CH128493A - Procédé de report d'images au gélatino-bromure d'argent. - Google Patents

Procédé de report d'images au gélatino-bromure d'argent.

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CH128493A
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Elka Societe De Photochimie
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Soc D Photochimie Elka
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  Procédé de report d'images au     gélatino-bromure    d'argent.    On sait qu'une image au     gélatino-bro-          mure    d'argent, développée dans certains ré  vélateurs qui tannent la gélatine en présence  d'argent naissant (notamment l'acide     pyro-          gallique    légèrement sulfité), peut être repor  tée sur n'importe quelle surface plane ou cy  lindrique, et après dépouillement à l'eau  chaude, donner un relief de gélatine corres  pondant aux blancs de l'image photogra  phiée.  



  L'application de ce principe aux procédés  photomécaniques a déjà été indiquée par       Koppmann,    mais jusqu'ici le papier au     gé-          latino-bromure    d'argent n'a pas été utilisé  pratiquement dans l'industrie     photomécani-          clue,    si ce n'est par encrage direct du papier  a peu près selon la technique du procédé       Bromoil,    et report de l'encre sur la planche.  



  Lorsqu'on a cherché à utiliser les pro  priétés tannantes des révélateurs à l'acide       pyrogallique    ou autres pour reporter et dé  pouiller les images au bromure elles-mêmes  comme des images pigmentaires, on a ren  contré de nombreuses difficultés pratiques.  



  La. principale de ces difficultés réside  dans ce fait que pratiquement, et même dans    le cas le plus simple des images au trait, on  n'obtient généralement pas, dans les inter  valles des réserves de gélatine, un métal ou  autre (suivant la nature du support employé)  parfaitement nu et susceptible de ce fait de  retenir énergiquement l'encre.  



  Si, en effet, l'action du révélateur tan  nant est poussée assez loin, afin d'obtenir  une image suffisamment adhérente pour ré  sister à l'eau chaude, même dans les petits  points isolés de la réserve, les transparences  sont alors légèrement durcies et, surtout dans  les intervalles très serrées, il est impossible  de dépouiller     complètement    l'image. Autre  ment dit il est impossible d'utiliser le report  d'une image ayant à la fois de fins détails  noirs et de fins détails blancs.  



  Dans 'les cas les plus favorables, lorsque  le document est bien noir et blanc, que l'é  mulsion diffuse très peu tout en donnant des  images très contrastées et sans voile, bien       qu'on    ne puisse voir, ni déceler par teinture       a-acune    trace de gélatine sur les parties dé  pouillées, le métal ou autre du support n'est  pas     parfaitement    nu. L'expérience montre  qu'il retient dans ses pores un peu d'eau gé-           latinée    qui le "prépare", au sens lithogra  phique du mot, comme le ferait l'eau gommée  des préparations galliques.

   Aussi, si l'on  cherche à faire une inversion par encrage, dès  due l'on immerge la planche dans une solu  tion diluée d'acide sulfurique pour enlever  la gélatine, l'encre se retire, même et     d'abord,     des parties où l'on aurait pu croire le     métal     nu capable de la retenir.  



  On a. cherché, conformément à la présente  invention, à remédier à cet inconvénient et à  obtenu une différenciation bien tranchée des  deux gélatines (la gélatine tannée et la gé  latine tendre ou non durcie), de manière à  assurer, par une élimination aussi complète  que possible de la gélatine tendre, la forma  tion, sur le support employé, de "nus" par  faits dans les intervalles des réserves.  



  D'après le procédé qui fait l'objet de l'in  vention, on fait subir à l'image un dévelop  pement en au moins deux temps, consistant  en un premier développement tannant partiel,  complété par un second développement ordi  naire achevant rapidement la réduction de  l'argent et le tannage local de la gélatine sans  tanner les parties non insolées de l'image, cc  qui permet d'obtenir une différenciation bien  tranchée entre la gélatine tannée et la géla  tine tendre, puis on reporte l'image sur     fine     surface et on la dépouille à l'eau chaude.  



  Une fois le second développement ter  miné, on peut le prolonger en un troisième  temps en noircissant complètement le papier  (en l'exposant à la lumière d'une lampe  blanche), mais sans tanner de nouvelles ré  gions, ce qui évite le     fixage    à l'hyposulfite.  



  On peut procéder, par exemple, comme  suit pour la mise en     oeuvre    de l'invention:  On prépare un premier révélateur     tannanL     (le la composition suivante:  Solution No 1:  Eau distillée 500 cm  Sulfite de soude     anhydre    25 gr  Acide     pyrogallique    15 gr  Acide sulfurique pur<B>6</B> gouttes         Solution    No 2:  Eau distillée 1000 cm  Carbonate de soude anhydre 37 gr  Au moment de l'emploi on mélange, par  exemple, 75     cin'    d'eau et 25 cm' de la solu  tion No 2 et on ajoute dix gouttes d'une so  lution de bromure de potassium à 10 %;  enfin, avant de plonger l'épreuve on ajoute  25 cm' de la solution de pyrogallol (No 1).  



  On développera l'image, dans ce bain, à  peu près jusqu'à moitié de l'intensité nor  male des noirs, puis on continuera le déve  loppement dans un second révélateur réputé  non tannant, par exemple, composé comme  suit:  Solution No 3:  Eau 500 cm       Sulfide    de soude anhydre 125 gr  Glycine 12,5 gr  Solution No 4:  Eau 500 cm  Carbonate clé soude anhydre 50 gr  On peut, par exemple, prendre 50 cm'  de la solution No 3, 50 cm' de la solution  No 4 et ajouter 10 gouttes d'une solution de  bromure de potassium à 10 %.  



  On a en effet constaté que lorsqu'une  image, convenablement posée sur papier au       gélatino-bromure,    a été développée jusqu'à       demi-intensité    :environ avec le révélateur  tannant (à l'acide     pyrogallique    peu sulfité  par exemple), si l'on continue le développe  ment et qu'on le pousse à fond dans un se  cond révélateur énergique ne possédant pas  de propriétés tannantes par lui-même     (dia-          inidophénol,        métol,    glycine, etc., voire même  acide pyrogallique normalement sulfité),  l'argent réduit par ce second révélateur, en  présence de l'acide pyrogallique restant  dans la couche, accélère le tannage de l'i  mage,

   lequel se trouve beaucoup plus     rapi-          ,dement    atteint, et sans que les transparences  de l'image soient durcies. On peut alors re  porter l'épreuve sur métal par exemple, exac-           tement    comme une épreuve au charbon et  avoir bien plus facilement le métal nu dans  les intervalles des réserves.  



  D'ailleurs, si cela est nécessaire, on peul:  très aisément opérer un nettoyage ou une     dé-          hrrIparation    du métal ou autre du support       dans    les transparences du report (au cas par  exemple où la gélatine de certaines transpa  rences se serait un peu durcie     malgré    le dou  ble développement, lesdites transparences  étant légèrement voilées par la lumière), en  frottant la surface de la planche avec un  tampon d'ouate imprégnée d'un mélange  abrasif léger (crème de blanc de     Meudon     dans l'alcool ou autre); ce nettoyage peut se  faire très bien et très rapidement.  



  Quelle que soit celle de ces manières d'o  pérer qui a été employée, la planche peut     en-          suite    être traitée suivant tous procédés con  nus d'inversion. Elle peut, par exemple, être  encrée en table au noir; la gélatine enlevée en  suite avec une     brosse    douce dans un bain  d'acide sulfurique très dilué par exemple,       laissant    un report aux encres grasses inverse   &  l'image primitive et par conséquent noir  et blanc comme le document photographié.  



  reports peuvent servir aux tirages litho  graphiques ou être gravés en clichés typo  graphiques par tous procédés connus     (gillo-          tage,    gravure à l'huile ou aux poudres,     etc.).     



  Le procédé de report faisant l'objet de la  présente invention, permet d'obtenir encore  d'autres avantages, en supprimant les phé  nomènes secondaires d'argenture qui se pro  duisaient fréquemment jusqu'ici, lorsque  l'image développée et fixée était appliquée  sur zinc et abandonnée au séchage avant le       dépouillement    à l'eau chaude.  



  L'expérience montre en effet que, dès que       lis    fixage qui suit habituellement le     dévelop-          lirmcnt    tannant n'est     pas    poussé bien au delà  du moment où l'image blanche a disparu, ou  lorsque le bain d'hyposulfite est usagé, les  sels solubles d'argent qui restent dans la cou  che donnent au contact du zinc des taches       d'argentui,e,    aussi bien sous les parties noires  que     -dans    les transparences de l'image. Or,    cet argent naissant a, lui aussi, dans ces con  ditions, des propriétés     tannantes,    et la géla  tine restée soluble se trouve insolubilisée à  l'endroit des taches.  



  On a trouvé que l'on pouvait     aisément     éviter cet inconvénient, en     remplaçant    le  fixage ordinaire par un troisième temps de  développement non     tannant,    par exemple, cri  prolongeant à la lumière blanche, le déve  loppement au glycine     susindiqué,    de manière  à noircir partout et à fond l'image de bro  mure.  



  On peut donc, après avoir développé com  plètement l'image posée dans le second révé  lateur ordinaire, ouvrir simplement la lampe  blanche et continuer le développement jus  qu'à noircissement complet. Un simple lavage  suffit ensuite pour éviter les phénomènes se  condaires de tannage par argenture du métal,  qui pourraient se produire ultérieurement au  moment de     l'application    sur zinc.  



  La gélatine restée soluble est plus forte  ment     teintée    par l'argent réduit qu'elle con  tient, aussi on peut suivre plus facilement  son élimination dans l'eau chaude.  



  Grâce au procédé, objet de la présente  invention, on peut faire en sorte que dans les  intervalles des réserves de gélatine la       planche-support    reste parfaitement nue après  dépouillement à l'eau chaude.  



       -Si    alors on métallise ces intervalles par  tous procédés connus d'argenture, de     cui-          vrage,    d'aciérage, etc. soit par friction, soit  au trempé, soit par galvanoplastie, on peut.  créer des réserves métalliques inverses des  réserves de gélatine et possédant des pro  priétés actives favorables aux     -procédés    de  gravure.  



  Lorsque l'on procède par argenture,     les     sels d'argent nécessaires à l'opération peu  vent être obtenus par la dissolution de l'ar  gent même de l'image dans un solvant ap  proprié.  



  On peut à ces fins procéder comme suit:  On reporte l'image, développée en deux  ou trois temps, sur un zinc recouvert au préa  lable     d'uùe        mince    couche de film (celluloïd      en solution dans l'acétate d'amyle). On dé  pouille l'image à. l'eau chaude et on met le  métal complètement à nu dans les intervalles  de la. réserve obtenue, en enlevant le     filri    par  l'action d'un léger abrasif (par exemple,  blanc de     3Ieudon    dans l'alcool).  



  Il suffit alors de plonger le tout dans     une     solution tiède -de cyanure d'argent contenant  de l'hyposulfite de soude et du     ferricyanure.     L'argent du cyanure d'argent précipité sur le  zinc aux endroits où il est à nu est immé  diatement remplacé dans la solution par la  dissolution de l'argent réduit de l'image par  le     ferriayanure    et l'hyposulfite. On peut  même commencer à argenter à froid' avec un  bain de fixage usagé, cela facilite l'adhérence  du dépôt sur le zinc.  



  Il est de même possible, avec des papiers  à sous-couche de gélatine tendre, de reporter  une image développée en trois temps et d'ar  genter pendant le dépouillement à l'eau  chaude en ajoutant simplement l'hyposulfite  et le     ferricyanure    à l'eau -de dépouillement.  La dissolution de l'argent et son dépôt com  mencent évidemment par les parties de géla  tine restées perméables et peuvent être ar  rêtés avant que les parties tannées soient in  téressées.

   On pourrait penser opérer de la  même façon avec une image développée au  bain tannant à l'acide pyrogallique et non  fixée, mais l'expérience montre qu'à moins  d'opérer dans l'obscurité, la gélatine qui en  robe le bromure d'argent non réduit se tanne  dès que ce bromure d'argent est exposé à la  lumière, sans doute parce qu'il est impossible,  même par des lavages prolongés, d'éliminer  complètement le révélateur oxydé et qu'il en  reste suffisamment pour tanner la gélatine  dès que le bromure d'argent sensible est ex  posé à la lumière.  



  Dans le cas de certains supports qui ris  queraient de s'argenter spontanément au con  tact de l'image même sous les parties tannées,  on peut étendre avant le transfert une cou  che mince de film sur le support en question.  On ajoute alors de l'alcool méthylique ou de  l'acétone à l'eau de -dépouillement, de façon    à dissoudre le film aux endroits où il n'est  pas préservé par de la gélatine tannée.  



  La création sur la     plaque-support    de ces  réserves métalliques est susceptible de nom  breuses applications, et permet en particulier  de réaliser de nouveaux procédés de gravure  particulièrement     intéressants.     



  Si l'on étudie en effet     l'attaque    des plan  ches métalliques par les mordants usuels, on  s'aperçoit qu'une réserve faite d'un métal sur  un autre ne se     comporte    pas comme une sim  ple réserve d'encre, de résine ou de bitume.  Il est possible d'attaquer plus profondément  la planche, sans amaigrir la réserve métal  lique, qu'il ne le serait avec des réserves  d'autre nature, et cela d'autant plus que les  deux métaux en question sont plus éloignés  l'un de l'autre dans l'échelle des     tensions     électrolytiques.  



  Il n'importe pas d'ailleurs que le métal de  la réserve soit placé avant ou après le métal  de la planche dans le tableau des potentiel  croissants; il est d'ailleurs certain que l'effi  cacité du phénomène est surtout localisée aux  limites mêmes du trait et l'on peut facile  ment observer par exemple qu'un trait d'ar  gent sur une plaque de zinc, soumis de façon  prolongée à l'action de l'acide nitrique, résiste  d'abord, dans son ensemble, puis, se piquant  au     mileu    de sa largeur, arrive à s'y creuser  en laissant un double trait     non,    attaqué sur  les bords du trait primitif.  



  On a dès lors imaginé le procédé de gra  vure ci-après:  'Une réserve d'argent étant obtenue sur la  planche à. graver par un des procédés ci  dessus indiqués dans les intervalles de la gé  latine tannée, celle-ci est momentanément con  servée sur la planche. Puis la plaque est en  crée en table au noir et la gélatine enlevée  comme pour une inversion qui se produit en  effet. L'encrage une fois résiné et chauffé,  la plaque est mise à l'acide; l'attaque se fait  donc sur une réserve comportant un encrage  par dessus un dépôt d'argent et, comme l'en  cre empêche le trait d'argent de s'attaquer  au milieu, la plaque peut être creusée beau-      coup plus profondément que sur un encrage  sans argent. Le trait ne risque pas d'être  amaigri, ni attaqué au centre.  



  On peut ensuite finir la gravure par le  procédé à l'huile ou aux poudres. Mais on  peut aussi opérer comme suit: la planche  ayant été lavée à l'essence et séchée, on cou  vre au rouleau lisse la surface des traits en       léger    relief avec. du miel coloré de blanc     û'ar-          gent;    on fait sécher, puis on encre fortement  avec un rouleau de gélatine, de façon à tou  cher le     plias    possible le fond des tailles qui  se trouve seulement protégé aux abord; des  traits en relief.

   En mettant la     planche    à  l'eau, le miel se dissout en entraînant l'encre  de la surface des traits, et l'on peut à     n.ou-          vc@au    métalliser ceux-ci et leurs abords poux  une nouvelle attaque aux acides.  



  Plu;     simplement    encore, on peut faire  l'inversion avec une laque soluble à l'alcool,  au lieu d'encre     brasse,    et se servir de cette       mémo    laque après la première attaque au  lieu de miel. La surface     du.    trait est alors  nettoyée à l'alcool     après    l'encrage des fonds.  



  Les réserves métalliques ont, en outre,  l'avantage de résister aux attaques brutales  qui, par échauffement, désorganiseraient les  réserves résineuses ou autres. Il est de ce fait       beaucoup    plus facile d'employer avec elles  les machines à graver par projection du mor  dant sur la planche.  



       Jusqu'ici    on a. vu comment l'invention  pouvait s'appliquer au report sur métal ou  autres des images au trait. Mais on peut éga  lement reporter de même, c'est-à-dire avec le       double    développement, les clichés tramés di  rectement sur     gélatino-bromure.     



  S'il s'agit d'héliogravure de trait, l'image  développée en deux temps, comme il a été dit.,  est     appliqw4#        @    et dépouillée sur une planche  ou un cylindre de cuivre. Dans le cas sur  planche, on peut, après dépouillement et sé  chage, recouvrir l'image d'un grain de ré  sine selon la technique connue des héliogra  veurs. Dans le cas sur     cylindre,    on peut rem  placer ce grain de résine par une trame de       cloisonnement    selon les procédés de la roto-    gravure. Cette trame est alors posée sur le  papier au     gélatino-bromure    avant les déve  loppements.  



  Dans l'un et l'autre cas, la gravure est  faite avec des solutions de concentrations  graduées comme pour les héliogravures et     ro-          togravures    de demi-tons.  



  Dans les applications des reports d'ima  ges au     gélatino-bromure    d'argent aux hélio  gravures de demi-tons, les difficultés signa  lées plus haut, relatives à la différenciation  des gélatines durcies ou non se     présentent     sous une autre forme.  



  Les moindres différences dans les circons  tances opératoires: durée du développement,  température des bains, impuretés des pro  duits, imprécisions des dosages, qualité de  la gélatine, ancienneté de fabrication du pa  pier, etc. sont autant de facteurs qui, en va  riant très peu, font cependant osciller les ré  sultats,- sans contrôle possible, depuis des  tannages excessifs nécessitant des durées de  morsure au     perchlorure    de plusieurs heures,  jusqu'aux conditions inverses d'imperméabili  sation insuffisante et de morsures en coup  de foudre.  



  Le développement en deux temps, tannant  d'abord et ordinaire ensuite, atténuera consi  dérablement ces variations et rendra le pro  cédé maniable industriellement.  



  Si l'on a observé par un essai préalable  que le révélateur tannant (solutions Nos 1 et  2) conduit à un durcissement trop généralisé  de l'image de demi-tons et à des morsures  trop longues au     perchlorure,    on arrêtera l'ac  tion de ce révélateur tannant à moitié de sa  durée, ou plus tôt, ou plus tard, et l'on achè  vera le développement dans le révélateur au  glycine (solutions Nos 3 et 4), jusqu'à ce  qu'on obtienne le tannage optimum.  



  L'invention s'applique enfin à l'obtention  de tirages sur clichés en relief de gélatine  durcie et métallisée.  



  On sait que l'argent précipité par argen  ture sur un support métallique en présence  de gélatine en produit le tannage. Dans le  cas d'argentures très poussées, par exemple      par galvanoplastie, la gélatine durcit et ad  hère à son support à tel point qu'il est tout  à fait possible de lui faire subir les fatigues  d'un tirage sur machine à imprimer.  



  Si on développe, comme indiqué avec. les  solutions Nos 1, 2, 3 et 4, une image posée  sur papier au     gélatino-bromure    à couche  épaisse et si, comme on l'a vu plus haut, on  reporte l'image sur métal, on pourra, par voie  d'argenture galvanique, durcir et faire ad  hérer ce relief à son support de façon com  plète; s'il s'agit par exemple de reliefs tramés  positifs ou négatifs, il sera possible d'obtenir  avec     .dé    tels clichés des tirages typographi  ques ou en taille douce, malgré l'action répé  tée des rouleaux encreurs ou des raclettes  d'essuyage, à condition que la matière de ces  organes soit convenablement choisie.  



  II va sans dire également que les réserves  de gélatines obtenues par dépouillement d'une  image développée à deux ou trois temps, peu  vent être renforcées par la création à leur  contact d'images     ozobromes.     



  Enfin, il est encore évident que tous pa  piers au     gélatino-bromure    d'argent peuvent  être utilisés pour la réalisation de l'inven  tion.  



  Parmi les applications     cle    cette invention,  on peut encore citer, entre autres, les réédi  tions de textes et -de partitions, ainsi que les  reports de textes sur métal et de musique  composés avec le secours de machines utili  sant la photographie.

Claims (1)

  1. REVENDICATION Procédé de report d'images au gélatino- bromure d'argent, caractérisé en ce que l'on fait subir à l'image un développement en au moins deux temps, consistant en un premier développement tannant partiel, complété par un second développement ordinaire achevant rapidement la réduction de l'argent et le tan nage local de la gélatine sans tanner les par- tics non insolées de l'image,<B>te</B> qui permet d'obtenir une différenciation bien tranchée entre la gélatine tannée et la. gélatine tendre, puis on reporte l'image sur une surface et on la dépouille à l'eau chaude.
    SOUS-REVENDICATIONS 1 Procédé selon la revendication, dans lequel on prolonge le second développement en un troisième temps en noircissant complè tement le papier à la lumière blanche, mais sans tanner de nouvelles régions. 2 Procédé selon la revendication, dans lequel on nettoie la surface dans le cas où les transparences sont légèrement voilées en frottant avec des abrasifs légers. Procédé selon la revendication, dans le quel on métallise la surface dans les inter valles des réserves de gélatine, de manière à créer sur cette surface des réserves mé talliques ayant des propriétés actives fà- vorables aux procédés de gravure.
    4 Procédé selon la revendication et la sous- revendication 3, dans lequel on métallise localement la surface par argenture, a.u moyen de sels d'argent obtenus par disso lution de l'argent de l'image dans un sol vant. 5 Procédé selon la revendication, dans lequel on travaille de manière à obtenir un relief de gélatine qui, après séchage, présente des saillies de quelques centièmes -de millimè tres, propres à être utilisées directement à imprimer des images.
    6 Procédé selon la revendication et la sous- revendication 5, dans lequel on donne à la gélatine une dureté et une adhérence au support, permettant des tirages nombreux sur machine, en métallisant par argenture au bain galvanique la planche ii, imprimer.
CH128493D 1926-02-08 1927-01-31 Procédé de report d'images au gélatino-bromure d'argent. CH128493A (fr)

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