lllachine à travailler les métaux. La présente invention concerne une ma chine à travailler les métaux, plus particu lièrement une .machine à rétreindre ou à marteler.
Dans les machines à rétreindre ou à mar teler construites jusqu'ici, les deux étampes opposées, soit rotatives, soit non rotatives, ne peuvent avoir qu'une course très faible.
Plus la course est faible, plus la puis sance absorbée par la machine est diminuée, mais aussi plus nombreux sont :les inconvé nients découlant de la course faible qui sem ble pourtant la mieux indiquée. Ceci revient à dire que le principe -de deux étampes est défectueux, -comme on, va le voir parla suite.
En effet, chaque fois que les construc teurs de machines à rétreindre ou à marteler ont voulu augmenter la course ides étampes pour faciliter le travail de rétreinte, ils se sont heurtés à de grandes difficultés. Cette augmentation de course des étampes impose une augmentation sensible des dimensions -des organes tels que galets, couronne intérieure et tête de la machine.
Ces inconvénients ont compromis jus qu'ici la généralisation de l'emploi -de ces machines pourtant si intéressantes, ils ont empêché qu'elles prennent la place à laquelle elles ont droit parmi les moyens modernes de travail ides métaux.
Deux étampes opposées marchant l'une contre l'autre situent leur point de jonction sur l'axe perpendiculaire à leur axe de<B>dé-</B> placement, elles présentent entre elles une projection diamétrale complète à leur point de fermeture, c'est-à-dire lorsqu'elles ont exercé leur action sur une pièce cylindrique, ou plus exactement circulaire, qu'elles qu'en soient la conicité ou la réduction de diamètre.
Il s'ensuit que plus .de la moitié de la surface circulaire des étampes ne sert qu'à maintenir .la pièce à la forme, sans fournir aucun travail utile; au contraire, ce --disposi- tif est nuisible puisqu'il offre une résistance considérable au travail -de déformation per inanente -du métal à rétreindre, soit par pin cement, soit par frottement.
On peut résumer comme suit les inconvé nients inhérents à. ces machines: 1o Entraînement violent de la pièce à ré treindre,dans le cas des étampes rotatives, ou difficulté de la faire tourner dans le cas d'étampes non rotatives; 20 Perte de travail par le fait que plus de la moitié de la .surface semi-circulaire :des étampes ne travaille pas, mais exerce une pression par pincement; 30 Absorption de puissance disproportion née avec le travail et l'effort de compression exigés; 40 Usure rapide -des étampes sur la sur face nuisible; 50 Usure rapide -des galets et de leurs logements dans la couronne intérieure -de la tête @de machine.
Ces inconvénients se trouvent considéra blement augmentés lorsqu'on travaille par ré- treinte des tubes ou des métaux tendres et à chaud, la température du travail mécanique s'ajoutant à celle admise sur les métaux ruinent rapidement les étampes et autres .or ganes essentiels.
Ce qui précède démontre que le principe de la machine à rétreindre ou à marteler à deux étampes présente un grand nombre id'in- convénients.
Dans le but d'y remédier la présente in vention prévoit une machine caractérisée en ce qu'elle comporte un nombre d'étampes su périeure à deux, de manière à pouvoir limi ter la course de celles-ci tout en ayant un dégagement suffisant :de la pièce à travailler.
Le dessin annexé, donné à titre d'exem ple, permet -de se rendre compte des carac tères d'une machine selon l'invention au moyen,d'e quelques figures schématiques.
La fig. 1 représente schématiquement deux étampes serrant une pièce à. travailler; La fig. 2 représente les mêmes étampes lorsque la pièce est libérée; La fig. 3 représente une pièce entre qua tre étampes; La, fig. 4 représente une pièce entre huit étampes; La fig. 5 -est une figure géométrique. Par les fig. 1 et 2, il est facile & se ren dre compte -des inconvénients inhérents à la construction -de machines à deux étampes.
Les étampes 11 travaillant la pièce circulaire 10, même avec une course relativement grande ne cessent pas, sinon -de coincer, du moins -de laisser fort peu débat à la pièce travail lée aux endroits tels que 12. Comme il a. été dit plus haut, les parties telles que 12 de .l'étampe n'ont :d'autre utilité que de main tenir la pièce à la forme sans fournir aucun travail utile.
Il en esttoutautrementlorsqu'onutzlise plus ,de -deux étampes comme il est montré aux fig. 3 et 4 utilisant respectivement quatre étampes 13 ou huit étampes 14.
La fig. 5 va nous permettre 4e démontrer la chose d'une manière plus précise.
Soit en 0 le centre :d'une pièce de rayon OA et en 0' le centre id'une -étampe corres pondante dont 15 représente une partie. 00' est idonc la course H de l'étampe 15.
Nous conviendrons d'appeler dégagement la plus courte distance entre l'étampe et la. pièce à travailler, !distance représentée par <I>AB</I> sur la fig. 5. 'Selon le nombre d'étampes situées sur la circonférence de la pièce, l'angle <I>a</I> sera variable. Calculons le -dégagement <I>AB</I> en fonction de cet angle.
On a: OD <I>= R</I> cos<I>a</I> <I>DC - R</I> sin<I>a</I> en ,appelant R le rayon de la pièce à tra vailler.
D'autre part:<I>DE = H.</I> Dans le triangle OEB on a: OE <I>= R</I> cos<I>a</I> + H EB = R sin a d'oii
EMI0002.0054
et enfin
EMI0002.0055
En appliquant cette formule à un exem ple, on se rend aisément compte @de l'avan- tape qu'il y a à augmenter le nombre d'é tampes.
Supposons en effet une pièce à travailler ayant un rayon de 50 mm et des étampes ayant une :course .dé 5 mm.
Dans .le cas @de deux étampes, on a un angle a' de 90 (voir fig. 5, étampe 16, dé gagement A' B') et l'on trouve un -dégage ment -de 0,3 mm.
Dans le cas 4e quatre étampes l'angle est de 45 , et le dégagement devient 3,6 mm. Dans le cas ide huit étampes l'angle est de 22' 30', et le idégagement atteint 4,6 mm. Outre l'avantage que l'on vient de démon trer, .le système à plus -de deux étampes pré sente les nombreux avantages suivants: Une augmentation ide rendement par le fait qu'avec une course minimum, donc une petite puissance absorbée, on obtient un dé gagement maximum, -donc une faible usure des étampes.
Par la multiplication du nombre des étam pes, on idemande à chacune d'elle un travail par unité :de surface beaucoup moins grand, ce qui permet @d'-obtenir un meilleur rende ment spécifique.
Par la multiplication @du nombre,des étam pes, le travail imposé au métal étant plus rapide, toutes déformations intermédiaires sont évitées.
Enfin, un a avantage considérable de la. multiplication du nombre -des étampes réside en ce fait que la rapidité du travail est très augmentée, ainsi que sa régularité.
Par la réduction du poids ides étampes, on réduit également le poids total -de la ma chine. D'autre part, il est plus facile @de trem per régulièrement et sans accident ,de petites étampes et, lors d'une tapure par exemple, la perte,est moins grande.
Il est évident que le nombre -de galets :de la couronne intérieure, en tête ide la .machine, ne peut pas être inférieur au nombre -d'é tampes, il peut lui être égal. -S'il lui -est su périeur, il doit en être un multiple.