Métier à tisser circulaire. Dans le métier à tisser circulaire -décrit dans le brevet principal, les na vettes sont fixes et noyées à l'intérieur de la nappe des fils de chaîne, disposés circu lairement, sensiblement verticalement, et animés d'un mouvement de rotation autour d'un, axe central. Cette disposition présente l'inconvénient suivant: lorsque, par suite de la rupture d'un fil de chaîne ou de trame, il se produit une tenue, la chaîne, qui se trouve liée, bute alors - du fait de sa rotation contre la, première navette qu'elle rencon tre et, étant ainsi arrêtée, casse et arrête le métier, entraînant toujours des dégâts im portants.
La présente invention a pour but de re médier .à cet inconvénient. Elle a pour ob jet un métier à tisser circulaire du type selon la revendication du brevet principal, mais se distinguant par le fait qu'il comporte des moyens permettant de rendre automa tiquement les navettes solidaires de la par- tic tournante lorsqu'un effort anormal s'exerce sur la partie antérieure .de l'une ,des navettes.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemple, une forme d'exécution du métier selon la. présente invention.
Fig. 1 est une vue en plan du métier, cer taines parties étant coupées; Fig. 2 est une vue à plus grande échelle, en perspective, des moyens permettant de rendre les navettes solidaires de la partie tournante portant les fils de chaîne; Fig. 3 représente une navette et les or ganes de déclenchement des moyens mon trés en fig. 2; Fig. 4 et 5 représentent respectivement la partie supérieure et la. partie inférieure du mécanisme destiné à produire l'enroule ment du tissu.
Le métier représenté comporte six navet tes 100 visibles en fig. 1. Chacune d'elles présente à sa partie antérieure (fig. 3) une pièce ou nez mobile 101 qui est porté par une tige ou queue 105 passant dans deux petits paliers 102 et 103 de la navette. Cette queue est susceptible de coulisser axialement dans ses paliers. Un ressort 104 la sollicite constamment vers la gauche sur la. fi-.<B>3,</B> c'est-à-dire qu'il tend à écarter la pièce 101 de la. partie antérieure de la navette. Un arrêt limite cet écartement.
A hauteur de chacune des queues 105, en regard de leur extrémité libre, se trouve l'extrémité d'un des bras d'une pièce cou dée 106, fixée par son autre bras, à une tringle circulaire 107. La. tringle 107 re pose dans la gorge de poulies 116 montées folles sur des arbres 142 supportés par l'in termédiaire de pièces 143 et 144 (fig. 3) fixées à. une couronne 115.
La. tringle 107 peut être déplacée par l'une quelconque des pièces 106, comme il sera. vu plus loin. Cette tringle entraîne alors dans son déplacement, à l'aide d'une pièce fourchue 108 embrassant l'un des bras de l'une des pièces 106, un levier 109 (fig. 2) pivo tant autour d'un axe 110 et servant de bu tée à une pièce 111 fixée en bout d'une griffe 112 pouvant, sous l'action d'un ressort 113, pivoter autour d'un axe 114 de la cou ronne 115.
La, couronne 115 est montée folle entre des galets 140 portés par des colonnes fixes 138 du métier. En marche normale, la la cou ronne 115 est immobilisée par un frein à, ruban 117 maintenu serré par un doigt 118 articulé en 119 autour -d'un axe d'une poi gnée 120.
La griffe 112, terminée en forme de U, s'engage dans un épaulement circulaire 121 fixé sur un plateau 122 solidaire de la par tie rotative du métier .et tournant dans le sens de la flèche 137.
D'autre part, les organes 123 en forme d'hélice, qui servent, comme indiqué dans le brevet principal, à maintenir en marche nor male les navettes immobiles verticalement et latéralemént (et à laisser passer entre eux et les navettes les fils de chaîne), sont por tés par,des consoles 124 solidaires de la cou- ronne 115 (normalement fixe). Ils. sont com mandés individuellement à l'aide de renvois coniques 125, à. partir de pignons 126 en prise avec une couronne dentée circulaire 127 so lidaire du plateau rotatif 122. De la sorte, la vitesse de rotation des organes 123 est.
proportionnelle à la. vitesse relative du pla teau 122 et de la couronne 115.
L'entraînement du tissu après sa confec tion est obtenu .de la, façon suivante: La. couronne 115 porte, à. l'aide de tirants 13.1, une couronne 133 à denture intérieure (fig. 1, 3, 4). Le plateau mobile 122 porte une tête de cheval 132 (fig. 4) dont le pi gnon extrême 145 est en prise constante avec la denture de la couronne 133. Ainsi, le pi gnon 145 met la tête de cheval en action et produit de la sorte la. rotation d'un arbre 131 commandant les rouleaux d'appel du tissu, disposés à la partie inférieure du mé tier et représentés en fig. 5.
Ici également la vitesse de rotation des rouleaux est proportionnelle à la vitesse rela tive de 115 et 122.
Les poulies à. gorge 116 portent égale ment une seconde tringle circulaire 128, qui est. rendue solidaire de la griffe 112 par l'in termédiaire d'une pièce fourchue 129 et d'un levier 1'30.
Le fonctionnement du métier est le sui vant: En ordre de marche normale, la griffe 112 étant -constamment perpendiculaire à. l'épaulement 121, aucun effort ne se produit et le plateau 115 est immobilisé par son frein 117. Les hélices 123 sont alors com mandées individuellement par leur pignon respectif 126 en prise avec la couronne den tée 127 tournant avec le métier. De même, l'arbre<B>131,</B> en suivant ce mouvement, est entraîné d'un mouvement de rotation autour de son axe à. l'aide de la. tête de cheval 132 en prise avec la. couronne fixe 133.
Dès qu'il se produit un accident quelcon que ayant pour effet l'action d'un effort anor mal sur la. partie antérieure d'une navette, empêchant par exemple le libre passage d'une navette 100 entre les fils de chaîne, son nez mobile 101 bute contre cet obstacle et se trouve poussé en arrière. Dans ce mou vement, sa queue 105 repousse à son tour le bras correspondant 106 qui provoque un léger déplacement de la tringle 107 dans le sens de la flèche 135. Ce déplacement en traîne alors le basculement du levier 109 autour de son axe 110, libérant ainsi la griffe 112 qui, sollicitée par son ressort 113, pivote, dans le sens de la flèche 136, autour de son axe 114.
Dans ce mouvement, elle coince dans l'é paulement 121 et se trouve ainsi sollicitée par le plateau 122 qui tourne avec la partie tournante du métier, dans le sens de la. flèche 137..
Le doigt 118 -du frein bascule alors auto matiquement sous cet effort autourde son axe 119 (flèche<B>1.39)</B> desserrant le ruban 117 et permettant au plateau 115 d'être entraîné par celui 122.
Lorsque ces deux plateaux tournent en semble, la, chaîne ne se déplace plus par rap port aux navettes qui fuient, pour ainsi dire, devant l'obstacle qui s'y trouve, tandis que les hélices, -de même que les rouleaux entraî neurs sont arrêtés automatiquement du fait que les pignons 126, de même que ceux de la tête de cheval 132 ne tournent plus au tour de leur axe.
Le métier ayant été arrêté et l'accident réparé, on remet en place la griffe 112 en actionnant la tringle 128 dans le sens de la flèche 141, on serre le frein 117 en faisant basculer le doigt 118 et l'on peut remettre le métier en marche.