendication, dans le quel on conduit la réaction de manière que le rapport de l'hydrate au sulfhy- drate de baryum se trouvant dans la pâte brute une fois la précipitation ter minée ait une valeur déterminée d'avance dont dépendent certaines propriétés du lithopone. 2 Procédé selon la revendication, dans le quel on effectue la réaction avec une so lution de sulfure de baryum de compo sition telle que l'on obtienne â la fin de la précipitation dans la pâte brute la quantité désirée d'hydrate.
    3 Procédé selon la revendication, dans le quel on ajoute avant la précipitation à l'une au moins des solutions employées, un hydrate, de façon qu'une fois la préci- pitation terminée, la pâte brute contienne la quantité désirée d'hydrate. 4 Procédé selon la revendication, dans le quel on ajoute au mélange réactionnel tout corps utile pour qu'une fois la pré cipitation terminée, la pâte brute con tienne la quantité désirée d'hydrate. 5 Procédé selon la revendication et la sous- revendication 4, dans lequel l'adjonction a lieu pendant la précipitation.
    tf Procédé selon la revendication et la sous- revendication 4, dans lequel l'adjonction a lieu après la précipitation. 7 Procédé selon la revendication et la sous- revendication 3, dans lequel l'hydrate ajouté est de l'hydrate de baryum. 8 Procédé selon la revendication et la sous- revendication 3, dans lequel l'hydrate ajouté est de l'hydrate de magnésium. 9 Procédé selon la revendication et la sous- revendication 3, dans lequel l'hydrate ajouté est un hydrate alcalin.
    10 Procédé selon la revendication et la sous- revendication 3, dans lequel l'hydrate ajouté est un hydrate alcalino-terreux. I1 Procédé selon la revendication et la sous- revendication 4, dans lequel le corps ajouté est de l'acide sulfurique. 12 Procédé selon la revendication, dans le quel on calcine la pâte brute, celle-ci contenant au moins 3 % .d'humidité.
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